La Hongrie s’est opposée au projet d’instauration d’un taux minimal d’impôt sur les grandes entreprises, ce qui pourrait obliger les ministres européens des Finances à repousser un vote prévu vendredi sur la transposition de cet accord dans la loi européenne, ont déclaré jeudi soir deux diplomates à l’agence Reuters.
Pour sa dernière séance avant la trêve estivale, la Commission des sanctions de l’AMF s’est penchée sur les activités de dépositaire de RBC Investor Services Bank France SA (RBC ISBF). Le Collège réclame un avertissement et une sanction pécuniaire de 500.000 euros pour deux griefs, un exercice lacunaire sur le suivi du respect de certains ratios d’OPCVM, et un suivi irrégulier et défaillant des flux de liquidité de fonds d’investissements alternatifs (FIA). Toutefois, la rapporteuse de la Commission des sanctions ne retient que le premier grief et dans un périmètre réduit.
iM Global Partner va s’installer en Asie et y développer un réseau de distribution l’année prochaine, a annoncé son fondateur et président exécutif, Philippe Couvrecelle, à l’occasion de la soirée annuelle de la société organisée jeudi 16 juin. Le choix se portera plutôt sur Singapour, a-t-il confié à NewsManagers. La société dispose déjà de réseaux de distribution en Europe et aux Etats-Unis, où elle a acquis des gammes de fonds. Fondée il y a neuf ans, iM Global Partner prend des participations minoritaires dans des boutiques de gestion pour les soutenir dans leur développement et la distribution de leurs fonds. iM Global Partner aligne à ce jour huit partenaires sociétés de gestion. Jusqu’à présent, iM Global Partner a privilégié les sociétés américaines. La société se tourne désormais vers l’Europe. Philippe Couvrecelle a confirmé vouloir nouer deux à quatre partenariats avec des sociétés de gestion européennes dans les 18 mois qui viennent. Il nous a précisé rechercher des dossiers entre 1 milliard et 10 milliards d’euros d’actifs. Aux Etats-Unis, Philippe Couvrecelle a indiqué que sa société allait continuer à croître de manière organique, mais aussi à réaliser des acquisitions dans le wealth management. Tous ces développements devraient aider la société à atteindre son objectif ambitieux d’encours de 150 milliards d’euros d’ici à 2030. Elle représente actuellement 36 milliard de dollars d’actifs.
En mai, les investisseurs ont retiré 3,5 milliards de dollars des fonds communs de placement américains utilisant des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a indiqué jeudi le chercheur Morningstar Inc, rompant ainsi avec des années de collecte nette écrit l’agence Reuters. L'élan mensuel pour ce que Morningstar appelle les fonds «durables» a diminué depuis janvier 2021, lorsque les dépôts ont atteint un pic de 10,3 milliards de dollars. Mais le chiffre de mai a marqué les premiers retraits nets depuis les 266 millions de dollars retirés des fonds en décembre 2018, le premier mois où Morningstar a gardé la trace des fonds comprenant ceux qui cherchent à limiter leurs risques ESG ou ceux qui recherchent des opportunités ESG. La plupart des fonds durables sont des fonds d’actions, ce qui les rend vulnérables aux baisses continues du cours des actions, a déclaré Jon Hale, directeur de la recherche sur la durabilité chez Morningstar. «Le marché est le facteur qui entraîne les sorties de fonds. Elles se retourneront lorsque le marché se retournera», a déclaré M. Hale.
La Banque Postale accélère dans le financement des start-up. La filiale bancaire de La Poste a annoncé le lancement de son fonds de venture capital doté en cible de 150 millions d’euros lors du salon VivaTech. Nommé «115k» et déjà abondé de 75 millions d’euros, il a vocation à accompagner, à partir de l’amorçage ou de la série A, des start-up de la fintech, l’assurtech et la cybersécurité ou des secteurs connexes comme la regtech, la data, la blockchain ou le Web3. «L’idée est d’investir tôt dans les start-up pour les accompagner et montrer que La Banque Postale est capable d’intervenir sur ce secteur», commente Fabien Monsallier, directeur de l’innovation du groupe La Banque Postale et directeur général de 115k. Ce fonds evergreen, c’est-à-dire qui n’a pas de durée de vie définie, et détenu 100% par La Poste, participera à des levées de fonds avec des tickets d’entrée compris entre 250.000 euros et 5 millions d’euros. Toujours minoritaires, ces investissements en capital pourront être suivi de réinvestissements sur les tours suivants qui iront potentiellement jusqu’à 10 millions d’euros. L’objectif est de réaliser entre 5 et 7 investissements par an. Incubateur de start-up Le fonds «115k», actif depuis quelques mois, a investi dans quatre start-up: Carbo, une application qui permet d’estimer son empreinte carbone, Joe, une application de paiement fractionné BtoC, Cashbee, une fintech qui se veut une plateforme d’épargne mobile, et Cosmian, une deeptech de cybersécurité. Les trois premières start-up sont d’ailleurs passées par l’incubateur de fintech et assurtech de La Banque Postale platform58. «Avec platform58 nous avions l’ambition de développer l’écosystème des fintech, assurtech et de la cybersécurité avec la conviction de la complémentarité entre ces acteurs et les établissements bancaires. Certains acteurs que nous avons accompagnés sont venus nous voir pour nous dire qu’il serait pertinent de lancer notre fonds à la suite de cet accompagnement» décrit Fabien Monsallier, aussi directeur de l’incubateur. Depuis 2018, il a accompagné 41 start-up qui ont levé environ 300 millions d’euros pour une valorisation totale additionnée de 1,3 milliard d’euros. Du côté assurtech par exemple, Seyna ou Leocare font partie des réussites. Sans exhaustivité, le sourcing, «français et européen», s’appuiera sur ce vivier. Trois fonds au sein du groupe «115k» vient surtout «renforcer l’écosystème partenarial d’innovation développé au sein du groupe La Poste». Outre ce nouveau fonds de venture capital et son incubateur, le groupe dispose de deux autres fonds: La Poste Ventures, un fonds en partenariat avec XAnge lancé en 2021 qui doit investir dans des start-up à impact positif en seed ou série A pour des tickets compris entre 300.000 et 3 millions d’euros, et Open CNP, le fonds de corporate venture de CNP Assurances qui s’était doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros à déployer sur cinq ans en 2016. «Avec ces trois fonds au sein du groupe, l’idée est de jouer la complémentarité. 115k investira en amont alors que Open CNP est plutôt sur de la série A – série B. Les équipes travaillent ensemble au quotidien pour éviter les chevauchements au même titre qu’avec les équipes de la Poste Ventures», explique Fabien Monsallier. Un des trois piliers du plan stratégique Lier partenariat et innovation au service des services bancaires et assurantiels est un des objectifs clairs du président de la Banque Postale, Philippe Heim, qui avait annoncé la création de ce fonds dès la présentation du plan stratégique à horizon 2030 du bancassureur. La banque ambitionne d’ici 2025 de devenir un écosystème de «banque compagnon permettant à ses clients de retrouver sur une plateforme digitale des bouquets de services – créé en partenariat avec des acteurs spécialisés - nécessaires à un moment de vie important : acquisition d’un bien immobilier, préparation et gestion d’une succession…». Elle a par exemple développé avec Shift Technologies une nouvelle solution digitale pour simplifier le parcours client de déclaration des sinistres multirisque habitation chez sa filiale assurance dommages La Banque Postale Assurances IARD ou s’est appuyée sur Pledg pour lancer son offre de paiement fractionné Django.
La société britannique PLP, partenaire du canadien Ivanhoé Cambridge, a annoncé aujourd’hui la clôture de son deuxième véhicule d’investissement dédié au développement d’un portefeuille d’actifs logistiques au Royaume-Uni, baptisé UKLV2. Doté d’une capacité d’investissement de plus de 750 millions de livres (878 millions d’euros), ce véhicule a été financé par Ivanhoé Cambridge, investisseur majoritaire du fonds, Peel L&P, The Greater Manchester Pension Fund et la direction de PLP. UKLV2 fait suite au premier véhicule d’investissement de PLP, UKLV1, dans lequel Ivanhoé Cambridge et plusieurs co-investisseurs avaient engagé 500 millions de livres pour développer plus de 929.000 mètres carrés d’espaces logistiques.
La société d’investissement Wendel a annoncé jeudi que son président du directoire, André François-Poncet, avait l’intention de quitter ses fonctions et que le nom de son remplaçant serait annoncé au cours du second semestre.«André François-Poncet a fait part de son intention de remettre prochainement son mandat de président du directoire à la disposition du conseil de surveillance afin de se consacrer à des projets personnels», a indiqué Wendel dans un communiqué.«Il continuera d’assurer ses fonctions jusqu'à l’issue du processus de nomination et l’arrivée du prochain président du directoire», a précisé Wendel. André François-Poncet était président du directoire depuis janvier 2018. Son mandat a été renouvelé en décembre 2020 jusqu’en avril 2025. L’action Wendel a clôturé la séance en repli de 9% à 79,55 euros.
Three Arrows Capital n’a pas été en mesure de répondre aux appels de marges de ses créanciers le week-end dernier après que ses paris sur les monnaies digitales ont tourné au vinaigre, rapporte le Financial Times. Basé à Singapour, Three Arrows est un hedge fund spécialisé dans les crypto qui est l’un des acteurs les plus gros et les plus actifs dans le secteur. BlockFi fait partie d’un groupe de sociétés ayant liquidé les positions du hedge fund. Three Arrows gérait principalement, si ce n’est pas exclusivement, l’argent de Su Zhu et Kyle Davies, ses cofondateurs selon des sources du secteur. Ses encours tourneraient autour de 4 milliards de dollars ces derniers mois.
Paref Gestion a annoncé ce 16 juin l’obtention du Label ISR pour le compte de sa SCPI Interpierre France, son plus ancien fonds géré pour lequel il revendique plus de 3.000 associés.
Le ministère des finances du Luxembourg a annoncé, ce jeudi, le lancement d’une stratégie à impact avec le gestionnaire britannique Schroders et sa filiale Blue Orchard. Une stratégie qui vise à accélérer la transition des économies des marchés émergents vers la neutralité carbone et la croissance durable. Cette initiative se focalisera sur l’aspect environnemental (transition et adaptation climatique, protection de l’eau et de la biodiversité) et vise des investissements tant publics que privés via un véhicule d’investissement luxembourgeois. Le fonds investira dans des solutions répondant aux objectifs de l’Accord de Paris et du développement durable des Nations Unies. Schroders et BlueOrchard ont été choisis après un appel d’offres international lancé par le gouvernement luxembourgeois. Le premier sera responsable des services de gestion de risque et de portefeuille tandis que sa filiale gérera la stratégie.
La société de gestion allemande Acatis va désormais commercialiser le fonds Acatis Datini Valueflex en France. Ce véhicule est géré par le fondateur de la société, le docteur Leber. Lancé en 2008, le fonds compte 740 millions d’euros d’encours. Sa stratégie diversifiée est présentée comme « carte blanche » par son concepteur. Elle comprend des positions hétérodoxes comme un tracker sur le bitcoin, un certificat sur le Co2, ou encore des inflation linked notes.
Le capital-investisseur Jolt Capital, spécialisé dans les entreprises de deeptech B2B européennes, vient de recruter Clara Audry comme associée (general partner). Elle couvrira le lower mid market en venture et private equity. Clara Audry était depuis début 2018 partner au sein de CapHorn, fonds de capital-risque français investissant dans des entreprises technologiques B2B européennes de l’amorçage à la série B. Elle siégeait aux conseils d’administration de Bird-Office, Boxy, FinalCad et Worldia. Entre 2013 et 2017, elle était vice-présidente chez onefinestay où elle a lancé l’activité française et géré l’expansion européenne de la plateforme avant son rachat en 2016 par AccorHotels pour 170 millions de dollars. Auparavant, elle a passé 5 ans chez NextStage, où elle a notamment investi dans les secteurs du logiciel, de la distribution et du conseil en technologie.
MNK Partners a annoncé ce 16 juin le lancement du véhicule MNK Europe+, un fonds professionnel spécialisé (FPS) de droit français sous la forme de FCP, ayant vocation à investir en Europe de l’Ouest dans des actifs immobiliers avec une stratégie «Core+», diversifiés et socio-responsables. Le fonds a pour objectif de proposer une distribution régulière permettant un rendement supérieur à 5% par an. Il a une durée de vie de 7 ans dont 3 ans d’investissement durant lesquels la société s’engage à obtenir une labellisation « ISR » et tendre à terme vers un « net zéro » sur le plan des émissions de gaz à effet de serre. Le fonds est éligible aux catégories d’investisseurs autorisés par l’article 423-27 du Règlement Général de l’AMF souscrivant au minimum 100 000 € (investisseurs/clients professionnels ou assimilés). Il est autorisé à la commercialisation en France, au Luxembourg et en Belgique. MNK Partners commercialisera le fonds via des CGP, des family offices et des banques privées avec un parcours de souscription dématérialisé. Le FPS MNK EUROPE+ est par ailleurs accessible au travers de contrats d’assurance-vie. Le fonds ayant reçu, dès son lancement, un accueil favorable sur le marché prévoit d’investir une vingtaine de millions d’ici la fin 2022 sur des actifs actuellement en négociation.
L’indice imaginé par Axylia calcule les «vrais» résultats des entreprises une fois déduits les coûts qu’elles occasionnent à l’environnement à cause de leurs émissions de CO2.
Gazprom dit ne voir aucune solution à un problème d'équipement en cours à la station de compression de Portovaya, qui fait partie du gazoduc Nord Stream 1, a déclaré jeudi son PDG. Nord Stream 1 transporte du gaz russe vers l’Allemagne. Or Gazprom a réduit la capacité le long du pipeline Nord Stream 1 à seulement 40% des niveaux habituels ces derniers jours. Le PDG Alexeï Miller cite le retour retardé des équipements entretenus par l’allemand Siemens Energy au Canada. L’Allemagne a rejeté cette explication, l’estimant «non fondée». Des entreprises européennes, dont l’Italien ENI, l’Autrichien OMV et l’Allemand Uniper, ont fait état de baisses importantes de l’approvisionnement en gaz russe. Le Kremlin a déclaré jeudi que la réduction de l’offre n'était pas préméditée.
Le Parlement européen veut élargir à toutes les entités financières, quelle que soit leur taille, le champ d’action de la future agence contre le blanchiment.
Les actions mondiales semblaient avoir entamé leur rebond au cours de mai avant la publication de chiffres d’inflation qui allaient réamorcer les craintes d’un durcissement trop marqué des politiques monétaires et d’une récession prochaine. En mai, le narratif de «valorisations devenues attractives» associé à quelques signaux d’une inflation qui semblait avoir connu son pic avaient alimenté l’appétit pour le risque. Les taux d’intérêt avaient tout de même poursuivi leur hausse, profitant à nouveau aux actions cycliques et pénalisant les actions de croissance sur le mois.
Le graphique ci-contre présente les biais de style des stratégies actions américaines selon leur risque ESG.Le risque ESG des gestions est mesuré à partir de leurs «globes» Morningstar (eux-mêmes fondés sur la méthode développée par Sustainalytics). Les facteurs retenus sont ceux des indices MSCI éponymes. Les stratégies les plus «soutenables» ont depuis plusieurs années surperformé les portefeuilles les plus vulnérables aux risques ESG. Certains commentateurs ont pu y voir la manifestation d’un «greenium» équivalent à celui observé sur les obligations vertes.
Plombée par l’environnement macro-économique (inflation, guerre en Ukraine et tensions géopolitiques, Covid-19 en Chine et hausse des taux), la collecte nette des fonds d’investissement dans le monde (hors ETF et fonds institutionnels) est tombée sous la barre des 100 milliards d’euros à 94 milliards d’euros, selon les statistiques publiées jeudi par l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Un niveau qui n’avait pas été observé depuis plus de 10 ans en se basant sur les précédents rapports statistiques produits par l’Efama. Il faut remonter au quatrième trimestre 2011 dans ces rapports pour trouver trace d’une collecte nette en-dessous de 100 milliards d’euros. Les fonds n’avaient à l'époque engrangé que 84 milliards de dollars (80,3 milliards d’euros) d’entrées nettes. La collecte nette des fonds au premier trimestre 20022 contraste nettement avec celle du quatrième trimestre 2021 caractérisée par des flux entrants de 1.023 milliards d’euros. Le secteur de la gestion d’actifs au niveau mondial gérait 65.667 milliards d’euros à fin mars 2022, en baisse de 2,5% par rapport au quatrième trimestre 2022. Le chiffre inclut les fonds de fonds mais exclut les fonds indiciels cotés (ETF) et les fonds institutionnels. Ces encours étaient répartis dans 151.385 fonds de 46 marchés pour lesquels l’Efama a collecté des données. Le marché américain a observé une diminution de 5,5% de ses encours (en devise locale, ndlr) tandis que les fonds européens ont vu leurs encours régresser de 4,5% et les fonds chinois de 2,1%. Sortie massive des fonds monétaires Sur le plan géographique, la collecte des fonds au premier trimestre 2022 a été tirée par l’Asie-Pacifique (172 milliards d’euros) et les Amériques hors Etats-Unis et l’Afrique du Sud (45 milliards d’euros). Les fonds européens et américains ont, eux, subi des rachats respectifs de 69 et 54 milliards d’euros entre début janvier et fin mars 2022. Cela étant, les classes d’actifs n’ont pas toutes été logées à la même enseigne. Les fonds de long-terme pris dans leur ensemble ont collecté à hauteur de 282 milliards d’euros au premier trimestre 2022 à travers le monde. Dans le détail , les fonds actions et multi-actifs ont attiré respectivement184,7 et 89,8 milliards d’euros d’argent frais quand fonds obligataires et monétaires ont enregistré des sorties respectives de 50,4 et 187,6 milliards d’euros sur la période. En outre, les fonds garantis et immobiliers ont décollecté à hauteur de 902 millions et 1,5 milliard d’euros. Les fonds catégorisés «autres» par l’Efama ont terminé le trimestre en territoire positif avec une collecte nette de 60,8 milliards d’euros. Avec la forte présence de fonds monétaires, la France a connu la plus grosse décollecte (-54,6 milliards d’euros) tous marchés confondus au premier trimestre 2022 devant les Etats-Unis (-53,5 milliards d’euros) et le Luxembourg (-46,9 milliards d’euros). A contrario, la Chine affiche la meilleure collecte tous marchés de fonds confondus (sur les 46 analysés, ndlr) à 111 milliards d’euros, loin devant le Canada (36,5 milliards d’euros) et la Suisse (36,2 milliards d’euros).
Franklin Templeton vient de recruter Gianluca Maione en tant que responsable des ventes intermédiaires à Milan. L’intéressé était dernièrement responsable de l’Italie pour Ninety One (l’ex Investec Asset Management). Il a aussi travaillé pour Morgan Stanley IM. Chez Franklin Templeton, Gianluca Maione sera rattaché à Michele Quinto, responsable Italie et manager de la succursale italienne. Il aura pour mission de développer les ventes auprès des intermédiaires, c’est-à-dire les conseillers financiers et clients discrétionnaires. Il aura une équipe commerciale de six personnes avec lui. Franklin Templeton est présent en Italie depuis 1995 et gère 14,3 milliards de dollars pour des clients italiens au 30 avril 2022.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie, débutée fin février, n’a pas entraîné de mouvement de panique sur le marché des fonds hongrois malgré le fait que plusieurs d’entre eux étaient exposés à la Russie. La Banque centrale hongroise MNB a indiqué que les rachats dans les fonds hongrois entre janvier et mai 2022 ont atteint 48 milliards de forints (120 millions d’euros), soit 0,6% des encours sous gestion des fonds locaux. Le niveau de l’exposition du secteur à la Russie est «négligeable» selon la MNB.
Le gestionnaire américainMFS Investment Management s'étend en Amérique latine et va ouvrir un bureau dans la capitale uruguayenne Montevideo, rapporte Citywire Americas. Il s’agira du troisième bureau du groupe dans cette région après ceux de Buenos Aires en Argentine et de Santiago au Chili.
Citi vient de recruter Hannes Hofmann en tant que directeur mondial des family offices pour le groupe, à partir de septembre. Basé à Londres, il remplacera James Holder, qui a été promu au poste de directeur du cluster en Europe à la fin de 2021. Au sein de son nouveau poste, Hannes Hofmann sera chargé de la direction du groupe de family offices de Citi, une division d’importance stratégique pour la banque privée. Il sera rattaché à Ida Liu, directrice mondiale de la banque privée de Citi. Il sera également membre de l’équipe de la direction mondiale. Hannes Hofmann arrive de JP Morgan, où il était directeur des multi family offices et des intermédiaires pour l’Asie, l’EMEA et l’Amérique latine depuis 2019. Il dirigeait le développement stratégique des multi family offices et des intermédiaires dans ces régions. Il a quitté la banque américaine, après y avoir travaillé pendant plus de 20 ans. Entré chez JP Morgan Chase comme associé au sein de l’équipe des produits structurés actions en 2002, Hannes Hofmann a occupé plusieurs postes avant d’être nommé directeur des actions pour les divisions de la banque privée, la gestion de fortune et des actifs en Amérique Latine ainsi que directeur des investissements pour le sud-est des Etats-Unis en 2010. Il a été promu au rang de directeur du groupe pour la gestion des équipes de family office en Asie en 2015.
Axa IM Alts, la filiale d’actifs réels d’Axa Investment Management, vient d’annoncer la nomination d’Antoine Mesnage, jusqu’ici directeur des transactions en France, au rang de directeur pour l’activité en Australie à partir du 1er octobre. A travers cette réorganisation, il remplacera Kumar Kalyanakumar, qui partir le 30 septembre 2022. La société de gestion française a également promu les gérants Chris Willey au poste de directeur de la gestion d’actifs et ESG et James Cox en tant que directeur de la gestion des fonds. Ils remplaceront Quentin Shaw, qui a occupé le poste de directeur de la gestion d’actifs et des fonds. Quentin Shaw, pour sa part, quittera également la société de gestion française le 30 septembre. Kumar Kalyanakumar et Quentin Shaw ont dirigé AXA IM Alts en Australie depuis son lancement en 2016. Au sein de son nouveau poste, Antoine Mesnage déménagera de la France vers l’Australie. Il a occupé son poste en France depuis 2016, où il était chargé des transactions pour un total de 11 milliards d’euros à travers des stratégies et secteurs divers, dont les actifs résidentiels et la foresterie. Il est entré chez AXA IM en 2006 comme gérant pour les actifs réels. Il a ensuite été gérant chez Generali Real Estate pour un an. Il est ensuite retourné chez AXA en 2010 comme gérant senior pour cette classe d’actifs, avant d’être promu au rang de directeur commerciale pour cette division en France en 2012. Il a également été nommé co-directeur des transactions en 2015. Chris Willey a rejoint AXA IM à Sydney en 2005 comme gérant. Il a été chargé de l’intégration ESG au sein de la gestion d’actifs. Il a également été responsable pour le secteur de la gestion des fonds institutionnels. Auparavant, il a travaillé comme gérant senior chez LaSalle Investment Management de 2000 à 2005. James Cox, pour sa part, est arrivé chez Axa IM en 2018. Il a été chargé du déploiement du capitale dans le marché australien au sein de la société de gestion française. Auparavant, il a travaillé chez Eureka Real Assets depuis 2006 comme analyste, avant d’être promu en tant que co-gérant du fonds dénommé Eureka Core Property Fund 3 en 2009 et co-gérant du mandat CSC en 2014. Axa IM Alts gérait 4,9 milliards d’euros d’encours sous gestion en Australie.
L’indice imaginé par Axylia calcule les «vrais» résultats des entreprises une fois déduits les coûts qu’elles occasionnent à l’environnement à cause de leurs émissions de CO2.
Allspring Global Investments (ex Wells Fargo Asset Management) a recruté Charlie Wilson en tant que responsable des institutions financières pour le Royaume-Uni et la Suisse. L’intéressé vient de PGIM Investments où il était responsable des comptes européens. Il a également travaillé pour Investec Asset Management et Lazard Asset Management. Chez Allspring, Charlie Wilson sera chargé de renforcer l’activité de distribution auprès des intermédiaires financiers et de servir les clients wholesale et intermédiaires.
CIC Private Debt continue de croître dans le microcosme de la dette privée française. La société de gestion affiliée au CIC vient de lever 330 millions d’euros, dont 40 millions auprès de sa maison mère,pour son deuxième fonds européen dédié à la dette senior large cap. Ce fonds, dont l’objectif était initialement fixé à 300 millions d’euros, prend ainsi la suite du millésime de 2017 – lequel avait amassé 300 millions. Objectif: atteindre un rendement proche de l’Euribor +4%. Ce nouveau véhicule a pour objectif de participer à la syndication d’une centaine de financements seniors d’entreprises du Vieux Continent dont l’Ebitda se situe à plus de 100 millions d’euros. Un segment aujourd’hui fragilisé par l’inquiétude des banques dans le contexte de resserrement monétaire. Après plusieurs semaines de tétanie des financements de LBO large cap, le marché européen commence toutefois à retrouver des couleurs. Premier closing pour CIC Transition Infra Debt 2 En parallèle, CIC Private Debt poursuit sa stratégie de développement en dette infrastructure, initiée en 2018. Le gérant vient de lever le voile sur le tout premier closing de CIC Transition Infra Debt 2, à 100 millions d’euros, dont 40 millions duCIC. Le véhicule, estampillé article 9 SFDR, est plus spécifiquement axé sur la transition énergétique. Il prend position en dette junior pour accompagner en France et à l’international le développement d’infrastructures consacrée à la production d’énergies renouvelables et à la lutte contre le changement climatique (agrivoltaïsme, éolien…). Le fonds vise une taille de 300 millions d’euros et ambitionne d’atteindre un taux de rendement interne brut compris entre 5 et 7%, en raison du risque plus élevé que sur la dette senior. A ce jour, plusieurs assureurs français et un family officeont répondu présent. Depuis son lancement en 2003, CIC Private Debt a levé un total de 4,8 milliards d’euros. Il gère aujourd’hui 2,7 milliards d’euros pour le compte d’investisseurs institutionnels et privés et s’appuie sur une équipe de 34 investisseurs basés à Paris et à Londres. Un accroissement aussi lié à son développement dans la mezzanine et l’unitranche. Il y a un an, la société de gestion avait en effet finalisé la levée de son cinquième véhicule baptisé CIC Mezzanine & Unitranche Financing 5, en récoltant 450 millions d’euros.
Le pôle commun assurance banque épargne liste dans son rapport annuel les défaillances dans la commercialisation des produits et offres proposés aux particuliers.
Les ambitions de BlackRock en matière de transition énergétique prennent une nouvelle ampleur. Le gérant américain vient en effet d’inaugurer une nouvelle stratégie perpétuelle d’infrastructure dans l’optique de soutenir des véhicules d’investissement à capital permanent. Leurs objectifs? Investir dans les thématiques de la transition et de la sécurité énergétique. « Initialement, la décarbonisation était focalisée sur la production d’électricité. Mais aujourd’hui, tous les secteurs sont concernés et les investisseurs s’intéressent aux transports durables, à l’économie circulaire et au digital », souligne Grégory Benhamou, responsable de la plateforme Actifs alternatifs de BlackRock pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco. Infrastructures numériques et collectives, technologies de numérisation des réseaux, systèmes de stockage d’énergie par batterie, fournisseurs d’électricité, acteurs d’infrastructures d’énergies renouvelables, transport de gaz naturel liquéfié… le champ des possibles en matière d’investissement se voudra volontairement large. «Jamais les investisseurs n’ont été aussi demandeurs de solutions d’investissement en infrastructure. Cette classe d’actifs répond à des problématiques de rendement stables et relativement élevés, de protection contre l’inflation, de diversification de portefeuilles, mais aussi et de plus en plus à un besoin d’impact positif », souligne Grégory Benhamou, responsable de la plateforme Actifs alternatifs de BlackRock pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco. Une stratégie d’abord européenne A ce jour, l’activité infrastructure du gérant américain représente près de 40 milliards de dollars sous gestion (sur un total de 330 milliards dans les alternatifs), dont 10 milliards sur le seul angle du renouvelable. Jusqu’à présent positionné dans les «infrastructures diversifiées» (9 milliards de dollars sous gestion) et dans les «infrastructures climatiques», avec les fonds Global Renewable Power Fund, il s’appuiera donc désormais sur un troisième pilier faisant la part belle aux actifs résilients, mâtures et générateur de cash sur le long terme. Particularité: plus de la moitié de cette stratégie sera initialement allouée au Vieux Continent, avant d’opérer une diversification à l’échelle mondiale au cours des prochaines décennies. «Outre le financement de la transition à long terme, la question de la sécurité énergétique se pose à court terme, notamment en Europe à la suite des chocs énergétiques causés par la guerre en Ukraine», estime le gérant. Selon le BlackRock Investment Institue, le remplacement progressif de l’énergie russe accélérera la transition énergétique nette zéro du continent sur le long terme. Le premier investissement de BlackRock dans les énergies renouvelables pour le compte de ses clients était un projet éolien en Europe en 2012. Depuis, les initiatives se sont multipliées. Il s’est récemment associé aux gouvernements français, allemand et japonais, ainsi qu’à plusieurs investisseurs institutionnels et des fondations pour créer le «Climate Finance Partnership», un véhicule de financement mixte de 673 millions de dollars dédié aux infrastructures climatiques dans les marchés émergents. L’an dernier, il a aussi été à l’origine d’un partenariat avec le fonds souverain singapourien Temasek, axé sur le capital-risque et le capital-développement dans le domaine des solutions de décarbonisation.