C’est l’arroseur arrosé. Un groupe d’investisseurs fait pression pour obtenir des changements dans un véhicule coté à Londres et géré par l’activiste Trian Fund Management, estimant que la société a dévié de son objectif original lorsqu’elle s’est introduite en Bourse il y a quatre ans, rapporte le WSJ. Le groupe, composé d’Invesco, Janus Henderson, Pelham Capital et Global Value Fund, a déclaré lundi avoir demandé au conseil d’administration la tenue d’une assemblée générale extraordinaire pour remplacer les actuels administrateurs. Les investisseurs de Trian espèrent restaurer la confiance des actionnaires indépendants. Train Fund Management prend souvent des participations dans des entreprises pour exiger des changements au sein des conseils d’administrations et dans la stratégie. Il détient notamment des participations dans Janus et Invesco.
Souvent mis en valeur pour sa résilience et sa décorrélation supposée avec les marchés cotés, le private equity n’en reste pas moins perméableaux tensions macroéconomiques. Depuis le début de l’année, de nombreuses ETI françaises ont été contraintes de reporter leur projet de cession. En cause, la prudence des fonds dans un environnement où les risques se sont multipliés. Le laboratoire spécialisé dans la conception de produits à base d’acide hyaluronique Vivacy en a fait les frais. Sa vente, qui avait été confiée à BNP Paribas, n’a pas rencontré le succès escompté. Bain Capital avait entamé des discussions avec le fondateur de Vivacy, WaldemarKita – également président du FC Nantes. Mais le fonds américain a fini par jeter l’éponge, laissant ainsi la place à Cinven. Des négociations exclusives avaient suivi, sans pour autant aboutir. Le nœud du problème? Le conflit russo-ukrainien. Vivacy affiche une part minoritaire mais grandissante de son activité en Russie. Un problème pour la plupart des fonds, mais pas pour Waldemar Kita, qui entend profiter du contexte actuel d’abandon du marché russe par ses concurrents pour récupérer des parts de marché. «Un compromis avait été trouvé. Le fondateur devait récupérer l’activité russe, qui aurait toutefois gardé un lien business avec le reste du groupe repris par Cinven, explique un proche du dossier. Mais en l’absence de concurrence autour de l’actif, le fonds n’est plus en mesure d’évaluer le juste prix de Vivacy et préfère attendre.» Pour réactiver le processus, Rothschild & Co et son associé-gérant Laurent Baril auraient été appelé en renfort. Sodexo, Isabel Marant, Sezane… La difficulté à trouver un accord entre vendeurs et acheteurs s’accentue en période de crise. Ce scénario s’est aussi déroulé chez Sodexo qui, le 25 mai, a annoncé renoncer à la cession minoritaire de son pôle avantages et récompenses. Le géant de la restauration collective était en négociations depuis plusieurs semaines avec CVC, dans l’espoir de valoriser cette activité près de 4 milliards d’euros. «L’option consistant à faire entrer un investisseur dans le capital de l’activité n’a pas été retenue, le conseil d’administration estimant qu’elle n'était pas suffisamment créatrice de valeur», pouvait-on lire dans un communiqué du groupe. Dans le prêt-à-porter, la vente de la success story Isabel Marant a aussi tourné court. Montefiore Investment, propriétaire de la marque supervisée par Sophie Duruflé et Nathalie Chemouny, n’a pas trouvé suffisamment de candidats au rachat. Le processus de cession était accompagné par JPMorgan, qui a également piloté le remaniement du capital de Sézane. La griffe créée par Morgane Sézalory n’aurait toutefois pas trouvé chaussure à son pied, l’obligeant à revoir ses ambitions à la baisse. Une opération de moindre envergure est attendue. …Infopro, Dentego, La Maison Bleue… En parallèle, la secousse attendue dans la presse professionnelle n’a pas eu lieu.Le groupe de services aux entreprises Infopro Digital, maison mère des médias Le Moniteur, LSA, L’Argus de l’Assurance ou L’Usine Nouvelle, est toujours entre les mains du fonds britannique Towerbrook. Cela en raison du manque d’appétit des acquéreurs potentiels. «Dans un premier temps, le groupe accompagné par Morgan Stanley s’est pris les pieds dans le tapis en se présentant comme un acteur de la tech», explique un banquier. Mais si les solutions logicielles représentent en effet une part grandissante du chiffre d’affaires, aucun acheteur n’avait accepté de valoriser Infopro plus de 2 milliards d’euros, comme le souhaitait initialement son actionnaire de référence. D’autant que la branche événementielle aété secouée par la pandémie de Covid-19. Au cours des dernières semaines, même des secteurs plus défensifs ont tangué. C’est le cas chez La Maison Bleue, dont le fondateur Sylvain Forestier n’est pas parvenu à céder son groupe de crèches au prix espéré, à savoir 15 fois l’Ebitda (de près de 50 millions d’euros). Dans le cadre de l’enchère organisée par Rothschild & Co, Ardian avait émis une offre inférieure de 100 millions d’euros au souhait du dirigeant. Même son de cloche chez les centres dentaires Dentego, où les deux fondateurs James Cohen et Raphael Tapiero ont préféré temporiser. Selon nos informations, Bridgepoint était en discussions avancées avec cette ETI détenue par le fonds britannique G-Square, dont le résutat brut d’exploitation courant (Ebitda run-rate) s’établissait à environ 60 millions d’euros. «Au-delà de 5 fois la mise initiale, les dirigeants prennent 75% de la plus-value. Il était donc urgent d’attendre, car la proposition de Bridgepoint n’était que légèrement au-dessus de ce seuil», souligne un proche du dossier. Le fonds a aussi cherché à revoir son offre après une baisse de l’activité constatée en début d’année, en raison du Covid-19. De quoi refroidir les ardeurs des vendeurs. Attendre que le brouillard se dissipe «Avec une inflation à 5% en France, la plupart des business plans affichent une incertitude forte. Nombre d’acquéreurs sont en stand-by et préfèrent attendre que le brouillard se lève», constate un banquier. Une prudence partagée au niveau mondial. Le nombre de méga-transactions, supérieures à 5 milliards de dollars, est tombé à 24 au premier trimestre, contre plus de 30 lors des trois premiers mois de 2021, selon S&P Global. De l’avis général, ce ralentissement ne devrait toutefois pas durer. En dépit d’une plus grande prudence des banques sur le front des financements, nombre de fonds de dette continuent de monter en puissance sous l’effet de levées records. Quant aux acteurs du private equity, le stock de capitaux à déployer a atteint 1.780 milliards de dollars en février, proche du record historique de janvier (1.810 milliards), selon Preqin. Une montagne de cash qui devra, tôt ou tard, se déverser dans le non-coté
UBS La Maison de Gestion a choisi Dolan McEniry Capital Management, l’une des sociétés partenaires d’iM Global Partner, pour la gestion d’un fonds de crédit américain à échéance décembre 2025. Le fonds sera investi dans un portefeuille concentré d’une trentaine d’émetteurs. Il sera composé de 70 % d’obligations d’entreprises américaines notées «Investment Grade»et de 30 % d’obligations américaines à haut rendement. En outre, il intègrera des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) avec un faible score «risque carbone» selon Sustainalytics, et n’aura aucune exposition aux énergies fossiles. Dans le contexte de remontée des taux d’intérêt, le fonds doit permettre de capter la prime de crédit, offrant un rendement de 5,4 % brut de frais en dollars, avec une duration inférieure à 3 ans. Fondée en 1997, Dolan McEniry est une société de gestion basée à Chicago gérant 7,1 milliards de dollars d’actifs à fin mars 2022. Spécialisée dans les obligations d’entreprises américaines, son style de gestion se veut concentré, conservateur et opportuniste avec une approche fondamentale « value ». Fin 2016, iM Global Partner a pris une participation de 45 % dans la société de gestion.
Commencée il y a six mois, la fusion des sociétés de gestion Amplegest et Invest AM est maintenant définitive. La nouvelle Amplegest - laboutique de gestion entrepreneuriale passée sous la houlette du cabinetCyrus -pèse maintenant 4 milliards d’euros d’actifs sous gestion et en vise 6 à l’horizon 2025. Elle se structure autour de la gestion d’actifs (3,7 milliards d’euros), la gestion privée (2,1 milliards d’euros) et du family office (1 milliard d’euros). Elle compte soixante collaborateurs.
Le liechtensteinois LGT Private Banking vient d’annoncer la nomination de Roland Matt à la direction de la région Europe, Moyen Orient et Afrique (EMEA). Il conserve en parallèle celle de LGT Bank Liechtenstein, qu’il occupe depuis son arrivée en 2021. Le département, qui ne comprend pas le Royaume-Uni, conseille quelques 109 milliards de francs suisses (107 milliards d’euros) d’encours.
Axa Investment Managers, filiale de gestion d’actifs de l’assureur français Axa, planche actuellement sur un retour dans l’univers des fonds indiciels cotés (ETF) selon les informations de NewsManagers. La firme avait quitté le segment des fonds indiciels cotés (ETF) en mai 2009 après la cession de la gamme de trackers EasyETF à BNP Paribas Asset Management, avec qui elle l’avait conjointement lancée en février 2005. En mars, le recrutement de l’ancien responsable des ETF d’Euronext, Brieuc Louchard, en qualité de responsable des marchés de capitaux, a fait office d’un premier indice d’un possible retour d’Axa IM sur le segment. Pour sa nouvelle incursion sur le segment, qui a considérablement évolué depuis 2009, le gestionnaire n’unira pas ses forces avec un autre acteur même si l’idée d’une collaboration a été envisagée. Axa IM s’intéresse aux ETF activement gérés, un segment qui a mis du temps à se développer en Europe. Selon les informations de NewsManagers, la société de gestion a déjà établi une structure en Irlande (Icav) depuis décembre dernier pour la domiciliation de ses futurs ETF actifs. Une Icav qui a aussi reçu, mi-mai, l’agrément du régulateur luxembourgeois CSSF et qui compte déjà deux compartiments reprenant des thématiques environnementales, changement climatique et biodiversité, sur lesquels le gestionnaire a récemment lancé des fonds à impact actifs. Sollicité par NewsManagers, Axa IM confirme qu’un retour sur les ETF est à l'étude.« Nous avons toujours été pragmatiques et opportunistes s’agissant de l'évolution de notre organisation et de nos activités, et ajoutons de nouvelles équipes et capacités à notre organisation lorsqu’il y a une logique commerciale et un alignement d’intérêt avec nos clients (comme l’a récemment illustré le création d’Axa IM Prime, par exemple).Dans le cadre de cette approche, les ETF sont un domaine que nous pourrions envisager car nous constatons qu’en tant que véhicule d’investissement, les ETF peuvent être attractifs pour nos clients, aux côtés de notre gamme de fonds communs de placement existante»,indique la société de gestion. Maturation du marché Lorsqu’Axa IM (qui s’appelait encore à l’époque Axa IM Investment Solutions) était sorti du segment ETF, son directeur global des solutions d’investissement de l'époque, Thibaud de Vitry, expliquait que l'évolution de l’environnement et le renforcement de certains choix stratégiques pour Axa IM avaient poussé la firme à «reconsidérer la pertinence de notre présence sur le marché des ETF». «A ce stade de maturité de la gamme EasyETF, il est d’ailleurs souhaitable qu’il y ait un seul pilote, et nous nous réjouissons que ce pilote soit BNPP AM», déclarait-il en 2009. Les enjeux et montants des ETF en Europe ont bien changé depuis lors. En 2009, BNP Paribas AM a repris une gamme EasyETF composée de 22 fonds pour un total d’encours d’1,3 milliard d’euros à fin avril 2009. La gamme avait bien mûri fin 2021, comptant 100 ETF et fonds indiciels pour 35,4 milliards d’euros d’encours sous gestion, dont 17,7 milliards intégrant des composantes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Plus généralement, dans son dernier observatoire annuel de la gestion ETF produit en collaboration avec BNPP AM, Quantalys évoquait un marché ETF européen de 1.333 milliards d’euros sous gestion. Ce qui représentait 14% de la masse d’actifs gérés pour le compte d’investisseurs européens.
Commencée il y a six mois, la fusion des sociétés de gestion Amplegest et Invest AM est maintenant définitive. La nouvelle Amplegest - la boutique de gestion entrepreneuriale du cabinet Cyrus - pèse maintenant 4 milliards d’euros d’actifs sous gestion et en vise 6 à l’horizon 2025. Elle se structure autour de la gestion d’actifs (3,7 milliards d’euros), la gestion privée (2,1 milliards d’euros) et du family office (1 milliard d’euros). Elle compte soixante collaborateurs.
Le club de football l’Olympique Lyonnais (OL) a annoncé lundi dans un communiqué que John Textor, par l’intermédiaire de sa société holding Eagle Football, est entré en négociations exclusives pour acquérir la totalité des actions d’OL Groupe et 50 % des Osrane (obligations subordonnées remboursables en actions nouvelles ou existantes) détenues par Holnest, holding et family office de Jean-Michel Aulas, PDG et président du conseil d’administration d’OL Groupe et la totalité des actions et des Osrane détenues par Pathé, Sojer et Ojej (sociétés liées à Jérôme Seydoux) et IDG. Ce rachat se fera via le lancement d’une offre publique d’achat amicale au prix de 3 euros par action et de 265,57 euros par Osrane, éventuellement suivie, si les conditions sont remplies, d’un retrait obligatoire, correspondant à une valeur d’entreprise d’OL Groupe estimée à 798 millions d’euros au 1er juillet 2022 et à 884 millions d’euros après une augmentation de capital de 86 millions d’euros.
Selon le quotidien économique espagnol Expansion, la société d’investissement Ardian a signé au cours du week-end un accord avec le fonds de private equity Magnum Industrial Partners, actif en Espagne et au Portugal, en vue de l’acquisition d’une participation majoritaire dans l’opérateur de services de télécommunications espagnol Aire Networks, dont la valeur serait d’environ 600 millions d’euros. Contacté, Ardian n’était pas disponible pour commenter cette information. En octobre 2021, l’équipe Infrastructure d’Ardian avait conclu un accord avec EQT afin d’acquérir 100% de l’opérateur de fibre optique Adamo, dont le réseau couvre plus de 1,8 million de foyers. Il s’agissait du premier investissement d’Ardian dans les télécommunications en Espagne.
La société de gestion française Amundi vient de lancer quatre fonds indiciels à Singapour en partenariat avec Endowus, un roboadvisor singapourien, selon AsiaAsset. Il s’agit des fonds MSCI World Fund, MSCI Emerging Markets Fund, Prime USA Fund, et Bloomberg Global Aggregate 500M Fixed Income Fund. Ces véhicules seront désormais disponibles sur la plateforme d’Endowus. La société de gestion française vise à élargir sa présence dans le domaine des roboadvisors, qui est en train de pleine croissance. Les honoraires de ces fonds sont compris entre 0,05% et 0,20%. Lancé en 2019, Endowus compte plus d’un milliard de dollars d’encours sous conseil.
Nordea Asset Management a ouvert un bureau au Portugal pour servir ses clients en Europe du Sud et en Amérique latine, rapporte AMWatch, citant Forbes Portugal. «Au cours des trois dernières années, Nordea Asset Management a connu une très forte expansion internationale. Pour soutenir notre développement, il était essentiel d’internationaliser davantage l’ensemble de notre chaîne de valeur de gestion d’actifs. Après avoir évalué plusieurs options, nous avons choisi le Portugal - et Lisbonne en particulier - comme plateforme pour soutenir notre présence mondiale croissante», explique Christophe Girondel, responsable mondial de la distribution de NAM.
La sociétéde gestion américaine BlackRock vient de perdre Ricky Tang, directeur et stratégiste multi-actifs pour les clients institutionnels en Asie. Il vient de rejoindre le groupe financier hongkongais Value Partners comme managing director et co-directeur de la gestion des portefeuilles de clients. Au sein de ce nouveau poste, Ricky Tang sera chargé de la stratégie produits pour les divisions obligations et multi-actifs. Basé à Hong Kong, Ricky Tang sera rattaché à Louis So, co-président et co-directeur des investissements du groupe ainsi que June Wong, la présidente. Ricky Tang arrive de BlackRock, qu’il quitte après moins d’un an. Auparavant, il a travaillé chez Schroders comme directeur adjoint des produits multi-actifs en Asie du Nord. Entré chez Schroders en 2011 comme responsable des produits multi-actifs, il a été promu au rang de product manager pour cette division en 2016. Il a également travaillé comme gérant senior chez Axa Asia et comme responsable du processus d’investissement et de risque multi-actifs chez BEA Union Investment.
Amundsen Investment Management, la société de gestion fondée par des anciens du fonds norvégien, vient de recruter Alexis de Maack en tant que responsable de la gestion des risques et du trading. L’intéressé travaillait pour John Locke Investments jusqu’en décembre 2021. John Locke était placé en liquidation en février 2022. Avant cela, Alexis de Maack était trader obligataire chez Axa Investment Managers.
Créée en 2003 en Australie, ETF Securities avait cédé ces dernières années ses branches européennes et américaines. C’est au tour de l’Australie de se voir rachetée par un groupe d’origine coréenne Mirae Asset Global Investments. Avec sa filiale newyorkaise Global X ETFs, qui participe à l’opération, la société de gestion coréenne fait ses premiers pas sur le marché australien de la gestion passive. Les détails de la transaction n’ont pas été dévoilés. La plateforme ETF de Mirae Asset était déjà présente aux Etats-Unis, au Brésil, au Canada, en Colombie, en Europe, à Hong Kong, en Inde, au Japon, en Corée du Sud et au Vietnam. Les encours sous gestion de la division ETF sont désormais de plus de 85 milliards de dollars. ETF Securities aura désormais accès aux ressources de Global X et de Mirae Asset. L’activité américaine d’ETF Securities a été rachetée par Aberdeen Standard Investments (rebaptisé abrdn) en avril 2018 et les produits européens ont été vendus à WisdomTree Investments à la même époque. LGIM a également bouclé l’acquisition de Canvas, la plateforme d’ETF européens d’ETF Securities, en 2018. Global X gérait plus de 40 milliards de dollars d’encours à début juin 2022. Mirae Asset comptait plus de 640 milliards de dollars d’encours sous gestion en mars 2022.
«L’heure des comptes a sonné pour notre secteur», a déclaré Philipp Freise, le co-responsable du private equity européen chez KKR, lors du SuperReturn, la grosse conférence du secteur, alors que l’environnement économique est en train de changer. L’énorme vague d’opérations nouées à des fortes valorisations pendant les deux dernières années risque de tourner au «mauvais millésime», selon au moins quatre spécialistes du secteur sondés par le Financial Times. Ceux qui ont payé des multiples élevés pour des sociétés à croissance rapide pendant cette période «vont se réveiller avec une gueule de bois terrible», estime Gabriel Caillaux, co-président de General Atlantic.
L’équipe de BlackRock chargée de voter aux assemblées générales se compose de 70 personnes, rapporte le Wall Street Journal. Ce petit groupe d’analystes (BlackRock compte 18.400 employés) s’occupe des intérêts des investisseurs des fonds passifs de la société, représentant 4.600 milliards de dollars. L’équipe est dirigée par Sandy Boss, qui a passé vingt ans chez McKinsey & Co avant de rejoindre BlackRock en avril 2020. Les analystes sont plus ou moins expérimentés (15 ans en moyenne) et ils comprennent des scientifiques du climat, des ingénieurs et des spécialistes de la gouvernance. Ils parlent 20 langues au total et travaillent dans 10 pays. Les décisions de vote sont du ressort unique de cette équipe. Larry Fink, le patron de BlackRock, et les autres dirigeants n’ont pas leur mot à dire. Cela ne veut pas dire que Larry Fink n’a pas d’influence. Fin 2020, il a convoqué une réunion avec une dizaine de membres de l’équipe en charge des votes aux Etats-Unis, selon des sources proches. Son message était clair: l’équipe devait mieux expliquer ses votes aux dirigeants d’entreprises, notamment sur les propositions autour du climat.
Le Finlandais Nordea vient de promouvoir Hugo Preutz au poste de directeur adjoint de sa filiale Life and Pension. Il y sera dans le même temps directeur du capital et des investissements. L’intéressé travaille pour le groupe depuis cinq ans, et était dernièrement responsable du M&A. Par le passé, il fut notamment consultant chez McKinsey (2011-2014).
Sylvain Goyon, le directeur des stratégies actions d’Oddo BHF depuis 2018, vient de rejoindre la Financière Arbevel comme gérant de fonds santé. Au cours de sa carrière, il a notamment passé 13 ans chez Natixis (2005-2018), dont 8 comme directeur des stratégies actions et directeur adjoint de la recherche.
Le multigérant Julien Dapsens vient de rejoindre La Française AM comme responsable de la sélection de fonds et de la gestion pilotée au sein de la gestion diversifiée. Il arrive de Platinium Gestion, où il gérait depuis 2016 le fonds de fonds Platinium Latitude (14,3 millions d’euros d’encours). Il a commencé sa carrière chez Edmond de Rothschild Asset Management (UK) dans l'équipe d’appels d’offres puis comme investisseur junior. Chez Platinium, il a été remplacé par Francis Courbis, assistant gérant depuis 2020. Celui-ci cogère le fonds de fonds avec Frédéric Plessas.
Les discussions ne sont toutefois pas aussi avancées du côté du Parlement, où certains députés souhaitent renforcer la réforme sur le plan des risques climatiques.
Pour sa dernière séance avant la trêve estivale, la Commission des sanctions de l’AMF s’est penchée sur les activités de dépositaire de RBC Investor Services Bank France SA (RBC ISBF). Le Collège réclame un avertissement et une sanction pécuniaire de 500.000 euros pour deux griefs, un exercice lacunaire sur le suivi du respect de certains ratios d’OPCVM, et un suivi irrégulier et défaillant des flux de liquidité de fonds d’investissements alternatifs (FIA). Toutefois, la rapporteuse de la Commission des sanctions n’a retenu que le premier grief et dans un périmètre réduit.
L’exercice 2022 est décidément difficile pour les fonds obligataires. Au cours de la semaine précédant le relèvement spectaculaire des taux directeurs de la FED de 75 points de base, les investisseurs ont retiré 18,5 milliards de dollars (17,6 milliards d’euros) de ces stratégies, selon le «flow show» de Bank of America Global Research, basé sur les chiffres d’EPFR. Les fonds monétaires ont également souffert, avec 50,1 milliards de dollars de retraits, tandis que les fonds actions ont su attirer 16,6 milliards. La décollecte dans l’obligataire a été conséquente dans la quasi-totalité des sous segments. Les fonds de dettes d’entreprises investment grade ont rendu 5,6 milliards de dollars, ceux sur le high yield 7,8 milliards, la catégorie dette émergente 3,9 milliards, et les véhicules de dettes municipales américaines 4,9 milliards. Les investisseurs se sont réfugiés dans la dette souveraine, avec une collecte de 5,9 milliards de dollars, presqu’uniquement vers des fonds de dettes au nominal. Dans les actions, les flux se sont essentiellement dirigés vers les fonds couvrant les Etats-Unis (+14,8 milliards de dollars). Les investisseurs ont également un peu misé sur les actions émergentes (+1,3 milliard), et sont dans le même temps sortis des fonds d’actions européennes (-1 milliard, 18ème semaine consécutive de décollecte) et japonaises (-1,1 milliard). Sur le marché américain, les faveurs des investisseurs sont allées en priorité vers les stratégies de petites capitalisations (+6,6 milliards), value (+5,8 milliards) et grandes capitalisations (+5,5 milliards). Seuls les fonds de financières ont enregistré une décollecte supérieure au milliard, avec -1,6 milliard de dollars.
Pour sa dernière séance avant la trêve estivale, la Commission des sanctions de l’AMF s’est penchée sur les activités de dépositaire de RBC Investor Services Bank France SA (RBC ISBF). Le Collège réclame un avertissement et une sanction pécuniaire de 500.000 euros pour deux griefs, un exercice lacunaire sur le suivi du respect de certains ratios d’OPCVM, et un suivi irrégulier et défaillant des flux de liquidité de fonds d’investissements alternatifs (FIA). Toutefois, la rapporteuse de la Commission des sanctions ne retient que le premier grief et dans un périmètre réduit.
HSBC Asset Management crée un nouveau pôle, le Capital Solutions Group, au sein de son activité de gestion alternative, HSBC Alternatives, selon Investment Week. Ce nouveau pôle lèvera des fonds et créera des offres sur mesure dans les actifs non cotés et durables, pour les institutionnels et les clients fortunés. Borja Azpilicueta dirigera le Capital Solutions Group, sous la direction de Joanna Munro, directrice générale de HSBC Alternatives. Elle rejoindra aussi le comité HSBC Alternatives Management. Jusqu’à présent, Borja Azpilicueta est responsable mondiale du Private Capital Group de HSBC Global Banking.
Acteur lyonnais du capital risque, Angelor a déposé un dossier de demande d’agrément auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) afin de se transformer en société de gestion et «d’avoir plus de moyens à apporter aux start-up financées», indique un communiqué. «En 15 ans de travail discret et via un réseau familial et professionnel, nous avons pu investir 23 millions d’euros dans 68 start-up, principalement situées en région Auvergne Rhône-Alpes», explique à NewsManagers Sébastien Bonte, son fondateur dirigeant. Celui-ci s’avère être le frère de Mathieu Bonte, le directeur des investissements d’Axa, mais l’assureur français n’a aucun lien financier avec Angelor. Créée en 2008 sous forme de plateforme d’intermédiation entre cédants d’entreprises et entrepreneurs, Angelor évite ensuite de justesse la faillite, confrontée à la crise financière et à un marché trop étroit. Sauvée par ses actionnaires, elle se tourne alors vers un modèle de création de sociétés d’investissement mutualisés avec des business angels. Depuis 2011, elle a ainsi créé 16 sociétés d’investissement comme par exemple, Foodara, initiée avec l'école d’ingénieur agroalimentaire de Lyon et le Crédit Agricole. Depuis cinq ans environ, la société s’est focalisée sur des secteurs précis comme la santé, l’environnement, l’agroalimentaire et l'éducation. Elle a par exemple financé la start-up de biométanisation Waga Energy, entrée en Bourse l’an dernier et qui a levé 110 millions d’euros. Angelor s’est inscrite l’an dernier comme société à mission avec pour raison d’être « la finance au service du bien commun ». Forte de son nouveau statut qui doit faciliter l’apport d’investisseurs institutionnels, Angelor vise 100 millions d’euros investis d’ici 5 ans, dans 50 start-up.
La société de gestion suisse LGT Capital Partners a levé 550 millions de dollars lors de la clôture finale d’un fonds à impact dénommé Crown Impact, achevée ce 31 mai. Il s’agit d’un premier fonds à impact axé sur le capital-investissement pour LGT Capital Partners, qui a dépassé le montant cible de 350 millions d’euros. Il a attiré des investisseurs institutionnels dont des fonds de retraite, des assureurs, des fonds de dotation et des family offices d’Europe, d’Amérique latine, d’Asie et d’Australie. Ce véhicule investira dans des entreprises qui génèrent un impact positif à travers trois thématiques: l’action climatique, la croissance inclusive et les soins de santé. Il réalisera des co-investissements aux cotés d’autres gérants, et complètera le portefeuille avec des investissements dans des fonds à impact primaires et secondaires. Ce fonds aura une classification «Article 9» au sens du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). La société de gestion zurichoise compte 89 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Fullerton Fund Management vient d’annoncer la nomination d’Angus Hui au rang de directeur des obligations à partir de 20 juin 2022. Au sein de son nouveau poste, il sera chargé du renforcement des capacités de ce département ainsi que de l’intégration ESG au sein des portefeuilles obligataires. Il sera également responsable de la supervision de l’équipe ESG et du développement des stratégies obligataires. Il sera rattaché à Ken Goh, directeur des investissements. Il travaillera également avec Ong Guat Cheng, qui vient d’être nommé directeur des obligations en Asie. Angus Hui arrive de Schroders, où il était directeur du crédit en Asie depuis 2021 ainsi que membre de l’équipe de direction pour la plateforme du crédit mondial. Il est entré chez Schroders comme analyste crédit en 2000, avant d’être nommé gérant des obligations asiatiques en 2005 et gérant des obligations marchés émergents en 2015. En 2018, il a été promu au rang de directeur du crédit asiatique et marchés émergent. Il a également été responsable du crédit renminbi. Auparavant, il a travaillé comme assistant de recherche au sein de la notation des entreprises chez S&P en Australie et analyste chez HSBC à Hong Kong.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a scellé un partenariat avec la plateforme d’investissement espagnole HeyTrade. Les utilisateurs du broker pourront investir dans des plans d'épargne contenant des fonds indiciels cotés (ETF) iShares multi-actifs et adaptés en fonction de leur profil de tolérance au risque.
Les discours des présidents des banques centrales européenne et américaine seront scrutés par les marchés. Lundi, les investisseurs digéreront les résultats des élections législatives françaises alors que les marchés américains seront fermés pour cause de jour férié.