Les partis conservateur et travailliste britanniques étaient ce week-end au bord de l’implosion. Le Brexit a également poussé le commissaire européen aux services financiers Jonathan Hill à la démission.
Cinq ans après, le risque européen fait son grand retour. Le Brexit et ses conséquences valent bien le risque grec, portugais et espagnol réunis. Pour les investisseurs internationaux, l’Europe redevient cette région aux institutions inachevées, aux solidarités fragiles, à l’avenir nébuleux, aux dirigeants déconsidérés, aux démagogues triomphants.
L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi avoir abaissé sa note sur la dette souveraine de l’Autriche, qui passe de «Aaa» à «Aa1», à laquelle est attachée une perspective stable. Moody’s a précisé que cet abaissement a été motivé par la faiblesse des perspectives de croissance à moyen terme du pays.
L’historien Gudni Johannesson a remporté l'élection présidentielle de samedi en Islande, marquée par une défiance des électeurs à l'égard de la classe politique après la crise financière de 2008 et le scandale des «Panama Papers». Après le dépouillement de l’ensemble des bulletins, Gudni Johannesson, professeur à l’université d’Islande, a obtenu 39% des suffrages face à ses rivaux, un ancien Premier ministre et le gouverneur de la banque centrale islandaise, selon la chaîne de télévision publique RUV.
Il est urgent d’engager un rééquilibrage des politiques économiques mondiales, a estimé dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI) en évoquant le «trio de risques» que constituent un endettement élevé, une faible croissance de la productivité et un manque de marges de manoeuvre des banques centrales. A l’occasion de son assemblée générale annuelle à Zurich, la BRI, organe international de coordination des grandes banques centrales, souligne ainsi les menaces auxquelles était exposée l'économie mondiale avant même le vote de jeudi en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. «Si cette situation devait se prolonger au point de saper la confiance de l’opinion publique dans les politiques menées, les conséquences pour les marchés financiers et l'économie pourraient être graves», a souligné Claudio Borio, chef du département monétaire et économique.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a chargé le diplomate belge Didier Seeuws de coordonner les négociations avec le Royaume-Uni sur sa sortie de l’Union européenne, a annoncé samedi un porte-parole à Bruxelles. Didier Seeuws a été chef de cabinet d’Herman Van Rompuy, prédécesseur de Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, jusqu’en 2014. Les six pays fondateurs de l’Union européenne ont adressé samedi un message clair à la Grande-Bretagne afin qu’elle sorte de la structure communautaire sans tarder. Berlin fait toutefois preuve d’une plus grande prudence que Paris.
Le Brexit rend la «désintégration» de l’Union européenne «pratiquement irréversible», et les Britanniques vont pâtir sérieusement de leur décision à court et moyen terme, a estimé samedi le financier George Soros. «En quittant l’UE, la Grande-Bretagne se retrouvera peut-être au bout du compte, sans que cela soit sûr, plutôt dans une meilleure situation que d’autres pays ; mais son économie et ses habitants vont beaucoup souffrir, à court et moyen terme», a-t-il écrit sur le site internet Project Syndicate.
Le gouvernement écossais se prépare à présenter une loi autorisant la tenue d’un second référendum sur l’indépendance de l’Ecosse et souhaite débuter au plus vite des discussions sur sa place au sein de l’Union européenne, a déclaré samedi la Première ministre Nicola Sturgeon. La chef de file du Parti national écossais (SNP), favorable à l’indépendance, a expliqué qu’il était de son devoir de rassurer ses concitoyens, qui ont voté à 62% en faveur du maintien dans l’Union européenne lors du référendum de jeudi.
Le gouverneur de la Banque de France a maintenu samedi sa prévision d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France d’au moins 1,4% cette année, malgré la victoire du camp du «Brexit» au référendum britannique de jeudi. «Il n’y a pas aujourd’hui si on regarde l'économie française, de menace de rechute pour les prochains trimestres», a déclaré François Villeroy de Galhau sur France Inter. Selon lui, l’impact du Brexit concernera en premier lieu l'économie britannique.
Le chômage est reparti à la hausse en mai en France après deux mois consécutifs de recul, sous l’effet d’un nombre élevé de réinscriptions après les nombreuses désinscriptions pour défaut d’actualisation des dossiers du mois d’avril, selon les chiffres publiés vendredi par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,3% sur un mois, à 3.520.300, soit 9.200 personnes de plus qu'à fin avril.
Le moral des ménages américains s’est dégradé en juin, selon les résultats définitifs de l’enquête de l’Université du Michigan. Son indice de confiance est revenu à 93,5 après 94,7 en mai et une première estimation de 94,3 publiée il y a deux semaines. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un repli plus limité, à 94,0. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a augmenté, de 109,9 à 110,8 (111,7 en première estimation). Mais celle des perspectives a nettement reculé, à 82,4 contre 84,9 en mai.
« Je ne peux pas continuer comme s'il ne s'était rien passé ». C'est ainsi que le commissaire européen à la Stabilité financière, Jonathan Hill, a annoncé sa démission samedi 25 juin, au lendemain des résultats du référendum sur le Brexit. Il est Britannique, proche du Premier ministre David Cameron.
L’ancien maire de Londres, Boris Johnson, qui a conduit avec succès le camp des partisans d’un divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, a déclaré que rien ne changerait à court terme au lendemain du référendum sur le Brexit. «Dans le vote pour une sortie de l’UE, il est vital de souligner qu’il n’y actuellement nul besoin de se hâter et en effet, ainsi que l’a dit le Premier ministre (David Cameron), rien ne changera à court terme», a-t-il dit à la presse.
Le moral des ménages américains s’est dégradé en juin, selon les résultats définitifs de l’enquête de l’Université du Michigan. Son indice de confiance est revenu à 93,5 après 94,7 en mai et une première estimation de 94,3 publiée il y a deux semaines. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un repli plus limité, à 94,0. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a augmenté, de 109,9 à 110,8 (111,7 en première estimation). Mais celle des perspectives a nettement reculé, à 82,4 contre 84,9 en mai. La première estimation des résultats l’avait donné à 83,2.
La Réserve fédérale américaine a déclaré vendredi surveiller avec attention l'évolution des marchés financiers mondiaux après la victoire des partisans d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, se disant disposée à intervenir si nécessaire en cas de tensions. «La Réserve fédérale est prête à fournir des liquidités en dollar par le biais des lignes de swaps existantes avec des banques centrales, si nécessaire, pour répondre à des tensions sur les marchés mondiaux du financement qui pourraient avoir des conséquences néfastes sur l'économie américaine», a dit la Fed dans un bref communiqué.
La Banque Internationale à Luxembourg (BIL) organise la troisième édition de son Jobdating qui se tiendra le 2 juillet 2016 au Grand-Duché. L’accent sera mis sur les métiers du digital, indique l'établissement qui précise qu’en plus des postes commerciaux, les candidats se verront proposer des postes IT, tels que application software engineer, application support engineer, junior developer et des postes marketing, tels que community manager, content manager… Tous les postes à pourvoir sont en ligne sur le site jobdating interne. Au cours de la journée de recrutement, les candidats suivront un parcours en trois étapes. Ils seront d’abord reçus individuellement en entretien de 15 minutes par un expert en ressources humaines. Ils pourront ensuite rencontrer un des spécialistes des différents métiers de la banque. Ceux qui passeront ces deux étapes avec succès décrocheront un troisième entretien avec Karin Scholtes, Directrice des Ressources Humaines de la BIL, et un responsable métier senior.Depuis son lancement en 2014, la manifestation a accueilli plus de 500 candidats inscrits chaque année, et plus de 40 personnes ont été recrutées.
Le fonds de pension du Japon, Government Pension Investment Fund, a porté plainte contre Toshiba et réclame 9 millions de dollars de dommages et intérêts, rapporte le Financial Times. La plainte concerne les pertes liées au scandale comptable de 1,3 milliard de dollars dont a fait l’objet la société.
Le fonds de pension californien CalPERS lance un processus d’appel d’offres courant juillet 2017 pour son nouveau «Transition Manager Program» qui recherche des propositions d’investissement de la part de gestionnaires externes de taille moyenne. Le programme pourra représenter jusqu'à 7 milliards de dollars d’engagements d’ici à 2020, précise un communiqué. Les engagements se déclinent en tickets de 50 à 300 millions de dollars dans l’immobilier et le capital investissement, et de 500 millions à 1 milliard de dollars pour les actions internationales. Ce programme vient compléter les 4 milliards de dollars déjà prévus dans le cadre du programme dédié aux jeunes sociétés de gestion.
Nico Marais has left Schroders, where he had been Head of Multi-asset Investments and Portfolio Solutions, a statement has announced. His departure has resulted in a reshuffle of the activity, which will be split into two teams, under three different individuals who have been working at the company for a long time. The position of Marais will therefore not be replaced as such. The multi-asset investments team will be led by Johanna Kyrklund, Global Head of Multi-asset Investments, who, however, will continue to lead the global asset allocation committee. This team «will continue to focus on multi-asset investing with an emphasis on dynamic asset allocation and portfolio construction», a press statement says.The portfolio solutions team will be co-led by John McLaughlin and Andrew Connell. She will focus on the creation of custom partnerships and solutions with clients. “This simplified structure will allow each team to focus on their core strengths, expand their capabilities and design solutions for our clients’ specific requirements,” says Peter Harrison, the new CEO of Schroders.Marais arrived at Schroders in late 2010 from BlackRock.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The British asset management firm Kames Capital has recruited Elena Delfino as business development manager for its European team dedicated to wholesale distribution. In this position, Delfino will be responsible for serving clients based in Italy and Spain, including wealth managers, financial advisers, funds of funds, family offices, platforms, and banks. She will report to Richard Dixon, head of wholesale for continental Europe at Kames Capital. Delfino joins from Neuberger Berman, where she had been working for two years on the sales team, in charge of Spain, Portugal and Italy.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Matthias Schellenberg, head of Germany, Austria & Eastern Europe at UBS Global Asset Management, will be leaving his position in October, at the end of his contract, which will not be extended, fondsprofessionell reports. He was also been a board member at UBS Deutschland AG. Schellenberg is leaving the firm at his own initiative to pursue new professional opportunities. His responsibilities will be assured by Oliver Bilal, head of EMEA, in addition to his European responsibilities.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } In an interview with Funds People Italia, Matteo Dante Perruccio, executive adviser at Jupiter, has announced the forthcoming arrival of a country head for Italy. In the coming months, another person will be recruited. Jupiter has opened an office in central Milan. The British asset management firm has licensed 16 funds in Italy.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Morgan Stanley Investment Management has announced the launch of three new funds, U.S.. Core Portfolio, Global Core Portfolio et Global Concentrated Portfolio. These three strategies are developed bt the Applied Equity Advisors (AEA) investment team at Morgan Stanley IM, which will for the first time be available in a mutual fund format. The AEA team, led by Andrew Slimmon and Phillip Kim, who take charge of the new fund, is part of the multi-asset and solutions team at Morgan Stanley IM, and has been managing capital for more than 15 years for high net worth and institutional investors in segregated accounts. The U.S. Core Portfolio will include 30 to 60 position, with a means to invest up to 20% in non-US shares. The Global Core Portfolio will also include 30 to 60 positions, and will invest at least 40% in non-US stocks, while the Global Concentrated Portfolio will be limited to about 15 to 20 conviction stocks, with exposure to non-US stocks of at least 40%.
After a pause in April, open-ended funds on sale in Italy returned to inflows in May, with EUR2.4bn, the most recent statistics from Assogestioni, the Italian association of asset management professionals, show. These inflows were driven by flexible funds (EUR1.77bn) and bond funds (EUR1.35bn). However, equity funds saw net redemptions of EUR569m. Since the beginning of the year, Italian open-ended funds have posted net subscriptions of EUR14.755bn, and assets total EUR856.4bn. With the addition of closed funds and management under mandate, the Italian asset management industry posted net subscriptons fo EUR3.2bn in May, the 18th consecutive month of inflows. Assets total an all-time record of EUR1.872trn, according to Assogestioni.For the month, the asset management firms with the strongest inflows are Intesa (EUR698m), Poste Italiane (EUR430.6m) and Pioneer (EUR413.6m). However, companies with the heaviest redemptions are Generali (-EUR871m), Franklin Templeton (-EUR376.5m) and Credit Suisse (-EUR225m).
The long-term success of asset management firms will partly depend on their desire to collaborate with fintechs to improve their digital maturity, the 20th edition of the World Wealth Report from Capgemini reports.Asset management firms are having difficulty putting digital tools and services in place: they are thus putting their clients and employees in danger, and are in danger of seeing their profits fall. According to the report, 56% orf net earnings at wealth management firms may be affected by the departure of clients disappointed by inadequate ditigal tools and services. The report also emphasizes that more than half of wealth managers (55%) are not completely satisfied with the digital tools and services offered by their companies, and that for this reason, more than one third of them (39%) are planning to seek work elsewhere.With demand from high net worth clients rising steadily and digital services in preferred areas for fintechs in automated platforms, open investment communities and third-party plugins, wealth management firms cannot allow their digital startegies to fail. In the past year alone, the report states that demand from high net worth investors for automated advising services rose by nearly 20 points, from 49% in 2015 to 67% in 2016. In addition, 47% of high net worth clients say they now use peer-to-peer platforms at least once per week to find investment ideas.The correlation between digital maturity and the acquisition and retention of assets will only get stronger in the comin years. 73% of high net worth investors say that digital maturity occupies an essential or at least important place in their decision to increase the amount of assets managed by their wealth management firm in the next 24 months. This percentage rises to 86% among high net worth clients aged under 40.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Gerry Murphy, senior managing director and chairman of Blackstone Europe, is taking over at Invest Europe, the European private equity firm, according to a statement released on 23 June. He succeeds Max Römer, founding partner of Quadriga Capital. During his term, Murphy plans to promote the positive impact of investment in the sector on the recovery of the European economy. He would also like to ensure that solid governance standards are recognized at investment companies, and to emphasize the importance of transparency in transactions.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The asset management firm Beaumont Capital Management (BCM), which provides tactical investment solutions based on ETFs, has announced the recruitment of Eric Biegeleisen as head of quantitative research. Biegeleisen will also be responsible for several investment portfolios, created especially for BCM. Biegeleisen had previously worked at Broadmeadow Capital, which he helped to create in 2014, and where he was chief investment officer. He had previously been a senior analyst at Windhaven Investment Management. Before working in asset management, Biegeleisen, an engineer by education, worked at General Dynamics and Textron. Assets under management and administration by BCM, a division of Beaumont Financial Partners, have been tripled in the past two years, to a total of about USD2.8bn.
La société de capital-investissement BlackFin Capital Partners a annoncé, ce 23 juin, le lancement d’un nouveau fonds de capital-risque spécialisé dans les opportunités dans le secteur des Fintechs à travers l’Europe. La société s’attend à réaliser un premier « closing » du fonds au dernier trimestre 2016, avec un « closing » final attendu au premier trimestre 2017. Le fonds vise une taille de 120 millions d’euros, provenant d’un large ensemble d’investisseurs européens. « Après la réussite de ses deux premières générations de fonds de capital-développement spécialisés sur les services financiers (levées successives de 220 millions d’euros en 2011 et 400 millions d’euros en 2016 », BlackFin Capital met à profit son expertise pour investir le segment du capital-risque », la société dans un communiqué. Concrètement, ce nouveau fonds s’associera aux entrepreneurs les plus performants du secteur et pourra les accompagner à tous les stades du développement de leur entreprise, de la phase d’amorçage aux dernières étapes d’investissement. Le fonds sera dédié à l’univers Fintech, incluant l’ensemble des opérations bancaires, les paiements, la gestion de fortune et d’actifs, le courtage, l’assurance, la distribution de produits d’assurance, la technologie et les logiciels financiers, les technologies liées à la réglementation ou encore les médias financiers.