Le gestionnaire d’actifs canadien Manulife Asset Management (Gestion d’actifs Manuvie) a annoncé, ce 30 mars, la nomination de Marco Zanuso au poste de responsable de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA) hors Royaume-Uni. Basé à Londres, il sera rattaché à Claude Chene, responsable de la distribution pour l’ensemble du groupe canadien. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Marco Zanuso supervise une équipe de distribution spécialisée dans l’établissement de relations avec les clients institutionnels et les distributeurs. Avant de rejoindre Manulife AM, Marco Zanuso travaillait chez Sandell Asset Management en qualité de responsable du développement pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. L’intéressé, qui compte 17 années d’expérience dans des fonctions commerciales et de développement de produits, a également occupé des postes à responsabilités chdz FRM (Man Group), SEI Investments et Scottish Widows Investment Partnership. En parallèle, cette équipe de distribution accueillera une autre recrue en juillet, à savoir James Wheeler, qui quittera le bureau de Hong Kong de Manulife AM pour rejoindre Londres où il supervisera le développement de l’activité dans les pays scandinaves et les Pays-Bas en qualité de responsable commercial et des relations clients. Il sera directement rattaché à Marco Zanuso.Ces nominations sont les dernières d’une série d’initiatives prises par Manulife AM pour étendre son réseau de distribution mondial. Elles font suite à la désignation de Robert Corbally, en novembre dernier, pour diriger l’élaboration des produits en Europe et appuyer les projets de distribution dans la région, puis à celle de Diane Stockwell, en février, à titre de tête dirigeante des ventes et de la gestion des relations en Amérique latine.
Jeremy Beckwith, actuel directeur de la recherche (« director of manager research ») pour le Royaume-Uni chez Morningstar, va quitter la société le mois prochain après juste un an de présence, rapporte Investment Week. Il sera remplacé par Jonathan Miller qui travaillait depuis 2003 chez Citywire, dernièrement au poste de responsable de la recherche. Au sein de Morningstar, Jonathan Miller dirigera les analystes de Morningstar, basés à Londres, en charge de la recherche indépendante et des notations d’environ 500 fonds.Jeremy Beckwith avait rejoint Morningstar en novembre 2014 en provenance de London Wall Partners, où il officiait en qualité de directeur des investissements (« chief investment officer ») depuis novembre 2010. Au cours de sa carrière, il a également travaillé en tant que directeur des investissements par intérim et responsable de la stratégie d’investissement chez Nutmeg, et comme directeur des investissements chez Kleinwort Benson.
Le gestionnaire d’actifs Omni Partners, basé à Londres, vient de lancer une version Ucits de sa stratégie global macro, rapporte Investment Europe. Baptisé Omni Macro Ucits, ce fonds sera logé dans la plateforme IAM Investments Icav et il répliquera la stratégie existante du fonds « offshore » Omni Macro. Le nouveau fonds sera géré par une équipe de quatre personnes dirigée par Stephen Rosen, directeur des investissements d’Omni Partners. Le fonds Omni Macro repose sur une stratégie global macro discrétionnaire qui poursuit des opportunités d’investissement thématiques et tactiques dans des produits liquides (changes, matières premières, taux d’intérêt, indices actions) tout en conservant une gestion du risque disciplinée.En date du 28 février 2016, Omni Partners affiche 1,06 milliard de dollars (935 millions d’euros) d’actifs sous gestion.
Jamie Lowry, gérant de fonds chez Schroders, a décidé de quitter la société de gestion après y avoir travaillé pendant près de 12 ans, révèle Fund Strategy. L’intéressé, qui quittera l’entreprise dans le courant de l’été, fait partie de l’équipe dédiée à l’investissement « value », qui compte 7 personnes et gère plus de 12 milliards de livres d’actifs. Jamie Lowry avait rejoint Schroders en 2004, débutant en qualité d’analyste actions au sein de l’équipe en charge des actions européens. Depuis 2010, il assurait la gestion du fonds International Selection Fund European Equity Alpha, dont les encours s’élèvent à 760 millions d’euros (596 millions de livres). Il avait été co-gérant de ce fonds dès 2007 avant d’en prendre l’entière responsabilité en mai 2010. Il était également co-gérant du fonds European Yield aux côtés d’Ian Kelly. Le tandem avait repris la gestion du fonds Global Equity Income (128,3 millions de livres d’encours) en novembre 2013 et assurait la co-gestion du fonds ISF Global Equity Yield.Ses responsabilités en termes de gestion de fonds seront redistribuées aux autres membres de l’équipe « investment value » de Schroders, a indiqué à Fund Strategy une porte-parole de la société de gestion.
Le gestionnaire d’actifs britannique Neptune Investment Management a promu Ali Unwin au poste de directeur des technologies (« chief technology officer ») alors que la société de gestion se concentre de plus en plus sur les opportunités d’investissement dans le secteur des technologies, rapporte Fund Strategy. L’intéressé continuera d’assurer la gestion du fonds Neptune Global Technology mais il est désormais chargé d’identifier les nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur des technologies.
Exclusivement consacrée à la gestion value, la dernière émission de NewsManagers dédiée aux gérants présents sur la plateforme amLeague s’est déroulée en présence de Nick Davidson, Senior Portfolio Manager chez AB. Adepte de ce type de gestion, Nick Davidson n’en a pas moins reconnu sa sous-performance ces dernières années. En chiffres, l’indice Stoxx Europe TMI Value a, depuis 2011 (*), progressé de 23% contre 45% pour le Stoxx Europe 600 par exemple. Dans ce cadre, AB a néanmoins réalisé des performances très honorables dans le mandat « Actions Europe » (+ 46,2% contre + 43,1 % pour le benchmark entre le 31 mars 2011 et le 18 mars 2016). Et c’est encore plus probant au sein du mandat « Global Equities » où AB a progressé de 83,3% contre 75% pour le DJ Stoxx 1800 NR entre le 31 décembre 2011 et le 18 mars 2016.Pour justifier ce bon comportement, Nick Davidson a tout d’abord expliqué la façon dont il déterminait les « bonnes » valeurs «value» de celles qui affichent juste une décote. « La solution tient dans la recherche », a expliqué le responsable dont la gestion retient trois types de sociétés : celles du secteur de l’industrie ou les sociétés dont les conditions s’améliorent ; les sociétés affichant des cash-flow très stables mais qui ne sont pas – temporairement - appréciés par le marché ; et enfin les sociétés qui redistribuent aux actionnaires. « Ces trois thèmes permettent d’éviter les value traps », a insisté le gérant. Nick Davidson réalise son stock picking à partir d’un univers international mais compte tenu du niveau des valorisations, le marché américain y est plutôt sous-pondéré contrairement aux marchés européens et asiatiques. « Il n’y a cependant pas de règles précises, comme la présence plus ou moins forte de secteurs, a-t-il indiqué. Cela change très rapidement.» Et de citer le cas de l’énergie sous-pondérée jusqu’à il y a peu, mais désormais sur-pondérée compte tenu de la sur-réaction du marché, qui a conduit à des niveaux de valorisation intéressants de grandes valeurs comme Total en Europe. « Les marchés voient les titres baisser mais ils ne voient pas le succès des sociétés en matière de réduction des coûts », a jugé Nick Davidson. Interrogé sur le secteur bancaire, le gérant a préconisé de rester sélectif. Même si les banques aux Pays-Bas et dans les pays nordiques ont fait les efforts nécessaires par exemple, le secteur comporte des risques, a-t-il justifié, en rappelant que les banques en portefeuille pèsent seulement 1 % à 1,5 % par ligne. Dans un autre genre, absent du dernier mandat mis au point par amLeague, « Low Carbon » ou ISR, Nick Davidson a réfuté l’idée d’une gestion inadaptée chez AB à ce type de gestion. « Nous y réfléchissons même», a-t-il expliqué tout en précisant que ce seront alors des portefeuilles ISR distincts des portefeuilles « value » classiques.Enfin, en matière de perspectives pour la gestion value en 2016, le responsable s’est dit confiant. «Certes les titres « low beta » sont désormais chères par rapport aux titres « high beta »", a expliqué le gérant qui table néanmoins sur une normalisation dans l’année... La vidéo peut être regardée en cliquant sur le lien suivant : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/lesgerantssexpliquent.aspx?id=1467 (*) du 18/3/11 au 18/3/16,
La société de gestion d’actifs indépendante Dunas Capital a conclu un accord en vue d’acquérir 100% du capital du groupe Inverseguros, rapporte le site spécialisé Funds People. L’opération doit toutefois encore obtenir le feu vert de la Banque d’Espagne et du régulateur espagnol des marchés financiers, la CNMV. Dunas Capital espère cependant boucler la transaction avant l’été 2016, a-t-elle annoncé. Grâce à cette opération, Dunas Capital va pouvoir étoffer sa gamme de produits et de services à destination des investisseurs institutionnels, en se concentrant plus particulièrement sur le marché de l’assurance. Cette acquisition permet également à la société de gestion de renforcer ses positions dans la péninsule ibérique.A fin 2015, Inverseguros affichait 700 millions d’euros d’actifs sous gestion, selon des données d’Inverco, l’association professionnelle espagnole de la gestion d’actifs. Fondée en 1986, et dirigée par Alberto de la Puente, Inverseguros est une société de gestion détenue par plusieurs compagnies d’assurance dont Aegon, Allianz, Catalana Occidente, Mapfre, CNP Partners, Axa ou encore Selon le site d’information espagnol Expansion, le montant de l’acquisition s’élèverait à 50 millions d’euros.
Indosuez Wealth Management, la marque mondiale de la division Wealth Management du groupe Crédit Agricole dédiée à la clientèle très fortunée (HNWI et UHNWI), vient de recruter deux « senior wealth manager » pour son activité italienne dirigée par Luca Caramaschi. Il s’agit de Tiziano Bregagnollo et de Marta Clementina Canesi.Le premier vient de Banca Akros (groupe BPM) où il était, ces 18 dernières années, responsable adjoint de la division Private Banking. Il a aussi travaillé au sein de Sella Capital Markets Sim.Marta Clementina Canesi vient quant à elle de Morval Sim – Banque Morval Swiss, où elle était directrice commerciale. Avant cela, elle travaillait au sein de Banca Akros.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé, le 29 mars, la nomination d’Alonso García-Tamés aux postes de directeur général de sa filiale mexicaine, CDPQ México, et de directeur pour l’Amérique latine. L’intéressé a pris ses fonctions ce 29 mars. Basé à Mexico, Alonso García-Tamés « jouera un rôle clé dans le développement et la gestion des investissements au Mexique, un marché prioritaire dans la stratégie de mondialisation de la Caisse, ainsi qu’en Amérique latine, indique l’institution québecoise dans un communiqué. En outre, il établira et entretiendra des relations étroites avec les principales institutions publiques et privées afin de renforcer la position de la Caisse en tant que partenaire et investisseur de long terme en Amérique latine. »En septembre 2015, la CDPQ avait annoncé la création d’une plateforme de co-investissement pour les projets d’infrastructures avec des investisseurs institutionnels mexicains de premier plan. Alonso García-Tamés participera ainsi au développement de ce partenariat et travaillera en étroite collaboration avec les équipes d’investissement de la Caisse pour identifier les meilleures occasions d’investissement au Mexique, a précisé la CDPQ Avant de rejoindre CDPQ México, Alonso García-Tamés occupait depuis 2011 les fonctions de directeur général, Secteur public et marché des capitaux pour l’Amérique chez Citi et Banamex. Auparavant, il a occupé les postes de chef de la direction de Banobras et de sous-ministre des Finances et du crédit public au ministère des Finances du Mexique. Il a aussi exercé différentes fonctions à la Banque centrale du Mexique pendant près de 20 ans, notamment celle de directeur général de l’exploitation.
Après un début d’année assez mitigé, les ETP sur les actions des marchés émergents domiciliés en Europe et aux Etats-Unis ont été de nouveau sollicités par les investisseurs au cours ces trois dernières semaines avec, au global, une collecte de 5 milliards de dollars sur les ETP actions émergentes. Les flux sur les actions émergentes sur le mois de mars sont au plus haut depuis 19 mois, selon des données communiquées par BlackRock.Les flux sont dominés par les fonds actions émergentes globales avec 3,5 milliards d’euros sur les trois dernières semaines, ainsi que par les fonds offrant une exposition unique sur le Brésil, Taiwan et l’Inde. Les expositions « single countries » réunissent 1,1 milliard de dollars sur les trois dernières semaines. Les expositions à la dette émergente, en devises locales ou en dollars, ont reçu un fort intérêt depuis le début du mois de mars avec des flux atteignant 1,5 milliard de dollars. Les flux ont été dominés par les produits enregistrés aux Etats-Unis qui, à eux seuls, totalisent 1 milliard de dollars de collecte alors que les produits enregistrés en Europe réunissent 440 millions de dollars de flux positifs.
Nombre de grands investisseurs aux Etats-Unis se demandent s’ils ont vraiment besoin des hedge funds, observe le Wall Street Journal. Les fonds de pension, assureurs et fonds de dotation universitaires ont aidé les hedge funds à atteindre 3.000 milliards de dollars sur les dix dernières années. Mais les performances de ces derniers étant inférieures à celles d’un portefeuille traditionnel d’actions et d’obligations pour la sixième année consécutive, nombre d’entre eux se retirent. Au quatrième trimestre 2015, les hedge funds ont accusé leurs premiers rachats nets trimestriels en quatre ans. Les engagements aux hedge funds rapportés aux portefeuilles des fonds de pension publics ont chuté d’un pic de 2,31 % en 2012 à 1,37 % fin 2015, selon Wilshire.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock envisage de supprimer environ 400 emplois, soit 3% de ses effectifs, dans le cadre de ses efforts pour orienter ses ressources vers les activités en croissance, rapporte Reuters qui cite une source informée de ce projet. Le gestionnaire d’actifs américain devrait informer ses employés dans les semaines à venir, a dit cette source, en ajoutant que le groupe continuait d’embaucher et devrait terminer l’année 2016 avec davantage d’employés qu’actuellement. Un porte-parole de BlackRock a refusé de s’exprimer sur le sujet, évoqué en premier par Bloomberg. BlackRock employait environ 13.000 personnes à travers le monde au 31 décembre 2015.
La personnalisation du service et du conseil restent les premiers critères de sélection d’une banque privée, selon la troisième édition de l’Observatoire de la banque privée proposé par Swiss Life Banque privée et réalisé en partenariat avec Opinionway. Le service personnalisé et le conseil sont les principales motivations pour devenir client d’une banque privée (62%), devant la recherche d’une rentabilité élevée (58%). Le client souhaite aussi bénéficier du meilleur diagnostic patrimonial possible afin de sécuriser son épargne à long terme (52%). La tendance est de privilégier les supports financiers assortis d’une garantie en capital. Dans un environnement toujours difficile en ce début d’année, «la sélection d’une banque privée est motivée avant tout par la recherche de services de qualité et de conseils patrimoniaux et fiscaux performants. Le client a besoin d'être rassuré sur les choix d’investissement qui seront réalisés. Pour preuve, nos produits structurés ont ainsi connu un véritable succès en 2015 représentant 1,7 milliard d’euros d’encours», a précisé Hugues Aubry, directeur général de Swiss Life Banque Privée, le 30 mars à Paris à l’occasion d’une présentation de l’Observatoire.Dans l’ensemble, les sondés sont moins disposés à gérer eux-mêmes leur patrimoine et plus nombreux à rechercher des conseils adaptés. La gestion conseillée est de plus en plus sollicitée et 43% des clients y ont déjà recours. Dans l’environnement actuel, la recherche de rendement pousse à la diversification de l'épargne, 31% des clients s’orientant sur différents types de placements comme l’immobilier, les supports financiers plus risqués, les œuvres d’art... Dans ce contexte, la relation entre les clients et les banques privées reste stable. Même si l’on observe une légère baisse de confiance, 23% des clients estiment avoir une relation privilégiée avec leur banquier. Surtout, le banquier reste la première source d’information sur l’actualité économique et financière.Cela dit, même si le banquier reste l’interlocuteur privilégié, il doit utiliser de plus en plus les nouveaux outils technologiques susceptibles d’améliorer la relation avec le client. La quasi-totalité des clients de banques privées interrogés utilise de plus en plus les nouvelles technologies pour la gestion de leurs comptes de leurs données bancaires. Ils sont 62% à se dire prêts à utiliser un agrégateur de comptes et à formuler des attentes en matière de services numériques. «La technologie doit être au service du banquier et du client : agrégateurs, robo-advisers et autres innovations en général sont destinés à faciliter le travail de conseil», a relevé Hugues Aubry. «Néanmoins, le robo-adviser ne remplacera pas le banquier privé», a ajouté Hugues Aubry, précisant que le groupe Swiss Life travaillait sur le sujet et devrait présenter très prochainement une initiative dans ce domaine.
State Street Corporation va acquérir GE Asset Management (GEAM), la société de gestion de General Electric représentant 110 milliards de dollars d’encours, pour un montant d’environ 485 millions de dollars. Cette somme, payée en numéraires, est soumise à des ajustements. GEAM gère historiquement les investissements du fonds de pension américain et d’autres plans d’épargne de General Electric. Depuis 1988, la société s’est ouverte aux investisseurs extérieurs au groupe et, aujourd’hui, elle gère des portefeuilles pour une centaine de clients institutionnels et de filiales de GE. GEAM s’occupe aussi des portefeuilles des employés de GE et d’autres investisseurs individuels via sa plate-forme de fonds. Son offre couvre toutes les grandes classes d’actifs, dont les actions américaines et internationales, l’obligataire et les actifs alternatifs. « GEAM va apporter à State Street Global Advisors (SSGA) de nouvelles capacités alternatives dans le private equity direct et l’immobilier, tout en renforçant nos équipes existantes de gestion active actions fondamentales, d’obligataire et de hedge funds », commente Ron O’hanley, président et directeur général de SSGA. La transaction devrait être bouclée au début du troisième trimestre 2016. Sur les douze mois pleins suivant ce bouclage, les revenus issus des frais de la transaction devraient s’établir entre 270 millions de dollars et 300 millions de dollars. Les coûts de la fusion et de l’intégration sont estimés à 70-80 millions de dollars.
Vanguard a porté ses encours à 3.400 milliards de dollars en dominant les ventes de fonds indiciels à bas coûts. La société de gestion américaine a aussi pris de l’avance sur ses concurrents dans une nouvelle activité : le conseil financier bon marché, constate Bloomberg Businessweek.Les services de conseil automatisé en investissement (« robo-advisers ») comme Betterment et Wealthfront ont certes attiré l’attention du secteur de l’investissement. Mais la plate-forme de Vanguard Personal Advisor Services, qui associe la technologie et les conseillers humains par téléphone ou chat vidéo, draine plus d’argent. Depuis son lancement officiel en mai dernier à fin décembre, elle a levé 12 milliards de dollars d’encours. C’est quatre fois les montants gérés soit par Betterment ou Welathfront et plus de deux fois ceux de la plate-forme de conseil automatisé de Charles Schwab lancée début 2015. La taille massive de Vanguard constitue un avantage important. Le fait d’avoir gardé un côté humain au conseil automatisé a aussi sûrement aidé, estime Bloomberg Businessweek.
La Securities and Exchange Commission est intervenue dans une bataille juridique entre Vanguard et l’un de ses anciens avocats, estimant que l’ex-employé avait droit à la protection pour les lanceurs d’alertes, rapporte le Wall Street Journal. L’intéressé, David Danon, affirme que la société de gestion l’a licencié parce qu’il a exprimé des inquiétudes concernant certaines des pratiques fiscales de cette dernière. Il a porté plainte contre Vanguard l’an dernier.
La Fondazione CariLucca a choisi Fondaco Lux, filiale luxembourgeoise du groupe Fondaco, pour la création d’un nouveau véhicule d’investissement qui gérera une partie de son patrimoine, rapporte Bluerating, citant Il Sole – 24 Ore. Le nouveau véhicule s’appelle Fondaco Mosaico. Fondaco Lux travaille déjà avec 6 autres fondations bancaires italiennes. CariLucca est actionnaire de Banco Popolare avec 2,29 %.
Les investisseurs institutionnels affichent leur appétit pour les stratégies de « smart beta ». Selon une étude réalisée par Source, l’un des principaux fournisseurs d’ETF en Europe, 27% des investisseurs institutionnels déclarent désormais investir dans une ou plusieurs stratégies « smart beta ». Mieux : 31% des investisseurs qui n’y ont pas encore recours envisagent ce type d’investissement pour les deux années à venir. L’étude, réalisée en février 2016 auprès de 49 investisseurs institutionnels, souligne également que 64% des sondés pensent que les encours des stratégies « smart beta » vont augmenter d’ici 2019 alors que 4% seulement des investisseurs prévoient un déclin (le reste des personnes interrogées étant indécis). Plus précisément, 34% des investisseurs institutionnels estiment que les encours de ces stratégies vont connaître une croissance égale ou supérieure à 30%.Les raisons d’un tel développement sont multiples. A titre d’exemple, 28% des personnes interrogées sont convaincues que les investisseurs vont s’intéresser aux stratégies « smart beta » pour augmenter leurs dividendes. En outre, 57 % des investisseurs institutionnels s’attendent à un développement des stratégies « smart beta » dans les ETF d’ici 2019, mais déclarent rester prudents lors du choix de ces ETF. « De manière générale, ils sont nombreux à affirmer que le terme « smart beta » est employé de façon abusive, et 26 % d’entre eux espèrent une réglementation plus stricte encadrant ces ETF », pointe toutefois Source dans un communiqué.
Les ventes au détail allemandes, ajustées des variations saisonnières et des effets calendaires, ont reculé de 0,4% en février après avoir déjà baissé de 0,1% le mois précédent, a annoncé jeudi l’Office fédéral de la statistique. Le consensus tablait sur une hausse de 0,3% de cet indicateur. En glissement annuel, les ventes ont en revanche augmenté de 5,4% le mois dernier, contre une progression de 2,2% anticipée par le marché.
Le déficit des comptes courants au Royaume-Uni s’est creusé plus que prévu au quatrième trimestre 2015, soulignant l’une des principales faiblesses de l'économie du pays. Selon l’Office national de la statistique, ce déficit a atteint 32,7 milliards de livres (41,4 milliards d’euros) sur la période, soit l'équivalent de 7% du PIB, après 4,3% au troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, il culmine à 96,2 milliards de livres, soit 5,2% du PIB, chiffre le plus élevé depuis le début de la série statistique en 1948.
Le gérant star de Templeton, Mark Mobius, met fin à ses activités de direction opérationnelle au quotidien à 79 ans. Stephen Dover deviendra le 15 avril directeur des investissements (CIO) de Templeton, selon un communiqué du gestionnaire d’actifs américain. Il assumera une partie des responsabilités de Mark Mobius, qui continuera à communiquer sur les perspectives du groupe pour les marchés émergents. Recruté par Templeton en 1987, Mark Mobius est vu comme le pionnier de l’investissement dans la classe d’actifs des marchés émergents.
L’indice des prix harmonisé IPCH en zone euro a diminué de 0,1% en mars sur un an, une évolution conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters. En février, la baisse des prix avait été de 0,2% sur un an. Les prix de l'énergie ont plongé de 8,7% en mars par rapport au même mois de 2015. Hors énergie et aliments non transformés, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9% sur un an contre +0,8% en février.
Un point de PIB, tel est l'écart entre l’engagement de déficit budgétaire 2015 pris par l’Espagne vis-à-vis de la Commission européenne, et l'état réel des finances publiques espagnoles. L’institut national de la statistique a publié jeudi un déficit public de 56,6 milliards d’euros qui correspond à 5,2% du produit intérieur brut du pays, contre un objectif initial de 4,2%. Des mauvais chiffres qui s’ajoutent à l’incapacité des forces politiques du pays à former un nouveau gouvernement depuis plusieurs mois.
Le Trésor irlandais a émis hier 100 millions d’euros d’obligations à 100 ans en concédant un rendement de seulement 2,35%. L’opération, menée par Goldman Sachs et Nomura, a été réalisée sous la forme d’un placement privé. « Cette maturité ultra-longue est une première importante pour l’Irlande et représente un vote fort de confiance pour le pays en tant qu’émetteur souverain », a indiqué dans un communiqué Frank O’Connor, directeur du financement et de la gestion de la dette du Trésor irlandais.
BlackRock envisage de supprimer environ 400 emplois, soit 3% de ses effectifs, dans le cadre de ses efforts pour orienter ses ressources vers les activités en croissance, ont appris les agences Bloomberg et Reuters. Le gestionnaire d’actifs américain devrait informer ses employés dans les semaines à venir, même si le groupe devrait terminer l’année 2016 avec davantage d’employés qu’actuellement.
Dans un entretien accordé au site Politico, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a estimé que les banques «savent que nous ne porterons pas les taux à un niveau négatif absurde», et que «les taux d’intérêt négatifs ne sont pas notre instrument principal». Il a cependant ajouté que d’autres initiatives ne sont pas exclues et qu’en la matière, la BCE «n’est pas à court d’instruments» et sera «en mesure de répondre à des situations adverses si nécessaire». Il a également évoqué la difficulté de mise en place d’une mesure d’helicopter money, en termes de partage des risques avec les Etats.
La croissance française sera cette année d’au moins 1,2%, a déclaré hier le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau. «La croissance s’annonce aujourd’hui à la fois résistante et insuffisante», a-t-il expliqué lors d’une audition au Sénat. Cette prévision est inférieure à celle du gouvernement, qui prévoit une croissance de 1,5%. La Commission européenne et le FMI n’attendent plus que 1,3% cette année et l’OCDE 1,2%. De son côté, Standard & Poor’s a réduit hier ses prévisions de croissance pour la France à 1,3% en 2016, et pour la zone euro à 1,5%.
Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté moins qu’attendu la semaine dernière et ceux d’essence et de produits distillés ont diminué, a annoncé l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont enregistré une hausse de 2,3 millions de barils à 534,8 millions. Les économistes attendaient en moyenne une augmentation de 3,3 millions de barils. Les réserves de brut à Cushing (Oklahoma), principal terminal de livraison du pays, ont diminué de 272.000 barils, baissant pour la deuxième semaine d’affilée après avoir inscrit un record historique.