L’agence de notation financière Scope Ratings prévoit des acquisitions en Europe afin de se renforcer face aux grands noms du secteur Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch. «Des acquisitions sont indispensables pour créer un champion européen», indique Torsten Hinrichs dans un entretien à Reuters. L’Europe compte actuellement près de 30 petites agences de notation spécialisées. «Aucune de ces sociétés n’est rentable; les niches qu’elles occupent sont trop étroites», remarque Torsten Hinrichs. Scope, fondée en 2002, était au départ spécialisée dans l’analyse d’actifs immobiliers et de fonds. Son dirigeant est conscient de la nécessité de couvrir toutes les classes d’actifs. «Nous sommes particulièrement intéressés par des domaines qui ne figurent pas dans notre offre de produits, comme l’assurance et les notes souveraines», a-t-il précisé. Il a ajouté vouloir parallèlement élargir le tour de table de l’entreprise, «en privilégiant l’Espagne, l’Italie et la France».
La part du dollar américain dans les réserves de change mondiales dont la répartition est connue a diminué au deuxième trimestre à 63,7% (sur 6.660 milliards de dollars), tandis que celle de l’euro tombait à 20,5%, son plus bas niveau en 13 ans, montrent les statistiques du FMI. Le dollar représentait 64,1% au premier trimestre et l’euro 20,7%. La baisse de la part du dollar s’explique par le fait que certaines banques centrales, particulièrement de pays émergents, ont vendu du dollar pour soutenir leur propre monnaie.
Le gendarme de la Bourse grec a annoncéhier l’interdiction des ventes à découvert sur les banques grecques avant la recapitalisation prévue du secteur. «La décision entrera en vigueur le 1er octobre et s’étendra jusqu’au 9 novembre», déclare la Commission des marchés de capitaux dans un communiqué. L’interdiction s’applique aux actions des quatre grandes banques que sont la Banque nationale de Grèce (National Bank of Grece), Alpha Bank, Eurobank, Banque du Pirée (Piraeus Bank), ainsi qu’à celles de la plus petite Attica Bank. La Banque centrale européenne, qui évalue en ce moment les besoins de fonds propres des quatre grandes banques grecques, ne devrait pas faire connaître les résultats de son examen avant la fin du mois d’octobre.
La croissance de l’économie britannique a atteint 0,7% au deuxième trimestre, a confirmé hier l’ONS, l’institut national de la statistique. Il précise que le déficit courant du Royaume-Uni s’est réduit bien plus que prévu et que le niveau de vie des Britanniques a enregistré sa plus forte progression depuis plus de cinq ans. En rythme annuel, la croissance a été revue en baisse à 2,4%, contre 2,6% dans l’estimation précédente. Le déficit des comptes courants a pour sa part été ramené à 16,8 milliards de livres, contre 24 milliards au premier trimestre, soit 3,6% du PIB. C’est le déficit le plus faible depuis deux ans.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a abaissé hier ses prévisions de croissance du commerce mondial pour cette année et l’an prochain afin d’intégrer les multiples facteurs qui pèsent sur les échanges depuis plusieurs mois, du ralentissement de l’économie chinoise à la volatilité des changes. L’organisation basée à Genève n’attend plus désormais qu’une hausse de 2,8% des échanges cette année, contre +3,3% précédemment, et de 3,9% en 2016, contre +4,0%. Elle souligne que les risques entourant sa prévision pour l’an prochain, qui incluent une hausse des taux d’intérêt américains et un nouveau ralentissement des économies émergentes, sont «fermement orientés à la baisse».
Les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de 0,1% sur un an en septembre, l’inflation passant en territoire négatif pour la première fois en six mois, montre la première estimation publiée mercredi par Eurostat. Le principal facteur expliquant la baisse de septembre est une forte baisse, de 8,9%, des prix de l’énergie après -7,2% en août. Les prix des produits alimentaires non-transformés, eux, ont au contraire augmenté de 2,7% par rapport à septembre 2014. En excluant ces deux composantes volatiles, l’inflation de base ressort à 0,9% sur un an en septembre, comme le mois précédent.
La société de capital-investissement Nextstage AM a annoncé hier l’acquisition de Linxea, distributeur de produits d’épargne en ligne. Les nouveaux dirigeants du courtier web affirment vouloir pérenniser et développer son activité, en étoffant la gamme de produits et services.
Invité sur Newsmanagers TV, Xavier Couratier, directeur Technique et Financier de la Mutuelle des artisans et du commerce de proximité (MNRA), a expliqué l’organisation de la gestion de l’institution, entièrement confiée à une société de gestion captive Indep’AM créée en 2006. « La société de gestion possède des expertises comme les actions et les obligations de la zone euro», a-t-il précisé, en indiquant que la gestion se faisait en direct, via des fonds dédiés pour la MNRA ou d’autres clients. «Cela étant», a noté le responsable, «pour des expertises particulières, comme les actions japonaises par exemple, ou l’immobilier via les OPCI, la société de gestion peut avoir recours à des sociétés de gestion externes». Par grandes masses, l’allocation d’actifs est à 75 % composée d’obligations, comprenant des titres d’Etat comme des obligations privées, à laquelle s’ajoute une part de 21 % composée d’actions – ce qui est plus important que la moyenne pour un assureur – et enfin le solde en immobilier. Concernant les véhicules utilisés, Xavier Couratier a reconnu ne pas avoir de religion entre les modes de gestion, active ou passive. « La délégation est confiée en totalité à Indép’AM, qui respecte les contraintes d’allocation stratégiques de la MNRA comme les contraintes en coût en capital ou des contraintes de dispersion d'émetteurs. Ensuite, la société de gestion a carte blanche, qu’il s’agisse d’ETF ou de fonds», a rappelé le directeur Technique et Financier. Interrogé sur d'éventuels changements d’allocation liés entre autres aux comportements des marchés, et notamment à un retour de la volatilité, Xavier Couratier a révélé que ce n’est pas tant la volatilité en tant que telle qui avait amené des évolutions d’allocations mais l’aspect réglementaire – notamment Solvency 2 – à l’horizon 2016. C’est le cas pour la poche actions. Sur la contrainte d’allocation cible à 22 %, nous sommes au maximum de ladite contrainte car en ce qui concerne les actions, le coût en capital avant le 1er janvier 2016, est fixé à 21 % contre 39 % après cette date», t-il expliqué. De fait, les contraintes de l’allocation stratégique ont été optimisées. «Mais cette configuration concerne surtout les grandes masses de l’allocation d’actifs» a fait remarquer le responsable. «Compte tenu des grandes évolutions de marché, Indép’AM gère également la volatilité en achetant et en vendant des titres», a t-il conclu.
Laurent Auchlin prend la direction de la sélection de gérants pour Credit Suisse à Zurich. Il était auparavant responsable de l'architecture ouverte de Lombard Odier à Genève, en charge de la buy-list et de la gestion d'un fonds long-only et d'un fonds de hedge funds.
Alexandre Col, ancien responsable de la multigestion chez Edmond de Rothschild (Suisse), crée avec trois anciens collaborateurs la société de multigestion alternative IterAM, rapporte Le Temps. Basée à Genève et Luxembourg, la société a déjà attiré 600 millions de dollars d'actifs sous gestion.
Goldman Sachs International vient de recruter Philippe de Beaupuy au poste de Prime Broker. Il aura la responsabilité d'assurer le lien entre les différents services proposés par Goldman Sachs International et ses clients spécialisés dans les hedge funds, à Londres.
Dans le cadre de sa troisième étude sur les Fund Selection Units (FSU) adossés à des groupes financiers français, le consultant INDEFI a analysé le potentiel de ce marché en architecture ouverte pour les sociétés de gestion externes. L’étude est complétée par un radar des sociétés leaders auprès des FSU, dont nous vous fournissons en exclusivité le top 5.
Dans une décision rendue ce jour, le Tribunal de l’UE confirme que l’initiative citoyenne européenne visant à permettre l’effacement de la dette publique onéreuse des pays en état de nécessité tels que la Grèce ne peut pas être enregistrée. Un citoyen grec avait lancé cette initiative en 2012 pour demander à la Commission de consacrer dans la législation de l’Union le « principe de l’état de nécessité, selon lequel, lorsque l’existence financière et politique d’un État est menacée du fait du remboursement d’une dette odieuse, le refus de paiement de cette dette est nécessaire et justifié ». La Commission avait refusé d’enregistrer cette proposition.
Le centre de recherche de Novethic a observé la mobilisation des investisseurs en matière de climat tout au long de l’année 2015. Après deux premiers volets parus en février et en juin 2015, Novethic publie en septembre une actualisation. Cette dernière édition montre que le mouvement des investisseurs engagés dans la lutte contre le réchauffement de la planète prend de l’ampleur.
Ian McBryde, gérant du F&C UK Real Estate Investment Trust, va prendre sa retraite en 2016 après 10 ans passés à gérer ce véhicule d’investissement, a annoncé BMO Global Asset Management, la maison mère de F&C. Il sera remplacé par Peter Lowe à compter de fin 2015. Peter Lowe rejoindra BMO Real Estate Partners en provenance de DTZ Investors où il a travaillé au cours de neuf dernières années en qualité de gérant de fonds.
La boutique d’investissement Finisterre Capital, spécialisée sur les marchés émergents, lance un fonds de performance absolue qui sera géré par Damien Buchet, l’ex-patron de la dette émergente chez AXA IM, qui vient de rejoindre la boutique britannique, rapporte Citywire. Damien Buchet, qui a quitté AXA IM en juin dernier, a rejoint Finisterre Capital en qualité de responsable des investissements ou «chief investment officer» pour les stratégies de performance absolue. Le nouveau fonds, Finisterre Emerging Market Debt Total Return Strategy, qui vise un rendement compris entre 3% et 7% par an sur un cycle, sera cogéré par Christopher Watson, responsable de la recherche crédit qui supervise pour 720 millions de dollars de stratégies crédit. Le fonds associera l’approche top-down de de Damien Buchet avec le biais fondamental de Christopher Watson.
Le gestionnaire d’actifs britannique Miton a décidé de fermer son fonds actions américaines et son fonds actions internationales à l’issue d’une revue stratégique interne, rapporte Investment Week. Le fonds américain, géré par James Abate, et le fonds international, géré par Xavier Smith, seront fermés le 30 octobre prochain. Interrogé par Investment Week, Ian Chimes, responsable commercial et marketing de Miton, a expliqué que la décision de fermer ses deux produits a été prise en raison la taille insuffisante des deux véhicules. De fait, le fonds américain affiche à peine 13 millions de livres d’encours, tandis que le fonds international gère 15 millions de livres seulement.
Leigh Harrison, responsable des actions chez Columbia Threadneedle, a décidé d’abandonner la gestion du fonds UK Equity Income (3,3 milliards de livres d’encours), dont il avait la charge depuis qu’il a rejoint le groupe en 2006, et de passer la main au cogérant Richard Colwell, rapporte Investment Week. A compter du 1er octobre, Leigh Harrison va devenir gérant adjoint de ce véhicule tandis que Richard Colwell prendra le poste de gérant principal. Leigh Harrison conserve toutefois ses responsabilités de cogérant pour les fonds UK Equity Alpha Income (906 millions de livres d’encours) et UK Overseas Earnings (114 millions de livres d’encours).
Eos Investment Management, société de gestion indépendante basée à Londres et ayant des bureaux en Italie et au Luxembourg, vient d’obtenir l’agrément de la Financial Conduct Authority pour gérer des fonds d’investissement alternatif en vertu de l’AIFM. Jusqu’ici, Eos IM gère des fonds fermés sous forme de Sicav SIF luxembourgeoises.
Les problèmes des marchés émergents pèsent lourdement sur Aberdeen Asset Management, dont un quart des actifs sont investis sur cette zone, rapporte le Financial Times fund management. La société de gestion souffre de rachats nets chaque trimestre depuis mai 2013 et le cours de son action a chuté d’un tiers cette année. Sur la vingtaine de courtiers et banquiers qui suivent le groupe, seulement trois conseillent aux clients d’acheter l’action Aberdeen. Les investisseurs et les analystes préviennent que la société de gestion, qui emploie 2.485 personnes, pourrait bientôt être contrainte de supprimer jusqu’à 100 emplois si les rachats et les piètres performances se poursuivent. Les problèmes d’Aberdeen AM ne sont pas terminés… Nombre d’investisseurs pensent qu’une hausse des taux aux Etats-Unis va provoquer davantage de volatilité dans les économies émergentes. Mais la décision de la Federal Reserve de maintenir le niveau de ses taux a aussi été interprétée comme étant pénalisante pour les sociétés de gestion spécialistes des émergents car cela prolonge l’incertitude des investisseurs au sujet de l’impact d’une hausse des taux sur les pays en voie de développement. Par ailleurs, les professionnels de l’investissement pensent que les efforts d’Aberdeen pour se diversifier et réduire sa dépendance aux émergents ont échoué.
Old Mutual Wealth a annoncé, ce 29 septembre, la création d’une nouvelle division multi classes d’actifs qui réunit sous le même toit les expertises de Quilter Cheviot et Old Mutual Global Investors (OMGI). Cette nouvelle entité – qui est dirigée par Ben Mountain, en provenance de Quilter Cheviot, et par Anthony Gillham, membre d’OMGI – assurera la gestion de portefeuille, la recherche sur les fonds, l’allocation d’actifs et les services de «Managed Portfolio». Cette division disposera d’une équipe de 24 professionnels de l’investissement. Dans le cadre de cette profonde réorganisation, la société de gestion a décidé de confier la gestion de sa gamme de fonds Old Mutual Spectrum à Anthony Gillham. De même, la gestion de la gamme de fonds Old Mutual Voyager sera désormais assurée par Anthony Gillham et Sacha Chorley, à l’exception du fonds Old Mutual Voyager Global Dynamic qui sera géré par Anthony Gillham et Lee Freeman-Shor. «D’autres gammes de fonds gérés par l’équipe d’OMGI vont faire l’objet d’un examen approfondi et resteront gérés par cette équipe jusqu’à plus amples informations», a indiqué Old Mutual Wealth dans un communiqué. En revanche, aucun changement n’est prévu pour les gammes de fonds Old Mutual Cirilium, Old Mutual Managed, Old Mutual Global Best Ideas, Old Mutual European Best Ideas et WealthSelect MPS.A l’issue de cette réorganisation, John Ventre, jusque-là responsable multi classes d’actifs chez OMGI, et François Zagamé, gérant du fonds Old Mutual Voyager Global Dynamic Equity, quittent la société de gestion OMGI. Autre départ notable, celui de Stewart Cazier, jusqu’ici responsable des solutions d’investissements chez OMGI
Woodpecker Capital, société de gestion luxembourgeoise, vient d’introduire ses trois fonds à la Bourse de Milan : Woodpecker Capital Equity Eur, Woodpecker Capital Pure Equity Eur et Woodpecker Capital Flexible Eur. Ils seront cotés sur ETF Plus, le segment de marché télématique de Borsa Italiana dédié aux OPCVM ouverts.
Suite au départ il y a un an de son CEO Theodore Economou, le fonds de pension du CERN, situé en Suisse et gérant plus de 4 milliards de francs suisses, accueille un remplaçant. Il s’agit, selon IPE, de Matthew Eyton-Jones. L’intéressé a notamment travaillé chez John Lewis Partnership, où il était responsable des fonds de pension.