La Chine a réduit de 700 millions de tonnes ses capacités de production d’acier et de fer, a déclaré le président Xi Jinping hier, abordant un sujet sensible pour les Britanniques lors de sa visite au Royaume-Uni. Confrontés aux prix bas de l’acier dus en partie aux importations chinoises bon marché, Tata Steel, le principal sidérurgiste au Royaume-Uni, a annoncé mardi une nouvelle restructuration qui menace 1.200 emplois, tandis que SSI UK, filiale du thaïlandais Sahaviriya Steel Industries, a mis la clé sous la porte le mois dernier. David Cameron s’était engagé à évoquer le sujet lors de la visite du président chinois à Londres.
Le gouvernement grec et les représentants de ses créanciers internationaux (Europe et FMI) ont ouvert hier les discussions sur les réformes que la Grèce s’est engagée à mener dans le cadre du programme d’aide de 23 milliards d’euros conclu cet été. Cet examen, qui aurait dû commencer à la mi-octobre, avait été repoussé en raison des législatives du 20 septembre. Les réformes adoptées vendredi dernier par le Parlement grec, prévoient notamment un abaissement des pensions de retraite, un report de l’âge du départ à la retraite, un renforcement des sanctions contre la fraude fiscale et une libéralisation du marché de l’énergie. Les créanciers devront se prononcer sur la mise en oeuvre de ces réformes avant qu’Athènes puisse recevoir une enveloppe de trois milliards.
Le marché des fonds de droit français continue de se replier selon Europerformance. Après une baisse de -2% au 2ème trimestre, c’est un repli plus prononcé de -3,5% qui est enregistré pour ce 3ème trimestre. L’équivalent de 29,1 milliards d’euros d’encours manque à l’appel par rapport à fin juin ; le marché français rassemble 794,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Sunny AM a recruté Laurent Dumonteil au poste de responsable commercial pour couvrir les institutionnels et le segment de la distribution. Arrivé en septembre, il reporte à Christophe Tapia, directeur du développement.
L’environnement de taux bas devrait perdurer tout au long de l’année 2015 notamment avec le lancement le 9 mars dernier du Quantitative Easing par la BCE qui a entraîné un resserrement des spreads obligataires et un aplatissement des courbes de taux. Parallèlement, l’amélioration de la compétitivité des entreprises européennes, dans le sillage de la baisse de l’euro et de celle des prix du pétrole, devrait favoriser la poursuite de la reprise économique.
La CAVAMAC vient de lancer un appels d’offres en vue de sélectionner trois gestionnaires, qui assureront la mise en place et la gestion de trois OPC de droit français sous la forme de Fonds d’investissement à Vocation Générale (Fivg) destinés plus particulièrement à la CAVAMAC (un fonds chacun). Il s’agit de trois mandats de gestion de fonds dédiés actions internationales. A titre indicatif, le montant global envisagé pour l’ensemble des mandats est d’environ 120 millions d’euros. Ce montant pourra évoluer en augmentation ou en diminution au cours du mandat. Compte tenu de l’importance du montant global donné en gestion, de la capacité des acteurs du marché à gérer des montants conséquents et d’une volonté de diversification des risques, le marché est un marché à bon de commandes multi attributaires. En conséquence, afin d’assurer la sécurité et la rentabilité des actifs, le marché, conformément à l’article 77 du code des marchés publics sera attribué à trois gestionnaires (sous réserve d’un nombre d’offres suffisant), chacun d’eux étant ainsi titulaire d’un mandat de gestion, activé le cas échéant par l'émission d’un bon de commandes et dont les conditions d’exécution seront précisées dans le CCP du marché. La CAVAMAC sera seule maîtresse de l’allocation du montant alloué, le cas échéant, à chaque mandat. Le cas échéant également, dans l’intérêt de la CAVAMAC, il pourra être décidé d’une diminution des actifs déjà alloués. Lire l’avis complet ici
Les retraits nets sur le Livret A ont atteint 2,38 milliards d’euros en septembre, et se montent à 3,25 milliards en incluant la décollecte sur le Livret de développement durable, selon les statistiques mensuelles communiquées par la Caisse des dépôts. Sur les neufs premiers mois de l’année, les deux produits ont connu 7,31 milliards d’euros de retraits nets et leurs encours total a été ramené à 357,8 milliards d’euros au 30 septembre 2015.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 0,5%. Elle estime que l’économie rebondit après le choc de la baisse des prix du pétrole et note que les effets expansionnistes des deux baisses décidées en janvier et juillet commencent à se faire sentir. «Dans les secteurs hors ressources naturelles, les signes de vigueur attendus sont plus évidents, à la faveur des effets expansionnistes des mesures de politique monétaire prises précédemment et de la dépréciation passée du dollar canadien», écrit-elle dans son communiqué.
La réunion organisée aujourd’hui entre des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et huit pays non membres du cartel n’a pas donné lieu à des discussions sur une éventuelle réduction de la production pour enrayer la baisse des prix, ont affirmé plusieurs délégués de l’Opep et de la Russie à Reuters. Le cartel pétrolier avait invité huit pays ne figurant pas parmi ses membres, dont la Russie, à venir discuter à son siège viennois de la façon de remédier au recul des cours. Seuls cinq d’entre eux, la Russie, le Brésil, la Colombie, le Kazakhstan et le Mexique, ont assisté à la réunion. L’Opep et les autres producteurs de pétrole n’étaient pas parvenus à s’entendre sur une éventuelle réduction de production lors d’une précédente rencontre, en mai. La prochaine réunion de l’Opep pour définir sa politique de production est prévue le 4 décembre.
Credit Suisse lance un nouveau fonds immobilier qui sera neutre sur le plan climatique. Le Credit Suisse European Climate Value Property (ISIN LU1262889725) est un FIA ouvert qui se propose de mettre en œuvre une stratégie Core/Core Plus et qui s’intéressera en priorité à l’immobilier commercial. Une fois épuisées les possibilités d'économies d'énergie, les émissions inévitables de CO2 seront neutralisées par l’achat de certificats de CO2 sur une base annuelle. Le premier closing est programmé pour le 11 décembre. Sur la base d’un objectif de rendement global de 5% à 6% par an, le fonds vise un taux de distribution de 4% par an. L’investissement minimal est de 500.000 euros et la commission de gestion s'élève à 0,6% par an. Le fonds vise un encours de 1 milliard d’euros dans les cinq ans.
Credit Suisse Group a annoncé mercredi son intention de procéder à deux augmentations de capital d’un montant total de plus de six milliards de francs (5,5 milliards d’euros). «Le Conseil d’administration du Credit Suisse Group AG proposera lors d’une Assemblée générale extraordinaire, qui aura lieu le 19 novembre 2015, deux augmentations du capital-actions: une première augmentation de capital sous la forme d’un placement privé de nouvelles actions nominatives auprès de quelques investisseurs qualifiés; une seconde augmentation de capital sera réalisée par l’émission de droits de souscription en faveur des actionnaires existants. Grâce aux mesures proposées, Credit Suisse Group AG entend renforcer ses fonds propres durs (Common Equity Tier1 - CET1) et ainsi disposer d’une plus grande flexibilité financière pour mettre en œuvre ses objectifs stratégiques», selon un comuniqué publié ce matin. Le groupe a parallèlement fait état d’une collecte nette de 16,4 milliards de francs au troisième trimestre dans ses activités de banque privée et de gestion de fortune. Malgré cet apport, les actifs sous gestion ont diminué de 61,8 milliards de francs par rapport au trimestre précédent pour s'établir à 1.293,9 milliards de francs à fin septembre en raison notamment de l’impact négatif des marchés. Credit Suisse ajoute que cette évolution est également liée à un nouveau système de classification des actifs sous gestion, avec l’introduction de critères et d’indicateurs plus spécifiques pour déterminer si les actifs de la clientèle peuvent être classés dans les actifs sous gestion. Cette nouvelle approche a entraîné la reclassification de 46,4 milliards de francs d’actifs sous gestion en actifs de la clientèle.Le bénéfice du groupe a chuté de 24% au troisième trimestre pour s'établir à 779 millions de francs. Le résultat avant impôts des activités de banque privée et gestion de fortune accuse un repli de 31% à 647 millions de francs, tandis que la banque d’investissement s’inscrit dans le rouge pour un montant de 125 millions de francs, alors qu’elle avait dégagé un gain de 516 millions de francs un an plus tôt. Le coefficient d’exploitation des activités de banque privée et de gestion de fortune s’est détérioré à 71,5 contre 66,6 au deuxième trimestre.
La société de gestion ImocomPartners a finalisé la levée de son OPCI ImocomInvest 2 à hauteur de 120 millions d’euros, soit le double de son véhicule précédent. Cette collecte a été réalisée auprès d’une dizaine d’investisseurs institutionnels de premier plan (assureurs, instituts de prévoyance…). Les 120 millions d’euros réunis doivent permettre de réaliser 200 millions d’investissements compte tenu d’un taux d’endettement de 40%, dans une quinzaine de parcs d’activité commerciale. Les investissements de l’OPCI ont pour obligation de porter sur une zone de chalandise supérieure à 100 000 habitants, avec une zone pavillonnaire à proximité ou une zone commerciale de premier rang. Les surfaces par unité doivent également être comprises entre 500 et 1 500 m2. En outre, les loyers doivent être bas, souvent en dessous du marché et les Parcs d’Activité Commerciale doivent afficher une valeur de 10 à 25 millions d’euros. Dans ce cadre, ImocomInvest 2 a d’ores et déjà investi 77 M€ dans six Parcs d’activité, totalisant 42.000 m² de surfaces commerciales, notamment à Bobigny, Sartrouville et Clermont‐Ferrand.A noter qu’ImocomInvest 1 afiche une rentabilité supérieure à 6,5% depuis 2012. Lancé en 2011, il est aujourd’hui totalement investi dans dix Parcs d’activité commerciale totalisant 70.000 m² (et 103 M€ d’investissement), autour d’agglomérations comme Annecy, Dijon, Troyes, Angoulême, Reims, Herblay…
Le départ d’Antoine de Salins a donné le signal pour une nouvelle organisation au sein de Groupama Asset Management. La société de gestion en a livré le détail mardi 21 octobre en indiquant que cette dernière augmentait la transversalité entre les équipes et, en raccourcissant les circuits de prise de décision, vise à accroitre l’efficacité opérationnelle globale de la structure.» Dans la pratique, Jean-Marie Catala a été nommé directeur général délégué «en charge d’un périmètre étendu qui regroupe les fonctions juridiques, des contrôles et risques et des fonctions de développement», indique un communiqué. Parallèlement la direction des gestions est réorganisée : deux directions sont créées. Gaëlle Malléjac prend en charge la responsabilité de la direction des « investissements gestions actives » qui regroupe les expertises taux, actions, convertibles, allocation dynamique, multi gestion directionnelle et ingénierie financière et Claire Bourgeois, celle de la direction des « investissements ALM » qui ancre la gestion assurantielle comme un pôle d’expertise au service du Groupe Groupama et des clients externes. Les deux directrices de gestion sont directement rattachées au directeur général, Philippe Setbon. Enfin, Thierry Goudin prend en charge la direction du développement. A ce titre son périmètre regroupera la direction commerciale, marketing et communication produits ainsi que la direction service clients.Pour les postes clés de la nouvelle organisation, il s’est agi uniquement de promotions. Ainsi, Jean-Marie Catala a rejoint Groupama AM en 2001 en tant que directeur du développement. De son côté, Thierry Goudin a rejoint Groupama AM en 2008 comme directeur pour prendre la responsabilité du marketing. Gaëlle Malléjac a rejoint la société en 1994 au sein des équipes de gestion. Enfin, Claire Bourgeois a rejoint Groupama AM en 2007 pour prendre la responsabilité du Pôle ALM. En 2012, elle a été nommée directrice adjointe des Solutions d’Investissement de Groupama AM.
Sérieux coup de froid pour BNY Mellon. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le groupe financier américain a annoncé que son pôle de gestion d’actifs («Investment Management») a subi une décollecte nette de 15 milliards de dollars au cours du troisième trimestre. Dans le détail, les produits de long terme ont enregistré 5 milliards de dollars de sorties nettes tandis que les produits de court terme ont accusé 10 milliards de dollars de rachats nets. Pour mémoire, BNY Mellon Investment Management avait déjà subi une décollecte nette de 27 milliards de dollars au deuxième trimestre 2015. Au 30 septembre 2015, ses actifs sous gestion ressortent donc à 1.625 milliards de dollars, stable par rapport au troisième trimestre 2014 mais en recul de 4 % par rapport au deuxième trimestre 2015.Dans un tel contexte, le chiffre d’affaires du pôle «Investment Management» est en recul de 6% sur un an, s’établissant à 929 millions de dollars à fin septembre 2015 contre 989 millions de dollars à fin septembre 2014. De fait, les commissions de gestion ont diminué de 5% sur la période de référence, ressortant à 804 millions de dollars au 30 septembre 2015 contre 843 millions de dollars au 30 septembre 2014. Les commissions de performance chutent pour leur part de 68% à 7 millions de dollars fin septembre 2015 contre 22 millions de dollars fin septembre 2014. Dans un tel contexte, le résultat avant impôt de BNY Mellon Investment Management s’établit à 237 millions de dollars au 30 septembre 2015 contre 245 millions de dollars au 30 septembre 2014, soit un recul de 3% sur un an.En prenant en compte l’ensemble de ses activités, BNY Mellon a fait état d’une baisse de 23,4% de son bénéfice net pour s’établir à 820 millions de dollars au 30 septembre 2015 contre 1,07 milliard de dollars au 30 septembre 2014. Son chiffre d’affaires ressort à 3,8 milliards de dollars au troisième trimestre 2015, en baisse de 18% par rapport au troisième trimestre 2014.
Rothschild Patrimoine, la Banque Privée de Rothschild & Cie Gestion, a annoncé le renforcement de ses équipes avec l’arrivée de deux banquiers privés et de deux gestionnaires de portefeuille. Samuel Redonnet et André Mester de Parajd rejoignent Rothschild Patrimoine en tant que banquier privé senior. D’autre part, Claire Gautron et Arnaud Besse rejoignent Rothschild Patrimoine, en tant que gestionnaire de portefeuille.Entre autres expériences professionnelles, Samuel Redonnet a, en 2010, pris en charge le développement de l’activité du family office du groupe Aforge Degroof sur le Grand Est. De son côté, André Mester de Parajd a travaillé chez Merrill Lynch Private Banking comme banquier privé en 1998 avant de rejoindre Credit Suisse Private Banking en 2009. Auparavant, Claire Gautron a travaillé au sein du groupe ABN Amro en tant qu’analyste crédits senior grandes entreprises de 1998 à 2001, puis audit manager jusqu’en 2007 et enfin gérant de mandats Private Wealth Management chez Neuflize OBC Investissements. Quant à Arnaud Besse, il a notamment exercé ses fonctions en 2005 à la Société Générale comme analyste financier sell side, avant d’intégrer Lombard Odier Darier Hentsch en 2008.
La société de gestion indépendante ACG Management, spécialiste de l’investissement dans les PME non cotées, lance un dispositif de défiscalisation dédié à l’Impôt sur le Revenu 2015 qui comprend deux fonds pour accompagner les PME régionales dans leur développement, le FIP Néoveris Avenir Economie et le FIP Néoveris Corse 2015. 1) Le FIP Néoveris Avenir Economie : 14ème FIP d’ACG Management. Ce nouveau véhicule dédié à l’IR investira à 70% minimum dans des PME intervenant principalement dans 3 secteurs, répondant, selon la société de gestion, aux évolutions macro-économiques et sociétales de demain : la Silver Economie, l’Economie des Loisirs et du Numérique. Le fonds, d’une durée d’investissement minimum de 7 ans, pouvant être prorogée de 3 périodes d’un an, permet de bénéficier d’une réduction d’IR de 18%, au titre des revenus 2015 (en contrepartie d’un risque de perte en capital et des avoirs bloqués dans le temps). ACG Management a déjà levé plus de 110 millions d’euros et financé plus de 40 PME dans le cadre de ses FIP et bénéficie d’un track-record convaincant, avec deux FIP déjà remboursés avec plus-value, étant précisé que les performances passées ne présagent pas des performances futures. 2) Le FIP Néoveris Corse 2015 Pionnier de l’investissement dans les FIP corses, ACG Management lance son 8ème fonds dédié à l’IR avec pour objectif le financement de PME situées en Corse. Région à fort potentiel et en croissance depuis plus de 20 ans, elle offre de nombreuses opportunités d’investissement , notamment dans les secteurs du tourisme, de la logistique, de l’agro-alimentaire, du commerce ou de la construction. Le Fonds permet une réduction d’IR de 38% dans la limite des plafonds de réduction en vigueur et sa durée de placement minimum prévue est de 8 ans et jusqu’à 10 ans sur décision de la société de gestion (en contrepartie d’un risque de perte en capital et des avoirs bloqués dans le temps). L’équipe d’ACG Management a déjà levé plus de 93 millions d’euros et accompagné 34 PME dans le cadre de ses FIP Corse. Le premier FIP Corse, Néoveris Corse 2007, devrait être intégralement remboursé au 31/12/2015, conformément à sa durée de vie prévue (hors prorogations possibles).
Le groupe Primonial a annoncé avoir enregistré une collecte de 1,706 milliard d’euros au cours des neuf premiers mois de l’année 2015 pour le compte de clients particuliers, contre 1,208 milliard d’euros l’année passé sur la même période. Soit une hausse de 41%. De très bons résultats qui permettent au groupe de fixer la barre de la collecte à la fin de l’année à trois milliards d’euros. En attendant, les chiffres à la fin du troisième trimestre s’expliquent par une forte collecte en assurance-vie, les souscriptions en unités de compte ayant atteint 699 millions d’euros (+30% vs 2014). En outre, l’activité «Immobilier Collectif» s’est affichée en forte progression. La collecte sur les produits regroupant SCPI et SCI, s’est élevée à 686 millions d’euros (+52% vs 2014), dont 416 millions d’euros sur les seules SCPI (+20% vs 2014). A noter une progression importante de l’activité Produits Structurés qui atteint 127,4 millions d’euros de collecte sur les neuf premiers mois, en hausse de 52%.Le réseau de Consultants Primonial Gestion Privée enregistre une croissance de son activité de 18% par rapport à l’an dernier à la même date, atteignant près de280 Millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année. En outre, la collecte auprès des CGPI par le biais de Primonial Partenaires est en hausse de plusde 55% et totalise 571 millions d’euros au 30 septembre 2015. Enfin, les clients Grands Comptes (distribution BtoBtoC) représentent une collecte de 481 millions d’euros, en hausse de 31% par rapport à 2014. A cette activité retail, s’ajoute celle réalisée auprès des Institutionnels qui s'élève à 248 millions d’euros enAsset Management via la multiboutique Primonial Investment Managers (Primonial AM, Roche-Brune AM et AltaRocca AM) et 684 millions d’euros en OPCI (Primonial REIM).
Sept personnalités représentatives du monde de l’entreprise, de hautes organisations européennes, de l’université (*) se sont unies autour du Président de Paris Europlace pour attirer l’attention du Président de la République François Hollande sur le danger que constituerait pour la Place Financière de Paris l’adoption d’une taxe sur les transactions financières limitée à 11 pays européens sur 28. Dans une lettre ouverte, ils indiquent notamment que « les grandes places concurrentes que sont Londres, Dublin, Amsterdam et Luxembourg escomptent qu’une taxe ainsi cantonnée constituera un handicap insurmontable pour les Places financières concernées, et notamment de la Place de Paris ». De fait, « cette taxe constituerait une lourde erreur. Pis, elle ne serait pas une manne financière dans la mesure où «elle affecterait directement les entreprises et entraînerait la délocalisation de pans entiers de l'économie des pays concernés et d’emplois qualifiés ».La lettre peut être consultée en pièce jointe. (*) Les signataires sont : Stanislas de BENTZMANN, Président Devoteam, Président de Croissance Plus, Gérard MESTRALLET, Président ENGIE, Président Paris EUROPLACE, Pierre PRINGUET, Président de l’Afep, Jacques de LAROSIERE, Président Eurofi, Jean-Claude TRICHET, ancien Président de la Banque Centrale Européenne, Christian de BOISSIEU, Professeur à l’Université de Paris I et au Collège d’Europe (Bruges) et Jean-Hervé LORENZI, Economiste, Président Pôle Finance Innovation.
Petite révolution chez BNP Paribas. Le groupe bancaire a annoncé, le mardi 20 octobre, la nomination de Frédéric Janbon au poste de responsable de BNP Paribas Investment Partners (BNP Paribas IP), son métier spécialisé en gestion d’actifs. Il succède ainsi à Philippe Marchessaux, qui occupait ce poste depuis juillet 2009. Philippe Marchessaux ne quitte pas totalement le groupe BNP Paribas. En effet, il accompagnera et conseillera Frédéric Janbon « pendant une période de transition pour se consacrer, ensuite, selon son souhait, à un autre projet au sein du groupe », selon un communiqué de la banque. Le groupe n’en dit pas plus sur la future destination de Philippe Marchessaux.« Après avoir mené à bien l’intégration des équipes de gestion issues de ABN Amro AM, Fortis IM et BNP Paribas Investment Partners pour constituer un gérant d’actifs d’envergure mondiale, Philippe Marchessaux a œuvré à en simplifier la structure, à consolider ses bases de clientèle et à préparer le métier aux enjeux de demain, souligne BNP Paribas. Il a redéployé le métier, internationalisé la franchise institutionnelle, renforcé les activités dans les pays émergents pour faire du métier un des leaders mondiaux et consolidé le partenariat avec les réseaux du Groupe. » Un discours élogieux qui oublie de mettre en exergue le fort recul des encours et les décollectes nettes massives enregistrées par BNP Paribas IP au cours de ces dernières années ! De fait, la gestion d’actifs de BNP Paribas a subi 4,7 milliards d’euros de sorties nettes en 2014, après 31,4 milliards d’euros en 2013, 18,8 milliards d’euros en 2012 et 35,7 milliards d’euros de décollectes nettes. Résultat : les actifs sous gestion sont passés de 457 milliards d’euros à fin 2010 à 387 milliards d’euros au 30 juin 2015. BNP Paribas IP a ainsi perdu énormément de terrain par rapport à ses grands concurrents français que sont Amundi et Natixis Global Asset Management voire Axa Investment Managers. C’est dans ce contexte que Frédéric Janbon prend ses fonctions à compter du 20 octobre 2015. Contacté par Newsmanagers, le groupe bancaire n’a pas souhaité faire de commentaires, sinon de confirmer la pertinence du modèle adopté par la société de gestion. Dans ce cadre, le nouveau responsable a pour mission de poursuivre et d’accélérer le développement de BNP Paribas Investment Partners « en tant qu’acteur de référence de la gestion institutionnelle et du service aux clients ». L’intéressé est un fidèle de banque de la rue d’Antin. Depuis 1988, Frédéric Janbon a une expérience de plus de 25 ans des marchés financiers. Il a occupé successivement des fonctions de responsable sur les marchés de taux d’intérêt, de dérivés et d’options au sein de BNP Paribas avant de devenir, en 2005, le responsable mondial des activités fixed income. Il a dirigé l’ensemble des activités du Fixed Income de BNP Paribas jusqu'à la fin de l’année 2014. A lui désormais d’insuffler un second souffle à BNP Paribas Investment Partners.
Credit Suisse et son homologue américain Wells Fargo ont conclu un accord de collaboration dans la banque privée aux Etats-Unis. Conseillers et clients du numéro deux bancaire helvétique sur ce segment disposeront début 2016 d’une possibilité exclusive de passer chez Wells Fargo, ont annoncé dans la nuit de mardi à mercredi les deux établissements.Credit Suisse Investment Banking et Asset Management proposeront par ailleurs des services pour le réseau de Wells Fargo. Aucun détail financier sur l’opération n’a été dévoilé.
Filippo Casagrande, responsable des investissements chez Generali Investments, a abandonné ses fonctions pour assumer d’autres missions au sein du groupe, croit savoir Citywire Global. Ses fonctions ont été reprises par Anna Khazen qui rejoint Generali Investments après seize années passées chez Morgan Stanley, où elle était dernièrement responsable du trading de crédit et des produits titrisés pour la région Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMOA). Anna Khazen est basée à Paris et rattaché à Santo Borsellino, CEO de Generali Investments. Filippo Casagrande va désormais travailler au sein du groupe d’assurances italien en tant que responsable de la gestion des asset managers, en charge de la sélection des gestionnaires externes dans lesquels les portefeuilles du groupe d’assurances seront investis.
JPMorgan Chase est en discussions avancées pour se désengager d’un de ses hegde funds, Highbridge Capital Management, gérant quelque 22 milliards de dollars d’actifs, une autre étape dans sa stratégie de simplification, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier. La première banque américaine entend néanmoins garder une participation minoritaire dans ce fonds, baptisé Highbridge Capital Management, selon la source confirmant ainsi les informations du Wall Street Journal.Cette part équivaudrait à quelque 6 milliards de dollars d’actifs. Un accord n’est toutefois pas imminent, a mis en garde la source. L’acheteur serait le gérant du Fonds Scott Kapnick associé à d’autres hauts responsables, d’après la source. Contactée par l’AFP, JPMorgan, qui avait pris le contrôle de ce fonds en 2004, s’est refusée à tout commentaire.
La firme américaine de capital-investissement Warburg Pincus a annoncé, ce 20 octobre, la nomination de Thomas W. Horton en qualité de « senior advisor » au sein de sa division « Industrials and Business Services » (IBS). A ce titre, l’intéressé travaillera en étroite collaboration avec les entreprises du portefeuille d’IBS et aidera la société dans l’identification et l’évaluation de nouvelles opportunités d’investissement dans les secteurs de l’aéronautique et des services industriels. Des secteurs que Thomas W. Horton connait bien puisqu’il était dernièrement « chairman » et directeur général d’American Airlines, ayant à ce titre fortement contribué à la restructuration de la compagnie aérienne américaine ayant conduit à sa fusion avec US Airways. Avant cela, il avait occupé différentes fonctions à responsabilité chez American Airlines, dont celle de directeur financier. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez AT&T où il a été directeur financier et « vice chairman ».
Banque Degroof Petercam, le nouveau groupe né de la fusion de Banque Degroof et Petercam, reste à l’affût de nouvelles opportunités de croissance. «Nous avons la volonté avec l’appui de nos actionnaires de poursuivre notre développement», a indiqué le 20 octobre à Paris Philippe Masset, CEO de Banque Degroof Petercam. «Nous regardons tous les dossiers» a assuré Philippe Masset qui ajoute que la croissance interne est toujours d’actualité. Mais dans un contexte de pression réglementaire accrue, il est de plus en plus difficile pour les petits acteurs de maintenir leur indépendance. D’où la volonté du groupe de profiter de cet environnement pour pousser ses feux en Suisse, en Espagne, et bien entendu en France. Trois marchés où la tendance à la consolidation reste forte. En France justement, le groupe entend croître sur tous les fronts. «Nous voulons faire de la croissance dans nos trois métiers», a souligné François Wohrer, directeur général de Degroof Petercam France. Des trois métiers en question, banque privée, gestion d’actifs et banque d’affaires, c’est notamment sur le premier que vont porter les efforts, avec d’abord de la croissance organique et la mise en œuvre de possibilités encore non exploitées. «Nous avons une excellente activité de banque d’affaires à Lyon mais pas de banque privée», a relevé François Wohrer. Des recrutements sont en vue pour combler cette lacune et par la suite, le maillage hexagonal pourrait être renforcé. Mais la croissance organique seule ne suffira pas. «La croissance externe est une arme qu’on va devoir utiliser», a poursuivi François Wohrer. Outre les pressions réglementaires déjà évoquées, un groupe comme Degroof Petercam est assez bien perçu par les acteurs de petite taille qui ne souhaiteraient pas être phagocytés par un grand groupe. François Wohrer précise qu'à partir de 100 millions d’euros, tous les dossiers sont susceptibles d’intéresser le groupe...
Les hedge funds n’ont plus le vent en poupe. Au cours du mois de septembre, ces fonds ont en effet perdu 1,43%, soit leur quatrième mois consécutif de perte, selon le Barclay Hedge Fund Index compilé par BarclayHedge. Depuis le début de l’année 2015, l’indice perd 1,21%. Dans le détail, 17 des 18 indices couverts par BarclayHedge sont en recul en septembre, la palme revenant au Healthcare & Biotechnology Index qui a perdu 5,90% le mois dernier. Seul l’indice Equity Market Neutral termine le mois de septembre en territoire positif avec un gain de 0,87%.