Chandrima Das, la directrice mondiale des investissements discrétionnaires de Standard Chartered, vient de quitter la société après un an à ce poste, a appris Citywire Asia. La suite de sa carrière n’est pas connue. L’intéressée a notamment travaillé par le passé chez ING IM comme directrice générale pour l’Asie Pacifique, et comme directrice de la plateforme de fonds offshores de Prudential AM.
Exode à Wall Street... La décollecte générale des fonds d’investissement s’étend à davantage de stratégies, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Sur le plan des classes d’actifs, aucune n’a trouvé grâce aux yeux des investisseurs internationaux. Entre le 5 et le 11 mai, les fonds monétaires ont rendu 19,7 milliards de dollars (19,5 milliards d’euros), les fonds obligataires 11,4 milliards, les fonds actions 6,2 milliards, et les fonds sur l’or 1,8 milliard. Dans l’univers obligataire, seuls les fonds de dettes souveraines non-indexées à l’inflation ont connu une collecte positive, avec +11,5 milliards de dollars. Les fonds de dette souveraines indexées à l’inflation ont eux rendu 0,4 milliard. Chez les fonds de dettes d’entreprises, les stratégies couvrant la dette de bonne qualité «investment grade» ont rendu 11,6 milliards de dollars, ceux sur les stratégies de haut rendement «high yield» 2,5 milliards, et ceux sur l’émergent 5,1 milliards. Dans les actions, les fonds d’actions japonaises s’en sortent avec +0,4 milliard de dollars de collecte, tandis que la collecte des fonds d’actions américaines se situe juste au-dessus de zéro. Les fonds d’actions européennes ont rendu 2,3 milliards de dollars, et ceux sur les émergents 4,4 milliards. Sur le marché américain, seuls les fonds actions de grandes capitalisations auront séduit les investisseurs, avec +6,7 milliards de dollars nets. La décollecte touche principalement les fonds croissances (-2,7 milliards de dollars), de financières (-2,6 milliards), et tech (-1,1 milliard).
Maria Szczesna, une gérante de Barings et membre de l’équipe EMEA, a décidé de quitter la société, rapporte Investment Week. L’intéressée travaillait au sein de Barings depuis 2006. Elle gérait co-gérante du Barings Emerging EMEA Opportunities trust et du Barings Eastern Europe Strategy. Matthias Siller et Adnan El-Araby continueront à se partager ses responsabilités.
À l'exception des obligations souveraines non indexées sur l'inflation, toutes les classes d'actifs ont subi une décollecte cette semaine selon les chiffres de BofA Global Research.
Le courtier brésilien XP s’apprête à lancer une plateforme de négociation d’actifs numériques en collaboration avec le Nasdaq, a déclaré la société jeudi. La plateforme, appelée XTAGE, proposera dans un premier temps le trading de crypto-monnaies lors de son lancement, qui devrait intervenir à la fin du deuxième trimestre 2022. À moyen terme, «XP prévoit d'élargir son offre pour inclure d’autres types d’actifs, à mesure que les tendances du marché et l’appétit des investisseurs continuent d'évoluer.» La nouvelle fonctionnalité sera disponible pour les 3,5 millions de clients de XP au Brésil via son application de trading existante.
Le Vision Fund de Softbank a publié jeudi une perte historique de 26 milliards de dollars (3.400 milliards de yens) pour son dernier exercice fiscal clos fin mars 2022. Ses actifs totalisaient alors 176 milliards de dollars, répartis entre plusieurs véhicules. La part de cette perte revenant à Softbank Group se monte à 13,1 milliards de dollars. C’est sa plus lourde perte en 40 ans d’existence. La société explique cette contre-performance parla baisse des cours des actions de la plupart des sociétés cotées de son portefeuille notamment à cause de «l'évitement général des actions technologiques à forte croissance en raison d’une anticipation de taux d’intérêt plus élevés». La stratégie du Vision Fund, résolument orientée vers ces valeurs, est aujourd’hui de plus en plus décriée et certaines des opérations du fonds sont remises en cause. La société de commerce électronique sud-coréenne Coupang se négocie par exemple 70% en dessous de son prix d’introduction. Parmi les principaux investissements de Softbank se trouvent toujours les entreprises américaines Uber Technologies et DoorDash, ainsi que le groupe chinois Alibaba dont les actions ont chuté de 50% en un an. Vision Fund compte 475 sociétés dans son portefeuille et a effectué 43 investissements sur le trimestre écoulé.
Le Crédit Agricole va proposer de la conservation de cryptoactifs pour ses clients. L’information a été révéléejeudi matin par The Big Whale, un média spécialisé dans l’actualité crypto qui parlait «d’une idée qui avançait bien en interne», citant une source au sein de la banque.Selon les informations recueillies par L’Agefi, le Crédit Agricole pourraitproposer un ensemble de solutions«dans les prochains mois, même avant la fin de l’année». Un changement de position qui s’explique par la pression des clients de la banque verte, «de plus en plus désireux d’accéder à ce genre de services», nous explique-t-on. «En France, la banque Delubac et Cie a franchi le pas pour conserver des cryptoactifs. Les banques françaises ont longtemps rejeté ce mouvement mais elles sont en train de s’y mettre», relève Julien Maldonato, associé innovation financière chez Deloitte, cabinet qui a récemment sorti une étude sur le sujet.
Fidelity International a recruté douze personnes dans son équipe de crédit privé, rapporte la presse britannique. L'équipe avait été créée début 2021 pour lancer une gamme complète de stratégies de prêts et de crédit privé. Les recrutements comptent notamment Marc Preiser, en tant que gérant de portefeuille, qui se concentrera sur le développement et le lancement d’une offre de prêt direct. Il rejoint l'équipe après avoir passé cinq ans chez Apollo Global Management, où il a développé et géré l’activité de prêt direct d’Apollo en Europe.
Franklin Templeton est la société de gestion dont les fonds d’investissement transfrontaliers sont distribués dans le plus grand nombre de marchés différents au monde selon une récente étude du consultant EY sur le sujet. Les fonds du gestionnaire américain étaient commercialisés dans 60 pays fin 2021. Sondée ce jeudi en marge du Fund Forum à Monaco sur le phénomène de démondialisation, la directrice générale de la firme, Jenny Johnson, a souligné l’importance d’être local pour un gestionnaire d’actifs aussi international que Franklin Templeton (1.456 milliards de dollars d’encours gérés à fin avril 2022). «Dans le monde du sport, aucun supporter ne soutient toutes les équipes du championnat mais juste l’équipe locale. Ce biais local est perceptible dans le domaine de l’investissement et persistera. Les flux entrants dans les marchés de fonds locaux sont en général de l’ordre de 70% pour les gérants locaux et le reste pour les gérants internationaux. Durant la pandémie de Covid, nous avons observé que les investisseurs voulaient soutenir d’abord l’économie locale, leur propre marché», dit-elle. Pour Jenny Johnson, local ne signifie pas seulement des produits locaux dans des véhicules locaux. Le service doit être local lui aussi. En ce qui concerne Franklin Templeton, il est assuré depuis 35 bureaux hors Etats-Unis à travers le monde, servant des clients dans plus de 155 pays. Ce quadrillage marque selon la dirigeante une différence concrète vis-à-vis des concurrents qui s’en tiennent à la distribution de fonds transfrontaliers à l’international sans réelle implantation locale. Personnalisation En termes de clientèle, le focus central de la distribution de fonds bascule actuellement de l’investisseur professionnel vers l’investisseur particulier. De fait, le «local» sous-tend également une personnalisation toujours plus poussée de l’offre produits et services. Et en matière de customisation, le gestionnaire américain a achevé, début 2022, l’acquisition de O’Shaughnessy Asset Management (OSAM), un fournisseur de solutions d’indexation directe (direct indexing). Cette pratique consiste en l’achat par l’investisseur de titres présents dans un indice avec les mêmes poids que dans l’indice concerné sans passer par l’achat d’un fonds mutuel ou d’un fonds indiciel coté (ETF). Le segment, que Jenny Johnson assimile à une extension des comptes gérés séparément (separate managed account) pour particuliers, a gagné en popularité pour des raisons essentiellement fiscales aux Etats-Unis mais n’a pas encore vraiment débarqué en Europe. «Le fait que l’indexation directe opère un modèle basé sur les frais est une composante importante car il en résulte une réelle transparence sur les frais payés par l’investisseur final.» Interpellée sur l’éventualité d’une cannibalisation de l’offre des fonds mutuels et ETF de Franklin et ses filiales par les solutions d’indexation directe, Jenny Johnson rétorque : «A la seconde où vous vous focalisez sur la cannibalisation de votre activité, vous sortez du jeu. Il ne faut vous concentrer que sur le client et avoir de la flexibilité pour ajouter des produits selon les souhaits des clients.» Manière de dire que le client investisseur reste le roi dans le monde de la gestion d’actifs. Divergences Le «local» ne s’arrête pas à la distribution, il se retrouve dans d’autres segments du secteur comme l’investissement durable interprété différemment aux Etats-Unis et en Europe par exemple, rappelle Jenny Johnson. L’amélioration de la data est pour elle une bonne nouvelle dans la mesure où les gérants seront de plus en plus capables d’identifier des investissements qui permettront de fournir des produits et mandats plus spécifiques et encore davantage en adéquation avec les attentes des clients. La directrice générale de Franklin Templeton prédit par ailleurs une évolution à double sens de la perception de l’investissement durable chez les clients au moment d’évoquer les questions de préférences en matière d’investissement durable rendues obligatoires par la directive européenne Mifid II et devront être posées à partir d’août par divers intermédiaires financiers. Certains clients demanderont quels sont les risques d’investir dans une société sur le long-terme d’un point de vue environnemental, social et de gouvernance quand d’autres s’intéresseront davantage à l’impact d’une société sur le monde. Ce qui résultera en deux appréciations très distinctes des fameuses préférences. Une solution parmi d’autres pour contenter tout ce monde sera d’être «glocal». Global et local à la fois.
Zencap Asset Management a annoncé ce 12 mai avoir levé 55 millions d’euros lors du premier closing de son nouveau fonds Zest II. Il s’agit d’un fonds de transition durable, notamment énergétique, qui couvre l’Europe. Le véhicule est classé 9 selon la réglementation SFDR.
Le private equity se pique pour les gérants de fortune en France. Le lyonnais Siparex vient d’entrer de manière minoritaire au capital de la Financière d’Orion, un cabinet de gestion de patrimoine conseillant quelques 1,9 milliard d’euros d’encours pour 13.000 clients. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros en 2021. Cette acquisition se double du rachat de deux cabinets de CGP par Orion : le chartrain BLC et le parisiano-breton Nexus.
L’industrie allemande de la gestion d’actifs a collecté 45,1 milliards d’euros au premier trimestre 2022, selon les statistiques de la BVI, l'équivalent de l’AFG, portant sur les fonds domiciliés outre-Rhin. La collecte s’est surtout concentrée sur les fonds retail et institutionnels au mois de janvier, avec 30,3 milliards nets. Le mois de février a vu 13 milliards supplémentaires s’ajouter, uniquement via les investisseurs institutionnels. Le mois de mars, perturbé par la guerre en Ukraine, a vu une collecte nette de 6,4 milliards sur les fonds institutionnels, et une décollecte de 2,7 milliards sur les fonds retail. Les encours totaux s'élèvent désormais à 4 150 milliards d’euros, répartis entre les fonds institutionnels (2 103 milliards) et les fonds retail (1 420 milliards). Le reste comprend les mandats discrétionnaires (581 milliards d’euros), et les fonds fermés (45 milliards). Par thématique, les fonds durables représentent 683 milliards d’euros, et les fonds immobiliers 288 milliards.
L’assureur Allianz a enregistré une décollecte nette de 9 milliards d’euros dans son activité de gestion d’actifs au premier trimestre 2022, a-t-il indiqué à l’occasion de la publication de ses résultats ce jeudi. Les encours gérés pour le compte de tiers s'établissaient à fin mars à 1.878 milliards d’euros, en retrait de 89 milliards par rapport à fin 2021. Le groupe a subi un effet de marché négatif de 110 milliards en partie compensé par un effet devises positif de 30 milliards. Le total des actifs sous gestion du groupe (qui sont gérés en interne ainsi que par les filiales AllianzGI et Pimco) s'établissaient à 2.478 milliards. Les revenus de l’activité asset management s'établissent à 2,1 milliard pour le trimestre (en hausse de 12,5% par rapport à la même période 2021) pour un résultat opérationnel de 831 millions (+11%). Le résultat net du segment a été affecté par une nouvelle provision sur les risques juridiques liés à l’effondrement des fonds Alpha en 2020 aux Etats-Unis.
Le Vision Fund de Softbank a publié jeudi une perte historique de 26 milliards de dollars (3.400 milliards de yens) pour son dernier exercice fiscal clos fin mars 2022. Ses actifs totalisaient alors 176 milliards de dollars, répartis entre plusieurs véhicules. La part de cette perte revenant à Softbank Group se monte à 13,1 milliards de dollars. C’est sa plus lourde perte en 40 ans d’existence. La société explique cette contre-performance par la baisse des cours des actions de la plupart des sociétés cotées de son portefeuille notamment à cause de «l'évitement général des actions technologiques à forte croissance en raison d’une anticipation de taux d’intérêt plus élevés». La stratégie du Vision Fund, résolument orientée vers ces valeurs, est aujourd’hui de plus en plus décriée et certaines des opérations du fonds sont remises en cause. La société de commerce électronique sud-coréenne Coupang se négocie par exemple 70% en dessous de son prix d’introduction. Parmi les principaux investissements de Softbank se trouvent toujours les entreprises américaines Uber Technologies et DoorDash, ainsi que le groupe chinois Alibaba dont les actions ont chuté de 50% en un an. Vision Fund compte 475 sociétés dans son portefeuille et a effectué 43 investissements sur le trimestre écoulé.
Visant à harmoniser à travers l'UE la prévention et la gestion des risques cyber dans la finance, le projet Dora a été approuvé mardi par les colégislateurs.
Brookfield va introduire en Bourse 25% du capital de sa société de gestion d’ici à la fin de cette année, opération qui pourrait valoriser la nouvelle entité à 80 milliards de dollars (77 milliards d’euros) selon Bloomberg. L’annonce a été faite par Nick Goodman, le directeur financier de Brookfield, à l’occasion de la publication des résultats du premier trimestre du groupe canadien jeudi, confirmant les bruits qui circulaient depuis plusieurs mois. L’opération se déroulera à la fois à la Bourse de New York et à la Bourse de Toronto, d’ici à fin 2022. La société de gestion de Brookfield gère 379 milliards de dollars d’actifs associés à des fonds dans l’immobilier, les infrastructures, les énergies renouvelables, le crédit et le private equity pour le compte d’investisseurs institutionnels.
La Française a annoncé l’arrivée de Simon Guelke en tant que directeur commercial au sein de l'équipe de développement commercial en Allemagne. En janvier, la société de gestion avait déjà annoncé le recrutement de Maximilian Mudra en tant que directeur commercial, en charge du développement institutionnel. Simon Guelke sera, lui, responsable des relations avec les investisseurs auprès des banques de réseau et de la poursuite de l’expansion de l’expertise de La Française en matière d’investissement en actifs financiers sur le marché allemand. Il sera rattaché à Kay Scherf, directeur des ventes et du marketing de La Française Systematic Asset Management. Simon Guelke a commencé sa carrière en 1995 comme banquier privé à la Dresdner Bank (Commerzbank). Après une série de promotions, il a été nommé directeur de succursale en 2008. Après deux ans, il est retourné au siège régional de la Commerzbank à Hanovre et a été nommé responsable des services de conseil en valeurs mobilières. Plus tard, il a été nommé spécialiste des fonds Allianz Global Investors, chargé de conseiller soixante succursales régionales de Commerzbank sur les produits Allianz Global Investors (toutes classes d’actifs). En 2016, Simon Guelke a rejoint une banque privée familiale, Bankhaus Metzler, en tant que conseiller et a développé une plateforme d’investissement dédiée aux courtiers et aux sociétés de gestion d’actifs. Avant de rejoindre La Française Systematic Asset management en Allemagne, Simon Guelke était responsable du développement commercial, couvrant le nord et l’ouest de l’Allemagne pour Degroof Petercam AM. La Française gérait 55 milliards d’euros d’actifs au 31 décembre 2021.
Après trois mois consécutifs de décollecte, les fonds ouverts commercialisés en Suède ont renoué avec un solde positif en avril, selon les dernières statistiques de l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. Ils ont drainé 3,3 milliards de couronnes suédoises (environ 300 millions d’euros). La collecte reste toutefois négative sur les quatre premiers mois de l’année, à 31,8 milliards de couronnes. La dynamique d’avril a été tirée par les fonds actions, qui ont recueilli 3,9 milliards de couronnes. Depuis janvier, ces fonds étaient dans le rouge. Ils voient toujours sortir 30,5 milliards de couronnes sur les quatre premiers mois de l’année. Fait notable, les hedge funds ont affiché une collecte nette de 2,4 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont recueilli 1,1 milliard de couronnes. En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 4,1 milliards de couronnes alors qu’ils avaient plutôt le vent en poupe en ce début d’année tourmenté. «Pour la première fois cette année, la collecte dans les fonds prédomine. Les épargnants actifs osent maintenant prendre un peu plus de risques que ce que nous avons vu plus tôt dans l’année. Pour les fonds d’actions, nous constatons des souscriptions dans les fonds actions monde, nord-américaines et suédoises, tandis que les fonds d’actions européennes continuent d'être vendus. Les fonds diversifiés sont également prisés par les épargnants, tandis que ces derniers sortent des fonds monétaires. Il s’agit d’une rupture de tendance avec un appétit accru pour le risque au cours de cette année boursière turbulente», commente Philip Scholtzé, économiste de l’association suédoise des fonds d’investissement.
James Bateman va fermer sa boutique de gestion, New Value Investment (NVI), pour des questions de santé. L’intéressé avait quitté son poste de directeur de la gestion pour le multi-asset chez Fidelity International en juillet 2019 pour créer NVI à Londres quelques mois plus tard. Dans un communiqué publié son le site Internet de sa société, James Bateman annonce qu’il arrête ses activités le 11 mai. «Après près de deux ans de traitement contre le cancer, j’ai décidé de prendre du recul par rapport à mon travail à plein temps et je ne serai donc pas en mesure de consacrer le temps et l'énergie nécessaires pour développer avec succès l’entreprise et gérer les actifs des clients conformément aux plans que nous avions mis en place», écrit-il. «Je vais plutôt consacrer mon temps à la gestion des actifs de ma famille plutôt qu'à ceux des clients», ajoute-t-il.
Longtemps chasses gardées d’hommes d’affaires fortunés hauts en couleur, les clubs de football français séduisent de plus en plus les fonds de private equity. Dernier en date, le Red Star FC, qui a été acquis ce 12 mai par le fonds d’investissement américain 777 Partners. Ce célèbre nom du football hexagonal, situé à Saint-Ouen, joue pourtant en troisième division. Son prix? 10 millions d’euros, selon L’Equipe. Bien loin des 4,7 milliards déboursés la semaine dernière par l’Américain Todd Boehly pour s’offrir le club anglais de Chelsea, jusqu’ici aux mains de l’oligarque russe Roman Abramovitch. L’entrée récente des fonds d’investissements au capital des clubs de football français interroge les acteurs hexagonaux de l’industrie du sport. Sporsora, think tank dédié au sport business, organisait ce 12 mai chez Natixis une table ronde portant ce sujet. Et le débat s’est rapidement focalisé sur la rentabilité réelle ou fantasmée du football professionnel. Pour Laurent Damiani, fondateur et managing partner d’Inspiring Sport Capital, ce secteur, en France, ne peut être rentable, et ce pour des raisons avant tout réglementaires. «Les clubs de football sont totalement dépendants des fédérations et ligues pro. Et celles-ci imposent de nombreuses règles, comme l’obligation de dépenser 75% de la masse salariale dans les salaires des joueurs, avec des droits TV qui baissent», relate-t-il. Olivier Jaubert, directeur général du Toulouse FC promu en Ligue 1, a pour sa part soutenu la thèse inverse. « Nous sommes une société de spectacle sportif. Et comme toute société, il faut des financements et gagner de l’argent. Pourquoi le football serait une industrie où on pourrait en perdre ? », interroge-t-il. Pour lui, un club ne doit tout simplement pas dépenser plus qu’il ne gagne. «La feuille de route de l’actionnaire est simple: P&L et cash flow positifs », insiste-t-il. Son actionnaire Redbird Capital est entré au capital du club en 2020 après avoir étudié 70 clubs, relate le dirigeant. «Ils avaient des critères très précis comme la puissance économique de la ville, les infrastructures du club, l’existence d’un centre de formation, et la structure de la dette», raconte-t-il. Et la montée en Ligue 1 n'était pas la priorité. La capacité d’un club à gagner de l’argent se passe avant tout hors du terrain (billetterie, merchandising...). « Le rôle des fonds est aussi d’apporter de la rigueur dans la gouvernance», complète Mark Wyatt, associé chez KPMG.
Brookfield va introduire en Bourse 25 % du capital de sa société de gestion d’ici à la fin de cette année. C’est ce qu’a annoncé Nick Goodman, le directeur financier de Brookfield, à l’occasion de la publication des résultats du premier trimestre du groupe canadien jeudi. L’opération se déroulera à la fois à la Bourse de New York et à la Bourse de Toronto. «Nous allons coter séparément et distribuer aux actionnaires une participation de 25 % dans notre entreprise de gestion d’actifs, que nous prévoyons de réaliser d’ici la fin de 2022. Cette opération sera réalisée en franchise d’impôt pour les actionnaires canadiens et américains (et potentiellement d’autres). Notre activité de gestion d’actifs est l’une des principales sociétés d’investissement alternatif au monde, gérant l’argent de plus de 2.000 investisseurs institutionnels mondiaux et une liste croissante d’investisseurs fortunés. Nous sommes enthousiastes à l’idée de ce prochain chapitre de notre croissance», a déclaré Nick Goodman. Le dirigeant confirme et précise ainsi les intentions de Brookfield. Dans sa lettre de fin d’année, le groupe avait mentionné qu’il envisageait une introduction en Bourse partielle de sa société de gestion. «Nous avons été fortement encouragés par les retours que nous avons reçus des actionnaires et avons conclu qu’une cotation de 25 % de notre société de gestion d’actifs seraient totalement positive», se félicite Brookfield. «Séparés des investissements «lourds en actifs», nous pensons que la performance du gestionnaire en tant que gestionnaire d’actifs deviendra encore plus visible, et sera donc plus attrayante pour les investisseurs désireux d’un investissement «pure play» dans l’industrie alternative», commente le groupe. La société de gestion de Brookfield gère 379 milliards de dollars d’actifs associés à des fonds dans l’immobilier, les infrastructures, les énergies renouvelables, le crédit et le private equity pour le compte d’investisseurs institutionnels. Selon le WSJ, la société est valorisée à 80 milliards de dollars.
Carmignac vient de recruter Jean-François Louvrier en qualité de gérant de portefeuille afin de renforcer son expertise dans le domaine des actions «long-short». L’intéressé rejoint Carmignac en provenance de Pictet AM, où il était gérant d’un portefeuille actions long-short depuis 2015. Auparavant, il a travaillé chez Ivaldi Capital, Brevan Howard AM et Stark Investments après avoir débuté chez PWC puis McKinsey & Company. Au sein de Carmignac, Jean-François Louvrier dirigera un fonds d’actions internationales avec une stratégie market neutralqui intégrera des critères environnementaux et sociaux dans son processus d’investissement et sera article 8. Ce fonds sera dans un premier temps placé dans le LAB de Carmignac, qui vise à diversifier la gamme de fonds via de nouvelles stratégies avant de les mettre à la disposition des clients. Ce segment avait été lancé par Maxime Carmignac, la fille du fondateur Edouard, en 2014. Carmignac agit depuis 20 ans dans les stratégies actions long-short avec notamment le fonds Carmignac Portfolio Long Short European Equities.
Le luxembourgeois Quintet Private Bank (ex-KBL epb) vient de recruter Chris Allen pour prendre sa direction générale. L’intéressé arrive de HSBC où il travaillait depuis quinze années, dont les quatre dernières comme directeur de la banque privée de la région EMEA (Europe, Middle East and Africa).
La persévérance peut parfois tourner à l’obstination. Le Vision Fund de SoftBank a publié une perte historique de 26 milliards de dollars (3.400 milliards de yens) pour son dernier exercice fiscal 2021/2022. Ses actifs totalisaient 176 milliards de dollars à la fin du mois de mars 2022, répartis entre plusieurs véhicules. La part de cette perte revenant à Softbank group se monte à 13,1 milliards de dollars. C’est sa plus lourde perte en 40 ans d’existence.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM), filiale de La Banque Postale, a levé 270 millions d’euros pour le premier closing de son fonds LBPAM Infrastructure Debt Climate Impact Fund. L’objectif est de réunir 500 millions d’euros, avec un hard cap de 700 millions d’euros. L’objectif de cette stratégie est de limiter l’augmentation des températures, en cohérence avec l’accord de Paris, en investissant dans des projets bas-carbone avec un objectif minimum de 70 % d’alignement avec la taxonomie européenne. Classé article 9 selon la réglementation SFDR, ce fonds s’appuie sur une mesure d’impact quantitative des actifs et du portefeuille et cible trois secteurs jugés essentiels pour la réduction des émissions carbone : les énergies renouvelables, les transports électriques et l’efficacité énergétique. La stratégie de dette infrastructure à impact utilise Ciara, un outil de mesure de l’alignement de température des portefeuilles développé par Carbone 4, ainsi que d’autres outils, pour assister l’analyse d’éligibilité des projets à la taxonomie européenne. Elle s’appuie également sur la méthodologie propriétaire de scoring d’impact, GREaT, mise en place par l’équipe ISR de LBP AM depuis 2018. La stratégie sera menée par Bérénice Arbona, responsable dette infrastructure et Marie-Laure Marshall, gérante dette privée infrastructure. L’équipe dette infrastructure de LBP AM se donne trois ans maximum pour déployer l’ensemble des fonds levés et construire un portefeuille équilibré de 15 à 20 projets. Un premier investissement est prévu ce mois-ci pour le financement d’une nouvelle centrale de cogénération biomasse qui produira de l’électricité verte et de la vapeur pour un site industriel français. La commercialisation du fonds, qui a débuté auprès d’investisseurs institutionnels européens investis aux côtés du groupe CNP, va se poursuivre sur les prochains mois, en collaboration avec Aegon Asset Management. Le closing porte le total des montants levés par la plateforme Actifs Réels et Privés de la société de gestion à près de 7 milliards d’euros.
Axa, l’entreprise mondiale de biens de consommation Unilever et le gérant Tikehau Capital annoncent la signature d’un protocole d’accord marquant leur ambition de créer un fonds à impact dédié à l’accélération de la transition vers une agriculture régénératrice. Les trois partenaires ont l’intention d’investir 100 millions d’euros chacun dans ce véhicule de portée mondiale dont la taille cible est fixée à 1 milliard d’euros. Pascal Christory, directeur des investissements du groupe Axa, et Antoine Denoix, directeur général d’Axa Climate, ont déclaré : «Ce fonds s’inscrit pleinement dans notre stratégie de décarbonation de l’économie réelle par l’investissement à impact. Au sein d’Axa, nous avons l’ambition d’investir 26 milliards d’euros dans des actifs verts d’ici à 2023, et de disposer d’1,5 milliard d’euros à déployer sur les forêts et les projets de capital naturel, au sein desquels figurera bientôt l’agriculture régénératrice.» Le fonds de private equity à impact sera géré par Tikehau Capital. Il aura pour objectif de promouvoir les pratiques d’agriculture régénératrice en se concentrant sur trois axes principaux : - Protéger la santé des sols pour renforcer la biodiversité, préserver les ressources en eau et participer à la lutte contre le changement climatique - Contribuer à l’approvisionnement futur en ingrédients régénératifs pour répondre, d’une part aux besoins de la population mondiale croissante, d’autre part à la demande des consommateurs pour des produits de plus en plus durables - Contribuer au progrès des solutions technologiques qui ont l’ambition d’accélérer la transition vers l’agriculture régénératrice Axa Climate participera de façon intégrée au lancement et au déploiement du fonds. La filiale d’Axa mobilisera son expertise sur les risques climatiques, environnementaux et agricoles, sur le suivi de l’impact (notamment via les technologies satellites), et apportera sa connaissance des filières agricoles.
Financière Arbevel, Kurma Partners via son fonds Kurma Growth Opportunities et Sham Innovation Santé conseillé par Turenne Capital, sont entrés au capital de Germitec à l’occasion d’une levée de fonds par cette dernière de 11 millions d’euros. La répartition des montants alloués n’a pas été précisée mais l’on sait que des représentants de Financière Arbevel, Kurma Partners et Turenne Capital ont fait leur entrée au conseil d’administration du groupe de santé spécialisé dans la désinfection des sondes d’échographie. Des investisseurs privés et des fonds régionaux du Sud-Ouest (Aquiti Gestion via le fonds Naco et Galia Gestion) participent également à ce tour de table, précise un communiqué. A l’occasion de ce tour de table, une nouvelle direction générale a également été nommée. «L’objectif principal de ce nouveau financement est de soutenir un plan ambitieux d’expansion commerciale internationale visant à transformer une société historiquement technologique en un leader commercial international implanté sur les marchés stratégiques», précise la société. Elle attend notamment une autorisation de la FDA pour commercialiser aux Etats-Unis une de ses solutions de désinfection.