Point72 Asset Management (Point 72 AM), le family office de Steven Cohen, fondateur du hedge fund SAC Capital, a recruté Will Tovey pour diriger son nouveau bureau de Londres qui a été récemment ouvert, rapporte le Wall Street Journal qui évoque un document interne envoyé au personnel. Will Tovey était dernièrement responsable de l’activité de distribution actions chez Barclays en Europe. Avant cela, il était « managing director » chez UBS.Au sein de Point72 AM, il fera partie de l’équipe en charge de définir et mettre en œuvre la stratégie de la société en Europe et il participera au recrutement de professionnels de l’investissement pour le bureau londonien, selon ce même document interne.
Neil Woodford est devenu l’un des premiers investisseurs à cesser de facturer ses clients pour de la recherche, rapporte le Financial Times fund management. Le gérant de fonds a annoncé que sa société utiliserait désormais son argent pour payer la recherche utilisée pour gérer le fonds vedette de la société de 8 milliards de livres. Cette décisions pourrait avoir d’importantes ramifications dans le secteur de la gestion d’actifs au Royaume-Uni et en Europe.
Les «Panama papers», ces documents sur les clients du cabinet juridique panaméen Mossack Fonseca mis au jour par une centaine de médias du monde entier, suscitent une salve de réactions lundi. «La France va, en application des conventions fiscales qui la lient à ses partenaires, solliciter la transmission du fichier «Panama Papers», comme elle a elle-même eu l’occasion de transmettre la liste HSBC au cours des dernières années», a indiqué Bercy.
Le secteur manufacturier de la zone euro a clos le premier trimestre sur une note légèrement meilleure qu’attendu mais la croissance de l’activité est restée faible, selon les résultats définitifs des enquêtes Markit réalisés auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI du secteur n’a que légèrement progressé en mars, à 51,6 après le plus bas d’un an inscrit en février à 51,2. Le chiffre définitif est toutefois un peu meilleur que l’estimation «flash» de 51,4 publiée le 22 mars.
La production de pétrole de la Russie a augmenté de 0,3% en mars pour atteindre 10,91 millions de barils par jour, soit un pic de près de 30 ans, montrent des chiffres publiés samedi par le ministère de l’Energie russe. Ce chiffre permet de douter de l’engagement de Moscou à geler sa production pour soutenir les cours avant une réunion entre pays producteurs prévue ce mois-ci à Doha. Les pays producteurs de pétrole, membres ou non de l’Opep, se réuniront le 17 avril à Doha, au Qatar, pour discuter des modalités d’un plan de gel de la production annoncé en février. La perspective d’un tel projet a été le principal facteur de remontée des cours du pétrole depuis deux mois, après leur plongeon à des creux de 12 ans fin janvier-début février en raison des craintes de voir le marché rester durablement saturé.
Valérie Baudson remplace Jean-Eric Mercier au poste de directeur général de CPR Asset Management (AM), a annoncé vendredi Amundi, la maison-mère de la société de gestion. Elle conserve ses fonctions actuelles de responsable du métier ETF, Indiciel et Smart Beta chez Amundi, qu’elle exerce depuis 2013. Diplômée d’HEC, Valérie Baudson a débuté sa carrière en 1995 à l’inspection générale de la Banque Indosuez. Après être passée par Crédit Agricole Cheuvreux, elle a rejoint en 2008 Amundi. Chez CPR AM, Emmanuelle Court et Arnaud Faller deviennent respectivement directrice générale déléguée en charge du développement commercial et DG délégué en charge des investissements.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) prévoit de lancer mi-2016 une consultation publique sur les «vulnérabilités structurelles des activités de gestion d’actifs», selon un communiqué. Réuni à Tokyo les 30 et 31 mars, le FSB a trouvé un accord sur «les recommandations clés» qui seront ouvertes à consultation, sans en dévoiler la teneur. Les propositions visent à encadrer différents risques: la liquidité des fonds, leur niveau de levier, les risques opérationnels liés notamment aux transferts de mandat et les activités de prêt de titres. Le FSB encourage également les autorités à mener des test de résistance pour évaluer la capacité des fonds à faire face à demandes de rachats massifs.
La Financière de l’Echiquier a annoncé vendredi plusieurs changements au sein de son équipe dirigeante. Maroussia Ermeneux est nommée directrice des opérations en remplacement de Sébastien d’Ornano, dont elle était jusqu'à présent l’adjointe. Ce dernier rejoint un projet entrepreneurial dans la gestion. Bertrand Merveille devient quant à lui directeur de la gestion privée. Il est remplacé à la tête de la conformité et du contrôle interne par Elsa Scoury, qui travaillait déjà dans son équipe.
Le marché de l’emploi a fait preuve de solidité en mars aux Etats-Unis et les salaires ont rebondi, selon le département du Travail américain. Les créations d’emploi non-agricoles se sont élevées à 215.000 le mois dernier, tandis que le revenu horaire moyen a progressé de 7 cents en mars. Ce signes confirment la résistance de l'économie américaine à la conjoncture mondiale et pourraient conforter la Réserve fédérale dans ses projets de hausse graduelle des taux d’intérêt cette année. Les économistes attendaient 205.000 créations d’emploi.
Le moral des ménages américains s’est dégradé en mars, mais moins que ce qui avait été annoncé en première estimation, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’université du Michigan. Son indice de confiance a reculé finalement à 91 (90 en première estimation), après 91,7 en février. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice de 90,5. Il reste cependant à son plus bas niveau depuis octobre.
Les dégagements sur les fonds actions se sont poursuivis sur la semaine au 30 mars et dépassent les 50 milliards de dollars (43,9 milliards d’euros) sur le premier trimestre contre des entrées de 23,2 milliards sur les trois derniers mois de 2015, montre l'étude hebdomadaire de Bank of America-Merrill Lynch. Les fonds actions ont subi des rachats nets à hauteur de 2,6 milliards sur la semaine, dont 2 milliards sur pour les actions européennes, qui enregistrent ainsi une huitième semaine consécutive de rachats nets, selon l'étude qui reprend des données d’EPFR Global.
L’activité manufacturière a renoué avec la croissance en mars aux Etats-Unis, soutenue par la vigueur des nouvelles commandes, selon l’Institute for Supply Management (ISM). Cet indice est remonté à 51,8 le mois dernier, après avoir atteint 49,5 en février. Il témoigne d’une croissance de l’activité quand il est supérieur à 50. Le sous-indice des nouvelles commandes a bondi à 58,3 contre 51,5 en février. La progression du sous-indice des prix acquittés a été encore plus spectaculaire, passant de 38,5 à 51,5.
La banque rachète la société de gestion pour proposer, à ses clients privés, des fonds et des services d’administration et de restructuration de portefeuilles.
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) est un investisseur atypique à plus d’un titre. Contrairement aux institutionnels classiques, son portefeuille vise le très court terme : pour indemniser, en cas de défaillance, les clients de banques et entreprises d’investissement françaises, il doit pouvoir débloquer des liquidités à tout moment. Revers de la médaille, ses 70% d’actifs monétaires ne rapportent presque rien. «Pour la poche monétaire, nous faisons face à des conditions de marché de plus en plus compliquées, notamment depuis le passage à -0,40% du taux de la facilité de dépôt de la BCE, et il nous sera difficile d’éviter cette année de passer en territoire négatif, explique à L’Agefi Thierry Dissaux, président du directoire du FGDR. Mais le maximum sera fait, avec nos gérants, pour nous situer le plus haut possible par rapport aux -0,40%». Sans avoir d’objectif de rendement, le FGDR veut préserver son trésor de guerre de 3,2 milliards d’euros issu des cotisations versées par les banques. Outre le monétaire, cette structure privée investit 25% de ses ressources en obligataire et 5% en actions. Après 1,5% en 2013 et 0,72% en 2014, «notre portefeuille a dégagé une performance nette de 0,84% l’an dernier, annonce le patron du fonds. Nous avons profité d’une meilleure dynamique qu’en 2014 sur notre portefeuille actions et notre gestion monétaire a affiché un rendement faible mais positif. Il a atteint 2,7 points de base (pb), contre 21 pb en 2014». Pour donner plus de marge de manœuvre aux gérants du FGDR (BNPP AM, Groupama AM, Oddo AM, etc), « nous envisageons de remettre à plat notre gestion monétaire si cela apparaît possible, et dès que les conditions de marché le permettront, indique Thierry Dissaux qui rappelle aussi « travailler dans un cadre très sécurisé en matière de notation, de diversification et de maturité des sous-jacents». Une contrainte pour lancer un chantier déjà évoqué dans le rapport annuel 2014 du fonds. Dans l’obligataire, qui a seulement rapporté 4 pb en 2015, « nous sommes en train de finaliser un appel d’offres (une première depuis 2011, ndlr) pour un nouveau mandat à rendement absolu à l’intérieur d’un budget de risque contraint, avec en particulier l’objectif de mieux résister à une remontée brutale des taux, dévoile le dirigeant. D’un montant de 800 millions d’euros, il sera confié en mai à quatre sociétés de gestion ». Il remplacera un mandat benchmarké de même taille.
Les sociétés de gestion filiales d’assureurs ou de groupes bancaires ont enregistré des collectes historiques en 2015. Ces dernières proviennent surtout des marchés internationaux même si la France a retrouvé une dynamique positive après plusieurs années de décollecte. Cette embellie profite aux sociétés de gestion, qui ont amélioré encore leur rentabilité.
La société Calao Finance, spécialisée dans la gestion de Fonds de Capital Investissement, agréée par l’AMF, annonce la cession, avec plus-values, de sa participation dans le groupe CXP, premier cabinet européen indépendant d’analyse et de conseil dans le domaine des logiciels, des services informatiques et de la transformation numérique
Le marché de l’emploi a fait preuve de solidité en mars aux Etats-Unis et les salaires ont rebondi, autant de signes confirmant la résistance de l'économie américaine à la conjoncture mondiale et qui pourraient conforter la Réserve fédérale dans ses projets de hausse graduelle des taux d’intérêt cette année. Les créations d’emploi non-agricoles se sont élevées à 215.000 le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail. Les économistes en attendaient 205.000.
Le moral des ménages américains s’est dégradé en mars, mais moins que ce que prévoyaient les analystes et que ce qui avait été annoncé en première estimation, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’université du Michigan. Son indice de confiance a reculé finalement à 91,0 contre 90 en première estimation, après 91,7 en février, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice de 90,5. Il reste cependant à son plus bas niveau depuis octobre.
Les dégagements sur les fonds actions se sont poursuivis sur la semaine au 30 mars et dépassent les 50 milliards de dollars (43,9 milliards d’euros) sur le premier trimestre contre des entrées de 23,2 milliards sur les trois derniers mois de 2015, montre une étude hebdomadaire publiée vendredi par Bank of America-Merrill Lynch. Les fonds actions ont subi des rachats nets à hauteur de 2,6 milliards sur la semaine, dont 2,0 milliards sur ceux dédiés aux actions européennes qui enregistrent ainsi une huitième semaine consécutive de rachats nets, la plus longue phase de dégagements depuis mai 2013, selon l'étude, qui reprend des données d’EPFR Global.
L’activité manufacturière a renoué avec la croissance en mars aux Etats-Unis, soutenue par la vigueur des nouvelles commandes, selon l’indice d’activité de l’Institute for Supply Management (ISM) publié vendredi. Cet indice est remonté à 51,8 le mois dernier après 49,5 en février. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 50,7. Cet indice témoigne d’une croissance de l’activité quand il est supérieur à 50. Le sous-indice des nouvelles commandes a bondi à 58,3 contre 51,5 en février. La progression du sous-indice des prix acquittés a été encore plus spectaculaire, passant de 38,5 à 51,5 alors que les économistes l’attendaient à 42,0.
Le groupe Oddo vient de lancer «The Ladies Bank», qui s’adresse comme son nom l’indique à la clientèle féminine. Partant du constat qu’il «existe un besoin non adressé dans le conseil financier et patrimonial à destination des femmes», comme le souligne Alix de Renty, banquier privée d’Oddo, le nouveau concept souhaite «donner envie aux femmes de prendre soin de leur patrimoine». Car si les hommes et les femmes sont concernés par les mêmes préoccupations financières (gestion, fiscalité et transmission), il n’en résulte pas moins que leurs visions et priorités sont différentes, estime la banque privée parisienne.The Ladies Bank est en premier lieu un site d’information à destination des femmes. «Mais les hommes peuvent également s’inscrire... ce n’est pas interdit», souligne Alix de Renty. Sur le site aux couleurs soutenues et proche du graphisme des magazines féminins, Oddo propose six profils de femmes ayant des situations professionnelles et familiales différentes auxquelles les clientes peuvent s’identifier. Il est possible de s’abonner à chaque profil et ensuite de recevoir les actualités, dossiers et articles adaptés. L’objectif est d’orienter les femmes dans leurs choix patrimoniaux. Les souscripteurs peuvent également interagir avec l’équipe The Ladies Bank et pourront être mis en relations avec la banque privée qui les guidera vers des solutions adaptées et leur présenteront les principaux outils patrimoniaux et supports de gestion liés aux attentes spécifiques des femmes. «Nous leur proposerons un accompagnement personnalisé. Un interlocuteur privilégié répondra à leurs préoccupations tant en matière de gestion financière que patrimoniale en s’appuyant sur des expertises du groupe Oddo notamment l’ingénierie patrimoniale, les équipes de gestion et de Corporate Finance», souligne le groupe.The Ladies Bank souhaite également fonctionner comme un réseau social et donne aux clientes la possibilité de rejoindre un réseau de femmes. Elles pourront bénéficier de conférences thématiques, de déjeuners de partage d’expérience et transmission de connaissance.
La Fintech parisienne Anatec va lancer, le 19 avril prochain, sa plateforme de gestion de patrimoine haut-de-gamme, baptisée WeSave, qui proposera « le meilleur de la gestion privée traditionnelle allié au meilleur de l’innovation digitale », a dévoilé la jeune société. Dans un mail adressé à son réseau, dont fait partie NewsManagers, Jonathan Herscovici, fondateur et directeur général d’Anatec et de WeSave, explique avoir « souhaité redonner une image plus haut de gamme et plus internationale à notre société, c’est la raison pour laquelle Anatec donne naissance à WeSave ». Il présente son offre commerciale comme étant « une offre unique qui repose sur l’alliance inédite d’experts en gestion d’actifs et en gestion de patrimoine associés à une équipe d’ingénieurs et de data scientists ». La start-up peut compter sur un parrain de choix puisque Jonathan Herscovici a confirmé que « Anatec accueille Amundi à son capital pour un partenariat d’envergure », sans donner plus d’informations à ce stade. Sur Twitter, la société annonce que l’arrivée d’Amundi au capital d’Anatec vise à « transformer durablement l’épargne des Français avec WeSave ».Par ailleurs, toujours sur Twitter, WeSave a dévoilé que Vincent Lequertier, un gérant senior qui compte 25 ans d’expérience, sera responsable de l’allocation d’actifs de cette nouvelle offre d’épargne. Selon son profil LinkedIn, Vincent Lequertier se présente comme CIO et responsable des investissements de WeSave. Avant d’intégrer la société en août 2015, l’intéressé a été gérant actions chez Somangest, chez Oddo AM et à la Banque d’Orsay.
Natixis Global Asset Management (NGAM) a annoncé, ce 31 mars, le lancement du fonds Mirova Global Sustainable Equity, un « mutual fund » actions internationales géré par Natixis AM U.S en partenariat avec Mirova, filiale européenne de NGAM dédiée à l’investissement responsable, selon un communiqué diffusé aux Etats-Unis. Ce nouveau véhicule investit dans une large palette d’entreprises internationales et n’est pas limité par les indices sectoriels traditionnels ou des approches d’exclusion. La stratégie des gérants intègre de l’analyse fondamentale pour identifier les entreprises qui se développent en suivant les grands changements qui interviennent à l’échelle de la planète. Ainsi, les grandes tendances identifiées par l’équipe d’investissement de Mirova pour les dix années à venir sont la croissance démographique, le développement croissant de l’urbanisation, l’émergence de la classe moyenne dans les pays émergents, le vieillissement de la population, les évolutions technologiques, la réduction des ressources naturelles, le changement climatique et, enfin, l’évolution du système financier. « Ces grandes tendances peuvent fortement contribuer à alimenter les thèmes d’investissement durable pour le fonds, à savoir le développement des immeubles et des villes, la consommation, l’énergie, la finance, la santé, les technologies de l’information, la mobilité et les ressources naturelles, explique NGAM dans un communiqué. Les gérants de fonds adoptent une vision à long terme, privilégiant ainsi des entreprises solides financièrement dont ils estiment qu’elles ont démontré leurs engagements dans des modèles économiques durables, dans la qualité des produits et des activités éthiques. »Ce nouveau fonds, co-géré par Jens Peers, Suzanne Sennellart et Hua Cheng, aura un portefeuille relativement concentré d’environ 50 valeurs.
Turbulences, incertitudes politiques, chute de la rentabilité... Si l’on en croit le dernier sondage trimestriel réalisé outre-Manche et publié cette semaine, pour la première fois depuis l’hiver 2011, le moral du secteur de la gestion d’actifs et de la gestion de fortune britannique est en berne. Suffisamment pour inciter les sociétés à retarder les lancements de nouveaux produits et à ne plus envisager d’opérations de fusions/acquisitions. Pourtant, pendant ce temps, des établissements tissent leur toile. Ou mènent leur barque, c’est selon. C’est le cas de State Street qui vient de mettre la main sur la gestion d’actifs de General Electric, et fait gonfler de facto ses actifs sous gestion de 110 milliards de dollars. Il ne semble pas que l’on fasse non plus preuve de pessimisme en Suisse où Notenstein La Roche, la banque spécialisée dans la gestion de fortune du groupe Raiffeisen, envisage de doubler de volume d’ici trois à cinq ans. De 22 milliards de francs, les encours passeraient à 44 milliards de francs, grâce à de nouvelles acquisitions. Des banque privées voient donc loin. Et affichent leurs ambitions. On ne saurait trop leur conseiller de lire la troisième édition de l’Observatoire de la banque privée proposé par Swiss Life Banque Privée sur les attentes des clients. Le service personnalisé et le conseil restent les principales motivations pour devenir client d’une banque privée, devant la recherche d’une rentabilité élevée et le meilleur diagnostic patrimonial possible. Mais l’on y attend aussi l’utilisation de nouveaux outils technologiques. «La technologie doit être au service du banquier et du client : agrégateurs, robo-advisers et autres innovations en général sont destinés à faciliter le travail de conseil», indique-t-on chez Swiss Life. Fidelity Investments de son côté y est prêt : la société va tester dans peu de temps son service de conseil automatisé en investissement. Dans l’immédiat, la société de gestion américaine joue la carte « jeune », en tablant sur une opération « séduction » auprès de 500 de ses clients, âgés de 25 ans à 45 ans. Mais au second semestre, le service sera lancé à l'échelle nationale. En France, la route pour faire connaitre les robo-advisers sera sans doute un peu plus longue. D’après une étude de Deloitte réalisée auprès de 2.000 personnes représentatives de la population française de 18 à 70 ans, le conseil automatisé en investissement intéresse 40 % des Français... pour peu qu’on leur explique le concept. Actuellement, ils ne sont que 5 % à utiliser un tel service faute de notoriété, même si les clients « patrimoniaux », c’est-à-dire ayant des actifs supérieurs à 25.000 euros, sont les mieux informés et montrent un intérêt également supérieur.En attendant de voir les Fintechs mieux connues dans l’Hexagone, cette semaine, les pouvoirs publics ont alterné les annonces incitatives et répressives. Dans le premier cas en libérant un peu plus le financement participatif. Dans le second en donnant encore plus de pouvoir à l’AMF dans le cadre du projet de loi Sapin II, et en aggravant sensiblement les sanctions au pénal contre les auteurs d’abus de marché. Cinq années de prison et 100 millions d’euros d’amendes pourront être requis... Au Royaume-Uni, on préfère s’écharper avec l’Autorité bancaire européenne (EBA) en matière de limitation des bonus. Côté britannique, on pointe les risques attachés à la mesure du « bonus cap ». A l’EBA, on dit naturellement le contraire. Et entre les lignes, on devine une réponse aux régulateurs outre-Manche, qui ont annoncé début mars leur intention de ne pas appliquer le bonus cap aux petites structures. A noter, toujours sur le sujet des rémunérations, que l’Esma vient à son tour de se manifester pour préciser ses recommandations.Sinon, sur les marchés, les investisseurs se sont exposés cette semaine aux actifs les plus risqués. Tout en se montrant sélectifs. Les actions européennes ou américaines n’ont pas fait recette contrairement aux fonds high yield ou investis dans les marchés émergents. A ce propos, cette zone d’investissement perd un professionnel qui lui était totalement acquis : Mark Mobius, chez Franklin Templeton Investments, abandonne la gestion au quotidien de la division Templeton Emerging Markets Group. Enfin, terminons cette lettre par deux nouvelles bien dans l’actualité de la semaine. Tout d’abord, une information indiquant que le plus important gestionnaire d’actifs au monde, l’américain BlackRock, envisagerait de supprimer environ 400 emplois. L’objectif pour ce dernier serait d’orienter ses ressources vers des activités en croissance. Sans que l’on sache lesquelles. Interrogé à ce titre, le porte-parole de la société de gestion a préféré noyer le poisson. Par ailleurs, chiffres à l’appui, on a également appris que Bill Gross avait renoué avec les résultats positifs cette année, après une longue, une très longue traversée du désert. Une vraie résurrection en somme...
Edmond de Rothschild doit annoncer, ce vendredi 1er avril, l’acquisition de Cleaveland, le premier acteur indépendant de gestion immobilière avec 2,5 milliard d’euros d’actifs, rapporte le quotidien Les Echos. Le groupe français revendique ainsi être le premier gestionnaire de fortune à proposer à ses clients aisés une offre complète en immobilier. Edmond de Rothschild avait déjà posé une première pierre en 2014 en reprenant le fonds de commerce d’Inès Reinmann et son savoir-faire dans les transactions de M&A immobilier. Cleaveland compte une vingtaine de collaborateurs qui gèrent pus de 200 actifs immobiliers d’importants family offices et de fonds de capital-investissement.