Pour l’exercice au 30 juin 2012, le gestionnaire texan US Global Investors, spécialiste des matières premières et des marchés émergents, affiche un bénéfice net de 1,53 million de dollars contre 7,83 millions pour 2010-2011, avec une perte de 0,11 million pour avril-juin, contre un bénéfice net de 0,49 million pour le trimestre précédent et de 1,54 million pour avril-juin 2011.Le chiffre d’affaires de 2011-2012 est tombé à 23,85 millions de dollars contre 41,93 millions.Quant aux encours en fin de période, ils étaient tombés à 1,62 milliard de dollars contre 2,60 milliards un an auparavant. L’encours moyen durant l’exercice écoulé s’est situé à 2,06 milliards de dollars contre 2,82 milliards pour 2010-2011.Frank Holmes, CEO, souligne qu’US Global Investors n’a pas été le seul gestionnaire à souffrir des sorties de ses fonds monétaires et actions, les statistiques de l’Investment Company Institute (ICI) montrant que les fonds d’actions ont subi des remboursements nets de 171 milliards de dollars sur les douze mois à fin juin. Cela posé, malgré l’ampleur des rachats, US Global Investors a renforcé sa stratégie commerciale et marketing, renforcé son équipe de ventes institutionnelles et musclé son outil informatique. «En même temps, la société a abaissé des charges administratives et ses frais généraux», précise le manager.
Laffitte Capital Management (Laffitte CM) vient de lancer un fonds d’arbitrage sur les indices. Appelé Laffitte Index Arbitrage*, ce produit coordonné européen a pour stratégie de détecter sur les marchés actions du monde entier des opportunités d’arbitrage liées aux indices boursiers. Il aura des moteurs de performance complémentaires: l’arbitrage de re-balancements d’indices, l’arbitrage de dividendes et accessoirement l’arbitrage d’opérations sur titres. «Avec ce fonds, nous revenons à nos premières amours. En effet, de 1990 à 2006, nous pratiquions l’arbitrage d’indices pour le compte propre du Crédit Mutuel-CIC», explique Eric Robbe, co-fondateur et président de Laffitte CM. «Mais jusqu’ici, il était difficile de réaliser cette activité dans le cadre d’un fonds régulé et liquide, car nombre de produits étaient échangés de gré à gré. De plus, il existait un traitement fiscal disparate des dividendes en Europe. Ces obstacles ont aujourd’hui été levés. En outre, comme nombre de banques se retirent de ce métier, on trouve des compétences sur le marché», poursuit-il. D’ailleurs, Laffitte a recruté pour ce fonds Gregory Meyappen, qui gérait ce type d’opérations pour le compte propre du Crédit Agricole. Il cogère le fonds avec deux des associés de Laffitte CM.Ce fonds a une capacité jusqu’à 1 milliard d’euros. Bénéficiant d’une liquidité quotidienne, il sera commercialisé à tout type de clientèle et compte à ce titre une part institutionnelle et une part retail. Il a aussi vocation à être référencé sur les plateformes d’assurance-vie. Avec Laffitte Index Arbitrage, la société diversifie sa gamme, qui se compose aujourd’hui de deux fonds d’arbitrage de fusions et acquisitions. Cela pourra sans doute l’aider à atteindre son objectif de franchir la barre des 500 millions d’euros. Aujourd’hui, cinq ans après son lancement, Laffitte gère un peu moins de 300 millions d’euros et compte 10 salariés. *Laffitte Index Arbitrage, Isin FR0011273333 (I) et Isin FR0011273358 (R).
Lyxor Asset Management a annoncé la nomination de Michael Bernstein au poste de responsable du développement pour l’Amérique du Nord. Sa principale responsabilité consistera à renforcer et à développer les relations avec les investisseurs institutionnels, les consultants, les partenaires de distribution et les autres gestionnaires d’actifs.L’intéressé a rejoint Lyxor en 2009 et était jusqu'à présent responsable de la clientèle Fonds de Pension et Consultants américains. Sa nomination s’inscrit dans le renforcement de la société sur le marché nord-américain, «axe de développement clé pour Lyxor», souligne un communiqué. L'équipe «Business Development» locale autour de Michael Bernstein devrait être à terme étoffée.
Plus d’un quart des ETF et des certificats cotés aux Etats-Unis ouverts depuis plus de six mois (27 %) n’ont pas attiré suffisamment d’actifs pour être économiquement viables, selon des données compilées par le Financial Times. Cela représente une hausse par rapport aux 14,5 % de fin 2010, d’après Invest with an Edge.Les 377 produits en question n’ont pas eu plus de 25 millions de dollars d’actifs ces deux derniers mois ou n’ont pas eu d’échanges de plus de 100.000 parts par jour. Le fonds moyen génère seulement 35.000 dollars par an de revenus.
CamGestion vient d’annoncer une modification de l’indicateur de référence de son fonds CamGestion Active Convictions, à compter du 11 septembre 2012. L’indicateur de référence du FCP est désormais l’indice composé à 30% de l’Euro Stoxx 50 dividendes réinvestis, a 30% de l’indice JP Morgan EMU et 40% de l’Eonia capitalisé. Auparavant, l’indice Euro Stoxx 50 pris en compte était exprimé dividendes non réinvestis.
Charles Firmin-Didot, créateur et gérant de la gamme de fonds Talents, quitte Axa Investment Managers pour «poursuivre d’autres opportunités», a confirmé à Newsmanagers un porte-parole de la société de gestion française, suite à des informations parues dans la presse britannique.L’intéressé avait développé la stratégie Talents focalisée sur les entrepreneurs qui détiennent une participation dans leur société.Cette stratégie est désormais gérée par Mark Beveridge, qui a supervisé Charles Firmin-Didot ces trois dernières années. Il s’appuiera sur deux analystes, un ingénieur de portefeuille et les ressources d’Axa Framlington, précise une note de la société. Le départ de Charles Firmin-Didot a été révélé dans le cadre de l’annonce de la fermeture du fonds OEIC basé au Royaume-Uni Axa Framlington Talents Fund. Mais Axa IM précise que les deux événements ne sont pas liés. En effet, le fonds est fermé en raison de sa taille trop réduite (5,5 millions de livres au 24 août 2012), explique la société de gestion. Sa liquidation sera effective le 29 octobre.Les deux autres fonds de la stratégie Talents, le AXA WF Framlington Talents Global et le Axa WF Framlington Emerging Markets Talents, tous les deux de droit luxembourgeois, restent ouverts, souligne Axa IM.
Caceis est devenu cet été la banque dépositaire de la société de gestion de Patrizia GewerbeInvest KAG pour ses portefeuilles immobiliers. Le mandat concerne le segment des fonds immobiliers dédiés aux investisseurs institutionnels selon la loi d’investissement allemande et représente plus de 1,3 milliard d’euros d’actifs, transférés en juillet 2012.L’encours en conservation de sociétés de gestion allemandes spécialisées dans l’immobilier chez Caceis s'élève désormais à plus de 19 milliards d’euros.
Le Handelsblatt juge très maladroit que le gestionnaire munichois ait eu l’idée de majorer à 1,20 % contre 0,825 % le taux de la commission sur un de ses fonds immobiliers offerts au public qui se trouve en liquidation. C’est un signe de rapacité extrême, puisque les investisseurs ne peuvent même pas vendre leurs parts pour se soustraire à cette arnaque.
Le gestionnaire britannique Ignis Asset Management a fait enregistrer par la CNMV le fonds Ignis Absolute Return Credit, géré par Chris Bowie, rapporte Funds People. Il s’agit du deuxième fonds alternatif introduit en Espagne par Ignis (après l’Absolute Return Government Bond Fund). C’est un fonds d’obligations d’entreprises et de performance absolue qui se veut market neutral et vise une volatilité basse, comprise entre 2 et 6 %. Le portefeuille se compose de 10 à 30 pair trades au travers de CDS très liquides.
Le 20 novembre, Matthew Haimes deviendra le patron de ses services à la clientèle très haut de gamme (ultra high net worth ou UHNW) pour le Royaume-Uni et l’international chez Credit Suisse, selon Wealth Briefing. Il était jusqu'à présent UK head of family office solutions chez JP Morgan Private Bank.Le nouvel arrivant remplace Ian Dembinski, qui a été nommé head of UK domestic clients, et reprend le poste laissé vacant par Paul Sarosy qui est parti en mai pour devenir ensuite head of investment solutions chez Coutts.Matthew Haimes sera subordonné à Blake Shorthouse, head of UNHW, EMEA, et à Eric Pfister, head of market area UK/international.
Matrix Group, société de gestion basée à Londres, va fermer sa gamme de fonds Ucits, lancée en mai 2010 à Dublin, après avoir effectué une revue stratégique de ses activités, rapporte Citywire. Cette décision est liée au fait que la société n’est pas parvenue à réaliser des économies d’échelle nécessaires par rapport à ses concurrents. Les fonds seront fermés le 7 septembre.
Les commandes à l’industrie aux Etats-Unis ont enregistré en juillet leur plus forte progression depuis un an, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Commerce. La hausse des commandes a atteint 2,8% le mois dernier, le chiffre le plus élevé enregistré depuis juillet 2011, après un recul de 0,5% en juin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 1,9%.
Le moral du consommateur américain a progressé en août, à son plus haut niveau depuis trois mois, les ménages ayant avancé dans le remboursement de leurs dettes, mais leur opinion concernant l'évolution de la conjoncture économique aux Etats-Unis reste morose, montrent les chiffres définitifs de l’enquête Thomson Reuters/Université du Michigan publiés vendredi. L’indice du sentiment des consommateurs a progressé à 74,3 après 72,3 en juillet, contre une première estimation à 73,6.
L’Allemagne et l’Italie restent opposées à des prélèvements sur les stocks pétroliers stratégiques, estimant que l’offre est amplement suffisante en dépit des sanctions qui frappent la production iranienne, ont déclaré vendredi des sources gouvernementales des deux pays. Les ministres des Finances du G7 avaient toutefois appelé mardi les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production pour répondre à la demande, en laissant entendre qu’ils étaient prêts à puiser dans leurs réserves stratégiques.
La croissance de l’activité économique dans la région de Chicago a été moins forte que prévu en août, selon l’enquête mensuelle de l’antenne régionale de l’institut ISM auprès des directeurs d’achats publiée vendredi. L’indice, calculé par l’Institute for Supply Management, est ressorti à 53 contre 53,7 en juillet. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 53,5.
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 3 septembre, d’un montant global compris entre 5,5 et 6,8 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). L’AFT annonce aussi l’adjudication, le jeudi 6 septembre, d’un montant compris entre 7 et 8 milliards d’euros d’obligations assimilables du Trésor (OAT), dont une nouvelle ligne à 15 ans.
Les prix à la consommation ont augmenté un peu plus que prévu en août dans la zone euro, montrent des chiffres publiés vendredi qui pourraient dissuader la Banque centrale européenne d’abaisser à nouveau ses taux d’intérêt la semaine prochaine. Selon la première estimation de l’Agence de la statistique de l’Union européenne, l’inflation s’est élevée à 2,6% en août, contre 2,4% en juillet.
Le Fonds estime qu’il existe une marge de manœuvre pour davantage d’assouplissement monétaire en Europe dans un contexte de modération des pressions inflationnistes. «Nous attendons d’avoir des indications supplémentaires de la BCE sur la définition de son engagement à un soutien non conventionnel», a souligné son porte-parole, Gerry Rice. Et de répéter que le FMI ne discutait pas avec l’Espagne d’un éventuel plan de sauvetage.
D’après la Banque Mondiale, les prix alimentaires mondiaux ont bondi en moyenne de 10% en juillet en raison de la sécheresse aux Etats-Unis et en Europe de l’Est. Entre juin et juillet, les prix du maïs et du blé ont augmenté de 25% et ceux de la graine de soja de 17%. Seuls les cours du riz ont reculé de 4%. Les ministres des Finances de l’Apec avaient appelé les pays à «éviter d’avoir recours aux interdictions d’exportations» pour répondre à la hausse des prix.
Un effondrement total de l’euro amputerait au maximum de 10% le PIB allemand et l’abandon de la monnaie unique par la Grèce comporterait à elle seule d’importants risques pour l’activité, a mis en garde Lars Feld, conseiller économique du gouvernement. Il n’y a que peu d’options pour sortir de la crise, a conclu Lars Feld, soulignant que «la plupart d’entre elles ne sont pas très réjouissantes».
Les dépenses des ménages américains ont augmenté de 0,4% au mois de juillet, un rythme sans précédent depuis février, offrant l’espoir d’une accélération de la croissance au troisième trimestre. Le département du Commerce a également annoncé que les revenus des ménages avaient augmenté de 0,3% le mois dernier. Des hausses conformes aux attentes des analystes.
La BCE ne doit acheter des obligations émises par des pays de la zone euro en difficulté qu’une fois que ces pays auront sollicité l’intervention du fonds de sauvetage de la zone sur le marché primaire et si le FMI est également de la partie, a déclaré hier Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE. Il estime que cette procédure permettrait de s’assurer que le pays s’engage dans un véritable programme de consolidation.
La production industrielle japonaise a trébuché de 1,2% au mois de juillet, après une hausse de 0,4% le mois précédent, selon les chiffres publiés ce matin par le Ministère de l’économie. Un chiffre décevant puisque le consensus des analystes sondés par Bloomberg tablait sur une hausse de 1,7% en juillet.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont restées stables lors de la semaine au 25 août, avec 374.000 nouvelles inscriptions, a indiqué le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne un chiffre de 370.000. Les inscriptions de la semaine au 18 août ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 372.000.
L’agence a indiqué hier que la note à long terme Baa3 de l’Espagne resterait sous surveillance négative jusqu'à fin septembre. Moody’s attend davantage d’informations sur l’ampleur des besoins de recapitalisation du secteur bancaire espagnol ainsi que le verdict de la cour constitutionnelle de Karlsruhe le 12 septembre, pour déterminer si elle passe la note du pays en catégorie spéculative.
Des écarts de taux d’intérêt trop importants entre pays de la zone euro peuvent justifier une intervention de la BCE, a déclaré François Hollande lors d’une conférence de presse avec le premier ministre espagnol Mariano Rajoy. Il a ajouté qu’il revenait à la BCE de décider par elle-même de ses moyens d’action dans le cadre des décisions prises lors du Conseil européen de fin juin.