Une deuxième société a renoncé à lancer un ETF de contrats à terme sur bitcoin, estimant que ces produits sont trop coûteux pour de nombreux investisseurs, rapporte le Wall Street Journal. Bitwise Asset Management a retiré mercredi dernier sa proposition de lancer un ETF bitcoin ce mois-ci, a déclaré la société dans un document réglementaire. Matt Hougan, directeur des investissements de Bitwise, a déclaré que le fonds aurait été confronté à un certain nombre de frais et de dépenses supplémentaires liés au renouvellement des contrats à terme d’un mois à l’autre, ainsi qu'à des problèmes d’approvisionnement sur le marché à terme lui-même. Bitwise, qui est basé à San Francisco, était l’une des près d’une douzaine de sociétés attendues pour suivre le lancement par ProShares le mois dernier du premier ETF à terme sur le bitcoin.
L’agence de notation de fonds Morningstar établit actuellement une nouvelle équipe de recherche de gérants au Canada. Pour diriger cette nouvelle équipe, la firme a recruté Daneille LeClair, précédemmentanalyste senior dansl'équipe de recherche de l’unitéde solutions d’investissement de Franklin Templeton. Danielle LeClair participait également à l’intégration dela recherche ESG dans les stratégies de gestion de Franklin Templeton. Lee Davidson, responsable de la recherche de gérants et de la recherche quantitative chez Morningstar, a souligné l’importance d'être présent sur lemarché canadien pour l’agence de notation de fonds.
Le fonds R-co 4Change Human Values de Rothschild & Co fait peau neuve et devient R-co 4Change Inclusion & Handicap. Ce produit, lancé en 2015 par Martin Maurel (entré en 2017 dans le giron du groupe Rothschild & Co), était initialement tourné vers les entreprises qui affichaient les meilleures pratiques sociales vis-à-vis de l’ensemble de leurs parties prenantes. Rothschild & Co a souhaité le recentrer sur une thématique diversité et inclusion, plus actuelle, avec une attention particulière portée au handicap, et une dimension impact. Dans ce cadre, le fonds devientarticle 9au sens de la SFDR* et il a obtenu le label ISR français. «Le taux d’emploi de la population handicapée est édifiant», a expliqué Valérie Oelhoffen, l’une des gérantes du fonds, lors d’une présentation du fonds mercredi matin. Le taux d’emploi des personnes porteuses d’un handicap est estimé moitié moindre de celui du reste de la population, d’après le World report on disability 2011 réalisé par la Banque Mondiale et l’OMS. Et ce, alors que 15 % de la population mondiale est atteinte de handicap, selon des chiffres de 2019 de la Banque Mondiale. En pratique, pour composer son portefeuille tourné vers les entreprises les plus inclusives, Rothschild & Co a choisi cinq indicateurs: le pourcentage de femmes à des postes de direction, la mise en place de formations internes sur l’inclusion et la diversité, le programme d’accompagnement des communautés locales, le taux d’accidents au sein des sociétés et la mise en place de politiques d’intégration du handicap. La dimension impact se traduit par « une intentionnalité claire et lisible: favoriser l’émergence d’une société plus inclusive », selon l'équipe ESG de Rothschild & Co. Outre les cinq indicateurs qui permettent de sélectionner les entreprises, la société procède à une série d’exclusions. Cette démarche est couplée avec « un plan d’engagement cible sur quelques sociétés que nous souhaitons accompagner dans le temps dans l’amélioration de leurs pratiques inclusives, en particulier sur le handicap, avec un calendrier fixé à 2030 », complète l'équipe ESG. Un reporting d’impact annuel sera publié et permettra de revenir sur les évolutions en termes de résultats sur les cinq indicateurs d’inclusion de la stratégie, d’allocation de capital, de sélection des émetteurs et le temps de rétention, mais surtout sur l’avancée et les actions d’engagement réalisées. L’accent mis sur l’inclusion des handicapés est renforcé par un partenariat noué avec Café Joyeux, une chaîne de cafés-restaurants qui contribue à l’inclusion de personnes en situation de handicap mental et cognitif. Ainsi, une part de partage pour les premiers souscripteurs (dans la limite de 50 millions d’euros) prévoit le versement intégral des frais de gestion (hors frais administratifs) à Café Joyeux. Deux autres parts permettent le reversement d’une partie des frais. Le fonds affiche actuellement une vingtaine de millions d’euros. Il est positionné sur une cinquantaine de valeurs européennes. *SFDR: Sustainable Finance Disclosure Regulation
L’industrie des hedge funds passe cette barre pour la première fois de son histoire selon le fournisseur de recherche et d’indices sur les hedge funds HFR.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé mercredi avoir engagé des poursuites contre le DAO (decentralized autonomous organization, organisation autonome décentralisée) Cryptofed, basé au Wyoming, et accusé la société d’avoir fourni des informations trompeuses, affectant l’enregistrement de ses jetons (tokens) numériques Ducat et Locke. Le régulateur financier américain affirme dans un communiqué qu’American Cryptofed a déposé le 16 septembre «un formulaire matériellement déficient et trompeur» en cherchant à enregistrer les jetons en tant que titres de participation qui «ne contenaient pas non plus certaines informations requises sur les deux jetons, et des déclarations et des omissions trompeuses».
La Commission européenne (CE) a annoncé mercredi qu’elle allait prolonger la décision d’équivalence temporaire dont bénéficient les contreparties centrales (CCP) britanniques au-delà de l’échéance initiale du 30 juin 2022. Pour la commissaire aux Services financiers, Mairead McGuinness, la période de transition de l’équivalence temporaire, établie en marge du Brexit en septembre 2020, vise à «réduire le risque d’instabilité financière en cas d’interruption brutale de l’accès des participants de l’UE aux contreparties centrales basées au Royaume-Uni». Cette période devrait permettre en outre aux CCP européennes de développer leur capacité et réduire leur dépendance, jugée «excessive» par la CE, vis-à-vis de la City en matière de compensation des dérivés. Concernant le report de la date, la commissaire reconnait que «le délai de juin 2022 est trop court» pour parvenir a mettre en place une «capacité de compensation centrale forte et attrayante dans l’UE dans les années à venir». La nouvelle échéance sera précisée par Bruxelles au début de l’année prochaine, accompagnée d’une feuille de route pour arriver à ces objectifs.
Le Premier ministre suédois Stefan Löfven a présenté sa démission mercredi, ouvrant la voie à Magdalena Andersson, actuelle ministre des Finances, qui pourrait devenir la première femme chef de gouvernement du pays si elle est confirmée par le Parlement. Il reste chef du gouvernement jusqu'à la nomination d’un nouveau Premier ministre. Le dirigeant social-démocrate, ancien soudeur et représentant syndical, dirige une coalition minoritaire avec les Verts depuis 2014. Il avait annoncé en août qu’il se retirerait ce mois-ci en vue des prochaines élections, prévues en septembre 2022.
La société de gestion britannique spécialisée dans l’immobilier Savills Investment Management vient d’annoncer ce 10 novembre la nomination de Nicholas Kinsey en tant que nouveau responsable de la logistique en Asie-Pacifique. Basé à Bangkok, il sera chargé de développer les capacités de Savills IM au sein du secteur de la logistique dans la région. Savills IM, qui compte aujourd’hui 5 milliards de dollars d’encours sous gestion dans le secteur de la logistique en Europe, souhaite construire une franchise en Asie Pacifique, afin de profiter de la croissance dans ce domaine. Selon Nicolas Kinsey, l’activité y a triplé durant cette dernière décennie, passant de 13 milliards de dollars à 45 milliards de dollars. Nicholas Kinsey arrive de DHL Supply Chain, où il était dernièrement le responsable de la région APAC. Auparavant, il a travaillé chez CEVA Logistics et Goodman Group. Au 30 juin 2021, Savills IM comptait de 24,3 milliards d’euros d’encours sous gestion.
La plateforme de services et produits financiers paraguayenne Investor a lancé, ce mardi,ce qu’elle revendique êtrele premier fonds nourricier (feeder fund) de l’histoire de la gestion d’actifs dans cet état d’Amérique latine. Ce fonds nourricier investira dans un fonds de la société de gestion obligataire Pimco, Pimco GIS Income. Investor, qui conseille notamment des clients fortunés au Paraguay, évoque, dans un communiqué, un «événement majeur» pour le Paraguay avec le lancement de ce fonds. La société explique que le scénario de taux d’intérêts bas au Paraguay l’a conduite à diversifier son portefeuille d’options d’investissement dans sa quête de meilleurs rendements pour ses clients, les investissements dans des fonds étrangers figurant parmi les nouvelles options privilégiées.
Le Premier ministre suédois Stefan Löfven a présenté sa démission mercredi, ouvrant la voie à Magdalena Andersson, actuelle ministre des Finances, qui pourrait devenir la première femme chef de gouvernement du pays si elle est confirmée par le Parlement. Il reste chef du gouvernement jusqu'à la nomination d’un nouveau Premier ministre.
Fini les millésimes dans le private equity. Après Andreesen Horowitz, la société de capital-investissement Sequoia va opter pour un fonds unique sans horizon de placement, selon le journal Les Echos, qui cite Roelof Botha, un associé de la firme qui s’est exprimé sur un blog. L’entreprise américaine va désormais fonctionner avec une structure unique, le Sequoia Fund, qui collectera de manière permanente puis flèchera les investissements vers de plus petits fonds.
Les actifs sous gestion pour compte de tiers du groupe Allianz, qui détient Allianz GI en Europe et Pimco aux Etats-Unis, ont augmenté de 51 milliards d’euros à 1.881 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre 2021, par rapport à la fin du deuxième trimestre 2021. Cette évolution est principalement due à une collecte nette de 25,7 milliards d’euros sur trois mois et à des effets de change favorables de 29,5 milliards d’euros. Les mouvements de marché ont eu un impact négatif de 4,7 milliards d’euros. La collecte pour compte de tiers se répartie entre 19 milliards collectés par Pimco et 7 milliards collectés par Allianz GI. Sans les actifs gérés pour le compte d’Allianz, Allianz GI gérait 433 milliards d’euros fin septembre et Pimco 1.447 milliards. Le total des actifs sous gestion (incluant les actifs gérés pour le groupe Allianz) a augmenté à 2.548 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre 2021, en ligne avec la croissance des actifs gérés par des tiers. La croissance a été portée par toutes les régions et toutes les classes d’actifs, souligne le groupe. Le bénéfice d’exploitation a progressé de 30,2 % à 882 millions d’euros au troisième trimestre 2021 par rapport à la période précédente. La croissance du chiffre d’affaires est principalement due à l’augmentation des encours moyens pour compte de tiers et par l’intégration d’Allianz Real Estate chez Pimco. Le coefficient d’exploitation (ratio coûts/revenus) s’est amélioré de 4,2 points de pourcentage pour atteindre 57,7% au troisième trimestre 2021 par rapport au troisième trimestre 2020.
La société américaine Sparkchange a fait coter le premier fonds indiciel permettant d’investir dans des quotas carbones, relaye Les Echos. Disponible à la Bourse de Londres, le SparkChange Physical Carbone EUA ETC (CO²) achète directement des droits à polluer sur le marché du carbone.
La Banque Européenne d’Investissement (BEI) et la société de gestion allemande Allianz Global Investors (Allianz GI) ont lancé un fonds de fonds de 500 millions d’euros. Ce fonds vise à devenir une initiative phare de l’investissement à impact européenne, en mobilisant des capitaux privés afin de soutenir des projets d’actions climatiques dans des pays émergents. Dénommé Emerging Market Climate Action Fund (EMCAF), ce véhicule investira dans des fonds d’investissement spécialisés dans des pays en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et en Moyen-Orient. La BEI sera la conseillère d’investissement, chargée de l’analyse du marché, de l’identification et de l’évaluation des investissements, y compris de leurs aspects environnementaux et sociaux. En tant que gérant de fonds alternatif (AIFM), AllianzGI sera responsable pour la gestion de fonds ainsi que les décisions d’investissement. La BEI investira 50 millions d’euros tandis que le groupe Allianz apportera 200 millions d’euros. Le fonds pension suédois Folksam va investir 150 millions d’euros. D’autres investisseurs se sont également engagé à investir dans ce véhicule, comme la banque de développement allemande KfW (25 millions d’euros), le Nordic Development Fund (15 millions d’euros) et le gouvernement de Luxembourg (15 millions d’euros). L’EMCAF vise à financer des projets des infrastructures pour la transition énergétique tels que des parcs éoliens terrestres, des centrales solaires photovoltaïques et des petites et moyennes centrales hydroélectriques. Ce fonds va également investir dans des projets de l’efficacité énergétique dans les secteurs du logement et de l’industrie ainsi que des solutions pour l’efficacité des ressources ou des avantages pour l’environnement. Afin d’aider des pays émergents à devenir plus résistants aux événements extrêmes liés au changement climatique comme des inondations ou des canicules, ce fonds va aussi investir dans des projets dans des villes et leurs systèmes de transport. Ce véhicule sera aligné avec le nouveau règlement de la taxonomie européenne ainsi apportera l’étiquette de l’aide publique au développement (APD) de l’OCDE «l’Organisation de coopération et de développement économiques».
Element Capital a subi une perte d’environ 1 milliard de dollars le mois dernier, ce qui fait du hedge fund géré par Jeffrey Talpins l’une des victimes les plus connues du tumulte d’octobre sur les marchés obligataires, rapporte le Financial Times. Element, l’un des plus gros hedge funds macro avec 15 milliards de dollars d’actifs, a perdu 6,7 % en octobre, selon des sources proches du dossier. Cela porte la perte sur cette année à 9,9 %.
Millennium Management, l’un des principaux hedge funds au monde, est en train de restituer environ 15 milliards de dollars à ses investisseurs tout en levant des milliards de dollars dans un format de style private equity, rapporte le Financial Times. L’objectif est d’essayer de bâtir une base d’actifs plus stable et long terme. La société établie à New York, qui gère plus de 57 milliards de dollars et est dirigée par Israel Englander, cherche à détenir 40 milliards de dollars d’actifs de long terme avec ce transfert. Dans le cadre de ce projet, la société rend l’argent d’une classe de part qui autorise les clients à sortir totalement sur un an, selon une source proche du dossier. Toutefois, ils auront la possibilité d’investir dans une part plus long terme qui ne leur permettra de sortir intégralement qu’au bout de cinq ans. En outre, Millennium lève des fonds qui seront mis en gage en faveur de la société et qu’elle pourra utiliser dans un délai de trois ans, selon une structure similaire à celle utilisée par l’industrie du capital-investissement. Une fois mobilisé, cet argent, qui devrait représenter environ 10 milliards de dollars, sera placé dans la classe de parts à long terme de la société.
La société de gestion américaine Nuveen a annoncé la fusion de deux fonds actions domiciliés en Irlande etinvestis sur la thématique des infrastructures et actifs réels. Les fondsNuveen Real Asset Income (25,4 millions d’euros d’encours fin septembre 2021)et Nuveen Global Infrastructure (69,8millions d’euros d’encours fin septembre 2021)vont être fusionnés le 10 décembre prochain, le second absorbant le premier. Pour expliquer cette opération, Nuveen évoque les similarités des politiques d’investissement et les doublons des analystes et gérants pour des fonds ayant un grand nombre de positions en commun en portefeuille.
BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a annoncé cinq nominations ce 9 novembre au sein de son Sustainability Centre. La firme a recruté Rachel Crossley comme responsable du stewardship (suivi de la politique de vote en assemblée générale notamment) pour l’Europe. Basée à Londres, elle est rattachée à Michael Herskovich, le directeur mondial du stewardship. Elle était depuis une dizaine d’années consultante indépendante dans le développement durable et le stewardship. Elle avait récemment travaillé avec l’Access to Nutrition Initiative et le Climate Group. Les quatre autres nominations sont des analystes ESG, et chacun a reçu une spécialité à couvrir. Parmi eux, un seul recrutement, celui de Malika Takhtayeva, qui sera chargée de la gestion obligataire durable pour la région EMEA (Europe, Middle East, Africa). Elle arrive de Moody’s Investors Service, où elle était analyste crédit ESG/finance durable depuis six ans. Les trois autres travaillent déjà chez BNP PAM : Thibaud Clisson, qui couvrira les sujets climat, Robert-Alexandre Poujade, pour la biodiversité, et Delphine Riou, pour la croissance inclusive. Ils sont tous les quatre rattachés à Alex Bernhardt, le responsable global de la recherche ESG de BNPP AM.
Les premiers ETF bitcoins ont été autorisés aux Etats-Unis. Un boulevard pour la finance crypto et les investisseurs spéculatifs. Mais les critiques fusent.
Au pays de la City, l’argent n’achète pas tout, on dirait. Ainsi, le nouveau nom que veut adopter un collège d’Oxford, Thao College, pour remercier une donatrice de lui apporter rien moins que 155 millions de livres (plus de 180 millions d’euros), n’est pas du goût de tout le monde. Des universitaires du bientôt ex-Linacre College ont publiquement regretté ce changement de nom juste motivé par le besoin d’argent. Il est vrai aussi que la bienfaitrice, première fortune du Vietnam, investit dans l’industrie pétrolière et le transport aérien à bas prix. En plus de la tradition, c’est l’avenir qui est écorné…
Cela ne saute pas aux yeux sur la photo mais l’avenir est en marche. A côté de cette vieille station essence est garée une Citroën électrique appartenant à la municipalité de Halki, une île grecque. Celle-ci a accueilli le 5 novembre le lancement d’une initiative nationale, baptisée « GR eco-islands », qui vise à verdir l’ensemble des îles du pays et comprend le lancement d’un Fonds de décarbonation de 100 millions d’euros. Six véhicules électriques ont ainsi été offerts à Halki par le constructeur français et par ALD Automotive. Une initiative pratique, loin des grandes déclarations de la COP 26.
Actifs privés. Ces véhicules créés par l’Union européenne en 2015 pour combiner les qualités des fonds fermés avec les caractéristiques des fonds Ucits permettent aux investisseurs institutionnels et de détail d’avoir accès dans un cadre régulé et harmonisé à des actifs illiquides. La structure se différencie des fonds alternatifs par des règles plus strictes de protection des investisseurs et elle peut reprendre divers cadres juridiques comme les Sicav, le format Eltif s’intéressant au contenu du fonds : des actifs privés, en dette ou en capital.Proposés par une trentaine d’acteurs, les Eltif créés depuis l’origine sont au nombre de 51 selon le recensement que Scope vient de publier. Selon les chiffres de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), l’ensemble représentait 2,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion en avril 2021. Après un démarrage poussif, le marché des Eltif s’est animé depuis deux ans, le nombre de gérants a doublé depuis début 2020, avec, parmi les plus actifs, Partners Group, BlackRock, Muzinich, Amundi, Tikehau et Commerz Real. Suite à une consultation de la Bruxelles, le régime Eltif devrait être bientôt assoupli, avec sans doute plus de flexibilité pour les investissements en actifs liquides, limités à 30% à ce jour.
Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé mardi sa prévision de croissance française pour 2021 à «environ 6,75%», saluant un «fort rebond de la consommation et de l’investissement» au cours des deuxième et troisième trimestres. L’institution basée à Washington anticipait jusque là une progression du PIB de 6,3% sur l’ensemble de l’année, tandis que le gouvernement français table pour le moment sur 6,25%. Pour 2022 en revanche, le FMI mise sur une progression du PIB un peu moins dynamique qu’anticipé, à 3,7% contre 3,9%. Sur l’investissement, le FMI signale qu’il se relève plus vite que la consommation et dépasse le niveau d’avant-crise, tandis que le taux de chômage est resté relativement stable. L’organisation table ainsi sur un taux de chômage de 7,8% en fin d’année.