BPE devient Louvre Banque Privée. Derrière le changement de nom annoncé lors d’une conférence de presse ce mardi11 mai,une stratégie de croissance qui reposesur l’acquisition de nouveaux clients mais qui lorgne également sur lesclients patrimoniaux(plus de 250.000 euros d’actifs financiers) domiciliés à La Banque Postale (LBP). Un nouveau pôle privé, dont la responsabilité sera confié à Jean-Marc Ribes, président du directoire Louvre Banque Privée, fera le lien entre ces clientset ceux de la banque privée par le biais des agences déjà ancrées dans les territoires. Le choix de la domiciliation bancaire La stratégie se veut la moins agressive possible : les clients sont bi-bancarisés et peuvent donc conserver leurs comptes à LBP tout en bénéficiant des servicesde Louvre Banque Privée. Celle-ci mettra à leur disposition ses cinq domaines d’expertise que sont l’ingénierie patrimoniale, la gestion de fortune, la gestion sous mandat, l’investissement immobilier en direct et les solutions de financements patrimoniaux.«Ce concept du libre choix n’existe pas ailleurs», affirme Philippe Heim,président du directoire de LBP. «Tous les grands réseaux non mutualistes de banques commerciales ont lancé une stratégie deconquêtedes clients stratégiques, développe Jean-Marc Ribes. Ce mouvement est un modèle de marché. Pour nous, c’est une stratégie défensive.Notre cœur de cible se situe entre 250.000 euros et 1 million d’euros d’actifs même si on ne s’interdit rien.» Côté prospects, Louvre Banque Privée dispose d’une belle marge de manoeuvre : le pôle privé compte aujourd’hui 675.000 clients pour 70 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Sur ce montant, 56 milliards d’euros appartiennent aux clients patrimoniaux et 14 milliards d’euros aux 64.000 clientsde la banque privée. Un plan de déploiement à horizon 2025 A horizon 2025, le groupe compte faire grossir les encours gérés par le pôle privé à 85 milliards d’euros, dont 25 milliards par Louvre Banque Privée. En déployant cette stratégie d’expertises croisées, la banque privée veut faire grossir ses rangs pour atteindre les 220.000 clients à cette date.«C’est un plan de valorisation de la clientèle existante mais également de conquête d’une nouvelle», indique Jean-Marc Ribes, sans vouloir répondre sur la part que représentera chacune au sein des effectifs projetés. Sur le terrain, les 28 pôles de gestion privée (d’anciennes agences LBP) et 57 espaces de banque privée en bureaux de poste déjà implantés ne seront pas suffisants pour satisfaire les ambitions du groupe. Il entend doubler sa présence en région grâce à l’ouverture de 100 nouveaux espaces sur la durée du plan. En parallèle, LBP prévoit le recrutement de 250 nouveaux collaborateurs dans les fonctions régaliennes et commerciales. Ilss’ajouteront aux 1.000 conseillers patrimoniaux déjà présents sur le réseau et aux 420 collaborateurs de Louvre Banque Privée. Louvre Banque Privée se situe actuellement en quatrième position des banques privées en France, mais ambitionne de passer en troisième position d’ici à la réalisation de son plan stratégique. Elle est actuellement devancée par les banques privées de BNP Paribas, de la Société Générale et du Crédit Agricole, qui bénéficie de son solide ancrage dans les territoires. «La banque privée est celle qui mise le plus sur le relationnel pour se développeret nous avons un solide track record, ce qui va participer à la conquête des nouveaux clients», soutient Philippe Heim.
Lombard Odier Investment Managers et l’Alliance pour l’élimination des déchets plastiques vont lancer un fonds appelé « Circular Plastic ». Ce produit vise à lever 500 millions de dollars auprès d’investisseurs institutionnels et d’investisseurs accrédités pour déployer des solutions innovantes visant à éliminer les déchets plastiques, à augmenter le recyclage et à conduire la transition mondiale vers une économie circulaire du plastique. L’Alliance sera l’un des investisseurs principaux de cette stratégie. Le fonds, créé à l’issue d’un appel d’offres de l’Alliance, vise à cibler les points principaux qui peuvent contribuer directement à une économie circulaire du plastique et à accélérer les opportunités dans la gestion globale des déchets (en amont et en aval) - notamment les infrastructures de collecte, de tri et de recyclage, les solutions pour améliorer la durabilité du plastique ainsi que sa réutilisation et sa recyclabilité. Il entend également stimuler l’innovation dans la production des plastiques, ce qui peut simplifier ou rendre plus efficace le traitement du produit en fin de vie. L’Alliance agira en tant que conseiller technique avec l’aide d’une équipe de professionnels qui fourniront des conseils sur la faisabilité technique, la viabilité commerciale et l’évolutivité des solutions d’économie circulaire des plastiques, ainsi que sur les technologies et les infrastructures de gestion des déchets. La gestion est assurée par LOIM.
Dans une intervention au Fund Forum de Monaco, Klaus Schuster, directeur général pour la région EMEA et directeur mondial de la gestion de fortune chez PineBridge Investments, a listé ses priorités stratégiques pour combattre la pression sur les frais.
La gestion d’actifs doit revoir son modèle de fond en comble d’ici 2030, de son organisation à sa distribution de produits en passant par sa culture de recrutement de talents. Tel est le constat qu’a posé Hermin Hologan, responsable des métiers de la gestion d’actifs et de fortune pour la région Europe, Moyen-Orient, Inde et Afrique chez EY, en préambule de la table ronde des «directeurs généraux» qu’il a modérée lors du Fund Forum à Monaco, ce mercredi. L’audience composée de professionnels du secteur de la gestion d’actifs a été sondée, dans le cadre de ce panel, sur les trois scénarios dont elle estimait la réalisation la plus probable d’ici 2030. «La transparence pour tous les actifs et l’impact sur le monde pour chaque investisseur» demeure, et de loin, le plus probable selon eux devant «la création de valeur sur le long-terme et l’impact comme base pour la rémunération et les frais des gestionnaires» et « le gérant de portefeuille augmenté grâce à l’intelligence artificielle et le calcul quantique». Pour Brigitte Daurelle, directrice générale de la plateforme de distribution de fonds MFEX by Euroclear, la technologie est un élément-clé de l’évolution de la gestion d’actifs d’ici et après 2030. «Nous sommes juste au commencement de l’utilisation de l’intelligence artificiellepour la gestion de données. Quoi que la technologie puisse apporter en soutien de l’industrie, cela est le bienvenu », dit-elle. La tech aura son rôle à jouer dans le futur de la distribution de fonds. Le modèle direct-to-consumer (vente directe au client final) va probablement gagner du terrain mais sera un modèle parmi d’autres, affirme Brigitte Daurelle, selon qui l’industrie doit par ailleurs «se saisir du paradigme ESG». Åsa Norrie, directrice générale Europe et responsable de la distribution européenne de la société de gestion américaine Principal Global Investors depuis 2021, estime qu’une grande place attend l’IA et la robotique dans la gestion d’actifs d’ici 2030. Robots et algorithmes ne sont pas encore capables de détecter certains événements de marchés comme les fraudes à la Madoff de type pyramide de Ponzi ou à la Archegos, souligne-t-elle néanmoins. Åsa Norrie indique par ailleurs avoir passé sa première année de dirigeante chez PGI à concentrer ses efforts sur deux autres sujets majeursde transformation dans l’industrie : la future croissance et la culture d’entreprise qui englobe les sujets de diversité et d’inclusion ou encore de bien-être des employés. Les ETF sur les actifs privés «pas pour demain» Autre moteur de la transformation en cours et à venir de la gestion d’actifs, la transparence. Et en la matière, Mario Giannini, directeur la région Europe, Moyen-Orient et Afrique pour la société de gestion alternative Hamilton Lane, estime que les marchés privés sont bien plus en avance que les marchés publics. «Le degré de transparence sera encore bien plus élevé dans les sociétés privées que dans les compagnies cotées dans les années qui viennent», parie-il. Aussi voit-il les marchés privés continuer à surperformer les marchés publics grâce à leur structure de rémunération. «Nous ne sommes payés que si nous créons de la valeur et offrons du rendement dans les marchés privés. C’est pourquoi nous attirons toujours autant les investisseurs», rappelle-t-il. Si sur l’aspect produits, de plus en plus de gestionnaires se tournent vers les stratégies privées et passives dans l’espoir d’attirer des investisseurs, Mario Giannini se montre confiant sur le fait qu’un mélange de ces deux univers n’est pas pour tout de suite. «Ce n’est pas demain que des stratégies passives pourront répliquer des indices marchés privés. La clé pour les stratégies passives reste l’achat de l’actif sous-jacent. Or, un indice sur les marchés privés serait un peu similaire à un indice sur les œuvres d’art. Vous ne pouvez pas vraiment acheter une Mona Lisa (célèbre tableau de Léonard de Vinci, ndlr)», dit-il. Focus «bloqué» Le directeur général de Mediolanum Asset Management, Furio Pietribiasi, a, lui, mis en exergue les problèmes rencontrés par l’industrie de la gestion d’actifs d’un point de vue distribution.«La façon de distribuer leurs fonds a été une problématique assez secondaire chez les gestionnaires d’actifs ces dernières années étant donné que les marchés étaient en hausse, relève-t-il. Mais elle est devenue aujourd’hui un problème central pour presque tout le monde, la création de valeur étant plus difficile.» Selon Furio Pietribiasi, le focus de l’industrie est «bloqué» sur les problématiques de rapport qualité-prix, de transparence et de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. «On m’a demandé si je comptais garder des fonds catégorisés article 6 au sens du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). La réponse est oui bien sûr car cela ne fait aucun sens de n’avoir que des fonds article 8 (qui promeuvent des caractéristiques environnementales et/ou sociales, ndlr) et article 9 (qui promeuvent un objectif clair d’investissement durable, ndlr) sur une large plateforme comme la nôtre. Les fonds article 6 (qui ne promeuvent aucune caractéristique durable, ndlr) offrent de bons rendements avec ce qu’il se passe actuellement sur les marchés», constate le directeur général de Mediolanum AM. D’après lui, les gestionnaires devraient d’abord avoir en tête une vision claire des besoins de leurs clients. Des clients qui demandent avant toute chose aux gestionnaires de les aider à financer leur future retraite ou les études de leurs enfants à l’université, conclut-il.
Société Générale Private Banking a annoncé ce 11 mai l’arrivée d’un nouveau fonds au sein de la gamme Moorea. Il s’agit d’une stratégie à impact climatique, dénommée «Moorea Fund- Sustainable Climate Action». Le fonds sera cogéré par Société Générale Private Wealth Management et SG 29 Haussmann. La stratégie va investir dans des sociétés internationales à fort impact environnemental, avec pour objectif de délivrer une intensité carbone significativement inférieure à 20% par rapport à l’indice MSCI World All Country (MSCI ACWI Index), le tout avec un portefeuille aligné sur le scénario de Paris. Ce véhicule UCITS est par ailleurs classé 9 selon la réglementation européenne SFDR.
La société de conseil Hexagone vient de recruter David Kochanek comme responsable de relations avec les investisseurs institutionnels. Trois autres collaborateurs ont également été recruté dernièrement : Vincent Jolly comme responsable middle office et reporting, Vincent Miano en tant que développeur senior Filemaker, et Stéphen Biabiany comme chargé de reporting et middle office. David Kochanek arrive d’Amundi, où il était responsable d’un portefeuille de clients institutionnels français du LCL et des Caisses Régionales du Crédit Agricole depuis 2016. Auparavant, il y a été responsable commercial d’Amundi AM pour les clients entreprises (2015-2016), responsable commercial régional pour Société Générale Gestion (2011-2015), et contrôleur de gestion (2007-2011).
Une nouvelle étude à charge contre le Label ISR vient de sortir. Cette fois il s’agit du cabinet de conseil Axylia, fondé par Vincent Auriac, pour qui le marché des fonds labellisés ISR pèserait moins de 10% du marché de la gestion collective française au lieu des 31% calculables sur la base des chiffres officiels. Pour arriver à ce décompte, Axylia se base sur deux grands postulats qui se veulent un meilleur reflet de la réalité du marché. Le premier est que les fonds labellisés ISR comprennent à la fois des fonds de droit français et étrangers qui sont comptabilisés pour la totalité de leurs encours. Or si cela parait normal pour les fonds de droit français, cela l’est moins pour ceux de droit étranger dans la mesure où ces fonds sont créés pour une clientèle internationale. Le cabinet de conseil estime donc qu’il faut retirer la clientèle étrangère des encours de ces fonds car ils n’achètent pas le véhicule pour son label français (presque chaque grand pays de gestion ayant son propre label). Le calcul exact étant impossible à faire en raison du manque de données, il se base sur les chiffres de l’Efama qui évaluent à 25% la part des clients français dans les fonds européens. «Le marché français du label ISR serait donc artificiellement gonflé de 190 milliards d’euros», note Vincent Auriac. Deuxième postulat : les fonds monétaires ne peuvent pas être considérés comme de vrais fonds ISR puisqu’il n’y a pas d’engagement possible de la part du gestionnaire par le vote aux assemblées générales (il détient de la dette et non pas du capital). En outre, les fonds monétaires contiennent largement des titres de court terme et qui sont émis pas des banques et plus rarement par des entreprises non financières. Or, les fonds monétaires représentent 60% des encours des fonds labellisés ISR de droit français. Un an auparavant, c'était seulement 30% et un an encore avant zéro. A noter également, qu’aucune société de gestion étrangère n’a cherché à faire labelliser de fonds monétaires, l’exercice étant donc typiquement français et à mettre à l’actif essentiellement d’Amundi. Un élément qui avait soulevé aussi en 2020 la colère du FIR dans un raport d'étude. Or selon Axylia, les fonds monétaires labellisés représenteraient un total de 263 milliards d’euros des fonds labellisés. Conclusion: le marché des fonds labellisés ISR en France n’est pas de 700 milliards comme affiché fin 2021, mais de seulement 216 milliards, soit moins du tiers des chiffres publiés par le Label.
L’industrie mondiale des ETF (fonds indiciels cotés) a recueilli 31,42 milliards de dollars de souscriptions nettes en avril 2022, portant la collecte nette depuis le début de l’année à 337,11 milliards de dollars. Au cours du mois d’avril 2022, les actifs investis dans l’industrie mondiale des ETF ont diminué de 7,4 %, revenant de 10.090 milliards de dollars à la fin du mois de mars à 9.340 milliards de dollars, selon les chiffres compilés par ETFGI, une société de recherche et de conseil sur ETF et ETP. Il s’agit du 35e mois consécutif de collecte positive au niveau mondial. Les ETF et ETP sur les actions ont par contre subi des rachats nets de 1,75 milliard de dollars en avril.
La présidente de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a dit envisager mercredi le déclenchement d’une procédure de sanction pécuniaire contre la start-up américaine Clearview AI, spécialisée dans la reconnaissance faciale, qu’elle avait mise en demeure l’année dernière de cesser de collecter et d’utiliser des photographies et vidéos publiquement accessibles sur internet. En décembre 2021, la Cnil avait enjoint à la société américaine de «cesser la collecte et l’usage des données de personnes se trouvant sur le territoire français en l’absence de base légale» et de «faciliter l’exercice des droits des personnes concernées et de faire droit aux demandes d’effacement formulées». La Commission avait alors donné deux mois à la start-up pour se conformer à ces injonctions. Selon la Cnil, les pratiques de la société américaine contreviennent au RGPD, le règlement général sur la protection des données adopté en 2016 qui encadre le traitement des données personnelles sur le territoire de l’Union européenne.
Certains professionnels estiment que des dispositions envisagées par le Parlement européen dans le cadre de la réglementation CSRD complexifient à l’excès le reporting non financier.
Le sujet du pouvoir d’achat, qui a dominé la campagne présidentielle et s’annonce majeur pour celle des législatives de juin, était mercredi au menu de ce qui devait être le dernier conseil des ministres du gouvernement de Jean Castex. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a confirmé que les mesures de pouvoir d’achat promises par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle seraient rassemblées dans un projet de loi de finances rectificative (PLFR) présenté dès après les élections législatives des 12 et 19 juin. Le texte intègrera notamment la création d’un chèque alimentaire - de l’ordre de 60 euros par mois selon le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie -, le triplement de la «prime Macron» actuellement plafonnée à 2.000 euros, la prolongation jusqu'à la fin 2022 du «bouclier tarifaire» sur les prix de l'énergie ou encore la mise en place d’un dispositif ciblé pour faire face à la hausse des prix des carburants. La remise de 18 centimes par litre sera prolongée et a vocation à être remplacée par un dispositif pérenne. Est également prévue une revalorisation avec l’inflation des pensions de retraite et des minima sociaux et ce, au 1er juillet.
Neuberger Berman vient de lancer au format Ucits sa stratégie Next Generation Space Economy pour l’Europe, rapporte Bluerating. Le fonds est géré par Michael Barr et Hari Ramanan, deux gérants basés à New York disposant d’un historique de trois ans dans l’économie de l’espace.
L’investisseur activiste Bluebell Capital Partners demande au producteur de matériaux de construction Saint-Gobain de remanier ses activités et de remplacer le président de son conseil d’administration, Pierre-André de Chalendar, a confirmé mercredi une source proche du dossier à l’agence Agefi-Dow Jones. Ces informations avaient été précédemment rapportées par le Financial Times. Le fonds britannique Bluebell, qui possède moins de 0,5% du capital de Saint-Gobain, juge les performances du groupe français «décevantes». Rendu célèbre en France l’an passé pour sa campagne d’activisme visant Danone, Bluebell appelle ainsi Saint-Gobain à céder ou à introduire en Bourses ses activités de distribution, afin d’accroître sa valorisation boursière. L’investisseur fait également pression pour que le conseil d’administration remplace Pierre-André Chalendar, qui a cumulé les fonctions de président et directeur général pendant plus de dix ans, par un président indépendant. «Nous apprécions les contributions et les points de vue que nous recevons des investisseurs et le dialogue constructif que nous entretenons avec eux», a réagi Saint-Gobain, dans une déclaration transmise à l’agence Agefi-Dow Jones.
Le gérant finlandais Evli vient de lever 94 millions d’euros pour un fonds de fonds forestier. Dénommé Impact Forest Fund I, cette stratégie est distribuée auprès d’investisseurs institutionnels et de particuliers fortunés. Elle a déjà investi dans trois fonds situés dans les Amériques, et compte en avoir au total six ou sept dans son portefeuille.
Pictet Asset Management lance le fonds Pictet-Global Climate Government Bond. Conforme à la directive Ucits et domicilié au Luxembourg, il investit dans les obligations d’Etat des marchés développés et émergents en fonction des mesures mises en place par les différents pays pour gérer leurs émissions de carbone. Il suit les dispositions de l’article 9 du règlement européen SFDR et s’appuie sur un conseil consultatif composé d’experts des questions climatiques. Le fonds Pictet-Global Climate Government Bond s’adresse à des investisseurs institutionnels et professionnels recherchant le profil risque/rendement des obligations souveraines mondiales, mais avec une empreinte carbone limitée. Le capital est affecté aux pays dont les émissions de carbone affichent la baisse la plus marquée à la fois en chiffres absolus et proportionnellement à la taille de leur économie. Cette approche peut ne pas prendre en compte des pays qui sont des piliers des indices obligataires traditionnels, offrant ainsi une diversification supplémentaire aux investisseurs, affirme Pictet. La société de gestion explique qu’afin d’obtenir des résultats optimaux, le processus analyse les émissions de CO2 des pays signataires de l’Accord de Paris pour former l’univers d’investissement, le carbone étant considéré comme le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. De plus, le conseil consultatif sur lequel s’appuie l’équipe de gestion du fonds fournit un éclairage sur les politiques et les tendances en matière de lutte contre le changement climatique des pays retenus. La stratégie d’investissement récompense les pays – aussi bien émergents que développés – jugés comme étant engagés dans la bonne voie pour réduire leurs émissions de carbone. Le conseil consultatif du fonds se compose d’universitaires spécialisés sur le changement climatique: Michaël Köhl, professeur responsable du département d’économie forestière internationale à l’Institut des sciences du bois de l’Université de Hambourg; Joeri Rogelj, directeur de recherche au Grantham Institute et chargé de cours en sciences et politiques climatiques au Centre de politique environnementale de l’Imperial College de Londres; et Vaclav Smil, professeur émérite au sein du département des sciences de l’environnement et de géographie de l’Université de Manitoba (Winnipeg), membre de la Société royale du Canada (Académie des sciences) et membre de l’Ordre du Canada. Compartiment de la Sicav de droit luxembourgeois Pictet, le fonds est enregistré dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Liechtenstein, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Singapour et Suède.
La présidente de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a dit envisager mercredi le déclenchement d’une procédure de sanction pécuniaire contre la start-up américaine Clearview AI, spécialisée dans la reconnaissance faciale, qu’elle avait mise en demeure l’année dernière de cesser de collecter et d’utiliser des photographies et vidéos publiquement accessibles sur internet.
Le sujet du pouvoir d’achat, qui a dominé la campagne présidentielle et s’annonce majeur pour celle des législatives de juin, était mercredi au menu de ce qui devait être le dernier conseil des ministres du gouvernement de Jean Castex.
KKR et BlackRock ont obtenu de la part de la Chine les autorisations nécessaires permettant à leurs entités locales nouvellement créées de lever des fonds pour investir à l'étranger, selon des documents officiels vus par Reuters. Ces approbations sont les plus importantes du genre depuis le début de l’année et indiquent que Pékin va de l’avant dans l’ouverture de ses marchés financiers aux étrangers, malgré les inquiétudes liées à la dépréciation de la monnaie et les blocages prolongés liés au COVID dans son centre financier, Shanghai, écrit l’agence de presse. Les sociétés de gestion de fonds des deux sociétés ont franchi les derniers obstacles pour obtenir des quotas dans le cadre du programme chinois de partenariat limité domestique qualifié (QDLP), vieux de neuf ans, selon les documents déposés, ce qui leur permet d’investir des fonds collectés sur le territoire chinois, auprès d’investisseurs fortunés et institutionnels, dans des fonds offshore.
Cinq ans après son lancement avec 100 milliards de dollars, le Vision Fund de SoftBank affiche une performance embarrassante, rapporte le Wall Street Journal. Conçu avec l’objectif de financer une génération entière de futurs géants de la tech, le fonds a levé près de 30 fois plus d’argent que les autres fonds de venture capital à l’époque. Il est désormais l’une des victimes les plus visibles de la déroute de la tech. Les actions cotées qui composent le gros du portefeuille du Vision Fund ont chuté de plus de la moitié depuis le début de l’année (à lundi). Cela implique une perte de plus de 25 milliards de dollars si SoftBank détient encore ces entreprises, selon une analyse du WSJ. Le Vision Fund était tout de même valorisé à 138,5 milliards de dollars fin 2021, ce qui lui conférait un rendement d’environ 40 % sur 4 ans et demi.
Le spécialiste des jetons non fongibles,Arianee vient de boucler un tour de table de 20 millions d’euros. Il a étémené par le fonds américain Tiger Global qui a récemment investi dans plusieurs licornes françaises comme Spendesk, Ankorstore ou encore Qonto. Déjà présents lors de la dernière levée de fonds, Bpifrance, Isai, Noia Capital et Cygni Labs continuent l’aventure. Commerce Ventures, Motier Ventures et l’ancien PDG de Jimmy Choo, Pierre Denis, entrent également au capital. L’investissement s’est fait en partie en ARIA20 (le token de la start-up) et en actions. Ildevra permettre à l’entreprise française, dont les effectifs ont triplé depuis mars dernier, date du dernier tour de table, d’accélérer sa présence internationale, notamment avec l’ouverture d’un bureau à New York. Mais aussi de s’élargir à d’autres secteurs que le luxe et la mode. «Il y a six mois, c’était plus difficile de parler du web 3 avec les marques», explique Pierre-Nicolas Hurstel, directeur général et co-fondateur d’Arianee. Mais la récente vague des NFT (jetons non-fongibles) et du métavers confirme une tendance sur laquelle la start-upmise depuis son lancement en 2018.
Un grand pas pour l’une de plus grosses sociétés de productions audiovisuelles européennes. L’homme d’affaires Stéphane Courbit prépare l’entrée en Bourse de sa société de production télévisée Banijay et le groupe de paris sportifs en ligne Betclic. L’opération sera réalisée via une société d’investissement cotée (Special purpose acquisition company, ou Spac), Pegasus Entrepreneurs, dans laquelle des investisseurs majeurs, tel Bernard Arnault, se sont déjà engagés à verser leur obole. Banijay et Betclic fusionneront donc avec ce Spac, Pegasus Entrepreneurs, véhicule fondé par le gérant d’actifs Tikehau Capital et Financière Agache, la société d’investissement de Bernard Arnault. FL Investissement La nouvelle société, baptisée FL Investissement, sera cotée sur Euronext à Amsterdam à compter du 1er juillet. Elle aura une capitalisation boursière de 4,1 milliards d’euros, pour une valeur d’entreprise de 7,2 milliards d‘euros, comprenant 2,3 milliards d’euros de dette financière, 400 millions d’intérêts minoritaires et 300 millions d’éléments additionnels. François Riahi, ancien banquier et directeur général de Financière Lov, deviendra le directeur général de l’entité cotée, et Stéphane Courbit en sera le président. «Cette opération nous permet de coter FL Entertainment et de simplifier nos structures capitalistiques. Nous aurons aussi un apport d’argent frais de l’ordre de 750 millions d’euros»,a précisé François Riahi mardi, lors d’une conférence téléphonique avec quelques journalistes. Sur cet objectif, «plus de 620 millions d’euros sont déjà acquis aujourd’hui au moment de cette annonce», a ajouté le dirigeant. Le groupe Lov injectera 250 millions d’euros dans FL Entertainment dans le cadre de l’opération et détiendra 46% de son capital. Les actionnaires existants de Banijay et Betclic, le conglomérat de médias Vivendi, le fonds monégasque Société des Bains de Mer et la société Fimalac du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, se sont engagés à remettre de l’argent dans la nouvelle société. Ils détiendront respectivement 20%, 10% et 7% du capital social. L’opération avec le Spac permettra de lever 220 millions d’euros de financement «Pipe» - ces actions vendues à des investisseurs institutionnels. Tikehau Capital et Financière Agache apporteront 50 millions d’euros supplémentaires et 100 millions d’euros de Pegasus Entrepreneurs sont sécurisés au travers d’engagements fermes. De Master Chef aux paris en ligne «Le point fort de cette opération est qu’ils ont tous décidé de venir comme coactionnaires de FL Entertainment – pour certains en réinvestissant en cash dans cette opération»,poursuit François Riahi. Pied à pied, il défend le modèle économique choisi: malgré les critiques actuelles, notammentdes banques d’investissement, envers les Spac,«50% des investissements du Spac sont garantis, ils vont accompagner la cible», poursuit-il. «Nous, l’ensemble des sponsors, nous engageons sur un lock up sur une période de 3 ans»,précise Nicolas Brunel de Financière Agache. Banijay, à l’origine d’émissions de téléréalité telles que Master Chef et Temptation Island, avait encore grossi en mettant la mainsur Endemol Shinepour 2 milliards d’euros en 2019 – opération qui l’avait alors amené à lever 2,4 milliards d’euros de dette. Quant à la société de paris sportifs Betclic, elle opère en France, en Italie, en Pologne et au Portugal. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 835 millions d’euros l’année dernière. Cela marque une nouvelle étape dans l’ascension progressive de Stéphane Courbit, 57 ans, qui a fait ses débuts dans la production en devenant notamment producteur des émissions «Combien ça coûte?» et «Coucou c’est nous!» au début de années 1990, avant d’acquérir progressivement des entreprises. Pour bâtir progressivement Banijay, devenu une de plus grosses sociétés de productions audiovisuelle en Europe. Elle affiche 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 433 millions d’euros d’Ebitda pour l’année 2021.
La fintech Moneyfarm compte recruter cette année une soixantaine de personnes en Italie et au Royaume-Uni, les deux marchés où elle est opérationnelle. Elle va ainsi augmenter ses effectifs de 50 %. Fin 2021, la société disposait de 130 collaborateurs. Différents profils sont recherchés: ingénieurs, conseillers financiers, chargés de marketing, développeurs… Ces embauches font suite à la levée de fonds de 53 millions d’euros souscrite notamment par M&G et Poste Italiane. Aujourd’hui, Moneyfarm affiche un encours de 2,4 milliards d’euros et plus de 80.000 clients.
Le cabinet de gestion de patrimoine Herez vient de racheter son concurrent lyonnais P4M Development. La firme gère 50 millions d’euros d’encours pour le compte de particuliers et d’entreprises. A l’issue de ce rapprochement, Stéphane Pourcher et Christopher Fournier, conseillers en investissements financiers associés deP4M Development deviennent actionnaires d’Herez, et dirigeront les équipes du bureau lyonnais. Herez compte désormais quelques 3,2 milliards d’euros d’encours sous conseil.
Le quotidien de Boris Collardi semble bien intense ces derniers temps. Après avoir pris 3,6% de la banque privée suisse EFG International, le banquier vient d’entrer au capital du club de football italien US Lecce, rapporte la presse transalpine. Il vient ainsi de prendre 10% des parts du nouveau champion de deuxième division, qui jouera en Serie A l’année prochaine. Boris Collardi rejoint dans ce club le banquier genevois René de Picciotto, fondateur de la société de gestion Fransad Gestion, rachetée en 2015 par Julius Baer, là où Boris Collardi a connu ses meilleures années entre 2009 et 2018.
La société de gestion immobilière suisse Gefiswiss, spécialisée dans les actifs durables, a annoncé ce 10 mai le lancement d’un nouveau fonds sur des projets d’infrastructures énergétiques. La stratégie d’investissement se concentrera sur des solutions locales de production d’énergie verte pour des parcs d’immeubles ou des installations publiques. Ce fonds, qui est une sicav luxembourgeoise, compte lever initialement 50 millions de francs suisses (48 millions d’euros). Il sera ensuite alimenté par une ou deux levées de fonds par an, a indiqué César Pidoux, le responsable des relations investisseurs et du business development, à Allnews.
Dans la perspective de la réforme prochaine du label français, plusieurs voix s’élèvent pour accroître le niveau d’exigences dans les fonds labellisés.