La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), un des plus importants gestionnaires de fonds institutionnels du Canada avec des actifs nets de 248 milliards de dollars canadiens, a annoncé le 9 mars l’ouverture de son bureau indien à New Delhi, CDPQ India. « Nous croyons que l’Inde se démarque comme pays exceptionnel où investir, considérant l’ampleur et la qualité des possibilités d’investissements, le potentiel de partenariats stratégiques avec des entrepreneurs indiens et l’intention du gouvernement en place de procéder à des réformes économiques essentielles », a indiqué Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse.La Caisse a parallèlement annoncé la nomination, à compter du 1er avril 2016, d’Anita Marangoly George au poste de directrice générale, Asie du Sud. Basée à Delhi, elle dirigera CDPQ India, avec pour mandat d’identifier les meilleures occasions d’investissement dans toutes les catégories d’actifs des marchés de l’Asie du Sud. La Caisse a également annoncé son intention d’investir 150 millions de dollars dans les énergies renouvelables en Inde, une première pour la Caisse dans les marchés en croissance.Anita Marangoly George possède une solide expérience dans la gestion de portefeuilles d’investissements en infrastructures à l’échelle mondiale, plus précisément dans les secteurs de l’énergie, du pétrole et du gaz, des mines, de l’eau, des transports et de la logistique. Avant de se joindre à l’équipe de CDPQ India, elle occupait le poste de directrice principale du pôle d’expertise en Énergie et industries extractives de la Banque mondiale. Auparavant, elle avait été directrice, Infrastructures et ressources naturelles de la Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale. Elle a aussi été chef, Services financiers, de Siemens en Inde.
Generali Investments vient de moderniser sa Sicav Generali Investments Sicav (GIS) domiciliée au Luxembourg et conforme à la directive OPCVM (UCITS) afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle internationale, annonce un communiqué. «Le périmètre des cibles s’est élargi avec la création de nouveaux compartiments pour des investisseurs spécifiques et/ou des marchés spécifiques et un nouveau compartiment a été lancé pour répondre à l’évolution de l’environnement réglementaire. La gamme a été simplifiée et améliorée sous l’effet de la fermeture de quelques fonds de petite taille et non stratégiques, du changement de l’indice de référence de certains fonds, de la mise en place de classes d’actions couvertes (pour certaines devises) et de la mise à disposition de classes d’actions libellées en nouvelles devises pour les fonds (sous réserve de conditions). La présentation du prospectus a également été revue à des fins de simplification», explique le communiqué. 32 fonds constituent désormais la gamme de fonds GIS gérée par Generali Investments. Suite à cette réorganisation, le nouveau fonds GIS Euro Equity Controlled Volatility est désormais accessible à tous les investisseurs et la stratégie d’investissement du fonds GIS Total Return Euro High Yield a été revue.
Aspect Capital, un hedge fund européen qui utilise le trading algorithmique, a annoncé ce 9 mars l’acquisition de son rival Auriel Capital Management et le recrutement de l’ensemble de son équipe. Dans le cadre de cette opération, Asif Noor et Anoosh Lachin, fondateurs d’Auriel en 2004, ont rejoint Aspect Capital en février 2016 pour développer des stratégies devises et global macro systématique. Surtout, grâce à cette transaction, Aspect Capital met la main sur 1,4 milliard de dollars d’encours supplémentaires, portant ainsi à 6,6 milliards de dollars ses actifs sous gestion.
Thomas Balk, l’ancien responsable des services financiers de Fidelity International, a été nommé président (« chairman ») de StockViews, une jeune startup britannique créée en 2014 qui a développé une plateforme en ligne de recherche actions, rapporte Financial News. Selon StockViews, Thomas Balk a participé, parmi d’autres investisseurs, à sa dernière levée de fonds de 250.000 livres. StockViews compte aujourd’hui 53 investisseurs « buyside » et 713 analystes indépendants. Thomas Balk, qui compte plus de 25 ans d’expérience, a travaillé pendant 16 ans chez Fidelity à différents postes à responsabilité, dont ceux de « president » des fonds communs de placements en Europe et de « president » de l’activité au Japon.
Le gestionnaire d’actifs britannique Intermediate Capital, dont les encours s’élèvent à 21,2 milliards d’euros, a annoncé ce 9 mars, le recrutement de deux cadres senior afin de renforcer ses équipes d’investissement crédit et high yield. Ainsi, Zak Summerscale est nommé responsable pour l’Europe et l’Asie-Pacifique de son activité « Credit Fund Management » tandis que Kam Tugnait est nommé directeur en charge des obligations high yield. Kam Tugnait sera d’ailleurs rattaché à Zak Summerscale. Ces deux nouvelles recrues arrivent en provenance de Babson Capital Management.Zak Summerscale, qui compte 20 ans d’expérience dans la gestion des « secured loans » et des stratégies high yield et « distressed », était membre de l’équipe « Investment Leadership » chez Babson Capital Management où il a notamment dirigé la division dédiée aux investissements dans le high yield européen (« European High Yield Investment Group »). Il occupait le poste directeur des investissements pour le high yield européen, président du comité d’investissement européen et du comité mondial du high yield ainsi que membre du comité mondial en charge des situations spéciales. Avant de rejoindre Babson Capital Management, il a travaillé chez New Flag Asset Management en qualité de gérant de portefeuille senior.Pour sa part, Kam Tugnait, qui compte 28 ans d’expérience dans le secteur des obligations high yield, a rejoint Babson Capital Management en 2011 où il a activement participé au lancement de plusieurs fonds d’obligations high yield. Pour tous ces fonds, il a officié en qualité de gérant ou de co-gérant de portefeuille. Avant cela, il a travaillé chez Gartmore Investment en tant que responsable du high yield. Il a débuté sa carrière chez United Bank of Kuwait avant de rejoindre Standard Bank.
Les actifs sous gestion du britannique M&G se sont inscrits en baisse l’an dernier de 7% pour s'établir fin décembre à 246,1 milliards de livres, a indiqué le 9 mars Prudential à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. Malgré cette évolution, le bénéfice d’exploitation IFRS est demeuré à peu près stable par rapport à l’année précédente à 442 millions de livres. Prudential précise que les actifs sous gestion externes ont représenté l’an dernier 51% du total des encours, soit 126,4 milliards de livres, contre 45% l’année précédente. Les entrées brutes retail et institutionnelles ont totalisé 33,6 milliards de livres contre 38 milliards de livres l’année précédente. Mais les rachats du côté retail, 10,9 milliards de livres en net contre une collecte de 6,7 milliards de livres en 2014, n’ont pas pu être compensés par les entrées nettes institutionnelles (3,9 milliards de livres contre 0,4 milliard en 2014) si bien que l’année se solde par des sorties nettes de 7 milliards de livres, explique Prudential. Au cours du seul quatrième trimestre, l’activité retail affiche des sorties nettes de 3,5 milliards de livres, dont 2,4 milliards en Europe. Une évolution qui illustre la désaffection des investisseurs pour l’obligataire dans un contexte de forte volatilité et d’incertitudes sur l'évolution de l'économie mondiale, selon Prudential. La stratégie de diversification dans les fonds multi-classes d’actifs et l’immobilier a toutefois permis de limiter la casse. Fin 2015, les actifs sous gestion retail affichaient malgré tout une baisse de 18% par rapport à fin 2014 à 60,8 milliards de livres (contre 74,3 milliards de livres). Malgré les résultats mitigés de M&G, les solides performances des activités d’assurance-vie en Grande-Bretagne ont permis au groupe d’annoncer un bénéfice d’exploitation de 4 milliards de livres, en hausse de 22% d’une année sur l’autre. Le résultat opérationnel de l’assurance-vie en Grande-Bretagne a fait un bond de 60% à 1,2 milliard de livres grâce aux mesures prises pour mettre le bilan en conformité avec les nouvelles normes prudentielles de Solvabilité II.
Russell Investments, la société de gestion détenue par le groupe London Stock Exchange, a nommé avec effet immédiat Fons Lute au poste de « client portfolio manager », rapporte Reuters. L’intéressé sera chargé de conseillers les clients à travers toute l’Europe du Nord sur les stratégies multi classes d’actifs. Précedemment, Fons Lute, qui compte plus de 30 ans d’expérience, a occupé la fonction de « managing director » au sein de l’équipe multi classes d’actifs de BlackRock au Royaume-Uni.
Anne Richards quitte peut être une société qui a récemment enregistré son onzième trimestre consécutif de décollecte nette et qui a été sortie du FTSE 100, mais son nouveau rôle à la tête de M&G ne sera sans doute pas plus facile, rapporte le Financial Times. Comme Aberdeen Asset Management, où l’intéressée était directrice des investissements, M&G fait face à des rachats sur ses fonds. Les chiffres de Morningstar montrent que M&G, et non Aberdeen, a subi la plus forte décollecte en Europe l’an dernier, après que les investisseurs ont retiré 16,5 milliards de livres de ses fonds. C’est 3 milliards d’euros de plus qu’Aberdeen. Les difficultés de M&G ont dans une certaine mesure été masquées par le fait que la société est une division de Prudential, qui continue à accroître ses bénéfices. L’un des problèmes les plus urgents qui attend Anne Richards, qui deviendra CEO en juin, sera de contenir l’hémorragie du fonds vedette Optimal Income, qui représente 20 % des profits totaux de la maison britannique.
Les encours de Lombard Odier dans ses activités de banque privée et de gestion d’actifs sont demeurés stables l’an dernier. «L’impact monétaire négatif initial sur les actifs de la clientèle a été compensé par les contributions positives des apports nets et de la performance des marchés durant l’année», indique sans plus de précisions le groupe suisse dans un communiqué publié le 9 mars.En conséquence, les actifs totaux de la clientèle privée s’inscrivaient fin décembre à 116 milliards de francs suisses tandis que les encours de l’asset management, investis auprès de Lombard Odier Investment Managers, s’élevaient à 49 milliards de francs suisses. Les encours de la clientèle des services technologiques & bancaires sont de leur côté passés de 50 milliards de francs en 2014 à 59 milliards de francs l’an dernier si bien que les actifs de la clientèle progressent à 224 milliards de francs contre 215 milliards l’année précédente.Les revenus opérationnels ont progressé de 4% par rapport à 2014 à 1,07 milliard de francs suisses, profitant d’une activité soutenue de la clientèle durant les quatre premiers mois de l’année. Le coefficient d’exploitation corrigé du groupe s’est inscrit à 80%, «reflétant la poursuite des investissements dans nos zones de croissance». Le bénéfice net consolidé a augmenté de 20% à 144 millions de francs, tandis que le bénéfice net hors éléments exceptionnels est resté globalement inchangé.« Ces résultats positifs pour 2015 sont le fruit des efforts que nous avons déployés pendant plusieurs années dans toutes les lignes de métier et au niveau du groupe, indique Patrick Odier, Associé-gérant senior, cité dans le communiqué. Notre solide position financière nous permet de poursuivre nos investissements à long terme. Nous continuons de mettre l’accent sur le développement de notre clientèle privée en Europe, en Suisse et dans les économies émergentes ainsi que sur les solutions d’investissement différenciées et innovantes. Nous continuons aussi d’investir dans le développement constant de la plateforme technologique que Lombard Odier fournit également à des tiers. »
La banque genevoise Edmond de Rothschild (Suisse) a enregistré l’an dernier des entrées nettes de 8,2 milliards de francs suisses, en hausse de plus de 7% d’une année sur l’autre. Les actifs sous gestion ont ainsi progressé de 4,9% à 114,8 milliards de francs. La banque a toutefois dégagé l’an dernier un bénéfice net consolidé en baisse de 11% par rapport à 2014, à 56 millions de francs. Le bénéfice avant impôts s’inscrit de son côté en repli de 8% à 123,8 millions de francs. «Ces résultats 2015 sont le reflet du dynamisme et de l’engagement de l’ensemble de nos équipes pour adapter et développer davantage notre modèle d’affaires. Nous nous sommes concentrés sur l’amélioration de nos offres clients et le renforcement de nos services, pour préserver et faire fructifier davantage le patrimoine de nos clients», indique Emmanuel Fievet, directeur général, cité dans un communiqué.
Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à proposer des régimes de retraite et/ou d'épargne internationaux spécifiques à leurs salariés expatriés ou sous contrats locaux. Vingt-trois IPPs (International Pension Plans) et ISPs (International Savings Plans) ont ainsi été créés en 2015, selon l’enquête annuelle de Willis Towers Watson portant sur ce type de dispositifs. Cette huitième édition de l'étude, qui porte sur 721 régimes financés par 638 entreprises, montre que les entreprises ont de plus en plus recours à la mise en place d’IPPs et d’ISPs pour permettre aux salariés travaillant dans des pays où les systèmes de retraite locaux sont inexistants, peu avantageux ou inappropriés de pouvoir bénéficier d’un régime de retraite. Représentant 30% du nombre total de dispositifs mis en place au cours des quatre dernières années, ces plans ont désormais le vent en poupe.« Le principal objectif stratégique des IPPs/ISPs reste de proposer des solutions d'épargne et de retraite aux expatriés qui, bien souvent, ne sont pas couverts par les régimes du pays d’origine et ne cotisent pas aux éventuels régimes du pays d’accueil. Cependant, ces dispositifs sont également de plus en plus utilisés pour offrir des solutions de retraite et d'épargne long-terme à des groupes de salariés locaux situés dans différentes entités à travers le monde, comme par exemple au Moyen-Orient. Les multinationales ont tendance à envisager le recours aux IPPs/ISPs dans les pays où elles estiment ne pas disposer de l’infrastructure nécessaire pour proposer une offre de retraite, ou encore dans certains pays en crise afin de garantir une plus grande sécurité de l'épargne dans un climat d’incertitude économique et politique », explique Céline Brasquet, consultante senior département Retraites et Avantages sociaux International, citée dans un communiqué. Cette tendance s’explique essentiellement par la volonté de l’employeur de limiter l’impact d'éventuelles pertes au niveau local sur les salariés, comme par exemple un risque de défaut de paiement ou un système de retraite local peu avantageux. L’objectif n’est pas seulement de protéger les actifs sous-jacents à l'épargne des salariés, mais également de réduire le risque pour l’employeur de se voir contraint de cotiser à nouveau au fonds pour compenser ses pertes. D’autres facteurs expliquent également ce développement, comme par exemple l’accès à une épargne en devises fortes permettant de se prémunir contre toute dévaluation significative ou des différences de capacités de gestion et de communication considérables entre les fournisseurs d’IPPs/ISPs et les fournisseurs locaux de nombreux marchés en développement. L'étude montre également le développement de la variété des fonds proposés par les IPPs/ISPs en raison de la diversité des caractéristiques démographiques des membres et de leurs préférences en matière de devises d’épargne. L’enquête révèle que 41 % des dispositifs proposent aux participants un choix parmi plus de 10 fonds d’investissement, 8% proposent plus de 40 fonds différents. Les fonds à « gestion par horizon » sécurisant progressivement l’épargne à l’approche de l’utilisation du capital gagnent de plus en plus en popularité : 38% des dispositifs offrent désormais au moins une option de « gestion par horizon » à ses membres. « Du fait du nombre de pays et de nationalités impliqués dans les IPPs/ISPs, ces dispositifs doivent souvent répondre aux besoins d’une beaucoup plus grande diversité de membres beaucoup plus importante que les régimes nationaux. C’est la raison pour laquelle il peut exister une demande de pouvoir disposer d’une variété de fonds d’investissement plus importante que dans le cadre d’un plan national. Cependant, face à cette situation, les employeurs prennent également des mesures pour réduire le nombre de fonds d’investissement et proposer une sélection d’options d’investissement appropriée afin de réduire la complexité des dispositifs pour les membres», précise Céline Brasquet. L'étude montre que plus des deux tiers (68%) des IPPs/ISPs ne proposent qu’une possibilité de sortie en capital du dispositif. Toutefois, la possibilité d’opter pour un mécanisme de prélèvements est de plus en plus courante – notamment pour les régimes créés depuis 2006. Ainsi, plus d’un quart (28 %) des dispositifs proposent cette option. « Bien que la sortie en capital demeure l’option la plus fréquente, nous constatons que de plus en plus d’IPPs/ISPs offrent le choix entre le versement du capital et une rente interne ou un système de prélèvements. Les prélèvements sur un IPP peuvent procurer des avantages fiscaux à certains bénéficiaires du fait d’abattements locaux dans certains pays, cette option est devenue plus fréquente dans les IPP mis en place au cours des cinq dernières années », observe Céline Brasquet.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 9 mars qu’il avait réglé le différend qui l’opposait à l’agence de notation Moody’s et qu’elle récupère ainsi un montant de 130 millions de dollars. Un montant record qui vient dédommager le fonds de pension pour les notations erronées «AAA» attribuées par Moody’s à des véhicules d’investissement structurés avant que n'éclate la crise financière. CalPERS, qui début 2015 avait déjà obtenu 125 millions de dollars auprès de Standard & Poor’s, récupère au total 255 millions de dollars.
Le gestionnaire immobilier institutionnel Bouwinvest, basé aux Pays-Bas, a annoncé la nomination de Marleen Bosma-Verhaegh, en qualité de responsable de la recherche, à compter du 1er mars. Marleen Bosma-Verhaegh travaillait précédemment chez le gestionnaire Blue Sky Group aux Pays-Bas en qualité de responsable des investissements dans l’immobilier international et conseiller auprès des grands clients.
Le gestionnaire d’actifs espagnol BBVA Asset Management (BBVA AM) vient d’étoffer son équipe de gestion avec le recrutement de José Yraola Avendaño en qualité de directeur du multi classes d’actifs, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé sera rattaché à Jaime Martinez, responsable mondial de l’allocation d’actifs. José Yraola Avendaño, qui compte près de 20 ans d’expérience, arrive en provenance de Santander Asset Management où il officiait depuis 2000. Depuis 2013, il était en charge de la gestion de la gamme Dinamica Flexible pour la banque privée internationale.
La division gestion de fortune de BNP Paribas poursuit son expansion en Asie avec le recrutement de Louis Chan en qualité de managing director, responsable de l'équipe de Hong Kong, rapporte le site spécialisé Asian Private Banker. Louis Chan travaillait précédemment chez Credit Suisse où il était executive director et responsable d'équipe. L’entité asiatique de BNP Paribas Wealth Management, l’une des plus importantes de la région, gère 59,3 milliards de dollars.
Van Lanschot Bankiers a annoncé le 9 mars que ses encours à fin 2015 ressortaient à 50,2 milliards d’euros, soit une progression de 14 % ou un peu plus de 6 milliards d’euros d’une année sur l’autre. Le bénéfice net hors charges exceptionnelles s’est accru l’an dernier de 11%, passant de 54,2 millions d’euros à 60,1 millions d’euros et le dividende au titre de 2015 va être majoré de 5 % à 45 cents par action.La forte progression des encours est liée notamment à la reprise par la filiale de gestion d’actifs Kempen Capital Management (KCM) des activités britanniques du gestionnaire néerlandais de fonds de pension MN qui s’est traduite par un gonflement de 4,6 milliards d’euros du volume des actifs gérés. On observe en outre un effet marché positif et des souscriptions nettes de 300 millions d’euros. Grâce à l’acquisition des actifs britanniques de MN, le pôle asset management de Van Lanschot a fait un bond de 19% à 32,9 milliards d’euros. Les encours de la banque privée terminent l’année sur une baisse de 2% à 27,7 milliards d’euros mais les seuls actifs sous gestion du pôle progressent de 5% à 17,4 milliards d’euros grâce à une collecte nette de 300 millions d’euros et à un effet marché positif de 500 millions d’euros.
La société d’investissement CapHorn Invest, spécialisée dans la transition digitale, vient de lever 100 millions d’euros, soit le double du premier véhicule levé il y a trois ans et demi par ce fonds promu par un réseau de 150 entrepreneurs, rapporte le quotidien Les Echos. CapHorn dispose même d’une marge pour accueillir 25 millions d’euros supplémentaires.
Lindy Freeman a été nommée au poste nouvellement créé de « managing director » et responsable du développement pour le département dédié aux institutions financières chez BlackRock, selon un document interne obtenu par le site Pensions & Investments. L’intéressée sera chargée de mener plusieurs initiatives auprès des clients actuels et potentiels de BlackRock en Amérique du Nord. Lindy Freeman sera rattachée à Zach Buchwald, « managing director » et responsable du département dédié aux institutions financières pour l’Amérique du Nord. Lindy Freeman travaillait précédemment chez PineBridge Investments en qualité de « managing director » et de responsable du développement.
Les filiales de Mass Mutual spécialisées dans la gestion d’actifs institutionnelle, à savoir Babson Capital Management LLC, ainsi que ses filiales Cornerstone Real Estate Advisers LLC et Wood Creek Capital Management LLC et Baring Asset Management Limited ont annoncé aujourd’hui leur intention de se regrouper en prenant le nom de Barings. De ce regroupement émerge une société d’envergure mondiale, leader dans la gestion d’actifs, toutes classes confondues, avec plus de 262 milliards de dollars d’actifs sous gestion, des bureaux dans 20 pays, et plus de 1700 collaborateurs. Tom Finke, l’actuel Président et CEO de Babson, dirigera la nouvelle société dont le siège social sera situé à Charlotte, en Caroline du Nord. «C’est une formidable opportunité pour Barings de s’associer avec les autres filiales afin de créer un nouveau gestionnaire mondial plus diversifié», déclare dans un communiqué David Brennan, président et CEO de Barings, qui doit prendre sa retraite au cours de l'été 2016 mais qui va donc collaborer avec la nouvelle équipe de direction dans les mois qui viennent. Grâce à la grande complémentarité des différentes sociétés en termes de capacités d’investissement dans les obligations, les actions, le multi-asset, l’immobilier, les actifs réels et l’alternatif, les équipes de direction demeureront inchangées. De plus, les forces de marketing et de distribution seront agrégées afin de soutenir les activités de la nouvelle société internationale. «Ce regroupement est très complémentaire en termes de classes d’actifs et de réseaux de distribution, et témoigne d’un engagement commun vers l’excellence» a confirmé Tom Finke. «Ensemble, Babson, Barings, Cornerstone, et Wood Creek offrent une gamme attractive de solutions d’investissement dédiées aux investisseurs institutionnels et aux particuliers dans le monde entier. Grâce à ce regroupement, nous renforcerons nos capacités afin de fournir à nos clients une offre d’investissement diversifiée et globale.» A la suite de ce regroupement, la marque et le logo de Barings seront actualisés afin de mieux tenir compte du caractère global de la nouvelle société et de mieux représenter la plateforme unifiée issue du regroupement de ces filiales. Conserver la marque Barings permet de renforcer la dimension internationale de la nouvelle société, la nature diversifiée de sa clientèle, ainsi que l’histoire de Barings qui remonte à 1762. Babson, Barings, Cornerstone, et Wood Creek sont des filiales de Massachusetts Mutual Life Insurance Company (MassMutual), un leader dans le secteur des mutuelles d’assurances-vie. «En réunissant ces sociétés d’envergure mondiale très complémentaires sous la marque emblématique et respectée de Barings, MassMutual étoffe sa gamme – déjà bien développée – d’offres de placement et de services de qualité dédiés à une large clientèle internationale», commente Roger Crandall, chairman, président et CEO de MassMutual, cité dans le communiqué. La phase d’intégration initiale devrait être achevée au cours du quatrième trimestre 2016, sous réserve de l’obtention des autorisations règlementaires requises.
C’est désormais officiel ! Comme annoncé par NewsManagers fin janvier (lire l’édition du 27 janvier 2016), Eric Wohleber rejoint Amundi au poste de responsable des ventes d’actifs réels et alternatifs en France et à l’international, a annoncé ce matin la société de gestion d’actifs. Figure bien connue du marché français de la gestion d’actifs, l’intéressé dirigeait précédemment les activités de BlackRock en France et siégeait au comité exécutif EMEA Retail de la société.Diplôme d’un DEA « Banque Finance » de l’Université Paris II Assas, Eric Wohleber a commencé sa carrière en 1994 en tant que chef de produit Assurance Vie à l’UAP (aujourd’hui groupe Axa), avant de rejoindre Invesco France en 1995 où il occupe plusieurs fonctions dans la vente et le marketing pendant plus de 10 ans. En 2006, il rejoint Barclays Global Investors (BGI) à Londres afin de promouvoir l’activité ETF (iShares) et de préparer le lancement de la succursale française dont il prend la direction en 2007 lors de sa création. Lors du rachat de BGI par BlackRock, fin 2009, il travaille alors sur le rapprochement des deux succursales françaises avant d’en prendre la direction.
La société de gestion italienne Azimut vient de lancer AZ Apice Capital Management, un « registered investment adviser » enregistré auprès de la SEC et basé à Miami. Cette société de conseil fournit des services de planification financière et de gestion de portefeuilles à des citoyens non résidents aux Etats-Unis. Azimut détient 70 % d’AZ Apice, tandis que les 30 % qui restent sont détenus par trois associés : Piergiacomo Rock (CEO d’AZ Apice), Bruno Gorgatti et Walter Aves (co-CEO). Ces derniers ont travaillé ensemble chez Morgan Stanley ces neuf dernières années. La société de gestion a par ailleurs enregistré en février des souscriptions nettes de 422 millions d’euros, portant la collecte depuis le début de l’année à 1,1 milliard d’euros. La collecte mensuelle a bénéficié de l’acquisition d’Empowered Financial Partners en Australie. Hors consolidation, la collecte ressort à 330 millions d’euros. Le total des encours sous administration s’établit fin février à 36,2 milliards d’euros, dont 30,8 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Tout serait prêt pour le rachat de Banca Intermobiliare (BIM) par Fideuram Intesa Sanpolo Private Banking, avance Bluerating. Un obstacle important concernant l’opération a été surmonté récemment avec la démission de Pietro D’Aguì, l’âme de la BIM, qui a cherché à plusieurs reprises à acquérir la société à Veneto Banca. L’intérêt de la banque privée d’Intesa a été confirmé par Cristiano Carrus, administrateur délégué de Veneto Banca, qui a aussi évoqué l’intérêt d’un fonds américain de private equity et d’investisseurs arabes. Mais Fideuram ISBP est en pole position et l’acquisition de BIM pourrait être le véhicule pour une cotation de la banque privée d’Intesa.
Janus Capital International Limited, la division internationale de Janus Capital Group, vient de nommer Dario Carfizzi en tant que responsable pour l’Italie. L’intéressé pilotera, depuis Milan, le développement et la gestion de l’organisation italienne, s’occupant entre autres de la consolidation et de l’expansion des activités institutionnelles, wholesale et retail par le biais des intermédiaires de Janus Capital Group. Dario Carfizzi travaillait déjà chez Janus Capital qu’il a rejoint en 2014 en tant que directeur des ventes pour le marché de l’Europe méridionale. Il sera rattaché à Sylvain Agar, responsable institutions financières pour le Royaume-Uni et l’Europe de Janus Capital International Limited.
La société de gestion italienne AcomeA Sgr vient de signer un accord avec AlpenBank et Allfunds Bank pour la distribution de ses fonds retail sur la plate-forme Allfunds. Les fonds concernés par l’accord sont au nombre de 14 : 4 fonds diversifiés, 6 fonds actions régionaux, 2 fonds monétaires et 2 fonds obligataires internationaux (AcomeA Liquidità', AcomeA Breve termine, AcomeA Eurobbligazionario, AcomeA Performance, AcomeA Patrimonio prudente, AcomeA Patrimonio dinamico, AcomeA Patrimonio aggressivo, AcomeA Fondo Etf Attivo, AcomeA Italia, AcomeA Europa, AcomeA America, AcomeA Asia Pacifico, AcomeA Paesi emergenti et AcomeA Globale).
Les discussions entre dix pays de la zone euro sur le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) sont aujourd’hui à l’arrêt en raison des difficultés politiques rencontrées par l’Espagne et la Slovaquie, a déclaré jeudi le ministre français des Finances Michel Sapin. «Nous sommes aujourd’hui dans une situation d’arrêt sur image», a expliqué Michel Sapin. «Un travail important a été fait, on a beaucoup progressé» mais «deux pays se trouvent aujourd’hui dans une incapacité politique de décision», à savoir l’Espagne et la Slovaquie, a-t-il poursuivi. Entamées en 2011 par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche, la Belgique, l’Estonie, la Grèce, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie et l’Espagne, les discussions sur la TFF peinent à trouver un point d’accord à la fois sur les produits à taxer et sur le taux de prélèvement à appliquer. Avec le retrait du projet de l’Estonie l’an dernier, seuls dix pays restent dans la procédure. D’après les règles européennes, un minimum de neuf pays est requis pour mettre en oeuvre un projet de coopération renforcée qui ne s’applique pas à l’ensemble des Vingt-Huit, a rappelé Michel Sapin. Reconnaissant une «certaine inquiétude» devant cette pause, le ministre des Finances a cependant affiché «la volonté de la France de continuer, de pousser dans ce sens-là ".
Axa Investment Managers souhaite continuer de mettre en oeuvre sa stratégie de développement à l’international après avoir enregistré en 2015 un exercice record en termes de collecte et d’encours. L’an dernier, la filiale de gestion d’actifs de l’assureur Axa a vu ses encours atteindre 669 milliards d’euros (+7%) grâce à une collecte nette de 42 milliards, soit un bond de 120% par rapport à 2014. Le résultat opérationnel a augmenté de 11%, à 234 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation est tombé à 68,8%, contre 69,9% en 2014 et 72% en 2013.
Iéna Venture, une structure d’incubation détenue à 100% par La Financière de l’Echiquier, a annoncé hier une prise de participation de 25% au capital du gestionnaire alternatif Eraam. Créée en 1998 et détenue principalement par ses associés, Eraam est un pionnier de la multigestion alternative. Il revendique aujourd’hui environ 250 millions d’euros d’encours, contre 1,4 milliard de dollars en 2007 juste avant la crise qui a frappé les fonds de hedge funds.
La Banque centrale du Canada a maintenu aujourd’hui son taux directeur à 0,5%, en raison d’une plus faible volatilité et un niveau d’exportations hors énergie plus important que prévu. Le taux est inchangé depuis juillet 2015. Le gouvernement doit dévoiler des mesures de stimulus de l’économie dans son prochain budget le 22 mars.
Babson Capital Management (y compris ses filiales Cornerstone Real Estate et Wood Creek) et Baring Asset Management ont annoncé hier leur intention de se regrouper en prenant le nom de Barings. Le nouvel ensemble, filiale de l’assureur-vie américain MassMutual, gère plus de 262 milliards de dollars d’actifs, dont 223 milliards apportés par Babson, ainsi que des bureaux dans 20 pays et plus de 1.700 collaborateurs. Tom Finke, patron de Babson, dirigera la nouvelle société, dont le siège sera situé à Charlotte, en Caroline du Nord. Il succèdera ainsi à David Brennan. L’intégration initiale devrait être achevée au quatrième trimestre.
A la suite de la publication de son bilan économique approfondi hier, la Commission européenne a averti le gouvernement italien que son budget 2016 risquait d’enfreindre les règles communautaires et a appelé Rome à prendre des mesures pour corriger le tir. Des courriers similaires ont été envoyés aux exécutifs de Belgique, de Croatie, de Finlande, de Roumanie, et d’Espagne. Les pays membres de l’Union ont jusqu’au 15 avril pour soumettre leur programme de stabilité et leur programme de réforme aux autorités européennes.