La collecte nette des fonds d’investissement en Espagne en avril a été nettement tirée par les fonds obligataires. Selon les données préliminaires de l’association de la gestion d’actifs locale Inverco, les entrées nettes des fonds se sont élevées à un peu plus d’un milliard d’euros le mois dernier. Les fonds obligataires ont collecté plus de 1,2 milliard d’euros, les fonds actions internationales 228,4 millions d’euros et les fonds actions mixtes 152 millions d’euros. Les fonds de performance absolue et actions espagnoles ont également généré une collecte nette positive. Le mois d’avril des fonds espagnols a été marqué par de forts rachats en gestion passive, à hauteur de 509,5 millions d’euros, tandis que les fonds obligataires mixtes ont observé des sorties nettes de 103,3 millions d’euros. Les fonds globaux, monétaires et garantis ont terminé eux aussi le mois d’avril avec une collecte négative. Le patrimoine total des fonds espagnols a baissé d'1,2% à 306,1 milliards d’euros fin avril 2022. Il a diminué de 3,6% (-11,5 milliards d’euros) depuis le début de l’année.
Cédric Özazman, ex-responsable des investissements et de la gestion de portefeuillesdu groupe suisse Reyl Intesa Sanpaolo, a rebondi chez un autre groupe financier helvétique, Mirabaud, a-t-il indiqué sur son profil sur le réseau social LinkedIn. Il a démarré, début mai, en tant que responsable des solutions d’investissement de la gestion de fortune de Mirabaud. Il a également travaillé pourKBL Swiss Private Banking à Genève, de 2002 à 2010, en qualité de gérant de portefeuilles et de responsable de la gestion discrétionnaire. Chez Reyl Intesa Sanpaolo,Cédric Özazman a été remplacé par Nicolas Besson, directeur desinvestissements depuis début avril.
Les achats d’ETF ont chuté en avril à leur plus bas niveau depuis les profondeurs de la crise Covid, la guerre en Ukraine et l’inflation mondiale ayant sapé la demande, rapporte le Financial Times. La collecte nette dans les ETF et ETP dans le monde a représenté 27,4 milliards de dollars en avril, selon des données BlackRock, contre 117,4 milliards de dollars en mars. Il s’agit du plus faible montant depuis mars 2020. Les fonds actions ont été particulièrement touchés, avec des souscriptions ne représentant que 2,8 milliards de dollars, contre 76,2 milliards de dollars un mois plus tôt.
La société de gestion française Roce Capital a acté en avril la démission d’un de ses dirigeants, en l’occurrence celle de son directeur général délégué Timothée Malphettes, a appris NewsManagers. Passé par Delubac, Covéa Finance et la SPGP, Timothée Malphettes a participé au développement de la boutique de gestion en tant qu’associé aux côtés de Matthieu Bordeaux-Groult et de Michael Niedzielski. La firme est soutenu par lefonds de Place2i Sélectionquia investi en novembre dernier dans son fonds Roce Fund pour un montant resté confidentiel.
Le marché européen des fonds Eltif (European Long Term Investment Fund) commence à décoller, constate l’agence de notation Scope. Créé en 2015, le fonds Eltif est un fonds d’investissement alternatif (FIA) investissant au moins 70% de son capital dans des projets d’infrastructure, des sociétés non cotées ou à des PME cotées qui émettent des instruments de capitaux propres ou de dette. A travers une enquête menée auprès de 31 gérants d’actifs et sur 43 des 53 fonds Eltif enregistrés, Scope comptabilise plus de 7 milliards d’euros d’encours placés à fin 2020. La dernière estimation d’avril 2021 relevait 2,4 milliards d’euros placés. Ces volumes restent toutefois très faibles (0,11%) par rapport à la taille du marché des fonds alternatifs en Europe (6.800 milliards d’euros à fin 2020). Sur les 43 fonds Eltif, la dette privée représente 36% des volumes placés, suivie par l’infrastructure pour 31%, le private equity pour 26% et des fonds mixtes pour 7%. Les investisseurs particuliers représentent presque autant que les professionnels en volumes placés avec 54% des produits qui leur sont accessibles. Le marché français arrive en seconde position avec une taille de 1,6 milliard d’euros d’encours en étant surtout capté par les investisseurs professionnels. Amundi, BNP Paribas Asset Management, Meridiam, October et Turenne sont arrivés dès 2016 et 2017 pour le compte des investisseurs professionnels. Lendix (plateforme October) lance son premier Eltif de financement participatif destiné aux PME-TPE en 2016. Le fonds Meridiam Infrastructure Europe III (1,3 milliard d’euros), lancé en 2016, est le plus grand Eltif à ce jour. Pour Scope, le marché français a été soutenu par sa réglementation. Les investissements en private equity bénéficient d’une charge en capital connue pour les assureurs soumis à Solvabilité 2. La réglementation AMF est adaptée aux fonds Eltif en termes d’exigences de reporting. En outre, les investissements dans des prêts en direct sont souples. Révision en cours Le marché italien (1,8 milliard d’euros) se destine surtout aux investisseurs particuliers aisés, porté par des incitations fiscales. L’Allemagne est en troisième position avec 800 millions d’euros placés. En Europe, Amundi, Azimut, BlackRock, Commerz Real, Muzinich et Partners Group font partie des plus gros gestionnaires. L’Europe a souhaité donner aux investisseurs professionnels et aux particuliers un meilleur accès aux actifs illiquides pour des investissements de long terme (10 000 euros minimum d’investissement dans un fonds pour un particulier) afin de favoriser le financement de marché des infrastructures et des PME européennes. Les fonds Eltif doivent répondre à de nombreuses exigences, sur la transparence des coûts, des leviers limités, la désignation de dépositaire, et une exigence forte de diversification d’actifs. Après un départ difficile, les fonds Eltif pourraient profiter de la révision en cours de la réglementation grâce à une améliorant des conditions de distribution et une réduction des restrictions, estime Scope. L’Europe pourrait autoriser la création de fonds de fonds (jusqu’à 40% des encours), et clarifier les règles des investissements hors UE. «Pour les particuliers fortunés, l’illiquidité des produits est un frein important et l’apparition d’un marché secondaire serait bénéfique, ainsi que des incitations fiscales», ajoute Scope. Dans le cadre du GreenDeal et du financement des actifs et infrastructures vertes, l’Europe sortirait également gagnante de ces allègements.
Fait assez rare pour être souligné, Amiral Gestion vient de publier un communiqué de presse pour rappeler qu’il a participé avec quatre autres sociétés de gestion au dépôt d’une résolution visant la nomination d’un nouvel administrateur indépendant, Hubert Mathet, au conseil d’Ipsos, lors de l’assemblée générale du 17 mai prochain. Cette démarche «s’inscrit dans une volonté de renforcer la gouvernance de la société, et sera favorable à toutes les parties prenantes du groupe dans une perspective d’alignement d’intérêts», précise la société de gestion. Elle rappelle que «tous les actionnaires, y compris les petits minoritaires, ont le droit de déposer et soumettre au vote des actionnaires une résolution lors de l’assemblée générale d’une société, ce n’est pas une prérogative exclusive du conseil d’administration. C’est d’ailleurs une pratique saine et vertueuse et un droit fondamental des actionnaires». En l’espèce, Amiral Gestion estime que la nomination de Hubert Mathet «permettrait de renforcer l’indépendance du conseil d’administration avec un membre ne cumulant aucun autre mandat dans d’autres sociétés, lui permettant de consacrer le temps nécessaire à sa mission. Elle permettrait également de renforcer l’expertise du conseil d’administrationgrâce aux connaissances d’Hubert Mathet en matière financière et de gouvernance, comme il a pu le démontrer lors de missions auprès d’organismes de la place». Actionnaire depuis 2017, Amiral Gestion salue par ailleurs l’amélioration des performances économiques et extra-financières de la société de sondages et soutient la stratégie du groupe.
DNCA Invest a annoncé ce 6 mai l’absorption de son fonds Beyond Infrastructure & Transition par le véhicule DNCA Invest Euro Smart Cities, logé au Luxembourg. La fusion a été approuvée début mars par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), et les investisseurs du fonds Beyond Infrastructure & Transition ont été informés le 30 mars. Ces derniers sont, dès aujourd’hui, détenteurs de parts du fonds DNCA Invest Euro Smart Cities, et ils auront la possibilité de transférer leurs actions dans d’autres compartiments de la Sicav luxembourgeoise DNCA Invest ou de procéder au rachat de leurs actions sans aucun frais, précise la société. Le traitement des rachats et souscriptions est suspendu sur Beyond Infrastructure & Transition depuis le 29 avril.
Arkéa REIM a annoncé ce 6 mai le recrutement de 4 collaborateurs pour l'équipe de gestion de la SCI Silver Avenir. Cécile Bouzoulouk est nommée gérante de fonds, Benoît Fréret, gérant immobilier, Justine Bellet, analyste, et Ludovic Martin responsable des risques et modélisation, Cécile Bouzoulouk bénéficie de plus de 30 ans d’expérience dans le domaine des marchés financiers et l’immobilier, notamment au sein de Goldman Sachs et Virage Viager, société spécialisée dans le viager. Benoît Fréret bénéficie de plus de 7 ans d’expérience dans le contrôle et la gestion de fonds immobiliers, notamment au sein de Primonial et d’Atream, sociétés de gestion immobilière. Justine Bellet bénéficie de plus de 4 ans d’expérience dans la banque privée et l’analyse immobilière, notamment au sein de Richelieu Banque Privée et Federal Finance Gestion. Enfin, Ludovic Martin bénéficie de plus de 7 ans d’expérience dans les domaines de l’assurance et de la finance, notamment au sein de Suravenir et Federal Finance Gestion.
Sanso Investment Solutions a annoncé ce 5 mai avoir investi dans le fonds Asterion Infrastructures II pour le compte du fonds de fonds d’actifs réels Private Stars Selection II. Ce fonds professionnel de capital investissement est conseillé par Cedrus & Partners, et investit uniquement dans des fonds d’infrastructures et d’immobilier.
Les investisseurs internationaux poursuivent leur lent retrait des fonds d’investissements traditionnels. Aucune grande classe d’actifs n’est parvenue à collecter entre le 28 avril et le 4 mai, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions ont rendu 3,4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), les fonds obligataires 9,1 milliards et les fonds monétaires 14 milliards. Sur les actions, les fonds couvrant l’Europe ont rendu 4,1 milliards de dollars, suivis par les fonds sur les Etats-Unis, -2,1 milliards. A noter aussi la deuxième semaine d’affilée de décollecte sur les fonds dédiés à l’or, de 0,3 milliard de dollars.
La société de gestion Alpen Partners vient d’embaucher Clémence Rusek en tant que gérante. Elle arrive d’UBS Wealth Management, où elle était stratégiste d’investissement cross-asset au sein de la division d’allocation d’actifs mondiale depuis 2017. Elle est entrée chez UBS WM en 2015 à travers un graduate program dans le département de conseil d’investissement. Elle s’est chargée de la couverture des clients européens ainsi que de l’Amérique Latine.
Les investisseurs internationaux poursuivent leur lent retrait des fonds d’investissements traditionnels. Aucune grande classe d’actifs n’est parvenu à collecter entre le 28 avril et le 4 mai, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions ont rendu 3,4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), les fonds obligataires 9,1 milliards, et les fonds monétaires 14 milliards. La décollecte touche de nombreux recoins du marché. Dans l’obligataire, les fonds de dettes d’entreprises investment grade poursuivent leur dégringolade entamée en début d’année, avec cette fois-ci 7,3 milliards de dollars de retraits. Ils sont accompagnés dans ce mouvement par les fonds de dette émergente (-2,9 milliards), tandis que les fonds de dettes d’entreprises high yield ont atteint une quasi-neutralité (-0,1 milliard). Sur les actions, les fonds couvrant l’Europe ont rendu 4,1 milliards de dollars, suivis par les fonds sur les Etats-Unis, -2,1 milliards. Sur ce dernier marché, la décollecte touche un groupe hétérogène de stratégies, composé de fonds value (-2,4 milliards), d’immobilier (-2,2 milliards), de petites capitalisations (-1,8 milliard), de financières (-1,6 milliard), de tech et croissance (-0,9 milliard chacun). A noter également la deuxième semaine d’affilée de décollecte sur les fonds or, de 0,3 milliard de dollars. Les rares flux positifs se sont dirigés massivement sur les fonds de dettes souveraines non-indexées à l’inflation (+6 milliards de dollars), tandis que leurs équivalents de titres indexés ont rendu 3,2 milliards. Les autres catégories de fonds ayant servi de bouée de secours cette semaine sont les fonds de grandes capitalisations américaines (+2,1 milliards) et les actions japonaises (+1 milliard).
Les fonds actions, obligataires et monétaires ont subi une forte décollecte ces derniers jours. Les grandes capitalisations américaines tirent leur épingle du jeu.
Merk Investments, une société de gestion californienne, vient d’annoncer le lancement d’un ETF dénommé Merk Stagflation ETF. Cotée dans la Bourse newyorkaise New York Stock Exchange (NYSE) Arca, ce fonds investira dans des investissements qui vont profiter, directement ou indirectement, de l’inflation persistante et de la staglation, c’est-à-dire un environnement de croissance économique faible. Il s’agit d’un premier fonds indiciel axé sur cette thématique. Le fonds Merk Stagflation ETF répliquera l’indice Solactive Stagflation Index et aura un panier de couverture d’inflation, qui investit dans l’or, le pétrole, l’immobilier et des obligations protégées contre l’inflation dont les Treasury Inflation Protected Securities (TIPS). Cet ETF est conçu pour offrir un potentiel d’appréciation et un revenu sensible à l’inflation dans un environnement de stagflation comme celui des années 70, caractérisé par des taux d’inflation élevés, un marché haussier, des matières premières et une hausse des prix de l’immobilier, a expliqué Axel Merk, président et directeur des investissements de Merk Investments. Ce véhicule a été inspiré par le succès des stratégies de suivi des tendances des années 70.
Jon Little, ancien membre du conseil d’administration dela société de gestion britannique Jupiter Fund Management, a sévèrement critiqué la stratégie et l'équipe dirigeante du gestionnaire dans une lettre ouverte à sa présidente Nichola Pease ce jeudi. Selon l’ex-directeur non exécutif de novembre 2011 à octobre 2016, Jupiter s’est «égaré en chemin» et le recrutement d’Andrew Formica, ancien co-directeur général de Janus Henderson, comme directeur général en 2019 était une «erreur». Il reproche à Andrew Formica de n’avoir pas atteint les objectifs sur les métriques clés tels que la collecte nette, les rendements des actionnaires ou encore la rentabilité des capitaux propres. Jon Little, aujourd’hui associé-directeur d’Alderwood Capital et actionnaire individuel de Jupiter, a également tancé l’acquisition par la firme de Merian Global Investors début 2020. Une opération qu’il décrit comme mauvaise et que Jupiter n’aurait pas dû entreprendre.Dans sa lettre, Jon Little appelle le gestionnaire britannique à changer de stratégie pour préserver son indépendance. Autrement, d’autres gérants pourraient profiter de sa faiblesse. Jupiter est d’ailleurs souvent cité comme une cible pour une acquisition par d’autres gérants. Jupiter reste sur deux années de décollecte auxquelles se sont ajoutées des sorties nettes de 1,6 milliards de livres au premier trimestre 2022. Ses encours ressortaient à 55,3 milliards de livres à fin mars 2022 (contre 60,5 milliards fin décembre 2021).
Axa Investment Managers, branche de gestion d’actifs de l’assureur français Axa, présente une collecte nette de 9 milliards d’euros pour le premier trimestre 2022, selon ses résultats publiés jeudi. Le groupe précise que les flux ont été portés par la forte collecte auprès de clients tiers (+6 milliards d’euros), à la fois au sein de ses activités « Axa IM Alts », « Axa IM Core » et Architas, et de ses co-entreprises asiatiques (+4 milliards d’euros). Fin mars, les actifs sous gestion cumulés d’Axa IM ressortaient à 864 milliards d’euros (contre 887 milliards au 31 décembre 2021),affectés par un effet de marché défavorable de 35 milliards d’euros. Dans le détail, au 31 mars 2022, Axa IM gérait 752 milliards d’euros, ses co-entreprises en Asie 112 milliards et Architas 31 milliards. Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs d’Axa est stable à 392 millions d’euros au premier trimestre 2022. Le groupe explique indique que la croissance des commissions de gestion reflète un mix d’activités plus favorable, compensée par une baisse des commissions de performance par rapport aux niveaux élevés au T1 2021.
Le fonds indiciel coté (ETF) d’Ark Invest, Ark Innovation, a subi une baisse de 8,93% lors de la séance du jeudi 5 mai, impacté par les craintes de stagflation qui ont envoyé les marchés actions au tapis. Il s’agit selon Reuters de la quatrième pire performance de l’histoire de l’ETF technologique de Cathie Wood, qui avait surperformé l’ensemble des gérants et ETF actions en 2020. Depuis le début de l’année 2022, la performance de l’ETF s’est effondrée de 49,5%, touchée entre autres par la correction des cours des actions technologiques.
La société de gestion française Alphajet Fair Investors a annoncé, ce jeudi, l’arrivée deNathalie Renson au poste de directrice du développement. Nathalie Renson coordonnera le développement et la commercialisation de l’ensemble de l’offre du gestionnaire, lancé en 2021 par des anciens de Mandarine Gestion, en France et à l’étranger. Elle sera également responsable de la stratégie marketing, de la communication et des relations avec les investisseurs. Nathalie Renson travaillait précédemment comme responsable des ventes chez Finalpha. Par le passé, elle a également été directrice générale et directrice de la gestion de Primonial AM de 2013 à 2015, où elle a exercé le métier de multigérante. Elle a été auparavant analyste financiersell-sidepuisbuy-sidesur les actions et le crédit pendant plus de 15 ans.
Credit Suisse a révélé jeudi dans son rapport financier trimestriel avoir gelé 10,4 milliards de francs suisses (9,98milliards d’euros) d’actifs de clients fortunés au premier trimestre en raison des sanctions imposées dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le groupe bancaire helvétique a également déclaré que les clients russes détenaient désormais moins de 4% des actifs sous gestion au sein desa division de banque privée. La semaine dernière, ilavait annoncé une perte nette de 273 millions de francs suisses au premier trimestre, en raison de provisions pour litiges de 703 millions de francs ainsi qu’un impact de 206 millions de francs lié au conflit en Ukraine. Les encours de créances douteuses ont augmenté de 230 millions de francs par rapport à lafin de 2021 dans son activité de banque privée.Il s’attend en outreà ce que son litige aux Bermudes, qui concerne une ancienne filiale d’assurance-décès locale, lui coûte environ 600 millions de dollars (571 millions d’euros).
Le gestionnaire alternatif américain Brookfield Asset Management planche avec les banques Citigroup et Credit Suisse à la vente de sa participation de 45% dans la société française TDF, rapporte Reuters, citant des sources anonymes. Cette vente pourrait valoriser à plus de 5 milliards d’euros la société d’infrastructures de diffusion et de télécommunications. TDF compte 19.000 sites en France métropolitaine et en outre-mer permettant des transmissions téléphoniques, radiophoniques et télévisuelles pour le compte de 2.300 clients, d’après son site Internet. En 2015, Brookfield, à la tête d’un consortium d’investisseurs, avait mis la main sur TDF pour 3,6 milliards d’euros. Le gestionnaire canadien détient 45% de TDF. APG AM, Arcus Infrastructure Partners et PSP détiennent à eux trois 45% de TDF et Crédit Agricole Assurances détient le reste. La firme, qui a déjà échoué à vendre sa participation en 2019, chercheà lancer un processus de vente avant l'été, ont déclaré les sources à Reuters.
Gianmarco Mordani, Aldo Meroni et Elia Battistini, trois anciens gérants de GAM, ont rejoint la boutique suisse Graian Capital Management, a appris Citywire. Le premier a été embauché récemment comme directeur des actions. Les deux autres ont intégré la société en début d’année comme gérants de portefeuille. Ils avaient tous les trois fait les frais de la restructuration du bureau de Lugano en septembre 2021.
Chris Hohn, dirigeant du hedge fund The Children Investment Fund Management (TCI Fund Management), a vertement critiqué la stratégie dite d’engagement des sociétés de gestion avec les entreprises sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’investisseur, qui s’exprimait jeudi dans le cadre d’une conférence de Bloomberg sur l’investissement ESG, a assimilé l’engagement à «du bla-bla» sans action significative, reprenant une formule de l’activiste Greta Thunberg. Chris Hohn ne voit aucune évidence que cette stratégie fonctionne, constatant que les émissions de gaz à effet de serre actuelles au niveau mondial sont davantage en hausse qu’en baisse. Le directeur général de TCI Fund Management, qui a fait des dons à l’ONG Extinction Rebellion, estime qu’il y a une faillite collective dans le monde de l’investissement ESG. Il a indiqué que TCI était en train de déposer des résolutions demandant aux conseils d’administration d’entreprises d’«expliquer et justifier» pourquoi ils ne sont pas en mesure d’atteindre les objectifs climatiques à court terme. Autre intervenante de la conférence, l’ex-responsable de la durabilité de DWS, Desiree Fixler, a déclaré que les personnes chargées de faire appliquer les politiques et discours de durabilité dans leurs entreprises doivent «sortir le fouet»pour s’assurer qu’elles le soient. Desiree Fixler avait dénoncé l’an dernier le fait que son ancien employeur avait gonflé ses efforts dans l’ESG. Ses révélations avaient donné lieu à une enquête du régulateur américain Securities & Exchange Commission. La fonction d’officier de la durabilité en entreprise n’est «pas un job marketing», a-t-elle ajouté.
La garantie de la stabilité du système financier prime sur la protection des investisseurs dans l’affaire Banco Popular, juge la cour de justice de l’UE.
Le gestionnaire helvétique Pictet Asset Management va prendre part, en qualité de membre fondateur, à unprogramme international de recherche visant à aider le secteur financier à concevoir des stratégies axées sur la préservation du capital naturel et l’enraiement de l’érosion de la biodiversité. Ce programme, intitulé Biofin, qui va durer quatre ans, est encadrée par le Stockholm Resilience Centre (SRC) de l’Université de Stockholm et sera financé à hauteur d’environ 5 millions d’euros par Mistra, fondation suédoise pour la recherche stratégique sur l’environnement. La plateforme des Principes pour l’investissement responsables des Nations unies (UN PRI) et l’Université de Stanford en sont partenaires. Biofin sera dirigé par Gary Peterson, professeur au SRC, qui a fait partie des auteurs principaux chargés de coordonner les rapports « Scenarios Assessment » dans le cadre du Millennium Ecosystem Assessment et « Scénarios et modèle pour l’évaluation de la biodiversité » de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Il sera épaulé par Beatrice Crona, directrice scientifique adjointe au SRC. « La création d’un monde durable passe par une transformation en profondeur et le financement joue un rôle déterminant dans la concrétisation du changement. Afin de favoriser cette transformation, nous allons œuvrer pour que l’investissement traditionnel tienne davantage compte de la complexité du vivant. Et nous allons explorer d’autres formes d’investissement susceptibles de rapprocher le monde de la finance et celui du vivant », commente Gary Peterson. Pictet AM utilise les travaux du SRC pour la gestion de sa stratégiePictet-Global Environmental Opportunities.
La société de gestion First Sentier Investors vient de recruter Marcus Ong au rang de directeur, chargé des institutionnels pour l’Asie du Sud-est. Basé à Singapour, il sera chargé des fonds souverains, des banques centrales, des assureurs et des fonds de dotation. Il sera rattaché à Christy Goh, directrice de la distribution en Asie du Sud-Est. Marcus Ong arrive de Franklin Templeton, où il était co-directeur de l’activité institutionnelle pour la même région depuis 2016. Auparavant, il a travaillé comme sélectionneur de fonds pour l’Urban Redevelopment Authority of Singapore (URA). Au début de sa carrière, il a été associé financier chez NTUC Income, avant de rejoindre Central Provident Fund Board comme manager.
Toby Nangle, responsable de l’allocation d’actifs et de la gestion multi-actifs pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique de Columbia Threadneedle, est sur le départ, rapporte Citywire. L’intéressé a passé une dizaine d’années au sein du gestionnaire. Il sera remplacé par Paul Niven, l’actuel managing director et responsable de la gestion multi-actifs de BMO GAM (EMEA). La franchise de BMO a été rachetée par Columbia Threadneedle en novembre dernier.
Le gestionnaire d’actifs Mirabaud Asset Management a annoncé, ce jeudi, le closing de son fonds immobilier Mirabaud Grand Paris. La firme a levé 150 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels et de family offices européens. Le fonds Mirabaud Grand Paris vise à soutenir l'émergence du projet du Grand Paris,qui vise à intégrer les territoires autour de Paris en une vaste et unique agglomération de 7,5 millions d’habitants interconnectés grâce à la modernisation des infrastructures estimée à 35 milliards d’euros. Le fonds, qui a déjà réalisé 10 opérations, co-investit avec des promoteurs immobiliers dans le but d’acquérir des terrains ou des bâtiments déjà existants et de les redévelopper en projets commerciaux et résidentiels.