Les actifs sous gestion du groupe de gestion Janus Capital, basée à Denver, s’inscrivaient à 192,3 milliards de dollars à fin décembre 2015, contre 185 milliards de dollars trois mois plus tôt, selon les données communiquées le 26 janvier. A fin décembre 2014, les encours totalisaient 179,2 milliards de dollars. Durant le trimestre sous revue, l’impact positif de marché a représenté 7,2 milliards de dollars. Janus a par ailleurs enregistré une décollecte nette de 0,6 milliard de dollars sur les produits de long terme tandis que les ETP affichaient des entrées nettes de 0,7 milliard de dollars. Les sorties nettes sur les actions gérées selon une approche fondamentale et celles gérées de façon quantitative se sont élevées à 3 milliards de dollars (1,5 milliard de dollars pour chaque catégorie), en partie compensées par une collecte nette de 2,4 milliards de dollars sur les obligations de long terme. Le groupe a fait état pour l’ensemble de l’exercice d’un bénéfice net de 155,8 millions de dollars contre 154,4 millions de dollars l’année précédente, pour des revenus de 1,076 milliard de dollars contre 953,2 millions de dollars.
Alexandre Gerbaud rejoint l’équipe ETF et gestion indicielle de Lyxor en tant que Commercial senior en charge des investisseurs institutionnels en France, l’un des marchés clés de la société de gestion, qui y avait lancé son premier fonds indiciel en 2001. Fort de plus de quinze ans d’expérience de la vente et près de dix années passées chez Lyxor, Alexandre Gerbaud apporte à l’équipe de solides compétences financières et une grande connaissance du marché français. Il rejoint Damien Cadillon et Guillaume Amouroux pour assurer la croissance du marché français, où Lyxor est leader avec 48% de parts de marché à la Bourse de Paris, et le développement des autres marchés d’Europe francophone. Alexandre a débuté sa carrière en 1999 au sein de l’équipe commerciale chargée de l’obligataire chez Société Générale, avant de rejoindre ABN Amro en 2001. Il a intégré Lyxor en 2006 et était en charge des relations avec les investisseurs institutionnels en Suisse francophone et à Monaco, spécialisé dans les hedge funds et la gestion active. Alexandre Gerbaud (43 ans) est diplômé de l’EDHEC. Après une année de collecte nette record de 8,9 milliards d’euros en 2015, Lyxor a conforté sa place de troisième plus grand fournisseur européen d’ETF, avec plus de 48 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Le conseil d’administration du gérant d’actifs allemand BHF Kleinwort Benson a recommandé à ses actionnaires l’offre de rachat lancée à partir de ce mercredi par le groupe financier français Oddo & Cie. Dans une réponse à l’offre du français, publiée mardi soir, BHF Kleinworth Benson indique que son conseil a évalué la proposition «avec ses conseillers indépendants et résolu à l’unanimité de la recommander à ses actionnaires». Le groupe français a en outre obtenu les autorisations réglementaires nécessaires et notamment celle du gendarme belge des marchés, BHF étant coté à Bruxelles. Son offre, au prix de 5,75 euros par action, ce qui valorise sa cible à 760 millions d’euros, débute ce 27 janvier et s’achève le 10 février. Les résultats seront annoncés le 17 février. Oddo & Cie avait annoncé fin novembre son projet d’OPA sur BHF Kleinwort Benson afin de contrer le projet d’acquisition rival du conglomérat chinois Fosun, qui s’est depuis retiré.L’opération a donc toutes les chances d'être un succès pour Oddo & Cie qui a déjà la certitude de pouvoir mettre la main sur 54,16% du capital après avoir trouvé un accord avec deux autres actionnaires de la banque allemande, les sociétés Franklin Templeton et Aqton.
Reichmuth veut mettre en avant son fonds dédié aux infrastructures focalisé sur la Suisse, rapporte Le Temps. «Nous faisons œuvre de pionniers. Une bonne partie des investisseurs institutionnels ont l’habitude d’investir dans les infrastructures internationales, mais elles n’ont pas, à ce jour, analysé le marché suisse», indique Stefan Zumtaugwald, responsable de la clientèle institutionnelle auprès de la banque privée. Le fonds Reichmuth Infrastructure, créé en décembre 2014, destiné aux institutionnels, vise un rendement réel de 5% par an. Il se concentre sur les infrastructures dans les transports, l’énergie et le social. 315 millions sont déjà engagés dans le secteur. «Nous aimerions lever par ailleurs 100 millions par an», précise Stefan Zumtaugwald.
La Liechtensteinische Landesbank (LLB) a nommé Natalie Epp au comité de direction, en charge de la division Institutional Clients, a annoncé la banque le 26 janvier. Cette activité est actuellement dirigée par Urs Müller, qui s’occupera de la division Retail & Corporate Banking. Cette dernière était dirigée par Heinz Knecht qui prendra sa retraite au 30 juin. Natalie Epp intégrera le comité de direction dès le 1er juillet. Elle travaille pour la banque depuis 2011 et jouit d’une longue expérience des activités institutionnelles, en particulier dans les fonds et le private labelling.
La banque privée zurichoise Leodan, qui a annoncé en début de semaine avoir trouvé un accord pour régler son cas dans le cadre du conflit fiscal avec les Etats-Unis (Newsmanagers du 26 janvier), cesse entièrement ses activités. La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale des actionnaires, rapporte L’Agefi suisse. Actuellement, la direction négocie avec une banque privée suisse de taille moyenne qui prendrait en charge les clients et la grande partie des collaborateurs, a indiqué mardi un porte-parole de l’établissement. Il espère que le nom de cet institut pourra être dévoilé au cours du mois de février. La décision prise par une assemblée d’actionnaires le 11 janvier n’est pas liée au règlement du conflit fiscal avec les Etats-Unis, précise encore le porte-parole. Les responsables ont simplement jugé après plusieurs mois de délibérations que Leodan est trop petite pour survivre seule.
La société de gestion suisse Unigestion vient de recruter Stefanie Mollin-Elliott comme analyste fondamentale (senior vice president) au sein de son équipe actions, où elle couvrira les actions mondiales de petites et moyennes capitalisations. Basée à Londres, Stefanie Mollin-Elliott est rattachée Bruno Taillardat, directeur exécutif et responsable des investissements au sein de l'équipe actions. Elle travaillera en collaboration avec les gérants de portefeuilles afin d'évaluer le risque des actions représentées dans les fonds d’actions d’Unigestion. Elle devient également membre du comité des investissements en actions.Précédemment, Stefanie Mollin-Elliott était analyste des marchés émergents mondiaux chez Allianz Global Investors. Elle a débuté sa carrière en 1995 parmi l'équipe de recherche actions d’Amérique latine d’Oppenheimer & Co. En 1997, elle a rejoint San Paolo IMI comme analyste actions senior, spécialisée dans les actions d’Europe du Sud du secteur TMT, avant d'être nommée responsable de la recherche pour le secteur européen des télécoms chez ING Barings en 1999. Stefanie Mollin-Elliott a également travaillé chez JPMorgan Cazenove en tant qu’analyste des actions européennes de petites et moyennes capitalisations, de 2003 à 2006. Elle est analyste financière agréée (CFA – « Chartered Financial Analyst »).
La banque privée genevoise Banque Heritage, qui gère plus de 6 milliards de francs suisses, a annoncé avoir acquis une participation majoritaire dans la boutique de gestion Meridian Wealth Management, basée à Lausanne. Les actifs sous gestion de Meridian Wealth Management s'élèvent à 80 millions de francs suisses. Heritage entend accueillir sur sa plateforme d’autres gérants indépendants qui estiment de pas avoir la taille critique dans l’environnement réglementaire actuel. Il s’agit de la troisième acquisition en un an pour Banque Heritage, qui a ainsi repris Standard Chartered Suisse en février 2015 ( 2 milliards de francs suisses d’encours), puis la clientèle de Banque Hottinger en novembre dernier (1,5 milliard d’actifs).
La société de gestion britannique Liontrust va lancer fin janvier le fonds Liontrust Water and Agriculture, un fonds sur l’eau et l’agriculture, qui sera géré par Hugo Rogers et Kristof Bulkai, rapporte Realtid.se. Le fonds sera accessible aux investisseurs suédois. La société négocie actuellement avec plusieurs plates-formes de distribution en Suède.
Le fournisseur d’ETF Source a recruté Jane Drew en tant que directrice de la communication, un poste nouvellement créé. L’intéressée vient de Baring Asset Management où elle était directrice de la communication. Elle a également occupé des postes à hautes responsabilités dans la communication chez J.P Morgan Asset Management, Invesco Perpetual, Charles Schwab Europe et Fidelity International. Elle a débuté sa carrière chez American Express.Cette nomination s’inscrit dans le cadre de l’expansion actuelle de Source au Royaume-Uni et en Europe.
HSBC Global Asset Management a nommé Nishant Upadhyay pour succéder à Guillermo Ossés en tant que responsable de la dette émergente, suite au départ de ce dernier chez Man GLG, rapporte Citywire. L’intéressé avait rejoint HSBC en octobre 2015 à New York. Il avait précédemment passé 11 ans chez Pimco.
Jürgen Olbermann, jusqu'à présent responsable des activités institutionnelles du groupe de conseil Feri pour l’Allemagne et l’Autriche, a fait voir ses droits à la retraite, indique Fondsprofessionell. Par conséquent, Simone Lassner-Klein a été nommée responsable pays Autriche pour les activités institutionnelles de Feri et Andreas Kuschmann responsable des activités institutionnelles pour le marché allemand. Simone Lassner-Klein travaille depuis 2008 pour le groupe et Andreas Kuschmann dirige depuis 2015 Feri Trust.
Goldman Sachs Asset Management vient de recruter Emanuele Negro et Matteo Buonomini en tant qu’executive directors dans son équipe italienne dirigée par Loredana La Pace, managing director et responsable Italie de GSAM. Emanuele Negro a passé 13 ans chez JPMorgan Asset Management, où il s’est occupé du développement des relations avec la clientèle - d’abord les institutionnels et les investisseurs professionnels, puis les clients particuliers (sociétés de conseil financier, gestionnaires de fortune et banques privées). Matteo Buonomini vient de Fidelity où il était responsable des relations avec les conseillers et sélectionneurs de fonds. Ces recrutements s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la présence de GSAM en Italie.
En 2015, les fonds commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 94,3 milliards d’euros, ce qui correspond à leur meilleure année depuis 1999, montrent les dernières statistiques d’Assogestoni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Toutes les catégories de fonds en ont profité. Mais celle qui a recueilli le plus de suffrages est celle des fonds flexibles, qui drainent 51,5 milliards d’euros. Les fonds obligataires attirent 14,9 milliards d’euros, les fonds diversifiés, 12,5 milliards d’euros et les fonds actions, 9,5 milliards d’euros.En prenant en compte les fonds fermés et les gestions sous mandat, la collecte annuelle s’élève à plus de 140 milliards d’euros. A la fin décembre, les encours des fonds ouverts ressortaient à 807,8 milliards d’euros, sur un total sous gestion de 1.823 milliards d’euros (en incluant les fonds dédiés et les gestions sous mandat).
Schroders se prépare à la probable acquisition de Banca Leonardo en réorganisant en profondeur ses activités italiennes, rapporte Bluerating. Ces dernières semaines, en effet, Schroders Italy sim, jusqu’ici l’unique entité italienne de la société de gestion britannique, a déposé un projet de scission partiel pour donner naissance à Schroders Investment Management Italy sim. Tous les actifs et passifs de l’activité asset management de la société seront transférés dans cette société. L’objectif du projet est de séparer les activités de gestion d’actifs de celles de gestion de fortune.
En 2015, Amundi ETF a enregistré des souscriptions nettes de plus de 3,4 milliards d’euros, portant ses encours à plus de 20 milliards d’euros d’encours. La collecte s’est faite principalement sur les actions européennes et les segments obligataires euro offrant un potentiel de rendement.« Permettre à nos clients d’accéder à de nouvelles sources de rendement potentiel et développer de solutions Smart Beta seront au cœur de l’année 2016 », a indiqué Valérie Baudson, CEO d’Amundi ETF, Indexing & Smart Beta, dans un communiqué. Par ailleurs, la responsable se dit prête à exporter l’expertise d’Amundi ETF en Asie dès 2016, gageant des atouts clés de la société de gestion «basés sur la compétitivité des coûts, la qualité de réplication et l’innovation».
Dans un contexte de taux bas et de faible rendement, les institutionnels peinent à honorer leurs engagements. Selon le sondage effectué par BlackRock auprès de 174 de ses plus gros clients institutionnels, représentant un total de 6.600 milliards de dollars d’actifs, ces investisseurs choisiront en 2016 de se détourner des classes d’actifs traditionnelles et des investissements passifs qui constituaient jusqu’alors le cœur de nombreux portefeuilles."La baisse des cours des matières premières, la croissance économique incertaine dans les pays émergents et la volatilité des actions mondiales entraînent une réévaluation des prix des actifs dans le monde entier. En conséquence, les investisseurs s’appliquent plus que jamais à gérer le risque en recherchant d’autres sources de rendement», commente observe Sylvain Favre-Gilly, responsable de la clientèle institutionnelle chez BlackRock en France, Belgique et Luxembourg.Cette année, BlackRock anticipe que ce sont les stratégies à long terme axées sur les actifs illiquides, notamment les actifs réels, qui devraient obtenir la faveur des investisseurs. En effet, 53 % des sondés ont indiqué qu’ils prévoient d’augmenter leur allocation à ce type d’actifs, contre seulement 4 % qui tentent de la réduire. Par ailleurs, les investisseurs institutionnels sont 47 % à souhaiter accroître la part de leur portefeuille investie dans l’immobilier, tandis que 9% souhaitent la réduire.Même tendance vers les actifs plus illiquides parmi les investisseurs dans l’obligataire, qui sont 55 % à vouloir revoir à la hausse leur exposition au crédit privé alors que 5 % envisagent de la réduire. Autres placements prisés pour 2016, les actifs titrisés et les stratégies non assujetties à un indice. Enfin, constate BlackRock, les placements obligataires de type «Core» et «Core plus» vont être réduits, une institution sur trois prévoyant d’abaisser son exposition.En 2016, le capital investissement semble également avoir la faveur des grands institutionnels. Sa part au sein des portefeuilles devrait être revu à la hausse par 39 % des institutions mondiales qui ont l’intention d’accroître leur exposition à cette classe d’actifs.BlackRock constate que cette préférence pour certaines classes d’actifs alternatifs s’avère plus marquée en Europe qu’ailleurs. Ainsi, 60 % des investisseurs européens prévoient d’accroître la part de leur portefeuille allouée aux actifs réels. Quant à la part accordée aux actions, elle semble moins réduite en Europe qu’ailleurs, 28 % des institutions européennes prévoyant de diminuer leur exposition à cette classe d’actifs et 24 % prévoyant de l’augmenter, avec une préférence pour les allocations actives pour un quart des investisseurs institutionnels européens.
La confiance des ménages en France a légèrement augmenté en janvier, les craintes concernant le chômage reculant nettement et les perspectives d’amélioration du niveau de vie progressant, selon les données publiées mercredi par l’Insee. L’indicateur qui synthétise cette confiance est ressorti en hausse d’un point, à 97 points, retrouvant son niveau de novembre et de septembre, au plus haut depuis huit ans. Il reste cependant en deçà de sa moyenne de longue période, calée à 100. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient stable, à 96.
Eric Wohleber, l’ancien patron d’iShares (BlackRock) en France, devrait rejoindre Amundi en mars, révèle mercredi Newsmanagers (groupe Agefi). «Il devrait y occuper un poste de directeur responsable de la vente de produits alternatifs comprenant l’immobilier, le private equity ou la dette privée», écrit le site d’information spécialisé dans la gestion d’actifs. Sa prise de fonctions est prévue en mars. Il s’agirait d’une création de poste.
La Commission européenne a-t-elle géré correctement l’assistance financière apportée aux pays membres en difficulté? Plutôt non répond la Cour des comptes européenne qui a publié, mardi 26 janvier 2015, son rapport sur la gestion de ces programmes par Bruxelles (voir l’article de l’Agefi Quotidien du 27 janvier 2015), intitulé «L’assistance financière aux pays en difficulté».
Amundi ETF consolide sa place parmi les cinq premiers fournisseurs de fonds indiciels cotés en Europe. La structure a réalisé l’an dernier une collecte de 3,4 milliards d’euros. Ses encours dépassent désormais 20 milliards d’euros et le gérant revendique «un taux de croissance annuel moyen de plus de 34 % sur les six dernières années, contre 19 % en moyenne pour le marché européen». «Les 3,4 milliards d’euros collectés se regroupent principalement autour d’expositions vanille- actions européennes, segments obligataires euro offrant un potentiel de rendement», précise le communiqué. En 2016, Amundi ETF entend mettre l’accent sur les solutions Smart Beta et veut déployer ses fonds en Asie.
Les marchés d’actions chinois ont terminé en baisse de plus de 6% hier, sous le coup d’un mouvement de ventes panique en fin de séance déclenché par une glissade des cours du pétrole, repassés momentanément sous les 30 dollars le baril. L’indice CSI300 des valeurs vedettes des Bourses de Shanghai et Shenzhen a perdu 6,02% à 2.940,51 points en clôture; l’indice composite de Shanghai a reculé de 6,38% à 2.751,03 points, son plus bas niveau depuis le 2 décembre 2014. Cette chute porte à 21,2% et 22,3% respectivement le recul des deux indices en 2016.
La confiance du consommateur américain s’est nettement améliorée en janvier, montre l’enquête du Conference Board. L’indice de l’organisation patronale s’affiche à 98,1. Le chiffre pour le mois de décembre a été révisé en baisse de 96,5 à 96,3. Le sous-indice du sentiment du consommateur sur la situation actuelle du mois de janvier demeure à 116,4 points, tandis que celui qui reflète la situation à venir progresse de 83 à 85,9.
La Bosnie présentera officiellement sa demande d’adhésion à l’Union européenne (UE) le 15 février, a annoncé hier le chef de la présidence collégiale bosniaque, le Croate Dragan Covic. Sarajevo a signé un accord de stabilisation et d’association avec l’UE en 2008, mais ce dernier n’a été ratifié qu’en juin dernier. Si la demande d’adhésion est acceptée, la Bosnie entamera plusieurs années de négociations. Les observateurs ne voient pas le pays, qui regroupe la Fédération de Bosnie-Herzégovine et la République serbe de Bosnie, rejoindre l’UE avant 2025.
La Banque mondiale a réduit sa prévision du cours du pétrole à 37 dollars le baril pour cette année, contre 51 auparavant. Elle l’explique par l’abondance de l’offre et de la faiblesse de la demande sur les marchés émergents. L’institution a réduit ses prévisions de prix pour 37 de 46 produits des ressources de base. Ses économistes relèvent que le marché est déjà saturé alors que l’Iran, fort de la levée des sanctions occidentales, va reprendre ses exportations. En outre, les producteurs de pétrole de schiste américains n’ont pas réduit leurs extractions et l’hiver est doux dans l’hémisphère Nord.
La ministre du Travail Myriam El Khomri a choisi de maintenir le taux plancher de majoration de 10% des heures supplémentaires au-delà du socle légal des 35 heures dans son projet de loi. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron avait laissé entendre vendredi, en marge du Forum de Davos, que le texte en préparation permettrait de remettre ce taux en cause. «Ce que va permettre le projet de loi, c’est de renvoyer la négociation du taux de majoration à l’accord d’entreprise et à défaut à l’accord de branche», a ajouté Myriam El Khomri à l’occasion des questions d’actualité à l’Assemblée. Un référendum pourra être organisé auprès des salariés afin de valider des accords d’entreprise signés par des syndicats représentant 30% des salariés, ce qui permettra de contourner l’opposition de syndicats majoritaires, a-t-elle précisé sur France Inter.
Les prix annualisés des maisons individuelles ont progressé plus vite qu’attendu en novembre, montre l’indice S&P/Case-Shiller. Cet indice, qui mesure les variations de prix dans 20 agglomérations urbaines, a augmenté de 5,8% en novembre, contre 5,5% en octobre. Il s’agit de la hausse la plus forte depuis juillet 2014. Sur une base «désaisonnalisée», les prix ont progressé de 0,9% en novembre comparé à octobre. Le marché attendait une hausse de 0,8%. Il s’agit de la croissance mensuelle la plus rapide depuis mars 2015.
Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a estimé devant le Parlement britannique qu’une sortie du Royaume-Uni («Brexit») pourrait creuser le déficit courant du pays. «L’environnement mondial a gagné en fébrilité et en volatilité: se reposer sur la gentillesse des [investisseurs] étrangers n’est pas optimal dans ce contexte et c’est le cas lorsque vous affichez un déficit courant à 4 ou 4,5% du PIB», explique-t-il. D’autre part, «l’éventualité qu’une prime de risque soit liée aux actifs britanniques, en raison de certaines évolutions, existe». Le coût du financement du déficit s’en verrait accru. Mark Carney indique toutefois que le Royaume-Uni pourrait réduire son déficit courant si l’amélioration de l’économie de la zone euro se confirmait. Il a répété que les conditions pour une hausse des taux d’intérêt n’était pas réunies.