La société de gestion britannique Janus Henderson vient de recruter Alex Ng au rang de directeur des ventes auprès des intermédiaires en Asie hors Japon à partir de juillet. Au sein de ce poste nouvellement créé, il sera chargé des clients mondiaux de la banque privée. Il sera rattaché à Andrew Hendry, directeur de la distribution en Asie hors Japon, qui vient de rejoindre la société la gestion en février dernier. Alex Ng arrive de Federated Hermes, où il était directeur de la distribution wholesale en Asie hors Japon depuis 2020. Auparavant, il a travaillé chez Aberdeen Standard Investments comme responsable senior du développement commercial en 2015, avant d’être promu au rang de directeur chargé de la distribution auprès des banques et des family offices à Singapour en 2018. Il a également été directeur adjoint du développement commercial en Europe chez Lion Global Investors Limited. Il a aussi travaillé comme responsable commercial chez Reliance Asset Management Singapour et Superfund Financial à Hong Kong, et comme vice-président chargé de la commercialisation chez EurekaHedge.
La société suédoise de divertissement Pophouse Entertainment, fondée par la star d’ABBA Bjor Ulvaeus et le président d’EQT Conni Jonsson, prévoit de lever 750 millions d’euros pour un fonds de private equity dédié à la musique, rapportent AMWatch et Bloomberg News. Le nouveau fonds, dont le premier closing est attendu fin juin, investira dans les droits de propriété intellectuelle d’une vingtaine d’artistes. L’équipe du fonds comprend également deux anciens dirigeants de Spotify Technology.
Fidelity International a élargi son partenariat avec Moonfare, une plateforme dédiée aux actifs privés, afin d’offrir des fonds alternatifs aux clients hongkongais et singapouriens. La fintech allemande Moonfare distribue des fonds privés et des fonds de capital-investissement à travers des véhicules nourriciers. Après le lancement à Hong Kong et à Singapour, ils comptent élargir ce service aux autres régions en Asie. Fidelity International a déjà conclu un partenariat initial avec Moonfare en mars 2021, afin de démocratiser l’accès aux fonds privés à ses clients européens en France, en Italie, en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni. La société de gestion américaine est l’un des premiers investisseurs institutionnels à prendre une participation minoritaire dans Moonfare. Fondé par Steffen Pauls, l’un des anciens managing director de KKR, Moonfare compait 1,2 milliard de dollars d’encours sous gestion au sein de sa plateforme. Fidelity International disposait 768 milliards d’actifs sous gestion.
Le gouvernement suisse a annoncé mercredi avoir l’intention de confisquer les avoirs d’un proche de l’ex-président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch, dont la chute en 2014 a précipité le conflit entre l’Ukraine et la Russie.
Les hedge funds quantitatifs réalisent des profits colossaux en ce début d’année tourmenté sur les marchés, rapporte le Financial Times. Les hedge funds suiveurs de tendance, qui utilisent des modèles mathématiques pour tenter de prédire les mouvements du marché, ont souffert pendant des années, dans une période dominée par les achats d’obligations par les banques centrales - qui ont supprimé une bonne partie de la volatilité sur laquelle ils prospèrent. Le secteur de 337 milliards de dollars affiche ses meilleurs gains depuis la crise financière de 2008, selon HFR. Ils ont gagné en moyenne 15,1 % sur les quatre premiers mois de l’année. Parmi les acteurs qui s’illustrent figure BlueTrend, BH-DG ou Aspect Capital.
Exor a nommé Axel Dumas, gérant d’Hermès, membre non exécutif de son conseil d’administration, a annoncé mardi la holding d’investissement de la famille Agnelli, qui entend ainsi accélérer son développement dans le luxe. Axel Dumas, à la tête du groupe de luxe français depuis 2013, a été nommé pour un mandat d’un an qui peut être renouvelé, a indiqué la compagnie italienne dans un communiqué à l’issue de son assemblée générale. Exor a également annoncé la nomination d’Ajay Banga, membre du conseil d’administration, au poste de président avec effet immédiat, dans le cadre de la séparation des rôles de président et de directeur général, qui étaient jusqu'à présent assumés par John Elkann.
Deux ans après avoir bouclé son fonds Midcap II à 800 millions d’euros, Cathay Capital remet le couvert. La société de gestion vient de lancer Cathay Health, un fonds de 500 millions d’euros dédié à l’investissement dans la santé. L’enveloppe a été alimentée par nombre d’investisseurs, comme Bpifrance, Axa ou le Groupe Pierre Fabre. Ce fonds se concentrera sur les entreprises en phase de développement de produits et de croissance des ventes à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Les tickets d’investissement vont de 5 à 50 millions d’euros et permettront d’intervenir dans des tours de financement allant de la série A à la série D. Trois entreprises ont d’ores et déjà bénéficié du fonds, à savoir la société française Tissium (spécialisée dans la réparation de tissus), la biotech américaine Kojin Therapeutics et le studio de création d’entreprises américain Initiate.
Advent International confirme son statut d’incontournable du private equity mondial. La société de gestion née il y a près de quarante ans à Boston vient d’empocher la bagatelle de 25 milliards de dollars pour son dixième fonds mondial de capital-investissement. Une somme de 40% supérieure à celle levée par son prédécesseur, il y a trois ans, alors que l’environnement géopolitique et macroéconomique mondial s’est dégradé sous l’effet de la guerre en Ukraine. «Le succès de cette levée est notamment à mettre au crédit de nos investisseurs historiques, qui représentent 84% du fonds», explique Michael Ogrinz, associé et président d’Advent en France. Au total, le gérant a pu compter sur le soutien de 365 investisseurs (LP, pour «limited partners»), provenant aussi bien des Etats-Unis (40%) que du reste du monde. Fonds de pension publics ou privés, fonds souverains, fondations, fonds de fonds, family offices… l’engouement a été massif et s’explique notamment par les performances passées d’Advent. Selon les données du California Public Employees’ Retirement System (Calpers), le précédent millésime, bouclé en 2019, affiche un retour aux investisseurs de trois fois la mise initiale et un TRI net de 129% au 30 septembre 2021. Une donnée à prendre avec des pincettes car le fonds était encore loin d’être totalement désinvesti. Mais le gérant a prouvé sa capacité à maintenir le cap en période de tempête. Le fonds GPE V, levé en 2005, a traversé la crise financière en affichant un multiple de 2,4 et un TRI net de 43%. Des tickets de 100 millions à2milliardsdedollars Auprès de ses investisseurs, Advent a su obtenir un mandat particulièrement flexible lui permettant d’intervenir sur l’ensemble de la planète avec des tickets compris entre 100 millions et 2 milliards de dollars. Cela dans l’idée de constituer un portefeuille d’une trentaine de participations. «Nous cherchons à être géographiquement agnostiques pour ne nous focaliser que sur les meilleurs opportunités, grâce à notre quinzaine de bureaux mondiaux», explique Michael Ogrinz. Au cours des douze derniers mois, Advent s’est illustré en France en revendant pour 3,2 milliards d’euros le fournisseur de services télécoms Circet. Toujours dans l’Hexagone, il a investi dans MangoPay et Litchi, ainsi que dans Shift Technology. Sur ses radars, le gérant a aussi identifié l’enseigne Grand Frais, dont la vente devrait redémarrer cette année sous l’égide de Morgan Stanley et d’Amala Partners.
Depuis quarante ans, Arkéa Capital creuse son sillon dans le paysage du capital-investissement français. Une activité que cette filiale du Crédit Mutuel Arkéa a su faire fructifier jusqu’à représenter plus de 13% des fonds propres du groupe, soit 1,2 milliard d’euros sous gestion. Pour continuer à grandir, Arkéa Capital a décidé de franchir le Rubicon de la gestion pour compte de tiers. Un bouleversement majeur pour ce groupe mutualiste, qui s’accompagne de nouvelles ambitions: doubler les encours sous gestion d’ici cinq à dix ans. «Le groupe veut continuer à développer cette activité. L’ouverture aux investisseurs tiers n’est donc pas un désengagement mais bien une ressource supplémentaire», explique Marc Brière, le président du directoire d’Arkéa Capital. Pour attirer le chaland, la société de gestion fait valoir les résultats de sa stratégie historique, basée sur des investissements minoritaires dans des entreprises rentables ou non, réalisant entre un million et plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires. Depuis ses sept bureaux régionaux, dont le dernier a ouvert à Lyon l’an dernier, Arkéa Capital revendique avoir accompagné plus de 500 sociétés dans leur projet d’innovation, de développement ou de transmission. Le tout pour un multiple brut proche de 2,4 et un taux de rentabilité interne (TRI) brut de près de 20%. Choc culturel Captive de la septième banque de France, Arkéa Capital va devoir montrer patte blanche pour espérer attirer des investisseurs tiers, naturellement sensibles à l’indépendance des équipes de gestion. Or à ce jour, le groupe dirigé par Hélène Bernicot souhaite rester l’unique actionnaire de sa filiale, comme il le fait avec la plupart de ses activités. L’ouverture aux «limited partners» (LP) s’apparente donc à un choc culturel pour l’établissement financier, même si des discussions se poursuivent en interne pour tenter de faire bouger les lignes. Par le passé, l’équipe d’Arkéa Capital avait obtenu de sa maison mère l’introduction du «carried interest», l’intéressement aux plus-values. Une révolution dans l’univers mutualiste, mais un prérequis pour espérer attirer et fidéliser les talents dans l’univers hautement concurrentiel du capital-investissement. En février, Arkéa Capital a recruté Astrid de Geloes en qualité de responsable des relations investisseurs. Cette structuration va de pair avec l’ouverture de deux fonds à la souscription, Arkéa Capital 2 et Breizh Ma Bro (souscription en unités de compte, compte titres et PEA-PME). Mais aussi, depuis peu, du FPCI We Positive Invest 2, six ans après le premier millésime, de 20 millions d’euros. «Nous avons acquis la conviction qu’il est possible de délivrer de l’impact réel et de la performance. Ce fonds article 9 ambitionne ainsi de lever 100 millions d’euros avec un ‘hard cap’ à 150 millions», détaille Morgan Carval, directeur de l’investissement à impact chez Arkéa Capital. Le nouveau véhicule ouvert aux investisseurs tiers sera sponsorisé par sa maison mère, devenue entreprise à mission, et investira jusqu’à 10 millions dans des entreprises des domaines de la transition énergétique et climatique, de l’économie circulaire, du capital humain et de la santé. Le succès de sa commercialisation donnera le ton pour les futures levées de la société de gestion. Avec ce revirement stratégique, Arkéa Capital marche dans les pas de Natixis. La banque affiliée au groupe BPCE avait transformé le modèle de sa captive dédiée au private equity, Naxicap Partners, en 2012, peu après le rachat d’AtriA Capital.
Franklin Templeton vient de nommer Patrick Vizzone comme directeur du pôle Agri-Food au sein de ses activités alternatives en Asie-Pacifique. Son rôle consistera à diriger les investissements durables en capital-risque et capital-investissement dans les secteurs agricoles et alimentaires. Basé à Hong Kong, il est rattaché à Jing Su Vivatrat, président et directeur des opérations du groupe alternatif en Asie-Pacifique de Franklin Templeton. Patrick Vizzone était dernièrement directeur alimentation, boissons et agrobusiness, ainsi que directeur de la couverture de Hong Kong à la ANZ Banking Group. Auparavant, il a dirigé la banque institutionnelle et le département alimentation et agrobusiness pour la National Australia Bank. Il a également travaillé sur cette thématique chez Rabobank et GE Capital Asia-Pacific.
Arkéa Capital, filiale de capital-investissement du Crédit Mutuel Arkéa, a annoncé ce 24 mai le lancement du Fonds Professionnel de Capital Investissement (FPCI) We Positive Invest 2. Ce millésime compte lever plus de 100 millions d’euros, avec le sponsoring du Crédit Mutuel Arkéa. La collecte s’effectuera auprès d’investisseurs institutionnels, d’entrepreneurs, de family offices et de grands groupes.We Positive Invest 2 investira dans une quinzaine d’entreprise réalisant un chiffre d’affaires supérieur à un million d’euros, et positionnées dans des secteurs à fort potentiel de croissance:la transition énergétique et climatique (réduction des émissions de GES, protection de la biodiversité, réduction des pollutions, gestion de l’eau, adaptation aux changements climatiques, etc.)l’économie circulaire (matériaux biosourcés, éco-design, seconde vie des produits, recyclage, etc.)le capital humain (éducation, formation professionnelle, engagement citoyen, qualité de vie au travail, inclusion, etc.)la santé et le bien-être (santé, handicap et vieillesse notamment)Le fonds investira des montants de de 2 à 5 millions d’euros sur un premier tour, avec un maximum par entreprise de 10 millions d’euros.
Franchise ou pulsion autodestructrice ? Stuart Kirk, le patron de l’investissement responsable chez HSBC Asset Management, a créé un énorme malaise au sein de la banque britannique. Lors d’une conférence organisée par le FT le 20 mai, il a moqué les avertissements apocalyptiques au sujet du changement climatique. Au cours de ses 25 années de carrière dans la finance, « il y a toujours un cinglé qui [lui] parlait de la fin du monde », a-t-il expliqué en évoquant le bug de l’an 2000. Sa présentation, intitulée « Pourquoi les investisseurs ne doivent pas s’inquiéter du risque climatique », avait été approuvée par HSBC et mise en ligne. Les dirigeants du groupe se sont dépêchés de s’en désolidariser, avant de suspendre Stuart Kirk le 22 mai, selon le FT.
C’est le plus haut atteint par les encours sous gestion de vingt des plus grands gérants d’actifs européens au second semestre 2021, selon des données compilées par Moody’s. Cette croissance annuelle de 9 % a profité d’un effet marché favorable ; les flux nets sont restés positifs, à 122 milliards d’euros. Enfin, les frais ont progressé de 5 % par rapport au premier semestre, tirés par les frais de performance qui ont grimpé de 50 %.
La remontée des taux américains n’a pas été tendre pour la tech. Tiger Global en sait quelque chose. Le groupe surexposé à la technologie affiche 17 milliards de pertes sur 90 milliards de dollars d’encours, plus de deux fois la perte affichée par Wall Street. Le tigre ne grogne pas. « Les marchés n’ont pas été coopératifs compte tenu du contexte macroéconomique, mais nous ne croyons pas aux excuses et nous n’en proposerons donc pas », a asséné le fonds à ses clients. Heureusement qu’il s’agit d’un gérant alternatif (ou hedge fund, fonds de couverture, en anglais) ; on n’ose imaginer quelles auraient été les pertes autrement.
Le fonctionnement du système européen d'échange de droits à polluer reste perfectible. La réforme en discussion à Bruxelles est loin de régler le problème.
Natixis Investment Managers vient de promouvoir Shinji Inoue à la présidence et la direction représentative de sa filiale japonaise. Basé à Tokyo, il est rattaché au directeur de l’Asie Pacifique, Fabrice Chemouny. Shinji Inoue remplace sur ce nouveau poste Kinji Kato, qui représentait Natixis IM au Japon depuis huit ans. Ce dernier a été nommé président honoraire, et va épauler Shinji Inoue dans les initiatives stratégiques et les partenariats avec les principales institutions. Shinji Inoue était depuis quatorze ans le directeur de gestion de la filiale nippone.
L’inflation et la guerre en Ukraine auront eu raison des velléités écologiques des investisseurs au premier trimestre 2022. Selon les données de Morningstar, les fonds durables ont vu leur collecte chuter de 36% par rapport au niveau mondial au dernier trimestre 2021, à 97 milliards de dollars (91 milliards d’euros). Ce recul reste toutefois un bon niveau relatif si on le compare à la collecte globale, en baisse de 73%. Les encours totaux logés dans des fonds dits durables s’élève désormais à 2.770 milliards de dollars, en retrait de 4% (-5,5% pour l’ensemble des fonds). La société de notation et d’analyse de fonds d’investissements note également un ralentissement du développement de produits, avec seulement 227 nouveaux fonds durables lancés lors des trois premiers mois. Cela représente une baisse de 28 % par rapport au décompte révisé de 316 nouveaux entrants au quatrième trimestre de 2021.
Le CFA Institute, association qui regroupe les détenteurs de la certification financière éponyme, vient de recruter Dana Day comme directrice de la région EMEA (Europe, Middle East & Africa). Elle avait déjà occupé un poste similaire au sein de l’association entre 2013 et 2018, avec un focus sur les partenariats institutionnels. Au cours de sa carrière professionnelle, elle a notamment travaillé comme commerciale pendant près de 10 ans chez AllianceBernstein, et trois ans chez Aviva Investors.
L’iconique directeur général de la banque privée de Degroof Petercam, Bruno Colmant, va finalement rejoindre le cabinet de conseil Roland Berger outre-Quiévrain comme partner. Il avait déjà évolué chez le consultant comme responsable mondial des services financiers entre 2011 et 2015. L'économiste a annoncé sa démission au début du mois de mai, et a d’ores et déjà été remplacé par Sabine Caudron, qui dirigeait jusqu’ici la banque privée dans les Flandres. Au cours de sa carrière, Bruno Colmant aura notamment été directeur de cabinet du ministre des finances et vice-premier ministre belge Didier Reynders, président de la Bourse de Bruxelles, directeur général adjoint d’Ageas, et directeur général de Degroof Petercam, avant de prendre la direction de la banque privée de cette dernière.
Oddo BHF Asset Management a annoncé ce 24 mai avoir reçu le label Towards Sustainability pour six fonds.Il s’agit des véhicules suivants :Oddo BHF Green PlanetOddo BHF Active Small CapOddo BHF Polaris FlexibleOddo BHF Sustainable Credit OpportunitiesOddo BHF Euro Credit Short Duration Oddo BHF Green Bond
Le fonds quantitatif parisien Capital Fund Management vient de recruter Edoardo Lanari comme chercheur quantitatif pour la construction de portefeuille. L’intéressé arrive de Deutsche Bank, où il était assistant vice-president au sein de l'équipe de dérivés taux et devises. Ce docteur en mathématiques a auparavant enseigné dans des universités de Prague.
Eiffel Investment Group a annoncé ce 23 mai la nomination de Michał Kurtyka en tant que conseiller stratégique. Ancien Ministre polonais du climat et président de la COP 24, il aura pour charge d’accélérer le développement de l’activité du groupe dans la transition énergétique et en Europe centrale et orientale. Michał Kurtyka a débuté sa carrière professionnelle au sein de l’équipe chargée de négocier l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne. Il a ensuite conseillé pendant plus de 10 ans des entreprises polonaises et internationales, notamment dans le secteur de l’énergie et dans le contexte de l’intensification des échanges entre la Pologne et le reste de l’Europe. De 2018 à 2021, il a évolué au sein du gouvernement polonais, d’abord comme Secrétaire d’Etat au ministère de l'énergie et au ministère de l’environnement, puis comme Ministre du climat. Il a notamment présidé le sommet climatique COP24, les travaux de l’Agence Internationale de l’Energie en 2016-2017, et la réunion ministérielle de l’Agence internationale de l'énergie en 2019. En juin 2021 il a présidé la conférence mondiale biannuelle de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.
«Supplément surperformance: +1€». Si seulement la tarification des fonds pouvait être aussi simple à lire qu’une carte de restaurant. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a participé récemment à un exercice européen de supervision sur les coûts et frais des OPCVM commercialisés aux clients particuliers, dits fonds «retail». Elle vient ainsi de publier ce 23 mai le résultat de son enquête, pour laquelle elle a interrogé 49 sociétés de gestion représentant 766 milliards d’euros d’encours logés au sein de 2.050 OPCVM de droit français ou étranger. Le régulateur a complété cette étude par une série de contrôles « Spot » (Supervision des Pratiques Opérationnelle et Thématique), un format d’enquête court et thématique, auprès de cinq sociétés de gestion. Si l’AMF a été dans l’ensemble satisfaite par les réponses des sociétés de gestion, l’étude a permis de mettre en lumière la perpétuation de certaines pratiques néfastes pour le rendement des épargnants. D’une part, elle a repéré quatorze fonds pseudo-actifs (index closet funds en anglais) dans son échantillon, qui tarifaient des coûts exorbitants pour des stratégies n’apportant quasiment aucune différence de performance par rapport à leurs indices de référence. Les frais courants de ces fonds étaient ainsi deux fois plus élevés que la tracking error des portefeuilles (la différence de performance entre un fonds et son indice, mesuré en écart-type). Selon l’AMF, cela signifie que ces 14 fonds n’avaient que 2,3% de chance de battre leur indice après application des frais. Autant investir dans un fonds indiciel et un ticket de loterie. Pour y remédier, l’autorité souhaite désormais que les prestataires de services d’investissement disposent « de politiques et de procédures leur permettant d’évaluer la relation sur le long terme entre le niveau de frais des fonds affichant un objectif de gestion active et la proximité de leurs performances à celles de leur indicateur de référence (par exemple à travers le calcul de la tracking error)» lorsqu’ils déterminent si des placements collectifs équivalents sont susceptibles de correspondre au profil de leurs clients. D’autre part, elle a observé des niveaux élevés de commissions de mouvement, des frais additionnels facturés quand un gérantachète ou vend des titres dans le portefeuille, chez une minorité de fonds. Chez les 2% des véhicules les plus chers du marché, les commissions de mouvements représentaient une grande partie des revenus (36%, contre 14% en moyenne), parfois même les trois-quarts, note l’AMF. Et chez sept fonds, le niveau de commissions de mouvements est mêmesupérieur à 2,5% de l’actif net, note le gendarme financier. Pourtant, 76 % de ces 2 % des parts les plus chères ont sous-performé leur indice de référence ces 4 dernières années! Cette situation a poussé l’AMF à interdire les commissions de mouvement à partir de 2026. Cette modification de son règlement général a été homologuée par arrêté du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance publié en date du 19 mai 2022. Cette nouveauté n’aura pas tardé à faire réagir les gérants d’actifs et les consultants de l’industrie, certains s’attendant à un encadrement de la pratique plutôt qu’un bannissement pur et simple (lire l’article « Les professionnels pris au dépourvu par l’interdiction des commissions de mouvement »). Manque de transparence des rétrocessions vers les distributeurs Les travaux de l’AMF ont également porté sur la destination des frais prélevés par les sociétés de gestion. Il en est ressorti que plus de 50% des frais de gestion, la tranche de loin la plus importante du mille-feuille tarifaire, ponctionnée chaque année, étaient reversés aux distributeurs des fonds. Cette pratique structurante de l’industrie des fonds dans l’Hexagone, qui a notamment permis l’essor des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), vise à récompenser leurs efforts de commercialisation. Ces rétrocessions étaient particulièrement importantes de la part des fonds actions et gestion diversifiée, deux approches particulièrement prisées des CGP. Toutefois, les sociétés de gestion semblent plus enclines à rémunérer davantage leurs propres réseaux lorsqu’elles appartiennent à un grand groupe. La part médiane des frais de gestion rétrocédé s’élève en effet à 55% lorsque la distribution se faire intragroupe. L’AMF explique cette situation par le coût élevé de maintien d’un réseau de distribution, dont le nombre de conseillers patrimoniaux maison peut s’élever à plusieurs milliers. Le contrôle Spot de l’autorité a également relevé l’absence d’information au sein de la documentation réglementaire concernant la destination des rétrocessions, et que les cinq sociétés contrôlées ne vérifiaient pas que les distributeurs déclaraient cette source de rémunération à leurs clients finaux. Cette incitation monétaire reste certes autorisée dans le cadre de la réglementation européenne Mifid II pour les CGP qui ne présentent pas leur conseil comme indépendant. Encore faut-il que le client en soit conscient.