Maintenir une société de gestion locale avec des capacités de gestion locale… Tel a été le cahier des charges qu’UBS, la maison mère de feu CCR AM, s’est fixé cette année. Le tout sous une seule marque pour rendre l’ensemble clair et éviter du même coup tout cannibalisme : UBS Asset Management France pour l’Hexagone. Cette redéfinition ne pouvait se réaliser sans une réorganisation profonde de la société de gestion à Paris. « CCR AM avait tout d’une grande société de gestion, mais ses actifs n'étaient pas en croissance », a constaté Nicolas Vasta, managing director, chairman et CEO d’UBS AM France interrogé par Newsmanagers. Avec l’ancienne gamme de fonds, CCR AM affichait 6 milliards d’euros d’encours en début d’année… Après la refonte, la gamme a passablement maigri. De 28 fonds, elle est passée à huit OPCVM avec une diminution des actifs sous gestion de l’ordre de 20%. Dans le détail, plusieurs gestions ont disparu ou ont changé de périmètre. « Nous avons clôturé nos gestions monétaire et volatilité, a rappelé Nicola Vasta. En revanche, la gestion multiassets via les fonds Flex et la gestion sous mandat ont été conservées. De son côté, la partie « actions » a été repensée. Concrètement, les fonds CCR Actions ont vu leur gestion reprise par Londres où UBS possède un centre d’expertise pour ses fonds ouverts. Néanmoins, une gestion actions subsiste à Paris qui peut être qualifié de « franco-française ». A savoir, dans les fonds ouverts, des fonds PEA PME. Rien d’étonnant à cela dans la mesure où la société de gestion s’est donné trois pôles de développement : la clientèle institutionnelle, la distribution et la banque privée. Or, cette dernière activité jugée essentielle pour la maison peut trouver un intérêt évident à disposer d’une gestion sous mandat française. Elle permet notamment de développer une fine connaissance du tissu des entreprises de l’Hexagone et fournit une aide précieuse dans la réalisation du patrimoine professionnel d’un client. « La banque privée reste un élément clé pour Paris dans le monde d’UBS, a insisté Jean-Frédéric de Leusse, CEO et country head. En trois ans, cette dernière a vu ses revenus croître très significativement et les actifs sous gestion augmenter de 30 %, tant par un effet collecte pur que via une offre crédit. Aujourd’hui, elle représente 40 % des actifs sous gestion d’UBS AM - contre 55 % pour ceux des institutionnels. Et la situation n’est pas figée. « Nous disposons de 11 milliards d’actifs sous gestion en banque privée et nous avons voulu conserver notre capacité à innover », a fait remarquer Jean-Frédéric de Leusse. « Certes, notre offre a été réduite mais si des demandes spécifiques devaient émerger, nous pourrons être amenés à créer un fonds particulier qui y réponde », a t-il ajouté. Ainsi repensée, la société de gestion - qui a perdu les deux tiers de ses effectifs dans sa réorganisation - permet à ses responsables d’afficher de nouvelles ambitions. En chiffres, elles pourront être qualifiées de modestes ou raisonnables mais le management préfère être conservateur. En 2016, Paris table sur une collecte nette de 500 millions d’euros, mais envisage 1 milliard d’euros à un horizon 2017. « Nous avons pour objectif de devenir profitable dès la fin de l’année», a indiqué Jean-Frédéric de Leusse en insistant sur la volonté affichée d’UBS AM France de contribuer aux résultats du groupe. En attendant, cette année, la banque privée devrait apporter une collecte nette de l’ordre de 300 millions sur les mandats et 300 millions collectés dans le cadre de l’activité « distribution ». Enfin, pour la partie institutionnelle, la société de gestion a dans ses projets (appels d’offres, etc) un « pipeline potentiel » de 3,5 milliards d’euros. En disposant d’une offre qu’elle juge adaptée avec de la gestion passive, via les smart beta d’UBS AM, et son offre alternative à l’autre bout du spectre avec notamment des produits « infrastructures ».
Deux gérants de Vanguard, Lucius T. Hill et Karl E. Bandtel de Wellington Management Company, vont prendre leur retraite à compter du mois de juin 2016. Lucisu T. Hill, managing director senior de Wellington, est intervenu en tant que conseil depuis 2008 sur le Vanguard Long-Term Investment Grade Fund, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 14,2 milliards de dollars. Après son départ, Scott St. John, gérant de portefeuille, prendra en charge la partie du fonds prise en charge par Wellington.Wellington Management fournit des services de conseil pour 21 mandats de Vanguard, représentant 313 milliards de dollars d’actifs. Le partenariat avec Wellington remonte au lancement du plus vieux fonds de Vanguard, le Vanguard Wellington Fund, en 1929.
Le groupe Just Fair & Direct (JFD), qui propose des services de négoce électronique, prime brokerage et gestion de fortune, vient d’ouvrir un bureau à Sophia-Antipolis, à proximité de Cannes, rapporte Investment Europe. JFD France va dans un premier temps développer sa base de clientèle en Europe et renforcer l’offre de JFD Wealth en couvrant les jeunes sociétés de gestion et en développant son réseau de conseillers financiers indépendants. La société va notamment offrir un ensemble de services aux jeunes sociétés de gestion, entre autres des services d’exécution des ordres à très bas coûts, des outils de trading multi-comptes, ainsi qu’un accès privilégié à une série de véhicules financiers allant des comptes gérés aux ETF en passant par les fonds d’investissement alternatifs cotés au Luxembourg. Les jeunes sociétés auront également accès au réseau de distribution «on line» et «off line» du JFD comprenant plus de 350 conseillers indépendants basés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Irlande. Les conseillers seront dotés de programmes de gestion de portefeuille sur mesure afin de s’adapter aux exigences spécifiques de leurs clients : taille de l’investissement, accès aux fonds, appétit pour le risque, objectifs d’investissement, l’accent étant mis sur la performance absolue, la gestion quantitative et les produits préservant le capital.
Le pôle «Gestion d’Actifs, Gestion Privée & Distribution» du groupe Advenis (ex Avenir Finance) est en croissance au troisième trimestre. Son chiffre d’affaires a progressé de 5% sur un an à 7,29 millions d’euros. Il bénéficie du lancement de la nouvelle SCPI Eurovalys, mais reste affecté par le ralentissement des ventes immobilières auprès des grands partenaires bancaires, en raison d’un repositionnement de l’offre. Sur neuf mois, le pôle marque toutefois un recul de 11% à 18,84 millions d’euros. Toutes activités confondues, le groupe, également très présent dans les services immobiliers et la production immobilière, a enregistré un chiffre d’affaires de 62,16 millions d’euros sur neuf mois, en progression de 6% par rapport à l’année précédente.
Les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 760 millions d’euros en octobre, après une décollecte nette de 442 millions d’euros en septembre, selon des chiffres publiées par l’association espagnole de la gestion d’actifs Inverco. A l’issue des dix premiers mois de l’année, les souscriptions nettes s’élèvent ainsi à 23,24 milliards d’euros.Au 31 octobre 2015, les actifs sous gestion du secteur s’établissent à 220,3 milliards d’euros, en hausse de 2,7% par rapport à fin septembre 2015 (214,6 milliards d’euros d’encours) et en progression de 13,1% par rapport à fin décembre 2014 (194,8 milliards d’euros d’encours).
La Bourse américaine Intercontinental Exchange a annoncé la signature d’un accord pour racheter Trayport aux deux courtiers interbancaires BGC Partners et GFI, en cours de rapprochement. ICE paiera la cible 650 millions de dollars, uniquement en actions. Basée à Londres, Trayport est une filiale de GFI qui fournit sa technologie pour le courtage de produits de gré à gré dans le secteur européen de l’énergie, notamment l’électricité, le gaz naturel et le charbon.
La banque suisse Julius Baer a annoncé lundi son intention de porter à un maximum de 80% sa participation dans le capital du gérant de fortune italien Kairos. Il en détient aujourd’hui 19,9%. Kairos sera ensuite introduit en Bourse de Milan l’an prochain avec la vente d’une participation minoritaire. Les actionnaires actuels de la société de gestion, y compris certains de ses cadres, conserveront une part significative du capital de Kairos après son IPO.
Les stocks des entreprises américaines ont augmenté de 0,3% en septembre, tandis que les chiffres d’août, initialement donnés stables, ont été révisés en hausse à 0,1%, selon les statistiques publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stabilité des stocks en septembre. Ces statistiques suggèrent que le produit intérieur brut (PIB) américain du troisième trimestre pourrait être revu en hausse. En première estimation, les stocks avaient amputé la croissance de 1,44 point sur le trimestre, le contenant à 1,5% en rythme annualisé.
La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, s’est résolue à remplacer son ministre des Finances, Joaquin Levy, mais la date du changement n’a pas encore été arrêtée, rapportait vendredi le quotidien Valor Economico, citant des sources ayant participé aux discussions. Joaquin Levy pourrait être remplacé par l’ancien gouverneur de la banque centrale Henrique Meirelles, précise le journal. Valor ajoute que Dilma Rousseff est encore réticente à l’idée de laisser plus de marge de manoeuvre au futur ministre des Finances pour déterminer la politique économique du pays.
Le Produit intérieur brut (PIB) de la Finlande a diminué de 0,6% au troisième trimestre, par rapport aux trois mois précédents, ce qui laisse présager une quatrième année consécutive de contraction économique pour ce pays qualifié d’«homme malade de l’Europe» par son propre ministre des Finances. Par rapport au troisième trimestre 2014, le PIB finlandais accuse une contraction de 0,8%, a précisé l’institut de la statistique vendredi.
L’accumulation ces derniers mois d’importants stocks de pétrole brut, le ralentissement de la demande et la bonne tenue de la production des pays extérieurs à l’Opep pourraient accentuer la situation actuelle d’excédent du marché pendant une bonne partie de 2016, a jugé vendredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). «Des stocks de pétrole de trois milliards de barils, un record, assurent au marché un certain degré de confort», explique-t-elle dans son rapport mensuel. En octobre, la production mondiale a dépassé 97 millions de barils par jour (bpj), soit 2 millions de plus que sur la même période de l’an dernier.
En confirmant vendredi soir la note du Portugal (BBBL) en catégorie «investissement», avec perspective stable, l’agence canadienne DBRS a permis au pays d’être toujours éligible au programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale européenne (BCE). Les trois autres grandes agences (Moody’s, S&P et Fitch) ayant déjà placé le pays en catégorie spéculative, la BCE aurait dans le cas contraire été contrainte d’exclure le Portugal de son programme de rachats de titres.
La Grèce et ses bailleurs de fonds de la zone euro sont parvenus à un accord sur de nombreux points du programme de réformes qu’Athènes doit mettre en oeuvre en échange de nouveaux prêts, a annoncé dimanche Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe. Il a précisé que le groupe de travail, qui rassemble des représentants de chacun des ministères des Finances de la zone euro, se réunira demain pour faire le point sur la situation et décider d’un éventuel versement des sommes prévues.
Euronext a fait savoir samedi que la Bourse de Paris ouvrira normalement aujourd’hui après les attentats perpétrés dans la capitale française, même si ces événements pourraient peser sur les actions des sociétés dont l’activité est liée au tourisme et à la consommation. Alors que la fréquentation des hôtels parisiens avait déjà chuté après les attentats du mois de janvier, les professionnels du secteur craignent un mouvement plus massif, compte-tenu de l’ampleur des attaques.
Le yuan remplit les conditions requises pour rejoindre le panier des monnaies de référence du Fonds monétaire international (FMI), a indiqué vendredi soir sa directrice générale Christine Lagarde. La décision finale sera prise le 30 novembre par le conseil d’administration de l’institution, qui représente ses 188 Etats membres et devra se prononcer sur l’intégration de la monnaie chinoise aux Droits de tirage spéciaux (DTS), actuellement composés de quatre devises (dollar, euro, livre et yen). Les équipes du FMI estiment que le renminbi remplit les deux conditions pour intégrer les DTS: le fait que la devise soit largement utilisée dans les transactions internationales et qu’elle soit librement utilisable. C’est ce dernier point qui était le plus litigieux, Pékin continuant d’exercer un strict contrôle sur l’appréciation de sa monnaie. Si elle était approuvée, l’inclusion du yuan ne serait pas effective avant septembre 2016, avait indiqué le FMI mi-août.
Le cabinet de consultants Marker Management Consulting cherche à étoffer son effectif dans le domaine de la conformité, du contrôle interne et de l'encadrement des risques. Des postes sont disponibles pour des profils ayant une expérience supérieure à deux ou supérieure à cinq ans.
Le représentant du Collège de l'autorité des marchés financiers (AMF) a proposé ce matin à la commission des sanctions du régulateur d'imposer une amende de l'ordre de 700 000 euros à Fédéris, société de gestion du groupe mutualiste Malakoff Médéric.
A la suite d’un appel d’offres lancé l’an dernier, l’Ircantec vient de sélectionner trois gérants pour des mandats actions européennes de type smart beta pour des montants de 100 millions d’euros chacun. Viennent d'être choisis: Robeco Institutional AM pour le lot gestion « minimum volatilité » BFT Gestion pour le lot « maximisation du ratio de sharpe » Allianz GI pour le lot « autres gestions de type smart beta »
Le Serious Fraud Office (SFO) britannique a inculpé 10 anciens traders de Deutsche Bank et Barclays dans l’affaire des manipulations de l’Euribor; annonçant les premiers procès au pénal dans ce dossier. Parmi les ex-professionnels concernés figurent l’ancien trader Christian Bittar. Ces neuf hommes et une femme (six anciens de Deutsche Bank et quatre de Barclays) comparaîtront devant les magistrats d’un tribunal londonien le 11 janvier pour de faits de conspiration en vue de fraude. Le SFO a remporté une première victoire cet été avec la condamnation à quatorze ans de prison de l’ancien trader d’UBS Tom Hayes pour la manipulation du Libor.