La réunion organisée aujourd’hui entre des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et huit pays non membres du cartel n’a pas donné lieu à des discussions sur une éventuelle réduction de la production pour enrayer la baisse des prix, ont affirmé plusieurs délégués de l’Opep et de la Russie à Reuters. Le cartel pétrolier avait invité huit pays ne figurant pas parmi ses membres, dont la Russie, à venir discuter à son siège viennois de la façon de remédier au recul des cours. Seuls cinq d’entre eux, la Russie, le Brésil, la Colombie, le Kazakhstan et le Mexique, ont assisté à la réunion. L’Opep et les autres producteurs de pétrole n’étaient pas parvenus à s’entendre sur une éventuelle réduction de production lors d’une précédente rencontre, en mai. La prochaine réunion de l’Opep pour définir sa politique de production est prévue le 4 décembre.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 0,5%. Elle estime que l’économie rebondit après le choc de la baisse des prix du pétrole et note que les effets des deux baisses décidées en janvier et juillet commencent à se faire sentir. «Dans les secteurs hors ressources naturelles, les signes de vigueur attendus sont plus évidents, à la faveur des effets expansionnistes des mesures de politique monétaire prises précédemment et de la dépréciation passée du dollar canadien», écrit-elle. Toutefois, la baisse des prix du pétrole et d’autres produits de base depuis l’été pèse sur les investissements des entreprises et sur les exportations dans le secteur des ressources, ajoute-t-elle. L’institution a de ce fait réduit ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017, tablant désormais sur un PIB en hausse de 2% l’an prochain puis de 2,5% l’année suivante, au lieu de 2,3% et 2,6% précédemment. Pour 2015, elle prévoit que la croissance du PIB réel se situera à un peu plus de 1%.
Les cours du pétrole ont terminé en net recul sur le marché new-yorkais Nymex, à leurs plus bas niveaux en trois semaines, l’augmentation des stocks de brut aux Etats-Unis ayant aggravé les inquiétudes face à l’excédent d’offre sur le marché mondial. Le contrat décembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 1,09 dollar, soit 2,35%, à 45,20 dollars le baril. Le Brent a terminé pour sa part en baisse de 86 cents (-1,77%) à 47,85 dollars. Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté de 7,1 millions de barils à 473 millions dans la semaine au 16 octobre, un chiffre bien supérieur aux attentes des analystes du marché pétrolier, qui tablaient en moyenne sur une hausse de 3,9 millions de barils, selon l’Institut américain du Pétrole (API). L’augmentation de l’offre des grands pays producteurs, associée au ralentissement de la demande des pays émergents, a réduit de moitié les cours du pétrole au cours des 12 derniers mois.
Citigroup a réduit hier sa prévision de croissance mondiale pour le cinquième mois consécutif, tablant désormais sur une expansion de 2,8% l’an prochain, au lieu de 2,9%. Pour 2015, les économistes de la banque américaine maintiennent leur prévision à 2,6%. En tenant compte d’un PIB chinois non évalué, la croissance «véritable» sera probablement inférieure à 2,5% en 2015 comme en 2016, ajoutent-ils. L’équipe de Citigroup, dirigée par le chef économiste Willem Buiter, attend de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire dans la zone euro, au Japon, en Chine et en Australie, tandis que la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre se contenteraient d’une normalisation «très progressive et retardée» de leur politique monétaire.
La Chine a réduit de 700 millions de tonnes ses capacités de production d’acier et de fer, a déclaré le président Xi Jinping hier, abordant un sujet sensible pour les Britanniques lors de sa visite au Royaume-Uni. Confrontés aux prix bas de l’acier dus en partie aux importations chinoises bon marché, Tata Steel, le principal sidérurgiste au Royaume-Uni, a annoncé mardi une nouvelle restructuration qui menace 1.200 emplois, tandis que SSI UK, filiale du thaïlandais Sahaviriya Steel Industries, a mis la clé sous la porte le mois dernier. David Cameron s’était engagé à évoquer le sujet lors de la visite du président chinois à Londres.
Le gouvernement grec et les représentants de ses créanciers internationaux (Europe et FMI) ont ouvert hier les discussions sur les réformes que la Grèce s’est engagée à mener dans le cadre du programme d’aide de 23 milliards d’euros conclu cet été. Cet examen, qui aurait dû commencer à la mi-octobre, avait été repoussé en raison des législatives du 20 septembre. Les réformes adoptées vendredi dernier par le Parlement grec, prévoient notamment un abaissement des pensions de retraite, un report de l’âge du départ à la retraite, un renforcement des sanctions contre la fraude fiscale et une libéralisation du marché de l’énergie. Les créanciers devront se prononcer sur la mise en oeuvre de ces réformes avant qu’Athènes puisse recevoir une enveloppe de trois milliards.
La CAVAMAC vient de lancer un appels d’offres en vue de sélectionner trois gestionnaires, qui assureront la mise en place et la gestion de trois OPC de droit français sous la forme de Fonds d’investissement à Vocation Générale (Fivg) destinés plus particulièrement à la CAVAMAC (un fonds chacun). Il s’agit de trois mandats de gestion de fonds dédiés actions internationales. A titre indicatif, le montant global envisagé pour l’ensemble des mandats est d’environ 120 millions d’euros. Ce montant pourra évoluer en augmentation ou en diminution au cours du mandat. Compte tenu de l’importance du montant global donné en gestion, de la capacité des acteurs du marché à gérer des montants conséquents et d’une volonté de diversification des risques, le marché est un marché à bon de commandes multi attributaires. En conséquence, afin d’assurer la sécurité et la rentabilité des actifs, le marché, conformément à l’article 77 du code des marchés publics sera attribué à trois gestionnaires (sous réserve d’un nombre d’offres suffisant), chacun d’eux étant ainsi titulaire d’un mandat de gestion, activé le cas échéant par l'émission d’un bon de commandes et dont les conditions d’exécution seront précisées dans le CCP du marché. La CAVAMAC sera seule maîtresse de l’allocation du montant alloué, le cas échéant, à chaque mandat. Le cas échéant également, dans l’intérêt de la CAVAMAC, il pourra être décidé d’une diminution des actifs déjà alloués. Lire l’avis complet ici
L’environnement de taux bas devrait perdurer tout au long de l’année 2015 notamment avec le lancement le 9 mars dernier du Quantitative Easing par la BCE qui a entraîné un resserrement des spreads obligataires et un aplatissement des courbes de taux. Parallèlement, l’amélioration de la compétitivité des entreprises européennes, dans le sillage de la baisse de l’euro et de celle des prix du pétrole, devrait favoriser la poursuite de la reprise économique.
Le marché des fonds de droit français continue de se replier selon Europerformance. Après une baisse de -2% au 2ème trimestre, c’est un repli plus prononcé de -3,5% qui est enregistré pour ce 3ème trimestre. L’équivalent de 29,1 milliards d’euros d’encours manque à l’appel par rapport à fin juin ; le marché français rassemble 794,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Sunny AM a recruté Laurent Dumonteil au poste de responsable commercial pour couvrir les institutionnels et le segment de la distribution. Arrivé en septembre, il reporte à Christophe Tapia, directeur du développement.
Les retraits nets sur le Livret A ont atteint 2,38 milliards d’euros en septembre, et se montent à 3,25 milliards en incluant la décollecte sur le Livret de développement durable, selon les statistiques mensuelles communiquées par la Caisse des dépôts. Sur les neufs premiers mois de l’année, les deux produits ont connu 7,31 milliards d’euros de retraits nets et leurs encours total a été ramené à 357,8 milliards d’euros au 30 septembre 2015.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 0,5%. Elle estime que l’économie rebondit après le choc de la baisse des prix du pétrole et note que les effets expansionnistes des deux baisses décidées en janvier et juillet commencent à se faire sentir. «Dans les secteurs hors ressources naturelles, les signes de vigueur attendus sont plus évidents, à la faveur des effets expansionnistes des mesures de politique monétaire prises précédemment et de la dépréciation passée du dollar canadien», écrit-elle dans son communiqué.
La réunion organisée aujourd’hui entre des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et huit pays non membres du cartel n’a pas donné lieu à des discussions sur une éventuelle réduction de la production pour enrayer la baisse des prix, ont affirmé plusieurs délégués de l’Opep et de la Russie à Reuters. Le cartel pétrolier avait invité huit pays ne figurant pas parmi ses membres, dont la Russie, à venir discuter à son siège viennois de la façon de remédier au recul des cours. Seuls cinq d’entre eux, la Russie, le Brésil, la Colombie, le Kazakhstan et le Mexique, ont assisté à la réunion. L’Opep et les autres producteurs de pétrole n’étaient pas parvenus à s’entendre sur une éventuelle réduction de production lors d’une précédente rencontre, en mai. La prochaine réunion de l’Opep pour définir sa politique de production est prévue le 4 décembre.
En marge du Xème club de prospective de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2i) qui s’est tenu mardi 20 octobre à Paris, son président Jean Eyraud est revenu sur les projets de l’association. Et notamment, sur la création dans les jours qui viennent d’un nouveau Club des acheteurs publics, avec l’appui de Bfinance. «Ce club visera à réfléchir, travailler sur les questions juridiques et techniques des appels d’offres et doit intéresser tous ceux qui font régulièrement des consultations larges pour sélectionner des gérants», a indiqué Jean Eyraud. Le responsable de l’association a également fait part d’un lancement prochain d’un programme de travail sur les actifs dits illiquides avec l’appui de M&G, «afin d’en dresser un panorama et des analyses SWOT sur chacun des segments concernés, et un autre programme sur la rédaction des conventions de gestion et leurs annexes». Enfin, Jean Eyraud a rappelé que quatre nouveaux guides seront bientôt publiés. Sur la gestion alternative - en complément de celui publié en 2012 -, sur la délégation de gestion, sur la mise en place d’une gestion ISR raisonnée et sur les OPCI. A noter que l’AF2i organise le 27 octobre prochain une séance de formation complémentaire ou de rattrapage mise à jour portant sur les derniers développements de Solvabilité 2 notamment sur les actifs en actions et en infrastructures
A chaque année sa thématique. Pour 2015, le club de Prospective (*) de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2i) qui s’est tenu hier à Paris dans les locaux de SMABTP s’est donné pour objectif de regarder les classes d’actifs traditionnelles, ou certains de leurs segments, «avec un œil neuf ou critique». La rupture est nette avec les sujets de l’an dernier, où il était question des nouvelles pistes d’investissements comme les infrastructures, les gestions factorielles, thématiques ou les techniques de rebalancement. Pour autant, le sujet de cette année peut être qualifié de bien dans « l’air du temps ». Dans son discours d’introduction, Jean Eyraud, le président de l’AF2i a égrené les différents obstacles auxquels étaient confrontés les investisseurs institutionnels. Outre des taux faméliques, les défis sont « réglementaires ou prudentiels, économiques, techniques ou encore simplement comportementaux », a-t-il indiqué. « Les contraintes réglementaires du type Solvabilité 2 ou Bâle 3, la volatilité des marchés ou des performances, la baisse de la liquidité sur les marchés de taux sont des freins puissants à l’accroissement de certains actifs dits risqués, a recensé Jean Eyraud, tout en notant que simultanément, les investisseurs sont contraints de chercher de bonnes solutions pour conserver une capacité de dégager des revenus réguliers. « Ce sont tous ses obstacles qu’il faut prendre en compte et en même temps essayer de contourner ou au moins essayer de réduire », a ajouté le président de l’AF2i. Pour illustrer ses propos, notamment ceux concernant les classes d’actifs traditionnelles, l’AF2i avait invité, entre autres spécialistes, Anita Barcewski, responsable des actions européennes pour les actions compagnies d’assurances du groupe AXA, AXA IM. Cette dernière a vanté l’intérêt d’une gestion de long terme qui fait de ses équipes de gestion «non pas des gérants mais des investisseurs». Elle a également expliqué que l’objectif premier de sa gestion était avant tout une protection du capital de ses clients investi à l’origine. Par ailleurs, sans avoir recours à des produits dérivés, a indiqué la responsable, l’important est d’investir dans des sociétés qui ont une base d’actifs et, comme le stipule Warren Buffett, auquel elle a beaucoup fait référence, qui distribue des dividendes. «Sans dividendes, l’entreprise vaut zéro» a t-elle déclaré, non sans préciser que ces derniers devaient être tenables. En outre, la responsable a insisté sur le fait qu’en regardant les entreprises cotées sous l’angle de leur qualité sur le long terme, elle évite les sociétés systémiques. Elle se tient aussi à l'écart des banques «car difficilement créatrices de valeur », a t-elle expliqué. Anita Barcewski a précisé que l’important était de favoriser les entreprises dont le management avait une vision, affichant une croissance solide et supérieure au marché, présentant une gestion interne rigoureuse et bénéficiant d’une position compétitive dominante. Dans ce cadre, la responsable a indiqué que sa vocation était alors d’accompagner le développement de ces sociétés et de bien identifier les facteurs de réévaluation auxquels elles sont sensibles ainsi que leur valeur ajoutée. «Pour cela il est nécessaire d’identifier les tendances de long terme de l’économie», a t-elle insisté. Pour conclure, Anita Barcewski a décrit la composition de son portefeuille - très concentré – en distinguant les thèmes cœur d’investissement et les autres thématiques. Dans la première catégorie figurent la croissance durable, l’exposition à la consommation émergente, la santé et la longévité et enfin l’optimisation des coûts. Dans le second figurent la digitalisation de l’économie, l’amélioration de la structure de marché et les opportunités de reprise en Europe. Cela étant, au cours d’une courte séance consacrée aux questions dans l’assemblée, Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP, a interrogé la responsable sur l’absence d’un thème important s’il en est, portant sur la transition énergétique. Ce qu’a reconnu Anita Barcewski, assurant néanmoins que pour ce type d’idée, la porte n'était pas fermée… (*) «Stratégies institutionnelles : pour un autre regard «
Source franchit une nouvelle étape dans son développement. Le fournisseur d’ETF a en effet annoncé, ce 20 octobre, avoir enregistré une collecte nette de 3,6 milliards de dollars depuis le début de l’année 2015. Une rentrée d’argent frais qui permet à la société d’atteindre le seuil des 20 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Source n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. «La société s’est développée au-delà du marché traditionnel des institutionnels et elle cherche maintenant à répondre plus efficacement aux besoins d’une palette plus large d’investisseurs et de conseillers», avance-t-elle. Afin d’accompagner et d’accélérer son développement, Source a ainsi recruté Bhavick Patel au sein de son équipe dédiée à la couverture du marché britannique. L’intéressé sera plus particulièrement chargé de couvrir les conseillers financiers indépendants au Royaume-Uni. Avant de rejoindre Source, Bhavick Patel a travaillé pendant deux ans chez Capital Group à un poste lié au développement de l’activité. Auparavant, il a passé cinq ans chez BlackRock, consacrant la majorité de son temps au sein de l’équipe commerciale d’iShares couvrant à ce titre les gestionnaires d’actifs et les banques privées. Avant cela, il avait débuté sa carrière chez Morgan Stanley où il a officié pendant deux ans à la gestion du collatéral pour des portefeuilles de dérivés actions et obligations.
Le gestionnaire d’actifs américain MFS Investment Management vient de lancer deux nouveaux fonds actions générant des revenus pour son gérant Jonathan Sage, rapporte Citywire Global. Ces deux nouveaux véhicules, dédiés aux marchés américain et international, sont domiciliés au Luxembourg et ont été conçus à partir de la recherche fondamentale et quantitative de la société de gestion. Dans le détail, le fonds MFS Meridian Funds – Global Income sera géré en suivant l’indice MSCI ACWI High Dividend Yield tandis que le fonds MFS Meridian Funds – US Equity Income suivra l’indice S&P 500.Ces deux fonds sont actuellement enregistrés en Autriche, au Danemark, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni. Ils sont en cours d’enregistrement en Irlande, en Suisse et en Finlande.
Allianz Global Investors est en train de lever des capitaux pour un deuxième fonds d’investissement dans des actifs d’infrastructure (infrastructure equity) qui sera lancé en décembre. Ce fonds fermé sera créé sur le même modèle que le Allianz Renewable Energy Fund 1, qui a été pleinement investi fin 2014. Ce fonds d’une durée de vingt ans est entièrement investi sur les énergies renouvelables, et plus précisément sur le photovoltaïque et l’éolien. « Ces secteurs sont les leaders des énergies renouvelables, car la technologie utilisée est mature », a expliqué Armin Sandhoevel, directeur des investissements Infrastructure Equity d’AllianzGI. Sur le plan géographique, le fonds a privilégié des pays d’Europe considérés comme peu risqués comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie et la Suède. Fondée en 2012, l’équipe Infrastructure equity comprend une douzaine de professionnels basés à Francfort et Luxembourg. Elle a réalisé, sur trois ans à fin septembre 2015, dix transactions totalisant plus de 430 millions d’euros. L’équipe gère le fonds Allianz Renewable Energy Fund 1 ainsi que des fonds dédiés. Le groupe Allianz fait partie des « clients » de l’équipe.
Allianz Real Estate, la société de gestion d’actifs immobiliers du groupe Allianz, a nommé François Trausch, 50 ans, au poste de directeur général («chief executive officer» ou CEO) avec effet au 1er janvier 2016. Il remplacera ainsi Olivier Piani qui prendra sa retraite à la fin de l’année 2015. François Trausch sera basé à Paris.Depuis 2010, François Trausch occupait le poste de directeur général pour l’Asie-Pacifique chez GE Capital Real Estate, supervisant à ce titre les activités d’investissement, de financement et portefeuilles immobiliers pour toute la région Asie-Pacifique. Avant cela, il a passé 15 ans chez GE en Europe à différents postes à responsabilité dans le secteur immobilier. Avant d’intégrer GE, il avait travaillé pour Tishman Speyer à New York et Berlin et pour Goldman Sachs à Londres.
Funding Circle, le pionnier britannique du crowdlending pour les entreprises, a fait part hier du rachat de Zencap, une plate-forme lancée en 2014 par l’incubateur allemand coté Rocket Internet, rapporte L’Agefi. Cette acquisition permet à Funding Circle, qui opère déjà au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, d’investir les marchés allemand, espagnol et néerlandais.Sur son marché domestique et sur le marché américain, qu’elle a rejoint en 2013 après sa fusion avec Endurance Lending Network, la plate-forme internet a prêté plus de 1,5 milliard de dollars et attiré plus de 40.000 investisseurs. Le rendement annualisé moyen avant impôt ressort à 6,8% (après créances douteuses et frais), selon les données publiées par la société.
Les hedge funds n’ont plus le vent en poupe. Au cours du mois de septembre, ces fonds ont en effet perdu 1,43%, soit leur quatrième mois consécutif de perte, selon le Barclay Hedge Fund Index compilé par BarclayHedge. Depuis le début de l’année 2015, l’indice perd 1,21%. Dans le détail, 17 des 18 indices couverts par BarclayHedge sont en recul en septembre, la palme revenant au Healthcare & Biotechnology Index qui a perdu 5,90% le mois dernier. Seul l’indice Equity Market Neutral termine le mois de septembre en territoire positif avec un gain de 0,87%.
Sur les neuf mois à fin septembre, les ETF/ETP au niveau mondial ont collecté un montant record de 250,5 milliards de dollars, en progression de 26% par rapport au niveau observé l’an dernier à fin septembre, selon des statistiques communiquées par la société de recherche spécialisée ETFGI. Les ETF/ETP cotés aux Etats-Unis ont attiré des entrées nettes pour un montant record de 145 milliards de dollars au terme du troisième trimestre 2015. Au cours du seul mois de septembre, pourtant très chahuté sur les marchés, les ETF/ETP ont collecté plus de 19 milliards de dollars.
L’industrie mondiale des hedge funds a enregistré une collecte nette de 5,6 milliards de dollars au cours du troisième trimestre, selon des données publiées ce 20 octobre par Hedge Fund Research (HFR). Dans le détail, les investisseurs ont alloué 47,9 milliards de dollars dans ces fonds tandis que les rachats se sont élevés à 42,3 milliards de dollars. Toutes les grandes stratégies de hedge fund ont enregistré des flux nets entrants à l’exception des stratégies « Macro » qui ont subi 5,1 milliards de dollars de sorties nettes en raison de la forte volatilité des marchés, en particulier sur les marchés émergents.Pour autant, malgré ce satisfecit d’ensemble sur le front de la collecte, les capitaux gérés par les hedge funds au niveau mondial ont enregistré leur plus forte baisse au troisième trimestre depuis la crise de 2008. Cette baisse est estimée à 95 milliards de dollars, ramenant ainsi leurs actifs sous gestion à 2.870 milliards de dollars.
Credit Suisse lance un nouveau fonds immobilier qui sera neutre sur le plan climatique. Le Credit Suisse European Climate Value Property (ISIN LU1262889725) est un FIA ouvert qui se propose de mettre en œuvre une stratégie Core/Core Plus et qui s’intéressera en priorité à l’immobilier commercial. Une fois épuisées les possibilités d'économies d'énergie, les émissions inévitables de CO2 seront neutralisées par l’achat de certificats de CO2 sur une base annuelle. Le premier closing est programmé pour le 11 décembre. Sur la base d’un objectif de rendement global de 5% à 6% par an, le fonds vise un taux de distribution de 4% par an. L’investissement minimal est de 500.000 euros et la commission de gestion s'élève à 0,6% par an. Le fonds vise un encours de 1 milliard d’euros dans les cinq ans.
Credit Suisse Group a annoncé mercredi son intention de procéder à deux augmentations de capital d’un montant total de plus de six milliards de francs (5,5 milliards d’euros). «Le Conseil d’administration du Credit Suisse Group AG proposera lors d’une Assemblée générale extraordinaire, qui aura lieu le 19 novembre 2015, deux augmentations du capital-actions: une première augmentation de capital sous la forme d’un placement privé de nouvelles actions nominatives auprès de quelques investisseurs qualifiés; une seconde augmentation de capital sera réalisée par l’émission de droits de souscription en faveur des actionnaires existants. Grâce aux mesures proposées, Credit Suisse Group AG entend renforcer ses fonds propres durs (Common Equity Tier1 - CET1) et ainsi disposer d’une plus grande flexibilité financière pour mettre en œuvre ses objectifs stratégiques», selon un comuniqué publié ce matin. Le groupe a parallèlement fait état d’une collecte nette de 16,4 milliards de francs au troisième trimestre dans ses activités de banque privée et de gestion de fortune. Malgré cet apport, les actifs sous gestion ont diminué de 61,8 milliards de francs par rapport au trimestre précédent pour s'établir à 1.293,9 milliards de francs à fin septembre en raison notamment de l’impact négatif des marchés. Credit Suisse ajoute que cette évolution est également liée à un nouveau système de classification des actifs sous gestion, avec l’introduction de critères et d’indicateurs plus spécifiques pour déterminer si les actifs de la clientèle peuvent être classés dans les actifs sous gestion. Cette nouvelle approche a entraîné la reclassification de 46,4 milliards de francs d’actifs sous gestion en actifs de la clientèle.Le bénéfice du groupe a chuté de 24% au troisième trimestre pour s'établir à 779 millions de francs. Le résultat avant impôts des activités de banque privée et gestion de fortune accuse un repli de 31% à 647 millions de francs, tandis que la banque d’investissement s’inscrit dans le rouge pour un montant de 125 millions de francs, alors qu’elle avait dégagé un gain de 516 millions de francs un an plus tôt. Le coefficient d’exploitation des activités de banque privée et de gestion de fortune s’est détérioré à 71,5 contre 66,6 au deuxième trimestre.