Les rumeurs allaient bon train depuis quelques semaines, c’est aujourd’hui confirmé. Neuflize OBC va lancer un plan de transformation, qui passera par la suppression en deux vagues d’un quart environ des effectifs. «Nos résultats sont très corrects mais ne rien faire n’est pas possible», a indiqué à Newsmanagers son dirigeant Philippe Vayssettes à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. Le produit net bancaire de la filiale d’ABN Amro a baissé en 2016 à 317 millions d’euros et le résultat net se maintient autour de 51 millions d’euros. Du côté de l’activité commerciale, les actifs sous gestion, hors gestion conseillée internationale, se maintiennent autour de 46 milliards d’euros au terme d’une année où la collecte a été négative de 300 millions d’euros. Cette évolution est due à des sorties nettes de 900 millions d’euros du côté de la collecte via ABN Amro mais la banque privée affiche des entrées nettes de 500 millions d’euros et les partenariats externes ont apporté 100 millions d’euros supplémentaires.Ces résultats ne sont pas franchement satisfaisants comparés à ceux de l’an dernier où Neuflize OBC avait fait état d’une collecte supérieure à 4 milliards d’euros. Cela dit, le PNB avait progressé mais le résultat net s’inscrivait en repli de 5%. Mais le problème pour l’heure, souligne Philippe Vayssettes, réside dans la détérioration du coefficient d’exploitation, passé cette année à 75,6% contre 73% en 2015. Et, du point de vue de Neuflize OBC, il n’est pas possible de se satisfaire d’une telle évolution dans le contexte actuel de taux bas, avec des marchés très volatils et alors que le secteur de la finance, et singulièrement les sociétés de gestion, est confronté à au moins deux défis : la réglementation avec notamment MIF 2 (qui prévoit la suppression des rétrocessions de commissions dans de nombreux cas , plus de transparence et la traçabilité de tout conseil apporté) et la transformation digitale.Dans ce contexte, Neuflize OBC a décidé de la suppression de 245 emplois net, soit environ le quart des effectifs, et des investissement d’un peu plus de 50 millions d’euros, dont environ 40 millions dans les technologies de l’information et la transformation digitale. Les coûts de restructuration, non chiffrés dans l’immédiat, vont également passer par la création d’une trentaine d’emplois dans le conseil et le digital. Neuflize OBC va également revoir son offre de produits et services, avec notamment l’introduction d’une offre multi-canal. Les seuils d’entrée vont être relevés dans la banque privée. La flexibilité et le télétravail, qui vont se traduire par la mise en place à terme de 7 postes de travail pour 10 collaborateurs, vont permettre d’optimiser les plans de travail et de réduire les locaux. Neuflize OBC entend aussi faire jouer davantage la masse critique que représente ABN Amro pour développer son offre et capter une clientèle internationale. Le plan de transformation devrait s'étaler jusqu’en 2019 avec des impacts positifs dès cette année mais beaucoup plus marqués en 2018 puis en 2019. Outre la diminution des coûts, ce plan de transformation, sans modifier en profondeur le business model d’un établissement qui affiche 350 ans d'âge, devrait permettre de renouer avec une croissance de la collecte, d’environ 600 et 700 millions d’euros par an. Mais une collecte qualifiée, c’est-à-dire investie dans des produits à haute valeur ajoutée et susceptible de dégager des retours sur actifs significatifs...
Tikehau Capital, le groupe français de gestion d’actifs et d’investissement, a fait ses premiers pas sur le marché réglementé d’Euronext Paris, compartiment A, ce mercredi 7 mars 2017. Son introduction en Bourse a été réalisée suite à l’admission aux négociations d’un total de 70.888.284 actions, a annoncé Euronext dans un communiqué. Le prix de l’introduction en Bourse a été fixé à 21 euros par action pour une capitalisation boursière d’environ 1,5 milliard d’euros. Sa première journée de cotation s’est terminée sur une hausse de 5% à 22,05 euros. Tikehau a de son côté annoncé avoir confié à Exane BNP Paribas l’animation de son titre dans le cadre d’un contrat de liquidité. Ce dernier s’achèvera le 31 décembre 2017 et sera renouvelable par tacite reconduction. Une somme de 1 million d’euros et 13.290 actions de Tikehau Capital ont été mises à disposition de ce contrat et portées au crédit du compte de liquidité.Créé en 2004, Tikehau Capital gère aujourd’hui près de 10 milliards d’euros d’actifs. La société s’est développée autour de quatre lignes de métier : la dette privée, l’immobilier, l’investissement en capital et les stratégies liquides (gestion obligataire, gestion diversifiée et actions). Avec cette cotation sur Euronext et son offre publique sur sa filiale Salvepar, Tikehau Capital a regroupé ses métiers « pour permettre une meilleure compréhension de son modèle économique », selon un communiqué.
Henderson Global Investors (Henderson) étoffe sa gamme de produits à performance absolue avec le lancement d’un fonds actions internationales « market neutral », baptisé Henderson Gartmore Global Equity Market Neutral. Domiciliée au Luxembourg, la sicav a pour objectif de générer des performances absolues positives et une faible volatilité, indépendamment du développement des marchés boursiers. La stratégie repose sur une sélection des « meilleures idées » d’investissement, combinant les meilleures idées « long/short » retenues par l’équipe d’investissement actions de Henderson. Selon les documents d’information accessibles sur le site de la société de gestion, le fonds a été lancé courant février 2017. Sa gestion a été confiée à Steve Johnstone qui a rejoint Henderson en 2011 lors de l’acquisition de Gartmore.
Directeur des relations institutionnelles chez Kempen Capital Management, Daan van der Werf a été nommé directeur commercial de Delta Lloyd Asset Management, selon le site spécialisé Fondsnieuws. Il s’agit d’une création de poste chez Delta Lloyd AM, l’idée étant de faire de la société de gestion un fournisseur de solutions, notamment dans l’investissement durable, pour la clientèle institutionnelle.
Coup de froid pour Bestinver. Au cours de l’exercice 2016, la société de gestion espagnole a en effet réalisé un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros contre 91 millions d’euros en 2015, soit un repli de 6,7% sur un an, selon les résultats publiés par sa maison-mère Acciona. Son Ebitda ressort à 59 millions d’euros en 2016 contre 67 millions d’euros en 2015, soit un recul de 11,8% sur un an. Enfin, à fin décembre 2016, les actifs sous gestion de Bestinver s’établissent à 5,22 milliards d’euros contre 5,1 milliards d’euros à fin décembre 2015.
Mark van der Kroft, directeur de la clientèle institutionnelle de Robeco, a été recruté par NN Investment Partners comme directeur du développement stratégique institutionnel, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. L’intéressé rejoint ainsi Maureen Schlejen, qui a également quitté Robeco pour prendre la tête de l'équipe des ventes institutionnelles de NN IP, et Hester Borrie, responsable du marketing et de la distribution au niveau mondial, membre du comité directeur de Robeco, qui a été nommée responsable Client Group International de NN IP.
H2O Asset Management (H2O), la boutique affiliée à Natixis Global Asset Management dirigée par Bruno Crastes, débarque sur le marché espagnol, rapporte le site spécialisé Funds People. La société de gestion vient en effet de mettre à disposition des investisseurs espagnols deux stratégies Ucits, à savoir les fonds H2O Multi Aggregate et H2O Multi Emerging Debt. Natixis Global Asset Management a même avancé que le lancement de nouveaux fonds était prévu dans le courant de l’année 2017. « L’arrivée de H20 en Espagne signifie que les investisseurs auront accès à des solutions d’investissements alternatives en obligations et autres instruments à revenus fixes pouvant apporter une décorrélation et une solidité aux portefeuilles espagnols », a commenté Sophie del Campo, directrice exécutive de Natixis Global Asset Management pour la péninsule ibérique et l’Amérique latine, citée par Funds People.
TH Real Estate, la société de gestion d’actifs immobiliers filiale de Nuveen, a annoncé la nomination de Maria Valverde en qualité de gérante d’actis au sein de son bureau basé à Madrid, en Espagne. Avant de rejoindre l’équipe de TH Real Estate en Espagne, dirigée par Marta Cladera de Codina, Maria Valverde a travaillé chez Cushman & Wakefield en tant que directeur associé et coordinatrice de l’équipe de gestion d’actifs. Avant cela, elle a été « project manager » au sein de la société Multi-Development / Multi Mall Management et consultante au sein du cabinet Deloitte.Le bureau madrilène de TH Real Estate gére un portefeuille d’environ 1,5 milliard d’euros, constitué notamment de sept centres commerciaux en Espagne et au Portugal et d’une plateforme logistique à Madrid. En Espagne, TH Real Estate dispose également d’une coentreprise avec Neinver qui gère quatre villages de marque de vêtements (« retail outlets »).
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Asset Management vient de lancer un fonds d’obligations d’entreprises sur les marchés émergents, baptisé Jupiter Global Emerging Markets Corporate Bond, rapporte Citywire Selector. La gestion de ce nouveau produit est confiée à Alejandro Arevalo, un gérant de fonds qui a rejoint la société de gestion en décembre 2016 en provenance de Pioneer Investments. Ce nouveau fonds, dont l’objectif est de générer un revenu à long terme et une croissance du capital, investira dans des obligations émises par des entreprises exposées directement au indirectement aux marchés émergents. Ce véhicule d’investissement est commercialisé en Autriche, en Belgique, en Finlande, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Espagne, en Suède, en Suisse, à Singapour et au Royaume-Uni.
BlackRock lance un ETF exposé à des sociétés japonaises ayant de «très bonnes notes» sur les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). L’indice sous-jacent est le iShares MSCI Japan SRI UCITS ETF. Les sociétés sont évaluées sur la base des critères ESG les plus pertinents dans leur activité, et notées sur une échelle allant de AAA, la meilleure note, à CCC. Les sociétés ne sont inclues dans l’indice qu’avec une note de A ou davantage. L’ETF est chargé à 0,30%.
Les actifs sous gestion de VP Bank se sont accrus l’an dernier de 1 milliard de francs pour s'établir à 35,8 milliards de francs, a annoncé le 7 mars le groupe bancaire basé au Lichtenstein. Cette évolution est due pour l’essentiel à un impact marché positif de 978 millions de francs. Mais la banque a aussi renoué avec la collecte, pour un montant certes modeste de 7 millions de francs, mais l’exercice 2015 s'était terminé sur des sorties nettes de plus de 650 millions de francs. La collecte a été significative sur les marchés asiatiques mais la banque a encore subi des sorties en Europe liées à la régularisation fiscale. Le bénéfice net a reculé de 9,5% à 58 millions de francs mais hors effets exceptionnels liés à la fusion avec Centrum Bank, le bénéfice fait un bond de 90%.
Mirabaud Securities, la filiale de « brokerage & corporate finance » du gestionnaire d’actifs et de fortune Mirabaud, a annoncé, ce 7 mars, le recrutement d’une équipe actions asiatiques. Basée à Hong Kong, la nouvelle équipe est dirigée par Michael Collett, qui rejoint Mirabaud Securities en tant que responsable des actions asiatiques, après avoir assuré la fonction de « Head of Sales Trading Asia » chez Jefferies. L’intéressé compte plus de 22 années d’expérience, dont 20 en Asie, et a occupé plusieurs postes à responsabilité chez Merrill Lynch, Lehman Brothers, CLSA et Dresdner Kleinwort Benson.A ses côtés, Eddie Jones a été nommé « Head of Asian Sales Trading ». Il compte plus de 15 ans d’expérience sur les marchés d’actions asiatiques. Auparavant, il a travaillé pour les services de négoce de Merrill Lynch et de Société Générale.Par ailleurs, Robert Chandler et Richard Sharp complètent l’équipe actions asiatiques, tous deux en tant que « senior sales traders ». Robert Chandler, qui compte plus de 25 ans d’expérience dans le courtage et l’exécution des ordres sur les marchés asiatiques, a précédemment travaillé chez ING Barings, Lehman Brothers et CLSA, après avoir débuté sa carrière financière chez Schroders. Pour sa part, Richard Sharp dispose de plus de 28 ans d’expérience sur les marchés japonais et de Hong Kong. Au cours de sa carrière, il a officié chez CLSA, Merrill Lynch, Tokai Maruman Securities et Blue Sky Capital.
Le fonds souverain de la Norvège a décidé de bannir dix nouvelles entreprises liées au secteur du charbon, a annoncé ce mardi 7 mars la Banque de Norvège. Il s’agit de la troisième salve d’exclusion réalisée par le fonds souverain norvégien, qui gère environ 854 milliards d’euros d’actif. Ces nouvelles exclusions portent désormais à 69 le nombre d’entreprises qui figurent sur sa liste noire en raison de leur activité dans le charbon. Parmi les dix entreprises exclues, on trouve deux sociétés américaines, deux compagnies chinoises, une société sud-coréenne, une malaisienne, une brésilienne, une polonaise, une autre basée en République Tchèque et, enfin, une entreprise implantée à Hong Kong.En parallèle, la Banque de Norvège a placé deux groupes américains sous observation, portant ainsi à 13 le nombre d’entreprises figurant sur cette liste.En juin 2015, le parlement norvégien avait décidé que le fonds souverain du pays ne pouvait pas investir dans des compagnies minières ou des groupes d’énergie pour lesquels le charbon représente plus de 30% du chiffre d’affaires ou de l’activité.
D'après nos informations, Nathalie Martin Pelras a intégré les équipes du groupe Herez début mars. Elle est en charge de l'allocation d'actifs au sein des fonds.
Pour être en ligne avec ses ambitions de développement pour 2017 en termes d'innovations produits et innovations de procédés, Wiséam change sa marque et devient "WiseAM, la sagesse d'innover".
Sella Gestioni lance à son tour ses plans d’épargne individuels (PIR), ces fonds qui bénéficient de divers avantages fiscaux pour favoriser l’investissement de long terme dans les entreprises italiennes, rapporte Funds People Italia. La société italienne a ainsi créé le fonds Investimenti Bilanciati Italia, un fonds diversifié, et a modifié la politique d’investissement d’Investimenti Azionari Italia, un fonds d’actions italiennes, pour qu’il respecte les critères du PIR.
Les actifs sous gestion du groupe de services financiers suisse VZ Holding se sont accrus de 11,6% l’an dernier pour s’établir à 18,41 milliards de francs suisses, a indiqué la société le 6 mars à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels. La collecte nette s’est élevée à 2,02 milliards de francs, en recul de 9,6% par rapport aux entrées nettes de l’année précédente.Le bénéfice net de l’exercice est demeuré stable à 84,1 millions de francs contre 84,3 millions de francs l’année précédente.
Sous la direction de Henry Zhao, Harvest est devenue l’une des principales sociétés de gestion en Chine, selon le Financial Times fund management, qui a interviewé le directeur général. Le gestionnaire affiche 110 milliards de dollars d’encours dans les actions, les obligations, l’immobilier, les infrastructures et, plus récemment, le private equity. Il emploie plus de 1.300 salariés, dont 200 professionnels de l’investissement et 50 PhDs. « BlackRock est notre référence. Harvest est une société de grande qualité, une pionnière dans la gestion d’actifs en Chine, et nous avons atteint les standards requis par les investisseurs institutionnels internationaux », indique Henry Zhao. Harvest a débuté comme une société de gestion retail, mais les institutionnels représentent désormais plus de la moitié de ses encours en Chine. Harvest prévoit de se concentrer sur la croissance organique dans le pays. En dehors, la société a créé des structures à Hong Kong, New York et Londres. “Nous avons déjà de très bonnes relations avec Deutsche Bank et nous voulons développer davantage la marque Harvest à l’international, alors nous sommes ouverts à des négociations avec d’autres partenaires pour étendre notre production et notre distribution, en particulier ceux ayant des expertises de niche”.
Christian Katz, l’ancien directeur général de la Bourse suisse SIX entre 2009 et 2015, vient de rejoindre le conseil d’administration de la banque privée Bonhôte. Il est par ailleurs vice-president de Saxo Bank à Zurich. Christian Katz, qui a lancé l’an dernier sa propre société de conseil, n’exclut pas d’accepter d’autres mandats. Bonhôte, qui dispose de plusieurs implantations en Suisse, reste très discrète sur ses activités. Elle n’a jamais publié le montant de ses actifs sous gestion.
Le gestionnaire d’actifs alternatifs suisse LGT Capital Partners, qui gère plus de 55 milliards de dollars d’actifs, a annoncé l’acquisition d’European Capital Fund Management (European Capital), un gestionnaire de dette privée basée à Londres et à Paris. L’opération a été réalisée auprès de compagnies contrôlées par Ares Management, précise un communiqué. La transaction, qui doit encore obtenir le feu vert des autorités de régulation, devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre 2017. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. « En s’associant avec European Capital, LGT Capital Partners renforcera ses compétences en matière d’investissement dans les marchés privés et ses offres dans ce domaine », indique la filiale du groupe LGT. La transaction porte sur l’intégralité des fonds de dettes privées gérés par European Capital. Par ailleurs, l’équipe de 20 spécialistes d’European Capital rejoindra LGT Capital Partners.
La société de gestion alternative RBR Capital, qui propose des changements substantiels au sein du conseil d’administration du gestionnaire d’actifs zurichois GAM, a annoncé avoir fait évoluer sa participation dans la société de gestion. Selon les données de la Bourse suisse, RBR Capital a porté sa participation au capital à 3,28% contre 2,1% précédemment. L’actionnaire minoritaire activiste réclame le remplacement d’Alexander Friedman, l’actuel directeur général de GAM, qu’il tient responsable des difficultés que rencontre la société de gestion. Selon RBR Capital, la société de gestion suisse devrait revoir sa structure de rémunérations à la lumière de ses résultats en baisse tout en accélérant de manière plus conséquente son redressement.
La banque privée Bellecapital, basée à Zurich, a renforcé son équipe de conseillers spécialisés sur la clientèle américaine avec le recrutement de deux experts de nationalité américaine, rapporte le site spécialisé finews. Jared Metzger a rejoint Bellecapital en décembre dernier en qualité de gérant de portefeuille. De son côté Jeff Sullivan a été recruté en qualité de conseiller clientèle. Il a pris ses fonctions le 1er mars. Jeff Sullivan travaillait précédemment chez Credit Suisse à Zurich en qualité de banquier privé.Jared Metzger a rejoint Bellecapital en provenance de Bank of America où il était dernièrement gérant de portefeuille spécialisé dans l’obligataire.
L’équipe obligations rendement absolu de Lombard Odier Investment Managers quitte la banque genevoise, a appris Citywire Switzerland. Gregor Macintosh, Grant Peterkin et Federico Belak avaient rejoint Lombard Odier IM en 2010 et géraient plusieurs fonds. L’équipe qui va reprendre cette activité inclut Aurèle Storno, Sui Kai Wong et Thierry Bechu.
Les actifs sous gestion de Millenium Banque Privée, l’entité genevoise membre du groupe bancaire portugais BCP, se sont accrus l’an dernier de 7% pour s'établir à 3,06 milliards de francs, selon les chiffres non audités fournis hier par la banque, rapporte L’Agefi suisse. Il s’agit à 54% de fonds en dollars et à 43% en euros. Les entrées nettes se sont inscrites à quelque 120,8 millions, soit moins qu’en 2015 où les apports avaient atteint 167,4 millions. «Ces deux dernières années, nous avons constaté un certain roulement dans notre masse sous gestion, car beaucoup de clients sont partis, en liaison avec le programme d’amnistie fiscale. Mais nous avons aussi enregistré l’arrivée de nouveaux clients.», souligne José Salgado, directeur général de la banque privée.Le bénéfice net a toutefois reculé de 6% à 7,8 millions de francs. L’échange automatique de renseignements (EAR) en matière fiscale a passablement occupé la banque en 2016. Entamé il y a quelques années, le processus de régularisation des avoirs a gagné en intensité en 2016. «Au Brésil, par exemple, les sorties ont représenté 10% des avoirs gérés dans ce pays, en raison de l’amnistie fiscale lancée par le gouvernement, sans compter que nous avons aussi attiré des clients», précise José Salgado.
Morningstar Investment Management Europe a recruté Mike Coop au poste nouvellement crée de responsable de la gestion de ses portefeuilles multiclasse d’actifs pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). L’intéressé dirigera des équipes basées à Paris et à Londres et sera responsable de l’ensemble de l’offre dans cette vaste zone géographique. Mike Coop arrive en provenance du groupe Prudential où il était responsable de la gestion des portefeuilles multiclasse d’actifs au sein du département Prudential Portfolio Management Group (PPMG) depuis 2015. Avant cela, Mike Coop a officié en tant que responsable des stratégies multiclasse d’actifs chez Ibbotson Associates Australia, une activité rachetée par Morningstar. Au cours de sa carrière, il a occupé différentes fonctions à responsabilité chez BT Investment Management et Axa Investment Managers.
Julius Baer voit le Brexit comme une occasion d’acquérir une société concurrente au Royaume-Uni, selon son directeur général Boris Collardi. La banque, qui gère 336 millions de francs suisses, a déjà 200 salariés outre-Manche. «Si une banque britannique vendait sa banque privée et nous approchait, nous la regarderions, car ce serait une décision à contre courant à un moment où les actifs britanniques sont bon marché», a indiqué Boris Collardi au Financial Times. En revanche, Julius Baer a suspendu son projet de centre européen à Londres parce qu’il pense que le Brexit va pénaliser la croissance économique du Royaume-Uni et que «les étrangers vont se sentir un peu moins les bienvenus». «Nous sommes un peu en attente au Royaume-Uni. Je continue à croire que nous devons être à Londres, mais nous devons évaluer attentivement la situation... Je pense qu'à la fin tout ira bien». Boris Collardi est plus positif sur l’Asie.
Le suspense n’aura pas duré bien longtemps. Ce lundi 6 mars, les conseils d’administration de Standard Life et d’Aberdeen Asset Management (Aberdeen) ont en effet annoncé avoir trouvé un accord sur les modalités de leur projet de fusion de 11 milliards de livres (12,7 milliards d’euros). Cette opération va ainsi donner naissance au premier gestionnaire d’actifs britannique et au numéro deux en Europe, avec 660 milliards de livres d’actifs gérés et administrés. La nouvelle entité comptera environ 11.000 collaborateurs à travers le monde. Le nouveau groupe ainsi constitué devancera Schroders, qui gère près de 400 milliards de livres d’encours, et le futur groupe né de la fusion entre Janus et Henderson dont les encours atteignent 320 milliards de dollars. Il sera toutefois encore loin d’Amundi, numéro un européen de la gestion d’actifs avec 1.083 milliards d’euros d’encours à fin décembre 2016. Un montant qui devrait s’approcher des 1.300 milliards d’euros à l’issue de l’intégration de Pioneer Investments au sein du groupe Amundi.La fusion entre Standard Life et Aberdeen sera intégralement réalisée par échange d’actions. Ainsi, selon les termes de l’opération, les actionnaires d’Aberdeen recevront 0,757 nouvelle action pour chaque action Aberdeen détenue. « Basé sur le cours de Bourse de clôture de 378,5 pence par actions Standard Life en date du 3 mars 2017, la fusion valorise chaque action d’Aberdeen à 286,5 pence et évalue la capitalisation boursière d’Aberdeen à 3,8 milliards de livres », indiquent les deux groupes dans un communiqué. A l’issue de la transaction, les actionnaires d’Aberdeen détiendraient environ 33,3% de la nouvelle entité tandis que les actionnaires de Standard Life en auraient 66,7%. Les deux principaux actionnaires d’Aberdeen – à savoir Mitsubishi UFJ Trust and Banking et Lloyds Banking Group – ont apporté leur soutien de principe à la fusion qui doit être réalisée au troisième trimestre 2017. Le nouveau groupe, qui conservera les marques Standard Life et Aberdeen, aura son siège social en Ecosse. La nouvelle entité comptera plus de 1.000 professionnels de l’investissement répartis dans 24 centres de gestion dans 20 pays. Les deux gestionnaires d’actifs tablent sur des économies d’environ 200 millions de livres par an, ont-ils annoncé. Ces synergies de coûts devraient se réaliser via la « rationalisation des fonctions centrales, qui représentent environ 12% des synergies identifiées », indiquent les deux groupes. De fait, « les fonctions centrales fusionneront », ajoutent-ils. Les deux sociétés de gestion souhaitent également « simplifier et harmoniser leurs plateformes, représentant environ 31% des synergies identifiées ». Enfin, les deux sociétés veulent « éliminer les doublons dans la distribution, représentant environ 16% des synergies identifiées », ont-elles ajouté. Concrètement, elles tablent sur des économies en jouant sur la complémentarité des réseaux de distribution de Standard Life et d’Aberdeen « en consolidant les opérations où Standard Life et Aberdeen ont tous les deux une présence dans les mêmes lieux », soulignent les deux groupes. De fait, s’exprimant sur la BBC, Martin Gilbert, directeur général d’Aberdeen, a dit que l’accord allait se traduire par des suppressions d’emplois là où il y a des doublons et qu’il était prématuré de donner leur nombre, rapporte Reuters. Les deux sociétés de gestion ont également annoncé que la nouvelle entité comptabilisera une charge exceptionnelle d’environ 320 millions de livres qui doit notamment englober les coûts d’intégration. Une fois l’opération finalisée, Gerry Grimstone, président de Standard Life, deviendra président du conseil d’administration de la nouvelle structure. Simon Trougthon, président d’Aberdeen, en sera le vice-président. « Ce conseil d’administration comptera un nombre équivalent d’administrateurs de Standard Life et d’Aberdeen », ont précisé les deux sociétés de gestion. » En outre, Keith Skeoch, directeur général de Standard Life, et Martin Gilbert, directeur général d’Aberdeen, seront co-directeurs généraux. Enfin, Bill Rattray, d’Aberdeen, et Rod Paris, de Standard Life, occuperont respectivement les postes de directeur financier (CFO) et de directeur des investissements (CIO).Le groupe Aberdeen emploie environ 2.700 personnes au Royaume-Uni et à l’international. Présente dans 27 pays, la société gère 302,7 milliards de livres d’actifs à fin décembre 2016. Pour sa part, Standard Life compte 8.335 collaborateurs à travers le monde. Le groupe affiche 357 milliards de livres d’actifs sous administration tandis que sa filiale de gestion d’actifs, Standard Life Investment, gère 278 milliards de livres d’actifs.