En marge du salon TradeTech, Philippe Guillot, en charge de la direction des marchés à l'Autorité des Marchés Financiers, décrypte les conséquences des nouvelles règles sur l'analyse financière.
Janus Capital International, la branche internationale de Janus Capital, a annoncé mardi l’ouverture aux souscriptions de Janus Global Adaptive Multi-Asset Fund dans les pays suivants : Autriche, Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suède et Royaume-Uni. Le Janus Global Adaptive Multi-Asset Fund vise à offrir aux investisseurs un rendement absolu via la croissance et la préservation du capital et des revenus, grâce à une allocation dynamique de ses actifs dans un portefeuille d’actions, d’obligations et d’investissements dans les matières premières conformes aux directives encadrant les OPCVM.
Le budget fédéral américain a accusé au mois de mars un déficit de 108 milliards de dollars (94,8 milliards d’euros), plus de deux fois le déficit pour la même période de l’an dernier, a annoncé mardi le département du Trésor. Les analystes interrogés par Reuters attendaient un déficit de 104 milliards de dollars pour le mois dernier. Depuis le début de l’exercice budgétaire, le 1er octobre, le déficit atteint 461 milliards de dollars, en hausse de 5% par rapport au déficit de 439 milliards de la même période de l’an dernier, selon le rapport mensuel du Trésor.
Les Etats-Unis conservent leur note triple A chez Fitch, assortie d’une perspective stable. Dans un communiqué, l’agence de notation justifie sa décision par «une flexibilité financière sans équivalent» en tant que source majeure de réserves de devises et d’actifs de référence à taux fixes, dans un pays où se trouvent en outre les marchés des capitaux «les plus liquides du monde». Fitch relève néanmoins que ses perspectives en matière de déficit et d’endettement se sont dégradées depuis sa dernière revue, tout en restant largement dans les limites de tolérance pour la notation «AAA». L’agence a revu en baisse son estimation de croissance, à 2,1% pour 2016 et 2017, en raison d’un premier trimestre qui promet d'être «relativement faible». Elle table sur deux nouvelles hausses de taux de la Réserve fédérale en 2016 et trois en 2017.
Un cours en ligne ouvert à tous (Mooc) sur la gestion d’actifs créé par HEC Paris et AXA Investment Managers (AXA IM) est désormais accessible sur la plate-forme en ligne Coursera. Le cours, intitulé Investment Management in an Evolving and Volatile World (Gestion des investissements dans un monde volatil et en pleine évolution), «vise à fournir une meilleure compréhension de l’univers de l’investissement et de ses répercussions sur chacun d’entre nous», selon un communiqué.
La société de gestion Comgest a terminé l’année 2015 avec 20,8 milliards d’euros d’actifs sous gestion, «un nouveau record de fin d’année», selon un communiqué diffusé mardi. La collecte nette a dépassé un milliard de dollars et a même été positive sur les stratégies émergentes. «Surtout, ces flux de capitaux ont été très diversifiés, précise Comgest. Si par le passé, les stratégies européennes et marchés émergents attiraient régulièrement la plus grande partie des entrées de capitaux, l’année 2015 se distingue par d’importants flux en direction des stratégies actions internationales, actions japonaises et Asie avec actions japonaises, en plus des stratégies actions européennes».
La France a lancé un emprunt de 9 milliards d’euros via deux nouvelles obligations à 20 et 50 ans, selon des chefs de file de l’opération. L’Agence France Trésor avait annoncé lundi la création d’une nouvelle obligation de maturité 20 ans, l’OAT 25 mai 2036, et d’une nouvelle obligation de maturité 50 ans, l’OAT 25 mai 2066. La demande pour l’OAT à 20 ans a dépassé 12,5 milliards d’euros, dont 2,65 milliards d’euros d’ordres émanant des co-chefs de file. La demande pour l’OAT 50 ans a dépassé 6,75 milliards d’euros, dont 1,75 milliard d’euros d’ordres des co-chefs de file.
Avec 45% d’intentions de vote, les Britanniques favorables à la sortie de l’Union européenne possèdent trois points d’avance sur les partisans du maintien, selon un sondage ICM publié mardi en vue du référendum du 23 juin. Les indécis représentent 12% des 2.030 personnes interrogées via internet du 8 au 10 avril. Dans sa dernière édition, le baromètre ICM créditait le camp du maintien d’un point d’avance avec 43% des intentions de vote.
La présidente de la Securities and Exchange Commission (SEC), Mary Jo White, a indiqué à un comité budgétaire du Congrès que le régulateur avait besoin d’augmenter le nombre de ses collaborateurs afin d’améliorer la supervision des conseillers financiers et de renforcer ses capacités dans la cyber sécurité et l’analyse des risques. «Un financement additionnel est impératif si nous continuons à confier à l’agence des responsabilités croissantes sur des marchés toujours plus rapides, complexes et en croissance», a souligné Mary Jo White. La rallonge envisagée permettrait de recruter 250 collaborateurs supplémentaires.
La politique de taux ultra-bas menée par la Banque centrale européenne crée des «problèmes exceptionnels» aux banques et aux retraités allemands et risque de faire le jeu des eurosceptiques, a indiqué Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand. Pour autant, a-t-il observé dans un entretien à Reuters, on ne peut pas rejeter la faute entièrement sur la BCE car on ne peut pas compter sur les seules banques centrales pour relancer la croissance économique, les pays européens devant également assumer leurs responsabilités en mettant en oeuvre des réformes de fond.
La Réserve fédérale doit attendre d'être plus sûre que l’inflation progresse effectivement vers son objectif de 2% avant de relever à nouveau les taux d’intérêt, a déclaré mardi Patrick Harker, président de la Fed de Philadelphie. «Même si je ne peux rien dire de définitif sur la manière dont la politique monétaire évoluera, il pourrait s’avérer prudent d’attendre que les indicateurs d’inflation se solidifient avant d’entreprendre une deuxième hausse des taux», explique-t-il, dans un discours qu’il doit prononcer à Philadelphie.
Les discussions entre Athènes et ses créanciers internationaux sur les réformes entreprises en Grèce ont été ajournées et elles reprendront immédiatement après les Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI), prévues du 15 au 17 avril. Présents dans la capitale grecque depuis un peu plus d’une semaine, les créanciers y reviendront la semaine prochaine afin de trouver un accord avec le gouvernement Tsipras d’ici le 22 avril, date à laquelle une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) est prévue, a indiqué le ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos.
Les investisseurs institutionnels s’attendent à une croissance des dividendes. Selon une récente enquête de Source, 61 % d’entre eux tablent sur une stabilité voire une hausse des dividendes versés par les entreprises européennes cette année par rapport à 2015. 61 % des investisseurs institutionnels émettent des prévisions similaires pour les entreprises cotées britanniques, et 52 % pour les dividendes des entreprises américaines. Les investisseurs sont toutefois conscients que tous les secteurs ne seront pas d’une générosité équivalente cette année. Les trois secteurs dont les sociétés devraient connaître la plus forte hausse de leurs dividendes sont selon l’enquête la santé, la finance et les technologies. Les secteurs ayant le moins de potentiel de croissance des dividendes sont, selon les investisseurs institutionnels, le trio pétrole/gaz/énergie, les biens et services industriels, ainsi que les services bancaires et financiers.Source et Research Affiliates LLC ont récemment lancé trois ETF smart beta offrant une exposition aux nouveaux indices FTSE RAFI Equity Income, ciblant des actions à haut dividende ayant également des revenus stables.
Le fonds d’Abu Dhabi a déclaré publiquement pour la première fois lundi n’avoir jamais reçu les milliards de dollars de versements qu’un fonds malaisien créé par le premier ministre Najib Razak, 1MDB, affirme lui avoir envoyés, rapporte le Wall Street Journal. La déclaration a été fait au London Stock Exchange.
La banque privée suisse J. Safra Sarasin a nommé avec effet au 1er avril 2016 Benedikt Maissen en qualité de directeur général de sa filiale à Singapour, rapporte Reuters. Il sera rattaché à Enid Yip, directeur général pour l’Asie de J. Safra Sarasin. L’intéressé a rejoint le groupe bancaire en provenance de Société Générale Private Banking (Suisse) où il était responsable de la filiale de Zurich depuis janvier 2014.
Andrew Williamson-Jones, un gérant du fonds actions monde de 1,6 milliard de dollars de BlackRock jusqu’en 2012, a obtenu l’autorisation de la Financial Conduct Authority, le régulateur financier britannique, pour sa nouvelle société, Halo Investment Management, rapporte Financial News.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Bestinver a recruté Colin Gibson en qualité d’analyste senior, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé, qui compte plus de 25 ans d’expérience dans l’analyse des entreprises industrielles, arrive en provenance de HSBC où, depuis 2005, il était à la tête de l’équipe d’analystes en charge du secteur industriel. Selon son profil LinkedIn, Colin Gibson est basé à Londres. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez Carnegie International, Cheuvreux, UBS, Goldman Sachs International et Nordea Securities.
T. Rowe Rice vient de recruter Angela Koller en qualité de senior marketing manager, rapporte le site spécialisé finews. Angela Koller a travaillé précédemment chez UBS Wealth Management et chez Morgan Stanley. Dans ses nouvelles fonctions, Angela Koller prend en charge la responsabilité du marketing de T. Rowe Price dans tout l’espace germanophone en Europe (Allemagne, Suisse, Autriche). Elle sera basée à Zurich.
Le fournisseur américain d’ETF Wisdom Tree envisage d’ouvrir un bureau en Suisse, rapporte le site spécialisé finews. La société a lancé l’an dernier, en mars 2015, six ETF sur la Bourse suisse. WisdomTree confirme ainsi sa volonté de se développer sur tous les grands marchés européens. Depuis son arrivée sur le sol européen, les effectifs de la société sont passés de 8 à 40 collaborateurs. Et Hector McNeil, co-CEO de WisdomTree, laisse entendre qu’il n’a pas l’intention de s’arrêter là. «Il existe en Europe un énorme intérêt pour les ETF, notamment en comparaison avec les fonds traditionnels. L’Europe rattrape très rapidement son retard sur les Etats-Unis et les ETF smart beta sont ce que l’univers des fonds a de plus nouveau à offrir», souligne Hector McNeil.
UBS Asset Management a recruté Asher Garnett en tant que directeur du développement au Royaume-Uni pour l’activité immobilière du groupe, rapporte IPE.com. L’intéressé vient de BlackRock où il a passé cinq ans. Il sera basé à Londres.
Peter Hobbs rejoint Bfinance en tant que directeur private markets, rapporte IPE.com. L’intéressé a récemment quitté MSCI où il était responsable de la recherche sur l’immobilier. Chez Bfinance, Peter Hobbs sera basé à Londres.
« Il n’y a rien de définitif, mais dans le contexte actuel et vu comment sont les choses, la société peut très bien rester comme elle est. Il n’y a, en d’autres termes, aucune pression pour une vente. Et je ne m’attends à aucune nouveauté à court terme », a déclaré Ugo Loser, l’administrateur délégué d’Arca SGR, à Funds People Italia, en marge du salon de l’épargne organisé à Milan. La société de gestion fait l’objet de rumeurs concernant une évolution de son actionnariat composé de banques populaires et d’une vente éventuelle. « La Banca Popolare di Vicenza a 20 % d’Arca et Veneto Banca 20 % supplémentaires. Les actionnaires réfléchissent à leurs priorités », a continué Ugo Loser.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a porté à 100% sa participation au capital de Religare Invesco Asset Management Company Private Limited, sa coentreprise en Inde fondée avec Religare Entreprises Limited, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Cette coentreprise va alors être rebaptisée Invesco Asset Management (India) Private Limited. L’opération, annoncée initialement en novembre 2015, a obtenu l’aval de toutes les autorités de régulation compétentes. Selon le journal indien The Times of India, Invesco a racheté à Religare sa participation de 51% pour environ 75 millions de dollars américains.
Le gestionnaire d’actifs britannique Baring Asset Management (Barings) a annoncé, ce 11 avril, la nomination de Brian Mangwiro au poste de directeur de la recherche sur les obligations et les devises (« Director of Fixed Income and Currency Research »). Basé à Londres, l’intéressé sera rattaché à Nigel Sillis, responsable de la recherche chez Barings. Brian Mangwiro a officiellement pris ses fonctions le 7 mars dernier. Brian Mangwiro arrive en provenance de RBS Global Banking & Markets où il était directeur de la stratégie obligataire mondiale (« Director of Global FX Desk Strategy »), responsable notamment de la stratégie sur les devises à l’échelle mondiale.
La société financière Bellevue Group prévoit d'émettre quelque 3 millions de nouvelles actions d’une valeur nominale de 0,10 franc suisse dans le cadre de l’augmentation de capital annoncée en février. Les titres seront proposés à un prix de 11 francs suisses, ce qui représente une prime de 24,1% par rapport au cours de clôture du vendredi 8 avril. Le produit de l’opération devrait avoisiner les 32,9 millions de francs suisses, indique le groupe et permettra de financer l’acquisition du gestionnaire de fortune indépendant allemand StarCapital, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 2,5 milliards de francs. Les actionnaires du groupe ont bénéficié d’un droit préférentiel de souscription dès la clôture, lundi 11 avril, de la Bourse suisse. Sept actions existantes donnent le droit à l’achat de deux nouvelles. Le délai de souscription est prévu entre le 12 et le 21 avril. Le négoce des nouveaux titres débutera auprès de SIX le 26 avril.La société indique par ailleurs qu’elle prévoit de dégager au premier trimestre un excédent d’exploitation de seulement 1,3 million de francs suisses, sans les effets de l’acquisition de StarCapital. L’année précédente, Bellevue avait réalisé un résultat de 4,4 millions de francs pour la même période.
Après avoir conseillé de nombreuses entreprises pendant seize ans dans tous les domaines de la cyber sécurité, Micaël Bittan rejoint Deloitte en qualité d’associé responsable des activités de gestion des risques cyber. Michaël Bittan prend en charge l’élaboration de l’offre de Deloitte en France pour sécuriser les entreprises contre l’ensemble des menaces cyber, et les aider à protéger leurs systèmes, leurs données et celles de leurs clients.« La transformation digitale est porteuse d’opportunités immenses, il s’agit aussi pour les entreprises de savoir se protéger et se prémunir contre des attaques, d’identifier et de corriger les failles de leurs systèmes, et in fine d’éviter une destruction de valeur majeure suite à un vol, à une intrusion ou tout simplement une imprudence. Les objets connectés, le big data, la mobilité, l’usage du cloud et des applications sont autant de domaines très dynamiques qui requièrent aussi une grande vigilance» déclare Michaël Bittan, associé responsable des activités Cyber Risk Services chez Deloitte.Michaël Bittan débute sa carrière en 2000 chez Bull comme Consultant sécurité, puis Architecte sécurité et Directeur technique. Il dirige alors des projets sensibles qui lui permettent d’évaluer l’ensemble des aspects nécessaires à la conduite d’une bonne stratégie de cyber sécurité. En 2012, il prend la direction de l’entité sécurité du groupe Altran, puis devient en 2013 le directeur Risk & Security de Devoteam pour la France.
Le spécialiste de l’investissement dans les PME françaises non cotées ACG Management investit 4,5 millions d’euros dans la société Crosscall, constructeur français de mobiles et Smartphones «outdoor», via le fonds FPCI VCIV. Le financement a été réalisé par souscription à un emprunt obligataire. «Pour poursuivre son développement, la société souhaite renforcer l’implantation de sa marque à l’international, en s’appuyant sur des partenaires et des distributeurs locaux. Cette opération va notamment lui permettre de financer son déploiement sur de nouveaux marchés, qui nécessite la gestion de stocks délocalisés ou encore le recrutement de responsables de zones. ACG Management apportera tout son soutien à l’équipe dirigeante dans sa stratégie de croissance», explique ACG dans un communiqué.Crosscall, qui enregistre une croissance à 4 chiffres sur les quatre dernières années (+ 2 197%), a reçu le troisième prix national du classement Technology Fast 50 de Deloitte en 2015. Ce palmarès, dont ACG Management est partenaire, récompense les entreprises françaises les plus performantes dans le secteur des technologies. Avec près de 50 salariés, Crosscall a enregistré un chiffre d’affaires de près de 17 millions d’euros sur l’exercice clos au 31 mars 2016 et devrait atteindre 40 millions d’euros sur le prochain exercice avec le développement de l’international. La société a pour objectif de s’implanter dans une vingtaine de pays et d’atteindre 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans.
Place aux travaux pratiques. L’indice mondial de durabilité des infrastructures peut être désormais mis en oeuvre par le biais d’un questionnaire projet qui est en ligne depuis le début du mois d’avril. Ce mardi 12 avril, les initiateurs de cet indice, un groupe mondial d’investisseurs institutionnels en projets d’infrastructures et le GRESB, la référence mondiale en matière d'évaluation de la durabilité des portefeuilles immobiliers, ont réuni à Paris des investisseurs, des sociétés de gestion et des industriels pour présenter les outils d'évaluation des projets d’infrastructures. Pour mémoire, c’est début septembre 2015 que les investisseurs institutionnels ont annoncé leur association avec le GRESB pour développer un standard mondial cohérent dédié au secteur des infrastructures. Le cadre de référence ainsi instituté devrait permettre d’attirer davantage de capitaux vers le financement d’infrastructures durables et d'élever le niveau de performance des fonds d’infrastructures existants en matière sociale et environnementale. Les institutionnels à l’origine de l’initiative sont une dizaine : AIMCo, AMP Capital, APG, ATP, Aviva Investors, CalPERS, Mirova, Ontario Teachers’ Pension Plan, PensionDanmark et PGGM. L’analyse des projets en infrastructures se fonde sur deux évaluations : une évaluation du gestionnaire de fonds («fund assessment»), et une évaluation des actifs («asset assessment»). L'évaluation du gestionnaire comprend une dizaine d’indicateurs qui portent sur les processus de gestion et d’investissement. Ils visent notamment les politiques ESG des sociétés, les stratégies d’engagement ainsi que les processus de communication. L'évaluation des actifs comprend huit rubriques («Aspects»), entre autres politique de gestion, risques et opportunités, indicateurs de performance, analysés au travers de 32 indicateurs. Philippe Zaouati, PDG de Mirova, qui se développe depuis trois ans dans le secteur des infrastructures, se réjouit de pouvoir confronter l’approche de la société avec le nouvel indice de référence. «Nous avons développé notre propre analyse environnementale et sociale, nous l’avons utilisée au sein de notre comité d’investissement mais nous n’avions pas jusqu’ici de point de comparaison», souligne Philippe Zaouati. Les entités et/ou projets feront l’objet d’une notation et seront intégrés dans une base de données qui permettra par exemple de suivre les performances d’un projet sur le long terme. Toutes les parties intéressées ont jusqu’au 1er juillet pour présenter leurs projets et les résultats agrégés des évaluations devraient être présentés en octobre 2016. Le GRESB, qui emploie quatre personnes à temps plein et qui peut compter sur la force de frappe des membres fondateurs, espère bien que la nouvelle initiative se développe au moins aussi bien que celle sur l’immobilier. Lancé en 2009, le «benchmark» sur l’immobilier compte désormais plus de 700 membres participants. L’initiative devrait rencontrer un large écho, estime Philippe Zaouati, dans la mesure où les besoins en infrastructures sont énormes, notamment dans les pays émergents mais également dans le pays développés, et où les investisseurs institutionnels ont besoin de diversifier leurs portefeuilles et de trouver d’autres sources de rendement dans un environnement de taux bas. Chez Mirova, les encours gérés dans les infrastructures s'élèvent au bout de trois ans à 1,5 milliard d’euros, déclinés dans deux stratégies, les infrastructures «core» qui captent les deux tiers des encours, et les énergies renouvelables qui représentent un quart des actifs. Mirova, qui emploie une équipe de 25 personnes dans cette activité, n’envisage pas de lancer dans l’immédiat de nouvelles stratégies. L’année 2016 est plutôt placée sous le signe des opérations de co-investissement, comme celle lancée récemment en Suède avec la Banque européenne d’investissement. «Les nouvelle stratégies, ce sera plutôt pour 2017", conclut Philippe Zaouati.