Eurazeo a annoncé jeudi la nomination de William Kadouch-Chassaing comme directeur général finances et stratégie du groupe. Il était jusqu’à présent directeur financier de la Société Générale. William Kadouch-Chassaing succédera à Philippe Audouin à la fin de son mandat de membre du directoire en mars 2022.
Credit Suisse a publié ce 4 novembre des résultats financiers en hausse pour le troisième trimestre 2021, avec notamment un résultat avant impôt d’un milliard de francs suisses (950 millions d’euros), en hausse de 26% sur une année glissante. Sur la partie gestion d’actifs, la firme a collecté 5,6 milliards de CHF, bien moins que le troisième trimestre 2020, qui avait vu rentrer 18 milliards, mais mieux que le trimestre dernier, qui avait enregistré une décollecte de 4,7 milliards. Au total, les encours s’élèvent à 1600 milliards de CHF, en progression de 10% sur neuf mois. La gestion de fortune a fourni un quart de la collecte nette, pour un encours total qui s’élève désormais à 396 milliards de CHF. La gestion d’actifs a, elle, reçu 1,7 milliard en raison de décollecte sur les produits indiciels et les fonds obligataires et de crédit. Le département compte désormais 475 milliards de francs suisses d’encours. Concernant l’affaire Greensill, le groupe a précisé avoir déjà remboursé quelques 70% de la valeur des actifs évaporés, soit 6,3 milliards de dollars à fin septembre. Officialisation de la nouvelle stratégie Le groupe a par ailleurs présenté sa nouvelle stratégie, qui vise à simplifier son organisation interne. Le principal tournant est la réunification des différentes branches de gestion de fortune en un seul pôle, comme indiqué plus tôt cette semaine. Credit Suisse compte y allouer davantage de capital sur les trois prochaines années, et mieux toucher la clientèle high net worth et ultra high net worth. La firme va embaucher 500 nouveaux chargés de relation clients, mais également quitter 10 marchés. En gestion d’actifs, la société va étendre ses capacités de distribution en Europe, en Asie et dans le Pacifique, en la connectant mieux à son département de gestion de fortune. Les partenariats externes non-essentiels vont être dénoués. Credit Suisse compte atteindre 4% de croissance de collecte nette par an.
Kempen Capital Management a annoncé ce 3 novembre un premier closing pour son fonds Kempen European Private Equity Fund II, avec 173 millions d’euros levés. Le fonds va se concentrer sur le segment des petites et moyennes entreprises du marché européen. Les investisseurs proviennent exclusivement des Pays-Bas, de Belgique et de Suisse.
Le règlement européensur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR), entré en vigueur le 10 mars dernier, semble changer la donne dans la collecte des sociétés de gestion. Le spécialiste de la notation de fonds Morningstar a analysé les données SFDR de niveau 1 d’environ 87,6% des fonds distribués dans l’Union européenne. Sur cette base, il observe que les flux entrants dans les fonds qui promeuvent des caractéristiques environnementales et/ou sociales (Article 8 de SFDR) ou qui ont un objectif clair d’investissement durable (Article 9 de SFDR) ont représenté 56,8% de la collecte totale de l’univers de fonds analysé au troisième trimestre 2021. Soit une proportion plus élevée qu’au deuxième trimestre 2021 (44,1%). Dans le détail, les fonds catégorisés Article 8 et Article 9 ont respectivement tiré 45,1% et 11,7% de la collecte nette analysée. 37% d’encours SFDR en Europe Morningstar a également établi qu’à fin septembre, 5.079 fonds distribués en Europe étaient classifiés Article 8 (soit 21,7% des fonds européens) et 668 catégorisés Article 9 (soit 2,8% des fonds européens). Les encours des fonds Article 8 et 9 s’élevaient à 3.320 milliards d’euros au 30 septembre 2021, ce qui représente 37% des encours des fonds distribués en Europe (contre 34% au 30 juin 2021). Morningstar prédit que les fonds articles 8 et 9 formeront 50% des encours des fonds en Europe d’ici mi-2022. En attendant, les gestionnaires d’actifs continuent de mettre à jour leurs stratégies et gammes SFDR. Morningstar observe que la moitié des fonds lancés durant le troisième 2021 étaient classifiés Article 8 (93 fonds) ou 9 (53 fonds) contre 42% au deuxième trimestre. Selon l’agence de notation de fonds, Amundi, Nordea et Swedbank continuent de dominer le top 20 des plus gros gérants d’encours SFDR (Article 8 et 9 confondus) même si leurs parts de marchés (respectivement 6,2%, 4,7% et 3,9%) ont légèrement baissé. Morningstar note deux entrées dans ce top 20, celles de Schroders et DWS. UBS entre collecte et décollecte Deux fonds crédit de la gamme Multi Manager Access II d’UBS Fund Management – US Multi Credit et European Credit – se classent dans le top 3 des fonds Article 8 ayant le plus collecté durant le troisième trimestreavec des collectes respectives de 2,1 et 1,1 milliard d’euros. Le fonds actions Macquarie Valueinvest Lux Global enregistre la deuxième meilleure collecte des fonds Article 8 sur le troisième trimestre 2021. Dans la catégorie Article 9, le fonds Pictet Biotech a dominé la collecte au troisième trimestre 2021 (722 millions d’euros) devant les fonds Baillie Gifford Worldwide Positive Change (658 millions d’euros) et Nordea 1 – Global Climate and Environment (643 millions d’euros). Les fonds Article 8 et 9 n’échappent pas aux décollectes. Parmi les produits Article 8, un compartiment de la Sicav Focused d’UBS – US Corporate Bond Sustainable – a observé une décollecte de 1,7 milliard d’euros sur le trimestre et un autre fonds d’UBS sur les actions chinoises - UBS (Lux) Equity Fund - China Opportunity – a connu des sorties d’1,6 milliard d’euros. Le fonds mtx Sustainable Emerging Markets Leaders de Vontobel complete le podium des décollectes Article 8 avec une décollecte de 619 millions d’euros. A noter la présence de Carmignac Patrimoine (-304 millions d’euros) dans le top 10 trimestriel des décollectes de fonds Article 8 établi par Morningstar. Du côté des 10 plus grosses sorties trimestrielles dans les fonds Article 9, le Néerlandais Robeco SAM place quatre fonds dont le fonds Euro SDG Credits (-725 millions d’euros). Le fonds Credit Suisse (Lux) Edutainment Equity et le fonds Federated Hermes SDG Engagement High Yield Credit ont subi respectivement des décollectes nettes de 367 et 262 millions d’euros.
Vontobel a présenté ce 3 novembre quelques chiffres financiers sur les neuf premiers mois de l’exercice 2021. Notamment, ses encours sous gestion ont progressé de 16% à 266 milliards de francs suisses (251 milliards d’euros). La collecte sur la gestion de fortune s’est élevée à 3,9 milliards de francs, contre 2,3 milliards sur les clients institutionnels.
Les investisseurs vont peut-être très bientôt parler la même langue en matière de risque environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’IFRS Foundation a annoncé ce 3 novembre, lorsdu sommet de la COP 26 des Nations unies, la création d’un organisme unique chargé de l’homogénéisation mondial du reporting non-financier, effectué pour le moment de manière volontaire par les entreprises. L’entité, dénommée International Sustainability Standards Board (ISSB), a pour objectif de consolider les différentes nomenclatures de reporting extra-financier déjà existantes. Cela doit donner naissance aux normes IFRS Sustainability Disclosure Standards, pour lesquelles aucun calendrier n’a encore été annoncé. Ces normes devront être compatibles avec les différentes juridictions du globe, et les besoins de certaines parties prenantes. Sur ce dernier point, l’IFRS Foundation prend pour exemple le Corporate Sustainability Reporting Directive de la Commission européenne, une directive qui va obliger les entreprises européennes à publier des données non-financières. L’ISSB travaillera par ailleurs en collaboration avec l’International Accounting Standards Board (IASB) afin d’assurer la connectivité et la compatibilité entre les informations financières et non-financières. Un siège à Francfort, un président en cours de recrutement Pour créer sa norme unique, l’ISSB va notamment réunir sous son toit, d’ici juin 2022, deux initiatives internationales qui ont façonné des normes de reporting non-financier : le Climate Disclosure Standards Board (CDSB, une initiative du Carbon Disclosure Project) et la Value Reporting Foundation (VRF). Ce dernier est lui-même le fruit d’une première consolidation dans le domaine, suite à la fusion entre l’International Integrated Reporting Council et le Sustainability Accounting Standards Board il y a cinq mois. Le nouvel organisme a par ailleurs publié, dès son premier jour d’existence, deux documents de travail sur certaines normes extra-financières. Le premier pose des bases globales de reporting, tandis que le second couvre les questions de reporting climatique, en s’appuyant sur les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), avec des propositions spécifiques pour certains secteurs. Ces pistes de réflexion devront être prochainement soumises à une consultation publique. Ces documents ont été rédigé ces six derniers mois par le Technical Readiness Working Group (TRWG), un groupe d’experts venant du CDSB, de l’IASB, de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), de VRF et du World Economic Forum. Il est soutenu par l’International Organization of Securities Commissions (IOSCO) et son groupe des experts techniques des régulateurs financiers (Technical Expert Group). Côté gouvernance, l’ISSB va installer son siège à Francfort, tandis que le bureau de Montréal sera chargé des activités opérationnelles. Des locaux sont également prévus à Londres et à San Francisco. La sélection du président et du ou des vice(s)-président(s) en est à un stade avancé, précise l’IFRS Foundation, qui cherche également à recruter jusqu'à 14 administrateurs. Les gérants d’actifs européens soutiennent cette volonté d’unification La fragmentation des informations non-financières, la difficile comparabilité et l’absence d’un cadre de reporting unique et obligatoire au niveau mondial sont des raisons qui empêchent les gérants d’actifs d’intégrer les considérations liées au changement climatique dans leurs décisions d’investissement, a déclaré le même jour l’Efama, l’association européenne du secteur de la gestion d’actifs. Celle-ci souhaite que l’ISSB s’engage à élargir l’approche des IFRS en matière de matérialité dans les rapports de durabilité en incluant les impacts climatiques positifs et négatifs des entreprises en plus de l’impact des risques environnementaux sur les entreprises, c’est-à-dire la «double matérialité». Pour l’Irish Funds, l’association des gérants d’actifs irlandais, une base de référence en matière de rapports de durabilité est essentielle afin de permettre aux investisseurs d’accéder à une information liée à la durabilité pour la conformité avec les obligations réglementaires. « Il sera important que l’ISSB favorise la convergence internationale en s’inspirant et en s’appuyant sur les normes et les meilleures pratiques existantes au niveau international», a indiqué Irish Funds.
L’Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé cette semaine avoir finalisé le rachat deMillennium Banque Privée, la banque privée en Suisse de Banco Comercial Portugues. Le montant final de la transaction s'élève à un peu plus de 113,2 millions de francs (107 millions d’euros). Quelques ajustements relatifs à l'évolution des actifs sous gestion pourraient modifier à la marge ce prix, a précisé le vendeur dans un communiqué. Avec ce deal, l’UBP voit ses encours sous gestion augmenter de 4 milliards de francs. Ceux-ci s’élevaient à 161,1 milliards de francs à fin juin.
Heureusement pour son image de marque, l’erreur a été décelée en interne. La banque suisse Migros va prochainement indemniser quelques 37.000 clients qui avaient investi dans ses fonds maison, pour des rétrocessions perçues à tord. Le montant de la facture s'élève à 60 millions de francs suisses (57 millions d’euros). La banque zurichoise a perçu par erreur ces émoluments pendant huit ans. La société va ponctionner cette somme sur ses réserves pour risques bancaires généraux, et la créditera aux clients existants en janvier prochain.
CMA CGM se renforce dans la gestion portuaire aux Etats-Unis. Le groupe de transport maritime a annoncé mercredi avoir signé un accord portant sur l’acquisition de 90% du terminal Fenix Marine Services (FMS) de Los Angeles, détenus par EQT Infrastructure III, sur la base d’une valeur d’entreprise de 2,3 milliards de dollars. CMA CGM détenait déjà 10% du capital du terminal. Le fonds suédois EQT était propriétaire du port depuis 2017. FMS est le troisième plus grand terminal des ports de Los Angeles et de Long Beach en termes de capacité, avec environ 2,5 millions d’équivalent vingt pieds, l’unité de mesure du transport maritime. Il est aussil’un des plus importants d’Amérique du Nord. Il bénéficie d’une concession jusqu’en 2043.
Le gérant d’actifs italien Eurizon vient de recruter Richard Mo pour prendre la tête du développement commercial et du marketing en Asie. Il travaillera en étroite collaboration avec le directeur général et des investissements Sean Debow. Richard Mo arrive de Jupiter AM, où il dirigeait le développement commercial pour la Chine et Taïwan. Auparavant, il a travaillé pour J.P. Morgan pendant une quinzaine d’années.
Amundi a publié ce jeudi un résultat net ajusté part du groupe de 333 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 41,5% par rapport à la même période de 2020. Ces chiffres apparaissent supérieurs au consensus des analystes Factset qui anticipait un résultat net ajusté de 285 millions d’euros pour le trimestre.
Emmanuel Rocher, directeur des affaires internationales, ACPR et Carolina Bocchini, co-head business development - global real estate, Credit Suisse Asset Management
Contrôle. Après y avoir été autorisée lors de son assemblée générale du 18 mai 2021, BNP Paribas lance un programme de rachat d’actions qui s’étalera du 1er novembre au 8 février 2022. La banque prévoit d’y consacrer au maximum 900 millions d’euros. Soit un prix de rachat maximal de 73 euros par action. BNP Paribas pourra annuler ces actions, les remettre à ses salariés comme participation, les revendre ultérieurement pour payer une éventuelle croissance externe, ou dans le cadre d’un contrat de liquidité ou encore pour permettre des investissements. En août, le Crédit Agricole avait lancé son propre programme de rachat d’actions pour 500 millions d’euros et la Société Générale envisage d’en faire autant au dernier trimestre à hauteur de 470 millions d’euros.
Le climat a trouvé un nouveau champion : Ben van Beurden (photo), dirigeant de Royal Dutch Shell, qui alerte sur le risque que font peser les hedge funds sur la transition climatique. Enfin, un en particulier : l’activiste Third Point, qui appelle à éclater Shell en différentes entités afin de « mieux profiter des opportunités de création de valeur offertes par la transition ». Si cette alarme intéressée, de la part de l’un des plus gros contributeurs historiques au changement climatique, peut faire sourire, le dirigeant s’est en tout cas abstenu de mentionner la possible raison de la présence du fonds au capital. Avec des profits en chute libre mais des flux de trésorerie disponibles à un niveau record de 18 milliards de dollars ce trimestre, peut-être que les actionnaires de Shell pourraient ne pas avoir à attendre la transition énergétique pour récupérer de la valeur ?
Boris Johnson et Antonio Gutierres ont l’air un peu empruntés, ce 1er novembre à Glasgow (photo). Presque dos à dos, le Premier ministre britannique et le secrétaire général des Nations unies ouvrent la conférence COP 26 dans une ambiance maussade. Des leaders politiques isolés sur une scène, faisant des promesses qu’ils auront toutes les peines à tenir, c’est désormais le lot commun de ces grand-messes sur le climat. Avec cette année deux absents de marque sur la photo de famille, les dirigeants chinois et russe, restés à la maison en raison des tensions diplomatiques très traditionnelles qui les opposent à leurs pairs.
Les nombreux efforts déployés pour réduire les émissions carbone sans annoncer de réduction de l’activité montrent leurs limites avec la progression inexorable des émissions de CO2 et gaz à effet de serre (GES). L’illogisme est particulièrement frappant à l’égard du numérique, déployé à tout va alors que cette industrie est polluante : les technologies digitales mobiliseraient aujourd’hui 10 % de l’électricité produite dans le monde et rejetteraient 4 % des émissions de CO2. Elles polluent en outre l’eau, l’air et la terre. Comble d’inconséquence, la collecte de données qui s’auto-alimentent avec le miracle de l’intelligence artificielle et du machine learning est censée servir de clé de voûte à la politique ESG (environnement, social, gouvernance) des investisseurs, eux-mêmes en charge de la réorientation des économies vers le développement durable... La sécurité nous amène à démultiplier les centres de données comme une précaution de base, l’arrêt de fonctionnement d’un service d’une banque ou d’un réseau social est présenté comme une marque de faiblesse insupportable. Il serait temps de donner un prix, calculé selon l’impact sur l’environnement, à la production de données.
L’ancien Wells Fargo Asset Management, racheté en février par les sociétés de capital investissement GTCR et Reverence Capital Partners, agit depuis lundi sous le nom d’Allspring Global Investments, l’opération de rachat ayant été bouclée juridiquement. La société est dotée de 587 milliards* de dollars d’actifs et 1.400 salariés dont 480 gérants, dispose de 18 bureaux dans le monde et prévoit d’installer son siège à Charlotte, en Caroline du Nord. Elle est dirigée par Joseph A. Sullivan. Outre la participation majoritaire de GTCR et Reverence Capital dans Allspring, la direction, les gérants de portefeuilles et les employés d’Allspring détiennent désormais une part importante des participations de la société, tandis que Wells Fargo & Co. détiendra une participation passive de 9,9%. L’activité de fiducie de Wells Fargo reste encore à être transférée de Wells Fargo dans le cadre de la transaction.
La Grande-Bretagne n’envisage pas d’assouplir ses critères d’attribution de licences pour les pêcheurs français dans le but de parvenir à une solution négociée sur les conditions d’accès à ses eaux, a déclaré mercredi un porte-parole du Premier ministre britannique, Boris Johnson. A la question de savoir si la solution à ce différend diplomatique entre Londres et Paris passait par un abaissement des exigences britanniques, ce porte-parole a répondu: «Non, nous restons confiants dans le fait que nous appliquons les règles telles qu’elles ont été définies. Nous avons pris un certain nombre d’initiatives pour aider les pêcheurs français à fournir les preuves nécessaires» à leur activité dans les eaux britanniques avant le Brexit.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé bien plus d’emplois qu’attendu en octobre, montre mercredi l’enquête mensuelle du cabinet ADP. Les créations d’emplois se sont élevées à 571.000 le mois dernier alors que les économistes interrogés par Reuters en prévoyaient en moyenne 400.000. Le chiffre de septembre a été révisé en baisse à 523.000, contre 568.000 annoncés initialement.
L’agence de notation a relevé sa perspective globale de «négative» à «stable», se montrant donc un peu plus optimiste pour leur situation financière d’ici 18 mois. «La poursuite de la reprise économique va améliorer les revenus et permettra aux gouvernements de commencer à réduire certaines des mesures de relance exceptionnelles qu’ils ont prises en réponse à la pandémie», écrit Moody’s dans un rapport. Lors des 10 premiers mois de l’année, l’agence a majoritairement confirmé ou amélioré les perspectives des dettes souveraines. Seuls 14 pays ont vu leur note abaissée, deux fois moins qu’en 2020.
Un rapport annuel du Pentagone estime que Pékin peut lancer des missiles balistiques armés de têtes nucléaires depuis la terre, la mer et les airs. Ce rapport estime que l’expansion nucléaire de la Chine lui permettrait de « disposer de 700 têtes nucléaires d’ici 2027 » et 1.000 d’ici 2030. Un rythme supérieur à celui anticipé en 2020 par le ministère américain de la Défense. Ces projections des militaires américains montrent une accélération très forte des activités nucléaires de Pékin. Dans la précédente édition de ce rapport destiné au Congrès, publiée le 1er septembre 2020, le Pentagone évaluait que la Chine comptait «environ 200» ogives nucléaires, mais considérait que ce chiffre allait doubler au cours des dix années suivantes.