Vanguard est la société de gestion qui a enregistré la plus forte collecte nette dans le monde en 2014 avec 291 milliards de dollars, soit un cinquième des souscriptions nettes du secteur, rapporte le Financial Times, citant des chiffres de Morningstar. A contrario, Pimco figure en queue de classement, ayant subi les pires performances en termes de collecte sur les 3.164 groupes suivis par Morningstar. Cela illustre la popularité grandissante de la gestion passive. D’autres sociétés d’ETF ont attiré des milliards en 2014 : BlackRock a vu rentrer 178 milliards de dollars et State Street 42 milliards de dollars. En revanche des sociétés de gestion active comme Aberdeeen et Fidelity ont accusé de forts rachats (respectivement 13,5 milliards de dollars et 11,4 milliards de dollars).
A fin 2014, les actifs sous gestion de Union Investment s’inscrivaient à 232 milliards d’euros, contre 206 milliards à fin 2013. La hausse des encours est le résultat d’un effet de marché positif mais également de fortes souscriptions nettes de 16 milliards d’euros, contre une collecte de 10 milliards l’année précédente. Union Investment souligne le très fort dynamisme de la clientèle institutionnelle, auprès de laquelle la société de gestion a collecté 11 milliards d’euros en 2014, soit 73 % de plus sur un an. Le retail a vu des souscriptions nettes de 5 milliards d’euros, soit une hausse de 38 % par rapport à 2013.Le bénéfice avant impôts de l’exercice écoulé ressort à 485 millions d’euros, contre 399 millions d’euros pour l’exercice 2013.
UBS Global Asset Management (UBS GAM) lance à la Bourse de Milan la version de son ETF multi-classes d’actifs avec couverture du risque, rapporte Bluerating. Le nouveau produit, UBS ETF (IE) MAP Balanced 7 SF UCITS ETF (EUR) A-acc, sera coté sur Borsa Italiana à partir de lundi 2 mars et permettra d’investir dans un portefeuille diversifié d’actions, d’obligations et de matières premières.
Les actifs sous gestion du groupe Mercer s'élevaient fin décembre 2014 à 115 milliards de dollars, contre 86 milliards de dollars un an plus tôt, a annoncé le groupe américain. Sur ce montant, les encours américains totalisaient à la fin de l’année écoulée 46,6 milliards de dollars, contre 33,5 milliards de dollars un an plus tôt. L’Europe représente 41,5 milliards de dollars et la région Asie-Pacifique 21 milliards de dollars.
Le spécialiste des actions Jim Goff a décidé de quitter Janus Capital pour prendre sa retraite, abandonnant ainsi la gestion de quatre fonds actions dont il avait la charge, rapporte Citywire. L’intéressé avait rejoint Janus Capital en juillet 1988 en provenance de Fred Alger Management. En 2002, il avait notamment été nommé directeur de la recherche actions et directeur de la recherche pour l’ensemble du groupe Janus Capital. Son successeur au poste de directeur de la recherche, Carmel Wellso, avait précédemment travaillé sur les quatre fonds gérés par Jim Goff. Les fonds concernés sont Janus Global Research et Janus Research, tous deux domiciliés aux Etats-Unis, et Janus Global Research Fd et Janus US Research Fd, deux fonds «miroirs» domiciliés à Dublin.
L’Agefi rapporte que Shaftesbury Asset Management (SAM), un gestionnaire d’actifs immobiliers, a assigné la foncière Les Docks, ainsi que quatre sociétés, devant le tribunal de commerce de Lyon : la SARL luxembourgeoise Boca (qui contrôle directement la foncière), détenue par SU European Properties, elle-même filiale du fonds immobilier UBS Wealth Management Continental European Property Fund (CEPF), géré par UBS AG Jersey, une succursale de la banque suisse. Motif: rupture abusive de contrat de gestion. SAM réclame 49,4 millions d’euros de dommages et intérêts, note le quotidien. Les juges examineront également le contentieux déposé en retour par Les Docks contre SAM.
Le fonds d’investissement de l’activiste américain Carl Icahn a dévoilé, vendredi 27 février, une perte nette de 373 millions de dollars en 2014, soit 3,08 dollars par titre, rapporte le quotidien économique Les Echos. Il s’agit du premier déficit annuel d’Icahn Enterprises depuis 2008 (-43 millions), qui avait engrangé 20,7 milliards en 2013. Le fonds met en cause la baisse « brutale » des prix du pétrole. Il a notamment perdu de l’argent dans le producteur canadien Talisman Energy (vendu à Repsol), dont il est le deuxième plus gros actionnaire. Sa participation dans Apple, sa principale position, a toutefois permis d’amortir en partie les pertes des placements dans l’énergie.
La Compagnie Financière Jacques Cœur (CFJC), entreprise d’investissement active auprès des investisseurs institutionnels dans l’asset management, le private equity et le placement privé obligataire et actions, a recruté Anne Bellavoine en tant que directeur général adjoint. L’intéressée, qui travaillait précédemment chez Carmignac Gestion en tant que membre du comité de développement stratégique et directeur du marketing, aura en charge le développement européen de la société. Elle a aussi passé plusieurs années au sein du groupe Société Générale. Elle a notamment été directrice générale de SG Securities à partir de 2003.
Hartford Funds a fait appel à State Street pour des services de conservation et de valorisation d’actifs sous gestion pour un montant de 93,6 milliards de dollars, dont plus de 20 milliards de dollars de mutual funds. Les actifs sous conservation de State Street s'élèvent à 28.190 milliards de dollars.
Carlos Esteve, directeur général de Banque Heritage, entend participer de manière active à la consolidation du secteur bancaire. «Nous avons bien l’intention de figurer parmi les banques consolidatrices de l’industrie. Mais de manière sélective et à notre échelle», a déclaré au Temps Carlos Esteve. «Avec 6 milliards de francs sous gestion environ et 230 employés dans le monde, dont 90 à Genève, nous sommes une petite banque. Si cela était suffisant il y a quelques années, ça ne l’est plus du tout aujourd’hui, la pression sur les coûts est devenue trop importante. Je pense qu’il nous faut doubler de taille pour avoir un avenir très serein. Notre ambition est donc clairement de passer à 12 ou 14 milliards sous gestion. Même si cela paraît ambitieux, c’est sans doute ce qu’il faut aujourd’hui, étant donné les contraintes qui ont été imposées à notre métier. Beaucoup d’établissements sont dans une situation semblable à la nôtre, voire pire. Une consolidation du secteur est inéluctable», explique Carlos Esteve dans les colonnes du quotidien suisse.
A l’occasion de la publication des résultats annuels de l’assureur Old Mutual, sa filiale de gestion d’actifs Old Mutual Global Investors (OMGI) a annoncé avoir multiplié par deux son bénéfice au cours de l’exercice 2014. A fin 2014, la société de gestion a ainsi dégagé un bénéfice opérationnel de 33 millions de livres, en hausse de 120 % par rapport aux 15 millions de livres réalisés en 2013. Un bond en avant lié en partie à l’acquisition d’une participation de 50% au capital de la société Intrinsic Cirilium Investment Company, qui a apporté 2 millions de livres de bénéfice. Au cours de l’année, OMGI a également enregistré 9,2 milliards de livres de souscriptions brutes, soit une progression de 22% par rapport aux 7,6 milliards de livres engrangés en 2013. Pour sa part, sa collecte nette s’établit à 2,5 milliards de livres sur l’ensemble de l’année 2014, en hausse significative par rapport aux 700 millions de livres de souscriptions nettes enregistrées en 2013. Grâce à cette bonne dynamique, ses actifs sous gestion ont augmenté de 31 % pour atteindre 21 milliards de livres fin 2014 contre 16 milliards de livres fin 2013. Une croissance tirée également par Cirilium, qui a apporté 2 milliards de livres d’actifs supplémentaires. Old Mutual Wealth, le pôle de gestion d’actifs et de fortune dans lequel est logé OMGI, a pour sa part enregistré une croissance de 5% de ses encours, passant de 78,5 milliards de livres fin 2013 à 82,5 milliards de livres fin 2014. Cette progression est principalement liée à une collecte nette de 3,7 milliards de livres en 2014, en hausse de 61 % par rapport aux 2,3 milliards de livres de souscriptions nettes de 2013. Sa collecte brute ressort, quant à elle, à 16 milliards de livres en 204, contre 14,4 milliards de livres en 2013, soit une progression de 11% sur un an. Sur l’ensemble de l’exercice écoulé, Old Mutual Wealth a enregistré un bénéfice opérationnel de 227 millions de livres, en hausse de 5% par rapport aux 217 millions de livres réalisés en 2013.
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter a annoncé que la gestion de son fonds Global Managed est confiée à Stephen Mitchell à compter du 2 mars en remplacement de Simon Somerville, rapporte Investment Week. Stephen Mitchell a intégré Jupiter en février en provenance de Caledonia Investments et occupe le poste de responsable des actions mondiales et de la stratégie. Entré chez Jupiter en 2005 en provenance de Cazenove Fund Management, Simon Somerville est responsable de l’équipe actions Extrême Orient du groupe et membre de l’équipe actions internationales. Malgré cette décision, Simon Somerville reste au sein de la société de gestion où il continuera de gérer le fonds Japan Income.
Stephen Schwarzman, cofondateur et directeur général du fonds d’investissement Blackstone, a perçu en 2014 une rémunération globale de 690 millions de dollars (616,3 millions d’euros), a indiqué vendredi le premier fonds d’investissement mondial dans un document réglementaire, rapporte le quotidien économique Les Echos. En hausse de 50 % sur un an, ce montant ,le plus élevé dans l’histoire pour le fondateur d’un fonds coté en Bourse, tient aux performances de Blackstone en 2014. Le groupe affiche 290 milliards de dollars d’actifs sous gestion, contre 266 milliards un an plus tôt.
La lettre annuelle de Warren Buffett aux actionnaires de Berkshire Hathaway a soulevé une nouvelle vague de spéculation sur l’identité de son successeur en tant que directeur général, rapporte le Financial Times. Cette spéculation a surtout été alimentée par le vice-président, Charlie Munger, qui a indiqué que le prochain leader de la société pourrait être soit son patron de la réassurance Ajit Jain ou Greg Abel, qui gère la division «utilities». « En partant de l’hypothèse selon laquelle Buffett partirait bientôt, ses successeurs ne seraient pas dotés de capacités modérées. Par exemple, Ajit Jain et Greg Abel sont des performeurs éprouvés qui seraient probablement sous estimés si on les qualifiait d’expert mondiaux ».
Gamco Investors, la société de gestion gérée par Mario Gabelli, envisage de lancer une activité indépendante de capital investissement, rapporte le Financial Times. Le directeur général le mieux payé de Wall Street avec 85 millions de dollars en 2013 a aussi déclaré qu’il gardait un œil sur les cibles d’acquisition potentielles. «Clairement, notre préférence irait à un partenaire avec quelqu’un qui a notre culture concernant le travail quotidien (…) », a t-il indiqué.
Le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), est devenu propriétaire à 100% du quartier d’affaires milanais Porta Nuova, annonce l’AFP. Le fonds détenait déjà 40% depuis 2013 selon la société italienne de développement immobilier Hines Italia. Le prix de la transaction n’a pas été révélé. La valeur de marché du quartier Porta Nuova, qui comprend 25 bâtiments, dépasse les 2 milliards d’euros.Les parts rachetées par le Qatar ont été acquises auprès de Hines, l’assureur UnipolSai et plusieurs fonds d’investissement. A terme, le capital de Porta Nuova pourra être ouvert de manière minoritaire à d’autres fonds souverains.
L’arrivée de Bill Gross, l’ancien dirigeant de Pimco, chez Janus Capital a eu des retombées positives jusqu’en France, où la société de gestion américaine a ouvert un bureau en 2012, affirme Julien Froger, responsable Europe francophone. Dans un entretien à Newsmanagers, l’intéressé fait le point sur l’activité du bureau parisien et annonce un recrutement pour cette année…
Les encours des fonds communs de placement de Kutxabank ont enregistré une croissance de 38% au cours de l’exercice 2014, a annoncé le groupe bancaire à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. De fait, ses actifs sous gestion s’établissent à 9,59 milliards d’euros au 31 décembre 2014 contre 6,94 milliards d’euros au 31 décembre 2013. En parallèle, les encours de ses fonds de pension ont connu une progression de 6,6 %. Les actifs sous gestion ressortent ainsi à 5,86 milliards d’euros fin 2014 contre 5,50 milliards d’euros fin 2013.
A l’occasion de publication de ses résultats annuels, le groupe bancaire espagnol Bankia a dévoilé une augmentation de 26,5 % des encours de ses fonds communs de placement au cours de l’exercice 2014, rapporte le site spécialisé Funds People. De fait, au 31 décembre 2014, ses actifs sous gestion s’établissent à 10,39 milliards d’euros contre 8,21 milliards d’euros au 31 décembre 2013. Grâce à cette performance, sa part de marché en Espagne a progressé de 4,74% en 2013 à 4,98% en 2014. En parallèle, son activité de fonds de pension a enregistré une croissance de 5% l’année dernière, ses encours passant de 6,27 milliards d’euros fin 2013 à 6,58 milliards d’euros fin 2014.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Bestinver a subi une chute de 27,5 % de ses encours en 2014, a annoncé son actionnaire Acciona à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. Au 31 décembre 2014, ses actifs sous gestion ressortent en effet à 6,472 milliards d’euros contre 8,930 milliards d’euros au 31 décembre 2013. Soit une perte de 2,45 milliards d’euros d’encours liée, en grande partie, au départ en septembre 2014 de son gérant phare Francisco Garcia Paramés. Aujourd’hui, après l’arrivée à échéance le 2 janvier d’un mandat institutionnel de 1,1 milliard d’euros, les encours de Bestinver s’établissent à 5,8 milliards d’euros.Malgré ces difficultés, Bestinver a dégagé un chiffre d’affaires de 135 millions d’euros en 2014, en hausse de 19,6% par rapport à 2013, et un Ebitda de 96 millions d’euros, en progression de 22,2% sur un an.
La boutique suédoise Tundra Fonder a récemment annoncé l’anglicisation du nom son fonds pakistanais Pakistanfond, devenu Pakistan Fund, en vue de répondre à la demande croissante des investisseurs internationaux, rapporte Investment Europe. «Nous sommes activement en train d’élargir notre distribution en dehors des frontières suédoises», a déclaré Jon Scheiber, CEO et associé. La société cible prioritairement le Royaume-Uni et la Suisse. «L’intérêt pour nos produits a été très important ces derniers mois et nous avons passé la barre des 2 milliards de couronnes suédoises d’encours», indique Jon Scheiber.
L’année 2014 aura été une année exceptionnelle pour le secteur des fonds d’investissement européens. La collecte nette a atteint le niveau record de 634 milliards d’euros et les actifs sous gestion ont franchi la barre symbolique des 11.000 milliards d’euros grâce à une croissance de près de 16%, selon les derniers chiffres communiqués par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Cela malgré une conjoncture atone, des menaces déflationnistes et des tensions géopolitiques en Europe. Quatre facteurs principaux expliquent cette évolution : la quête de rendement dans un contexte de bas taux d’intérêt, l’attrait des fonds en termes de protection de l’investisseur, la grande variété de stratégies d’investissement et de profils de risque/rendement disponibles sur le marché et, enfin, le rôle de la banque centrale pour lutter contre l’inflation et soutenir la croissance dans la zone. Les fonds au format Ucits ont attiré 472 milliards d’euros, un niveau jamais vu depuis que les statistiques existent. La collecte des fonds Ucits de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) s’est élevée à 476 milliards d’euros, contre 328 milliards d’euros l’année précédente. Les fonds obligataires ont collecté 191 milliards d’euros, les fonds diversifiés 187 milliards d’euros et les fonds dédiés aux actions seulement 61 milliards d’euros. Les fonds monétaires ont terminé l’année sur une décollecte de 5 milliards d’euros contre 85 milliards d’euros en 2013. La collecte de fonds non coordonnés s’est inscrite l’an dernier à 162 milliards d’euros, contre 169 milliards d’euros l’année précédente. Les fonds réservés aux investisseurs institutionnels ont attiré 105 milliards d’euros, grâce notamment à la forte demande des compagnies d’assurances et des fonds de pension. Les fonds Ucits ont progressé de 16,3% sur l’année à 7.979 milliards d’euros, les fonds non coordonnés de 14,3% à 3.362 milliards d’euros si bien que l’ensemble des fonds affiche une hausse de 15,7% à 11.341 milliards d’euros.
Le fonds de pension public japonais GPIF (Governement Pension Investment Fund), qui gère 137.000 milliards de yens (soit 1.024 milliards d’euros) d’actifs, a annoncé le 27 février avoir accéléré son exposition aux actions tout en réduisant sensiblement le poids des obligations d’Etat dans son portefeuille au cours de son troisième trimestre fiscal clos au 31 décembre 2014. Ainsi, les obligations libellées en yen ne représentent plus que 43,13% de son portefeuille total fin décembre contre 48,39% fin septembre 2014. En parallèle, la part des actions japonaises a augmenté fortement, passant de 17,79 % fin septembre 2014 à 19,80% fin décembre 2014. Concrètement, cette évolution équivaut à une diminution d’environ 45 milliards d’euros de ses encours obligataires et une augmentation d’environ 24 milliards de ses participations en actions.L’institution a également accru son exposition aux avoirs internationaux. Ainsi, à fin décembre 2014, le GPIF était investi à 13,14% en obligations étrangères, contre 11,84% fin septembre 2014, et à 19,64% en actions internationales, contre 16,98% fin septembre 2014. Dans le cadre de sa nouvelle politique d’investissement, dévoilée début novembre 2014, le GPIF s’est fixé pour objectif de réduire la part des obligations d’Etat japonaises de 60% à 35%. En parallèle, la part des actions japonaises doit passer de 12% à 25% et celle des actions internationales de 12% à 25% également.Par ailleurs, le fonds de pension nippon a annoncé avoir enregistré un rendement de 5,16% au cours de son troisième fiscal, après 2,87% lors du trimestre précédent.
Le groupe Swiss Life veut poursuivre sa politique d’investissement dans l’immobilier. «Nous voulons acheter chaque année pour un milliard de francs de biens immobiliers», a déclaré Patrick Frost à SonntagsBlick. Le directeur général du groupe helvétique ne croit pas à une crise sur le marché de la pierre. «Depuis dix ans, on nous met en garde contre une crise. Jusqu’ici, nous n’en avons même pas vu un signe. Au contraire, la Suisse demeure un marché immobilier attractif», dit Patrick Frost. «Ce marché reste stable grâce aux taux bas.»
Les ETF obligataires ont enregistré des souscriptions nettes de 32 milliards de dollars dans le monde depuis le début de l’année au 26 février, selon des chiffres de Bloomberg cités par The Wall Street Journal. Il s’agit du plus fort début d’année depuis que ces fonds ont vu le jour en 2002. Plus de la moitié des 20 milliards de dollars qui se sont portés vers les ETF obligataires d’iShares (groupe BlackRock) sur les huit premières semaines de l’année sont venus d’investisseurs institutionnels comme les assureurs ou les fonds de dotation. Dans certains grands fonds, l’argent institutionnel a plus que doublé ces deux dernières années.
Lorsqu’ils doivent sélectionner une société de gestion, les gérants des fonds de pension se basent essentiellement sur les performances passées et les recommandations des consultants, alors même que cela ne préjuge en rien des performances à venir, montre une étude réalisée par l’Université du Connecticut et l’Université d’Oxford avec des données de 1999 à 2011 Mais l’avantage de ces deux critères est qu’ils permettent facilement aux gérants de se justifier auprès de leur hiérarchie et des parties prenantes.
Le Kuwait Investment Office (KIO), branche londonienne du fonds souverain du Koweït, Kuwait Investment Authority (KIA), a commencé à surpondérer les actifs européens suite à la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d’engager une politique d’assouplissement quantitatif pour soutenir la croissance. «Cette année nous commençons, après sept ans de surpondération du marché américain, à mettre en place une surpondération des marchés européens et à réduire progressivement notre surpondération des marchés américains», a expliqué son directeur général, Oussama al Ayoub. Le KIO s’est fixé pour objectif de doubler le montant de ses actifs sous gestion en dix ans.
Le recul des prix au mois de février a été publié lundi à -0,3% en première estimation, contre -0,6% en janvier et un consensus Reuters à -0,4%. La publication de chiffres meilleurs que prévu en Espagne, en Italie et en Allemagne vendredi laissait prévoir cette décélération dans le mouvement de baisse des prix.
L'économie italienne s’est contractée pour la troisième année d’affilée en 2014, avec une baisse de 0,4% du PIB, selon l’institut national de statistiques Istat. Le PIB italien avait baissé de 1,7% (chiffre révisé par rapport à 1,9% annoncé précédemment) en 2013 et de 2,8% (révisé par rapport à 2,3%) en 2012. Le déficit budgétaire du pays s'élève à 3% du PIB, contre 2,9% (révisé par rapport à 2,8%) en 2013, précise l’Istat. La dette italienne en 2014 s’est élevée à 132,1% du PIB en 2014 contre 128,5% (révisé) en 2013.
Gros emprunteurs sur les marchés depuis deux ans, certains pays d'Afrique subsaharienne sont vulnérables à une chute de leur devise et des matières premières.