Les finances publiques de 11 pays de l’Union européenne resteront très délicates à gérer car leur endettement demeurera élevé même dans 10 ans, estime la Commission européenne dans son rapport sur la soutenabilité des politiques budgétaires publié hier. L’exécutif juge le risque élevé pour la Belgique, l’Irlande, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie, la Finlande et le Royaume-Uni. Bruxelles ajoute qu’il n’y aucun risque majeur à court terme, mais plutôt des «difficultés», comme la question des créances douteuses du secteur bancaire en l’Italie.
Une inflation excessivement basse au sein de la zone euro entame la crédibilité de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré lundi son président Mario Draghi à Francfort. Il a également défendu la politique d’assouplissement monétaire mise en œuvre par la BCE. «La confiance repose sur la capacité de chacun à mener à bien son mandat. Et c’est ce que la BCE fera, comme le Traité le lui réclame», a-t-il ajouté. La semaine dernière, il avait déclaré que l’institution avait de nombreux instruments à sa disposition pour stimuler l’inflation et qu’elle était à la fois disposée et déterminée à agir pour remplir son mandat de maintenir la hausse des prix à un niveau proche mais inférieur à 2% l’an.
Le ministère du Travail veut assouplir la notion d’accord majoritaire dans les entreprises. Selon Les Echos, la piste retenue serait d’utiliser le référendum auprès des salariés : si un accord est signé par des syndicats pesant au moins 30 % des voix, mais sans atteindre 50 %, les syndicats signataires pourront alors demander la tenue d’un référendum. Si une majorité valide l’accord, celui-ci serait considéré majoritaire.
Pas pressé d’entrer dans la vie active, et bénéficiant d’un financement familial pour repousser cette échéance, Benoist Lombard a choisi d’effectuer les études les plus longues possibles dans le domaine juridique. « J’ai beaucoup aimé l’histoire du droit, le droit social et, bien sûr le droit privé. A l’époque, je voulais être avocat », se souvient-il.
En 2014, l’industrie française de la gestion d’actifs renforce son dispositif de contrôle. Le nombre de jours/hommes affectés à la fonction de conformité et de contrôle interne passe de 93 773 à 118 088 entre 2012 et 2014 (+25,9%). Le taux d’externalisation de la fonction de contrôle permanent des sociétés de gestion de portefeuille est de 55% ; celui de la fonction de contrôle périodique s’établit à 79%. Retour sur l’organisation du dispositif de contrôle en place chez les acteurs en 2014.
Le cabinet de conseil en gestion de patrimoine Xénia Gestion privée, a lancé en janvier 2016 un nouvel appel d'offres portant sur des offres de gestion innovantes, utilisant des outils FinTech.
Avec l’arrivée du Fonds Européen d’Investissement (FEI) à hauteur de 30 M€, ACOFI Gestion voit la capacité d’investissement du Fonds Predirec Innovation 2020 portée à 63 M€. Prédirec Innovation 2020 est dédié au préfinancement du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) des PME et petites ETI innovantes. La stratégie d’investissement menée par ACOFI Gestion consiste à financer des PME ou des ETI via l’acquisition des créances de Crédit d’Impôt Recherche (CIR) échues ou courues. La sélection des créances est effectuée par NEFTYS, conseil du Fonds, avec l’approbation du Conseil d’investissement de ACOFI selon un processus éprouvé et rigoureux faisant intervenir un réseau d’experts et un double mécanisme de sécurité incluant un rehaussement minimum de 10%. La durée de la période d’investissement du Fonds est de 5 ans permettant aux équipes de gestion d’intervenir aussi sur des programmes de recherches pluriannuels de TPE et PME. Le rendement attendu pour les investisseurs est 2,5% et la taille finale du fonds devrait atteindre 100 M€, dont 30 M€ apportés par le FEI, membre du Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI). Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, a indiqué « Ce fonds crée de nouvelles opportunités en matière de création d’emplois, de croissance et d’innovation en France. Il s’agit du premier investissement du Groupe BEI dans un fonds de dettes diversifié en France : un nouvel instrument financier au service de l’innovation française. En continuant à enrichir sa palette d’instruments financiers, le FEI et la BEI accroissent le soutien européen aux entreprises innovantes françaises pour développer leur activité, investir et croître. Nous ciblerons notre action sur les moyennes et très petites entreprises, mais également les petites ETI afin de faciliter le financement de leurs programmes de recherche et d’innovation. » « Cet accord est une étape supplémentaire dans la stratégie du FEI visant à renforcer les liens entre les contributions des investisseurs institutionnels et le développement et la croissance des PME et des ETI en Europe. Le Fonds assure l’accès au financement des PME engagées dans des projets de R-D qui n’ont souvent qu’un accès limité au financement bancaire. En sélectionnant des stratégies qui poursuivent cet objectif et en les finançant, nous comptons faciliter la mobilisation de capitaux privés et ainsi démultiplier les moyens mis à la disposition des PME innovantes créatrices d’emplois. Nous avons lancé un nouveau produit en 2015 – EREM-Loan Funds, afin d’investir dans des fonds de crédit au titre du mandat de rehaussement de crédit – et déjà investi 160 millions d’EUR du budget disponible », a précisé Roger Havenith, directeur général adjoint du Fonds européen d’investissement. « En rejoignant les premiers investisseurs du Fonds, le FEI conforte la légitimité de la démarche du fonds en lui donnant des capacités d’investissements supplémentaires. Grâce à ses moyens renforcés (plus de 60 M€ à investir à ce jour), ACOFI et son partenaire Neftys vont pouvoir satisfaire la demande croissante d’entreprises soucieuses de bénéficier d’une confirmation d’éligibilité la plus rapide possible. La proposition de financement du fonds est extrêmement attractive pour les entreprises innovantes dans leur phase de développement, à un moment où les cash flows sont souvent tendus voir absents. A cet égard, Neftys apporte à ACOFI son expérience et son organisation pour sourcer et pré-analyser les dossiers avec une efficacité reconnue » indique Wissem Bourbia, Directeur du fonds Prédirec Innovation 2020. « Avec plus de 15M€ de CIR financés en l’espace de quelques mois dans des domaines aussi variés que les biotechnologies, le numérique et l’industrie, le Fonds a déjà prouvé sa capacité d’exécution et son utilité au service des TPE et PME innovantes. Grâce au soutien du Fonds Européen d’Investissement et d’autres grands investisseurs institutionnels, qui vient tripler la capacité de financement du fonds, la solution de financement des programmes de recherche et d’innovation des PME françaises offerte par le fonds géré par ACOFI avec le soutien des investisseurs est devenue plus pérenne » souligne Arnaud Chambriard, Président de NEFTYS.
La production mondiale d’acier brut a baissé en 2015 de 2,8% à 1,623 milliard de tonnes, montrent lundi les chiffres de l’organisation professionnelle World Steel Association. Il s’agit de son premier repli annuel depuis 2009. Le secteur, considéré comme un baromètre de la santé économique mondiale, souffre de la chute des prix, tombés l’an dernier à un plus bas de 2003 pour cause de saturation du marché. En Chine, premier producteur et premier consommateur mondial d’acier, la production de cet alliage a reculé de 2,3% à 803,8 millions de tonnes, soit la première baisse en plus de trois décennies. La deuxième économie au monde fait face à un ralentissement et le gouvernement chinois cherche à éradiquer les surcapacités de la sidérurgie afin de faire remonter les prix. «Cependant, toute reprise de la production en réponse à la hausse des prix mettra de nouveau les marges des producteurs d’acier sous une pression extrême», estime Chris Houlden, directeur d’études du cabinet de conseil CRU.
Plusieurs responsables de l’Opep estiment que le marché pétrolier va bientôt amorcer son rééquilibrage, après avoir chuté à des niveaux sans précédent depuis 2003. «Nous pensons que nous allons encore subir un cycle de baisse des prix pétroliers mais que nous nous redresserons. Il est manifeste que le marché se rééquilibrera de lui-même parce que les prix pétroliers actuels ne peuvent en aucun cas se prolonger», a dit le ministre de l’Energie qatari, Mohammed al Sada, lors d’une conférence à Londres. Le secrétaire général de l’Opep, Abdullah al Badri, a estimé lui aussi qu’il fallait se garder d’un trop grand pessimisme Ces prises de position laissent entendre que l’organisation n’entend pas revenir sur politique de non réduction de la production si les producteurs concurrents n’y mettent pas du leur.
La Commission européenne a exprimé sa surprise lundi après les déclarations du ministre belge des Finances évoquant un possible rejet par son pays du nouveau projet de taxe sur les transactions financières (TTF) dans la zone euro. La Belgique, qui figure dans ce petit groupe, «ne quittera pas la table des négociations à ce stade mais on ne peut nier que les projets de textes tels qu’ils existent aujourd’hui sont inacceptables, car en contradiction avec l’accord de gouvernement», a déclaré ce week-end dans un communiqué son ministre des Finances Johan Van Overtveldt. Il a ajouté que la dernière version en date du projet risquait de pénaliser le secteur financier belge et de faire augmenter les coûts de financement de l’Etat. «Nous n’avons en aucune façon été informés du fait que la Belgique pourrait se retirer de la TTF. La Belgique a joué un rôle de soutien fort tout au long du processus de négociation», a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.
La société d’investissement belge GIMV a annoncé que son président du conseil d’administration Urbain Vandeurzen démissionnera de son poste à l’occasion de sa prochaine assemblée générale prévue le 29 juin 2016. « Le nom de son successeur sera communiqué à la publication des résultats annuels le 19 mai 2016 », a indiqué GIMV dans un communiqué. Urbain Vandeurzen évoque, pour sa part, que « le moment venu, une évolution possible de l’actionnariat de GIMV pourrait être étudié ». Il souligne également la réussite de la nouvelle stratégie mise en œuvre au cours des cinq dernières années.
Première société de gestion étrangère en France avec 105 milliards d’euros d’actifs sous gestion, Aviva Investors France souhaite redoubler d’efforts en 2016 pour sortir de son relatif anonymat. A cette fin, Jean-François Boulier, Président du directoire d’Aviva Investors France annonce à NewsManagers son intention d’accélérer son développement auprès des CGPI et autres plateformes de distribution. Le dirigeant veut également mettre davantage le client final au cœur de son dispositif et de sa stratégie. Qui passe par de nouveaux développements dans le domaine de la dette privée. Panorama.
En 2015, l’effet négatif des marchés financiers ont pesé sur les résultats des sociétés de gestion, qui n’ont pas su attirer assez de souscriptions nettes pour contrer la baisse des performances. C’est ce que constate le consultant Casey, Quirk and Associates dans une récente étude, qui note que c’est l’année la plus difficile pour l’industrie de la gestion d’actif depuis la crise de 2008/2009. Les encours s’affichent ainsi en baisse à fin 2015, subissant une baisse de 2,4 % sur l’année, pour atteindre 65.000 milliards de dollars dans le monde, contre 67.000 milliards fin 2014. Les bénéfices sont également en baisse, de 2,9 % à 309 milliards de dollars contre 319 milliards un an auparavant. La baisse est également visible sur les marges d’exploitation médianes, qui se situent pour 2015 à 32 %, en baisse comparées aux 34 % de 2014.Les souscriptions nettes se sont établies en 2015 à 1,6 % du total des encours, contre 2,6 % en 2014. Pour la période 2015 à 2020, Casey, Quirk and Associates s’attend à ce que les flux nets se situent à 1,7 % en moyenne. Le consultant note que dans un environnement de faible croissance et de pression sur les frais facturés aux clients, les investisseurs individuels deviennent la principale source de revenu pour les sociétés de gestion. Ces derniers sont particulièrement attirés par les gestions passives et les ETF. Selon les données du consultant, ces produits ont attirés 747 milliards de collecte nette l’an dernier, contre 312 milliards pour les stratégies de gestion actives. Par conséquent, la part de marché des fonds de gestion passive est passé de 11 % en 2009 à 19 % en 2015.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Man GLG a nommé Guillermo Ossés au poste de directeur des stratégies obligataires des marchés émergents, rapporte le site Funds People. Il sera rattaché à Teun Johnston, co-directeur général de Man GLG. L’intéressé, qui compte 24 ans d’expérience dans le secteur de la gestion, arrive en provenance de HSBC Global Asset Management (HSBC GAM) qu’il avait rejoint en 2011. Chez HSBC GAM, Guillermo Ossés était en charge des obligations des marchés émergents. Avant cela, il avait travaillé comme gérant de portefeuilles d’obligations émergentes chez Pimco. Au cours de sa carrière, Guillerme Ossés a également travaillé chez Barclays Capital et Deutsche Bank.
Dans le secteur de l’assurance vie et mixte, le total des placements financiers des assureurs a diminué au troisième trimestre de 16 milliards d’euros pour revenir à 1 949 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Cette baisse s’explique principalement par une baisse de la valorisation du portefeuille d’OPC non monétaires (-19,2 milliards), deuxième poste de l’actif financier (20 % du total), et de celui des actions cotées (-3,9 milliards). A l’inverse, la valorisation du portefeuille de titres de créance se redresse après la forte baisse du trimestre précédent (+6 milliards contre -56 milliards au deuxième trimestre). Les flux nets de placement sont négatifs (-2,8 milliards) et se traduisent principalement par des désinvestissements en obligations et autres titres de créance (-5,7 milliards) alors que les placements en titres d’OPC monétaires se renforcent (+4,6 milliards). Dans le secteur de l’assurance non-vie, l’encours des placements financiers des sociétés s’inscrit en hausse de 0,8 milliard d’euros au troisième trimestre pour atteindre 210 milliards d’euros sous l’effet principalement de flux de placements nets positifs en titres d’OPC monétaires et non monétaires (respectivement 0,5 et 0,8 milliard). Les effets de valorisation négatifs affectant les titres d’OPC non monétaires (-1,2 milliard) et les actions cotées (-0,8 milliard) ne sont pas compensés par ceux légèrement positifs observés sur les titres de créance (+0,5 milliard).
Roger Miners, directeur du marketing du groupe Allianz Global Investors (AllianzGI) depuis 2012, a quitté la société de gestion allemande, rapporte eFinancial News. Dans une déclaration adressée à eFinancial News, Allianz Global Investors indique que Roger Miners, qui était également membre du comité exécutif européen, a quitté la société le 31 décembre pour poursuivre d’autres opportunités de carrière, sans plus de précision. Rogers Miners ne sera pas directement remplacé. De fait, ses responsabilités seront réparties entre différents collaborateurs.
La filiale de banque privée de Credit Suisse vient de nommer, avec effet au 1er janvier 2016, Christian Huber au poste de directeur des opérations («chief operating officer») pour l’Asie-Pacifique, selon Asian Investor. L’intéressé, qui était précédemment directeur des opérations et co-responsable de la banque privée pour Credit Suisse au Japon, remplace François Monnet, nommé en décembre responsable de la Grande Chine pour le groupe bancaire suisse. Basé à Singapour, Christian Huber est rattaché à Francesco de Ferrari, responsable de la banque privée de Credit Suisse en Asie-Pacifique. En parallèle, Masahide Ohashi, qui était co-responsable de la banque privée au Japon, devient désormais seul responsable de cette activité à Tokyo. En outre, Bryan Mark a été nommé directeur des opérations de la banque privée au Japon pour remplacer Christian Huber. Bryan Mark travaillait auparavant chez HSBC à Tokyo au poste de directeur des opérations pour le Japon.
Le britannique M&G Real Estate a promu Ng Chiang Ling au poste de directrice générale et directrice des investissements pour l’Asie en remplacement de Scott Girard, rapporte le site spécialisé Asian Investor. L’intéressée, qui prendra officiellement ses nouvelles fonctions à compter du 1er avril, a rejoint la société de gestion immobilière il y a deux ans en qualité de directrice des acquisitions. Elle restera basée à Singapour. Pour sa part Scott Girard restera au sein de la société jusqu’en septembre pour assurer une transition en douceur avant de retourner en Australie pour des raisons familiales.
Le gestionnaire d’actifs écossais Baillie Gifford vient d’ouvrir un bureau à Hong Kong, sa toute première implantation en Asie, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Dans ce cadre, Angus Macdonald, jusque-là responsable juridique au sein du groupe, a quitté Edimbourg pour prendre la direction opérationnelle de cette nouvelle structure. Il est remplacé à son ancien poste par Alastair MacLean, qui a rejoint la société de gestion le 4 janvier 2016. Par ailleurs, Rita Xiao a rejoint Baillie Gifford à Hong Kong en provenance de la Stirling Finance, une société de conseil basée à Hong Kong et spécialisée dans les retraites. Les recrutements devraient se poursuivre. De fait, au début du mois d’avril, le bureau de Hong Kong devrait compter quatre collaborateurs avec les arrivées d’un responsable administratif en mars et d’un responsable marketing en avril. Baillie Gifford ne part pas d’une page blanche. La sociét de gestion couvre en effet l’Asie depuis 1989 et compte une équipe de huit personnes en charge des clients asiatiques. En outre, sur un total de 175 milliards de dollars d’actifs sous gestion, 15 milliards de dollars proviennent de clients asiatiques, principalement des fonds de pension et des distributeurs. La décision d’ouvrir un bureau en Asie vise à répondre aux attentes des clients qui souhaitaient que la société de gestion dispose d’une présence locale sur le continent, a indiqué à David Henderson, associé et directeur général de Baillie Gifford Asia (Hong Kong) dans le cadre d’un entretien à Asian Investor.
A l’occasion de la publication de ses résultats, le groupe espagnol Bankinter a annoncé que les actifs sous gestion de son pôle de gestion ont progressé de 24,7% sur un an. A fin 2015, ses encours s’établissent ainsi à 21 milliards d’euros contre 16,8 milliards d’euros à fin 2014. Dans le détail, les actifs sous gestion de ses «mutual funds» ont augementé de 23,6 % pour atteindre 13,6 milliards d’euros au 31 décembre 2015 contre 11 milliards d’euros au 31 décembre 2014. Au cours de la même période de référence, les encours de ses sicav sont passés de 3,86 milliards à fin 2104 à 5,31 milliards d’euros à fin 2015, soit un bond en avant de 37,53%. Enfin, les encours des fonds de pension ont progressé plus modestement de 7,72% pour s’établir à 2,1 milliards d’euros fin 2015 contre 1,9 milliard d’euros fin 2014.A l’issue de l’exercice 2015, en prenant en considération l’ensemble de ses activités, le groupe Bankinter a dégagé un bénéfice net de 375,9 millions d’euros, en hausse de 36,3 % sur un an.
Frédéric Jamet, directeur de la gestion chez State Street Global Advisors anticipe une quasi-stagnation du S&P 500 en 2016. «Deux éléments contribuent à cette anticipation. D’une part, la croissance aux Etats-Unis qui est bien établie depuis longtemps va maintenant être ralentie par la remontée des taux de la Fed et la hausse du dollar. D’autre part, les actions américaines apparaissent comme les actions les plus chères avec un PE de 15,6 contre un PE de 14,8 pour le MSCI World», explique-t-il dans L’Agefi. A contrario, la croissance européenne devrait enfin décoller en 2016 pour atteindre 1,5%, soutenue par une politique active de la BCE, un euro faible et un prix du pétrole peu élevé. «Cette croissance pourra s’appliquer à des actions européennes relativement bon marché avec un PE de 13,1 et cet effet sera plus important sur des actions purement domestiques ou des petites capitalisations : le marché européen devrait ainsi être favorisé», souligne-t-il.
Martin Hofman rejoindra officiellement le 1er mars Capital Group comme marketing manager pour le Benelux et les pays nordiques, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. Martin Hofman a été précédemment directeur du marketing pour le Benelux puis directeur du marketing auprès des institutionnels de la zone EMEA chez Columbia Threadneedle.
Legg Mason a enregistré un troisième trimestre fiscal, closle 31 décembre 2015, en baisse comparé au trimestre précédent et sur un an. Les encours sous gestion du gestionnaire américain ont en effet accusé une baisse au cours des trois derniers mois à fin décembre, passant de 672,1 milliards de dollars fin septembre à 671,5 milliards fin 2015. Sur un an, la baisse est de 5 %. Sur le troisième trimestre, les rachats nets ont représenté 2,4 milliards de dollars, dont 4,6 milliards sur les actions, compensées par une collecte nette de 2,2 milliards de dollars sur les produits fixed income. Au 31 décembre 2015, les actifs obligataires représentent 55% des encours totaux tandis que les actions et les liquidités pèsent respectivement 28% et 17%. En termes de répartition géographique, 63% des encours de la société de gestion américaine sont détenus par des clients domiciliés aux Etats-Unis, le reste du monde représentant 37% de ses actifs sous gestion. Comme les encours, les résultats financiers de Legg Mason s’affichent également en baisse. Le gestionnaire publie une perte nette de 138,6 millions de dollars au troisième trimestre, contre un bénéfice de 64,3 millions de dollars au trimestre précédent et 77 millions il y a un an. Les pertes trimestrielles sont liées selon Legg Mason à une dépréciation liée à la baisse des encours de sa plateforme Permal.
Le groupe Rothschild & Co (ex-Paris Orléans) souhaite renforcer sa gestion d’actifs à Londres et à New York. «Nous voulons diversifier notre offre en faisant monter en puissance Risk Based Investment Solutions (RBIS), notre société londonienne spécialisée dans les stratégies smart beta, explique à L’Agefi Jean-Louis Laurens, associé-gérant responsable de l’asset management du groupe». RBIS gère pour le moment 180 millions d’euros, contre 27,5 milliards chez Rothschild & Cie Gestion à fin 2015. Cette équipe de 14 personnes, dont un gérant bientôt basé à New York, décline les solutions algorithmiques développées par Abdelkader Bousabaa, responsable de la recherche. Au-delà de la gamme actions (un ETF lancé avec Source et des mandats), «nous allons créer un premier fonds obligataire et nous avons des réflexions pour une solution retraite», indique Jean-Louis Laurens. Rothschild veut aussi élargir le spectre de sa gestion new-yorkaise, dotée d’un nouveau patron depuis l’an dernier. Comme Rothschild & Cie Gestion, la branche locale Rothschild Asset Management est connue pour sa gestion active «de conviction», centrée sur les actions américaines. Une brique alternative complète désormais ses 5,8 milliards d’encours. «Nous avons déplacé le centre de gravité de notre multigestion alternative à New York en y recrutant une nouvelle équipe dont le responsable Shakil Riaz est devenu le CIO pôle alternatif du groupe», indique l’associé-gérant.