La croissance de l’économie américaine a ralenti plus que prévu au quatrième trimestre, sous le coup d’un nouvel effet de stocks négatif et d’un commerce extérieur pénalisé par la vigueur du dollar et la faiblesse de la conjoncture mondiale, selon une première estimation publiée vendredi par le département du Commerce. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,7 % en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, alors que les économistes tablaient sur une croissance de 0,8%. Celle-ci avait été de 2,0% au troisième trimestre et de 3,9% au deuxième. L’activité a également été pénalisée par une météo inhabituellement clémente qui a pesé sur la demande d’énergie et d’équipements hivernaux. La chute des cours du pétrole a par ailleurs conduit les entreprises du secteur à diminuer leurs investissements. Sur l’ensemble de l’année 2015, la croissance s’est élevée à 2,4%, inchangée par rapport à 2014.
Les créanciers internationaux de la Grèce commenceront aujourd’hui l’examen des progrès accomplis par Athènes dans la mise en oeuvre des réformes convenues dans le cadre de son troisième plan de renflouement, étape nécessaire avant toute discussion sur un allègement de la dette, a dit samedi un haut fonctionnaire grec aux Finances. Athènes doit adopter une loi réformant le régime des retraites, mettre sur pied un nouveau fonds des privatisations et présenter des mesures visant à dégager un excédent budgétaire primaire sur la période 2016-2018.
L’Arabie saoudite est disposée à coopérer avec les autres pays producteurs de pétrole pour soutenir les cours de l’or noir mais n’est pas à l’origine d’une proposition de réduction de la production mondiale évoquée par la Russie, rapportait hier la chaîne Al Arabiya en citant une source officielle saoudienne. Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, avait déclaré jeudi que Ryad avait proposé une réduction de la production mondiale pouvant aller jusqu’à 5%, ce qui a soutenu les cours du brut pendant les deux derniers jours de la semaine.
L’agence de notation a annoncé vendredi soir qu’elle confirmait la note de la dette espagnole à «BBB+», assortie d’une perspective stable, mais juge que l’incertitude autour des futures relations entre la Catalogne et le reste du pays pourrait affecter le sentiment économique et l’investissement. Elle table sur un ralentissement de la croissance à 2,6% en 2016 et 2,3% en 2017, après 3,2% l’an dernier, avec un déficit budgétaire à respectivement 3,5% et 2,9% du PIB, contre 4,6% en 2015.
«Les conditions pour lever le contrôle des capitaux sont bonnes», a déclaré hier dans un entretien à Reuters le gouverneur de la banque centrale islandaise Mar Gudmundsson, en précisant que cette levée en plusieurs étapes devrait être bouclée avant fin 2016. L’Islande envisage aussi de soumettre à l’impôt les étrangers qui souscrivent à ses emprunts pour éviter d’être submergée par des flux financiers que les taux d’intérêt les plus élevés d’Europe occidentale attirent comme un aimant.
La société de gestion Haas Gestion a choisi CACEIS comme partenaire global d’Asset Servicing pour sa première Sicav UCITS de droit luxembourgeois à compartiments multiples, « Haas UCITS », dont le compartiment Absolute All Roads a été lancé le 5 janvier.
Claudia Raoul, gérante de fonds de fonds chez Invesco AM considère que le prix du pétrole est une variable clé pour déterminer le modèle de croissance de l’économie mondiale pour 2016.
S’il crée des opportunités pour les entreprises à la recherche de financements, l’environnement actuel de taux tend, à l’inverse, à compliquer la tâche des trésoriers ayant des liquidités à placer. Confrontés depuis de nombreux mois à des taux extrêmement bas, voire négatifs, ceux-ci devraient voir cette situation perdurer sous l’effet de la politique monétaire européenne, vouée à rester durablement accommodante. Ainsi, les taux Eonia (- 0,24 %) et Euribor 3 mois (- 0,15 %), sur lesquels sont indexés les rendements de nombreux placements monétaires, devraient se maintenir à leurs niveaux actuels, proches de 0 % pour les produits monétaires court terme. Certains spécialistes n’excluent pas, quant à eux, une nouvelle baisse dans le cas où la BCE mettrait en œuvre de nouvelles mesures d’assouplissement – ce que l’institution a laissé entendre fin janvier. Dans ce contexte, des trésoriers envisagent de modifier leur politique de placements, à l’image de Bruno Amadei, Directeur Financements et Trésorerie chez LVMH : «Si nous étions amenés à renforcer nos liquidités dans le courant de l’année, nous serions probablement incités à infléchir légèrement notre stratégie, qui est très conservatrice. Cette évolution, qui resterait cependant limitée, viserait le cas échéant à allonger la durée de nos dépôts afin de bénéficier de taux d’intérêt plus intéressants.»
La forte décollecte qu’avaient connue les fonds actions mondiaux depuis le début de l’année a pris fin sur la semaine arrêtée au 27 janvier. Les sorties hebdomadaires n’ont été que de 37 millions de dollars, relèvent les analystes de Bank of America Merrill Lynch à partir des statistiques d’EPFR. Le chiffre masque des entrées nettes de 6,4 milliards de dollars sur les fonds indiciels cotés (ETF) et des sorties équivalentes sur les fonds commun de placement (mutual funds), sur une semaine rythmée par la promesse d’un nouvel assouplissement de la BCE en zone euro et par le communiqué prudent de la Fed. Jusqu’à présent, sur 2016, la classe actions avait connu plus de 24 milliards de dollars de décollecte.
Le Premier ministre britannique David Cameron, qui veut obtenir une refonte des relations entre le Royaume-Uni et ses partenaires européens, a estimé vendredi que les propositions mises sur la table par l’Union européenne étaient insuffisantes mais a fait état de progrès. «Nous voulons en finir avec l’idée du tout ou rien. Des gens disaient que cela serait impossible, il y a pourtant aujourd’hui une proposition sur la table. Elle n’est pas assez bonne, elle nécessite plus de travail, mais nous progressons», a-t-il déclaré à la BBC.
Les quadragénaires français attendent la retraite mais avec appréhension. C’est l’enseignement de l'étude annuelle d’HSBC qui a réalisé 18.000 entretiens dans 17 pays. En ce qui concerne la France, les actifs de 45 ans sont 77% à souhaiter partir à la retraite dans les 5 prochaines années. C’est le taux le plus élevé parmi les pays étudiés derrière l’Argentine, la moyenne mondiale étant de 65%. Ce taux est plus élevé parmi les femmes (80% contre 74% pour les hommes).
Le groupe de gestion alternative Blackstone a vu ses actifs sous gestion progresser de 16% l’an dernier par rapport à fin décembre 2014 pour atteindre le niveau record de 336,38 milliards de dollars, selon un communiqué publié le 28 janvier. Toutefois, dans un environnement de baisse des prix du pétrole et de dépression boursière, le revenu net économique (ENI) a chuté de 70% au quatrième trimestre pour s’établir à 435,69 millions de dollars ou 0,37 dollar contre 1,25 dollar. Il recule de 51% sur l’année à 2,15 milliards de dollars ou 1,82 dollar contre 3,76 dollars.Les entrées brutes se sont élevées à 15,5 milliards de dollars au quatrième trimestre, ce qui a porté la collecte sur l’ensemble de l’année à 93,6 milliards de dollars. Les encours se sont accrus de 16% alors que la société a tout de même restitué 55,4 milliards de dollars aux investisseurs, Blackstone a investi 15,7 milliards de dollars au quatrième trimestre et 32,4 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année.L’examen par segment d’activité montre que les encours ont progressé dans tous les secteurs, de 29% notamment dans le private equity à 94,3 milliards de dollars ou encore de 16% dans l’immobilier à 93,9 milliards de dollars.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels ce 28 janvier, le gestionnaire d’actifs américain T. Rowe Price a fait état d’une croissance de 2,2% de ses encours en 2015. De fait, ses actifs sous gestion s’établissent à 763,1 milliards de dollars fin 2015 contre 746,8 milliards de dollars fin 2014. Cette progression est principalement tirée par un effet de marché positif de l’ordre de 14,7 milliards de dollars. Pour sa part, sa collecte nette annuelle ressort à 1,6 milliards de dollars.Portée par le bond en avant de ses encours, la société de gestion a publié un chiffre d’affaires en croissance de 5% à 4,2 milliards de dollars fin 2015 contre 3,98 milliards de dollars fin 2014. En revanche, son bénéfice net ressort, quant à lui, en repli de 1% à 1,2 milliard de dollars à fin 2015. La faute notamment à une hausse de 10% de ses dépenses opérationnelles à 2,3 milliards de dollars au 31 décembre 2015.
Invesco renoue avec une collecte nette positive. Au cours de l’exercice 2015, le gestionnaire d’actifs américain a en effet enregistré 2,5 milliards de dollars de souscriptions nettes, après 8,4 milliards de dollars de sorties nettes en 2014. Dans le détail, les produits de long terme ont engrangé 16,2 milliards de dollars de flux nets entrants. A l’inverse, la gamme d’ETF PowerShares QQQ a accusé 1,8 milliard de dollars de sorties nettes tandis que les fonds monétaires ont subi 11,9 milliards de dollars de rachats nets.Sur le seul quatrième trimestre 2015, la collecte nette s’établit à 4,1 milliards de dollars, après 6,3 milliards de dollars de rachats nets au troisième trimestre. Au cours du trimestre écoulé, les produits de long terme ont attiré 3,9 milliards de dollars de flux nets entrants tandis que la gamme d’ETF PowerShares QQQ a capté 2 milliards de dollars de souscriptions nettes. A l’inverse, les fonds monétaires ont subi une décollecte nette de 1,8 milliard de dollars. Malgré cette dynamique commerciale positive, les actifs sous gestion d’Invesco sont en recul de 2,1% sur un an. Ils ressortent à 775,6 milliards de dollars fin 2015 contre 792,4 milliards de dollars fin 2014. La faute principalement à un effet de change négatif de 16 milliards de dollars et un effet de marché négatif de 2,6 milliards de dollars.Dans un tel contexte, Invesco a vu ses revenus en données U.S GAAP reculer de 0,5% pour s’établir à 5,12 milliards de dollars fin 2015 contre 5,14 milliards de dollars fin 2014. Son résultat opérationnel augmente, quant à lui, de 6,4% pour atteindre 1,35 milliard de dollars au 31 décembre 2015 contre 1,27 milliard de dollars au 31 décembre 2014. Enfin, son bénéfice net diminue de 2% pour s’établir à 968,1 millions de dollars fin 2015 contre 988,1 millions de dollars fin 2014.
Soutenu par Equistone Partners Europe et Céréa Capital depuis 2013, le groupe Bretèche Industrie, spécialiste des équipements pour les industries agro-alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques, vient de finaliser une opération de refinancement à hauteur de 80 millions d’euros. Une opération bouclée en moins de deux mois avec l’aide de Lazard.Ce refinancement est composé d’une nouvelle dette senior de 60 millions d’euros et d’une ligne d’acquisition de 20 millions d’euros. A cette occasion, le groupe rembourse notamment la ligne de mezzanine d’environ 20 millions d’euros, apportée par Capzanine et Céréa Mezzanine en 2013. Bretèche Industrie a procédé à ce refinancement afin, d’une part, de réduire le coût de sa dette et, d’autre part, de bénéficier de plus de souplesse pour poursuivre sa stratégie de croissance externe. Avec près de 870 employés et un chiffre d’affaires d’environ 180 millions d’euros l’an dernier, Bretèche Industrie est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux en fourniture d'équipements pour l’industrie agro-alimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Le développement du groupe repose notamment sur une stratégie d’acquisitions active.
La société de gestion Roche-Brune AM dans le giron de Primonial s’apprête à annoncer ce vendredi 29 janvier le lancement de Capital Brain, le premier compartiment de sa sicav luxembourgeoise. Le fonds qui réplique la stratégie de gestion sur l’Europe de la société est composé d’une sélection d’actions internationales cherchant à tirer profit de l’appréciation des actifs immatériels de l’entreprise. Pour ce faire, la gestion s’appuie sur un modèle propriétaire de lecture de la création de valeur et du risque actions baptisé M.U.S.T. (Measurement Under Standardized Tools). Ce moteur de sélection de valeurs repose précisément sur 4 piliers : (i) indicateurs financiers fondamentaux, (ii) critères extra-financiers, (iii) segmentation entre risques spécifiques et systématiques et plus récemment (iv) pertinence des actifs immatériels engagés ou révélés.Capital Brain® est essentiellement investi sur les zones géographiques les plus révélatrices de l’innovation et de la digitalisation de l’économie, à savoir l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. La gestion est assurée par Stéphane Fraenkel, en tandem avec Rolando Grandi, co-gérant actions internationales.A noter que le lancement de Capital Brain fait suite à 3 années de gestion réussie du mandat notionnel « Global Equities » au sein de la plateforme amLeague. L’objectif du fonds est de surperformer le marché sur le long terme (indice de référence STOXX® Global 1800 EUR TR), avec une volatilité inférieure.Caractéristiques Institutionnel/Particuliers :Code ISIN : LU1327023658/LU1327024037 Minimum de souscription : 10 000 €/1 000 € Frais de gestion : 0.40% TTC 1.80% TTC Commission de surperformance : 20% TTC maximum de la différence, si elle est positive, entre la performance du fonds et celle de l’indice de référence (STOXX Global 1800 TR EUR)
Olivier Collombin, qui a longtemps été responsable de la clientèle des gérants indépendants pour la banque Lombard Odier à Genève, vient de lancer une plateforme en ligne qui fait le lien entre les demandes de gestion de portefeuille de clients privés et des prestataires (family offices, banques, gestionnaires indépendants etc). «Nous avons lancé la plateforme en décembre, sans faire de communication particulière. Nous avons été très surpris de recevoir de nombreuses demandes de clients, plus d’une centaine à ce jour. Nous avons même été un peu dépassés. Les demandes de gestion sont encore assez disparates, avec des portefeuilles allant de 20.000 à 6 millions de francs», explique Olivier Collombin dans les colonnes de L’Agefi suisse. La plateforme fonctionne sur le même principe qu’un appel d’offres: le client qui souhaite confier un mandat de gestion pour une somme qu’il définit, remplit un formulaire renseignant plusieurs critères sur ses préférences personnelles et de gestion (avoir un gérant dans la même ville ou région, profil de risque défensif, intérêt pour une gestion intégrant des critères de durabilité etc). Ce formulaire est ensuite transmis à des prestataires de services financiers qui sont inscrits sur la plateforme. En fonction du profil du client, les prestataires sélectionnés par la plateforme décident de proposer une offre de gestion ou pas. Seule ombre au tableau, le nom de la plateforme (Monfric.ch) n’a pas fait l’unanimité au sein de l’équipe d’Olivier Collombin. «J’ai conscience que cela peut ne pas être forcément apprécié. Mais dans le même temps, il fallait un nom qui tranche un peu avec le domaine pour créer de la curiosité et un intérêt. Nommer le concept Monpatrimoine.ch par exemple aurait été d’une platitude évidente. Et cela ne semble pas être un frein à l’intérêt de clients fortunés qui veulent avoir accès à plusieurs offres de gestion de fortune pour les comparer».
Les actifs sous gestion de la Banque cantonale bernoise (BCBE) ont diminué de 5% l’an dernier pour s'établir à 20 milliards de francs suisses, selon un communiqué publié le 28 janvier. Le départ d’un important client institutionnel vers un autre établissement est à l’origine de ce fléchissement, précise la BCBE.Le bénéfice net de la BCBE affiche une progression marginale de 0,7% à 131,3 millions de francs suisses. En revanche, le résultat brut a plongé des deux tiers à 61,3 millions de francs en raison d’un versement extraordinaire de 83,8 millions de francs en faveur de la caisse de pension de la banque cantonale, qui fait l’objet d’un renforcement à titre «préventif».
Un nombre croissant de sociétés de gestion britanniques refusent de payer des commissions aux banques d’investissement pour leur recherche sur les titres, ce qui pourrait aboutir à une baisse des coûts pour les investisseurs, rapporte le Financial Times. Baillie Gifford, qui gère 110 milliards de livres, paye séparément la recherche et les transactions fournies par ses 50 banques et courtiers depuis janvier. Les coûts des commissions bancaires vont être réduits d’au moins 30 %. Aberdeen Asset Management paye déjà les banques séparément pour les transactions et la recherche. Schroders envisage des mesures similaires.
La banque privée suisse Julius Baer a annoncé, ce 28 janvier, la nomination de David Durlacher au poste de directeur général («CEO») de sa filiale Julius Baer International Limited à Londres. A ce titre, l’intéressé sera responsable de l’activité de Julius à Londres et à Dublin. David Durlacher pilote actuellement une part significative de l’activité britannique. Il est également membre du comité exécutif et administrateur du conseil d’administration de Julius Baer International. David Durlacher a rejoint Julius Baer en provenance de Merrill Lynch International Wealth Management UK au moment de l’acquisition de cette dernière en 2013. Adam Horowitz, actuel directeur général de Julius Baer International Limited, va partir à la retraite après avoir mené avec succès l’intégration de Merrill Lynch International Wealth Management au Royaume-Uni et en Irlande au sein du groupe Julius Baer, indique le groupe bancaire dans un communiqué.