La France est certainement en avance sur le plan réglementaire avec l’article173-VI de la loi de transition énergétique. Mais les investisseurs institutionnels sont-ils à la hauteur des attentes de cet article innovant, qui sert souvent de référence à l'étranger ? La réponse est mitigée. Les intitulés des deux études présentées ce 28 novembre par Novethic, «173 nuances de reporting», et WWF, «Reporting de l’Article 173-VI : Des épargnants lost in translation!», le soulignent bien, la mise en oeuvre de l’article 173 semble quelque peu laborieuse.Novethic a ainsi analysé les réponses des 100 principaux investisseurs institutionnels français, qui pèsent au total 3.160 milliards d’euros d’actifs, aux exigences de l’article 173, qui crée la première obligation d’information sur la gestion des risques liés au climat, et plus largement sur l’intégration de paramètres environnementaux et sociaux dans leur politique d’investissement. Un constat s’impose : l’article 173 a été très diversement appliqué, voire pas appliqué du tout. Novethic a finalement distingué quatre grands groupes d’institutionnels. Tout d’abord, les acteurs engagés, au nombre de 15 sur 100, qui totalisent tout de même un peu plus de 1.800 milliards d’euros d’actifs et qui ont mis en place des stratégies climat ambitieuses conjuguant le désinvestissement, la mesure d’empreinte carbone et la collecte de données sur les risques climat. Même si elles ont toutes historiquement mis en place des démarches d’intégration ESG, la dynamique n’y est pas la même, avec des approches d’intégration mais aussi de la gestion déléguée. Deuxième groupe, les «pionniers confortés», au nombre de 20, qui sont déjà impliqués dans le chantier sur le climat mais qui ne rendaient pas compte de leur approche. Confortées dans leur choix stratégiques passés, elles saisissent cette opportunité pour présenter publiquement leurs démarches et offrir un retour d’expérience positif. Troisième groupe, les nouveaux entrants avec 34 institutions qui communiquent pour la première fois sur leur politique d’intégration de critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) dans la gestion, ce qui confirme l’effet d’entrainement de l’article 173. Cependant, elles délèguent largement cette démarche ce qui limite l’appropriation stratégique du sujet. Certains justifient les limites de leur engagement par leurs doutes sur les méthodologies disponibles mais n’envisagent pas forcément de travailler à les améliorer.Enfin, le quatrième groupe rassemble les «abonnés absents», au total 31 institutions qui sont restées silencieuses, notamment parce qu’elles ne se sentent pas ciblées explicitement par l’article 173. Il est vrai que le décret d’application limite la mise en oeuvre de l’ensemble des nouvelles exigences aux institutions qui ont plus de 500 millions d’'euros de bilan consolidé. Alors que l’esprit de la loi était bien d'étendre le plus largement possible la prise en compte des risques ESG, et plus particulièrement ceux liés au changement climatique, certains institutionnels non explicitement listés par le décret d’application de l’article 173 se sont estimés exclus du périmètre. Il reste que les deux tiers du panel ont malgré tout fait chacun un pas en avant.Dans ce contexte, Novethic a décliné quelques axes d’amélioration pour les prochains rapports. Du côté des institutionnels, les objectifs doivent être clarifiés. Les investisseurs du panel allouent déjà plus de 15 milliards d’euros à l’économie verte, un volume investi encourageant même si les besoins restent bien supérieurs. Pour que le rôle d’accélérateur de la transition vers une économie bas carbone soit tangible, ils doivent mieux définir leurs objectifs climat. Les stratégies pour les atteindre doivent être assorties d’indicateurs clairs, précis et mesurables. Par ailleurs, la construction des méthodologies nécessite une plus grande implication des investisseurs Faire progresser les métriques d’impact à l’échelle des portefeuilles, pousser les émetteurs - les entreprises - à communiquer des données de qualité, ne peut se faire sans un travail conjoint entre investisseurs et experts. Seul un travail coordonné offre la possibilité de piloter les investissements selon des scenarios environnementaux et sociaux robustes et de long terme. Du côté des régulateurs, la dynamique doit être relancée. Si l’impact immédiat de l’article 173 est indéniable, le maintien de la dynamique de Place nécessite d’aller plus loin. Il faudrait dans l’immédiat préciser le périmètre d’application, puis définir un cadre méthodologique accompagné d’indicateurs de référence. Ces derniers sont indispensables pour mesurer les progrès et comparer les différentes stratégies. En outre, le rôle des investisseurs institutionnels est, il est vrai, central dans le financement effectif de la transition vers une économie bas carbone et inclusive. Mais le faible pourcentage de leurs investissements verts (et sociaux ?) montre qu’il faut leur adresser des messages plus clairs sur les opportunités qui s’offrent à eux. Cela dit, les institutionnels doivent également progresser sur un autre tableau, celui de l’information aux épargnants. Le WWF France s’est plus particulièrement intéressé à la mise en oeuvre de l’"article 173 par 16 des principaux assureurs français. Là aussi, un constat s’impose : aucun assureur n’a proposé une information facilement compréhensible et accessible aux souscripteurs. Par ailleurs, le contenu des publications est très variable : si le WWF se réjouit de quelques initiatives intéressantes et encourageantes, il déplore que les informations soient impossibles à comparer d’un assureur à l’autre.Un sondage de l’Ifop réalisé pour le WWF France confirme ces constats. En effet, 57% des Français se déclarent favorables à ce que leur épargne contribue à lutter contre le changement climatique mais 89% d’entre eux estiment que leur banque ou leur assurance les informe peu ou pas du tout sur l’impact de leur épargne sur le changement climatique. Les informations mises à disposition des souscripteurs ne sont de toute façon pas encore adaptées. Le WWF France a toutefois constaté que certains assureurs ont fourni un effort notable. AG2R La Mondiale, par exemple, a caculé l'écart entre son portefeuille d’investissements actuel et un scénario d’investissements aligné avec les objectifs de l’Accord de Paris. Cette démarche très concrète montre qu’il y a 1,5 degré d'écart entre leur portefeuille actuel et celui qu’ils devraient avoir pour être conforme aux objectifs climat. De son côté, Axa a anticipé, dès cette année, les exigences de la Taskforce on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) mandatée par le G20. Cette initiative propose un référentiel international commun pour que chaque entreprise puisse analyser les risques financiers résultant des déréglementations climatiques. Enfin, CNP Assurances a développé une méthodologie d’analyse qui compare son positionnement par rapport à un scénario de référence à 2 degrés et l’utilise comme fil conducteur dans son rapport. Malheureusement, aucune entreprise n’a communiqué clairement sur les décisions prises sur la base des ces analyses afin d’aligner leur portefeuille d’investissements avec le scénario 2 degrés de l’Accord de Paris, ce qui reste l’objectif final. Les assureurs n’ayant peut-être pas encore bien saisi les enjeux de la loi de transition énergétique, le WWF France propose, lui aussi, quelques pistes d’amélioration. De son point de vue, trois enjeux sont essentiels pour que les assureurs puissent progresser dans la mise en oeuvre de l’article 173. Tout d’abord, informer les épargnants avec une communication adaptée, c’est-à-dire accessible et compréhensible par tous. Ensuite, entamer un travail collectif au niveau de la profession pour rendre les méthodes, les indicateurs et les résultats comparables et pertinents. Enfin, s’inscrire dans la tendance internationale en mettant en oeuvre dès à présent les recommandations de la TCFD qui constituent un référentiel commun et sont une première étape pour analyser les risques."Le WWF France attend que les assureurs français, et l’ensemble des investisseurs institutionnels informent clairement les Français de la manière dont leur épargne affecte le climat. L’article 173 est une formidable opportunité, à la fois pour lesépargnants de savoir s’ils financent un monde soutenable ou le réchauffement de la planète, mais aussi pour les investisseurs institutionnels afin de se doter de meilleurs outils et d’une meilleure visibilité pour agir face face au risque climatique», a souligné Pascal Canfin, directeur général de WWF France. A quelques encablures du sommet climat, organisé le 12 décembre à Paris, Novethic et le WWF France viennent ainsi opportunément rappeler à toutes les parties prenantes qu’elles doivent poursuivre leurs efforts pour renforcer le leadership pris par la France depuis l’Accord de Paris, il y a deux ans. Et, selon Pascal Canfin, le sommet sera très riche en annonces... On reste sur sa faim.
The investment company Eurazeo on 28 November announced the department of the chairman of its board, Patrick Sayer, who will be replaced as head of the group by the current CEO, Virginie Morgon, who is already one of the three members composing the board, which is made up of Sayer, Morgon and Philippe Audouin. On 19 March 2018, Morgon will succeed Sayer, who will on that date end his fourth term as a board member and as chairman of the board at Eurazeo. “This appointment, passed unanimously by the supervisory board at Eurazeo, comes as part of a natural transition, marking the quality of governance at the company,” a statement says. The supervisory board felt that the personal qualities, experience and success to which she has contributed placed Morgon naturally as a board member for six years, and as CEO since 2014, as the best to continue and amplify the dynamic of growth at Eurazeo, the firm explains. With great experience and a solid international business network, Morgon is a known professional in Europe, the United States and Asia. She is an independent director at several major global businesses. “With the board, Morgon will be responsible for implementing the strategic guidelines to allow the firm to strengthen its place as a reliable partner for entrepreneurs and managers, and to continue the development of its original model of complementarity between permanent capital and management on behalf of third parties in a transatlantic configuration. The quality of the investments made by Eurazeo and the acceleration of their operational transformation will remain at the heart of its priorities,” the business continues.
“Encouraging results,” Dominique Benoit, CEO and head for France at Pictet Wealth Management, commented at the opening of the “Perspectives” conference held in Paris yesterday, to clients and journalists. As of the end of September, Pictet had EUR430bn in assets under management, with EUR184bn for the wealth management activity. In this same period, France had EUR8.8bn in assets under management, compared with EUR6.9bn one year previously. The French office has 40 employees, 30 of whom are dedicated to the private management activity. “In 2018, Paris will celebrate 10 years of our range of services and advising for female clients. For us, that will be an occasion to revise our range,” he said. He added that it is important for the French activity to valorise the work of senior bankers, at a time when many baby boomers are reaching retirement age. New recruitments are planned, while retaining some age diversity among bankers. A new range of solutions will also be created in socially responsible investment, to respond to client demand. Benoit also discusses the arrival of a new partner at Pictet, Boris Collardi, who had previously been CEO of Julius Baer. He will be the seventh partner at the Pictet bank and will arrive in May 2018. “We had previously said that we were the smallest of the large Swiss firms. This recruitment shows that Pictet now wants to be a large firm,” says Benoit.
In 2017, NextStage AM distributed nearly EUR47m yo its subscribers, the asset management firm announced on 28 November. The nine FCPI-FIP funds concerned are valued above their nominal value, NextStage AM says in a statement. “This distribution programme is a sign of a desire to regularly deliver results to subscribers,” the asset management firm says.
Corporation Fiera Capital, an independent investment company in Canada, has launched a new fund, Fiera Immobilier, based on core mortgages and the limited designation of debt strategies from Fiera Immobilier, an exclusively owned subsidiary of Fiera Immobilier, as the entity responsible for its mortgage investment strategy. Fiera Capital will act as manger of the fund and portfolio manager for the fund. The variable capital fund will be available to retail investors and to accredited retail investors from December 2017, and will invest in mortgages subscribed to by top commercial borrowers in Canada. The fund will aim to provide investment income to investors, while guaranteeing capital protection over the long term. The management of the fund will be entrusted to two sectoral experts, Scott Rowland and Geoff MsTait. Rowland, vice-managing chairman and co-head for debt strategies, has over 20 years of experience in the sector. In his new role, he will be responsible for overseeing the decision-making strategy and investment strategy for the fund. Before joining Fiera Immobilier, he had served as CEO for GE Real Estate, a company of the Blackstone group, in Canada. McTait, vice-managing chairman and co-head for debt strategies, will be responsible for securities research, placement and capitalisation. He has over 17 years of experience in the sector, particularly as director of Canadian mortgage lending at Blackstone and GE Real Estate. “Mortgage placements come as a logical continuation of the current investment activities of Fiera Immobilier. Commercial real estate lending is increasingly popular in Canada as part of a fixed income diversification investment strategy. The fund allows investors to access these investments, which are usually traded by private investment companies,” says Peter Cuthbert, chairman of Fiera Immobilier. “We are delighted to count veterans like … Rowland and … McTait among our numbers. As co-head of debt strategy, they show by contributing their vast experience to help the fund generate returns and to increase the presence of Fiera Immobilier through a multi-service equity and mortgage security investment platform,” a statement explains.
Le gestionnaire d’actifs Fidelity International a précisé ce mercredi les modalités de son nouveau modèle de tarification de sa gestion active en actions, des « frais de gestion variables ». Le groupe avait annoncé son lancement en octobre dernier.
La commission budgétaire du Sénat américain a approuvé hier le projet de réforme de la fiscalité, ouvrant la voie à son passage devant la chambre. Des amendements de dernière minute ont permis de convaincre des sénateurs inquiets de l’effet de la réforme sur le déficit budgétaire. Le débat et le vote en séance plénière devrait avoir lieu cette semaine. Une fois cette étape franchie, les versions du Sénat et de la Chambre des représentants devront fusionner avant un dernier vote des deux chambres. Les marchés financiers ont réagi très positivement à cette avancée de la réforme fiscale, l’indice S&P 500 gagnant 0,98%, le Dow Jones 1,09% et le Nasdaq 0,49%, terminant tous à de nouveaux records.
L’article 173 de la loi de transition énergétique française oblige les sociétés d’assurance, de prévoyance, de retraite et de protection sociale d’informer sur la gestion des risques climat. Une première mondiale. Dans une étude publiée le 28 novembre, Novethic a analysé dans le détail la réponse des 100 principaux investisseurs soumis à cette obligation. Et, à l’approche du One Planet Summit, on s'aperçoit que la dynamique est clairement lancée.
Hier après-midi, AG2R La Mondiale et le groupe Matmut ont surpris leur petit monde en annonçant être entrés en négociation exclusive « pour étudier l'opportunité d'un projet de rapprochement ». Ce rapprochement « pourrait être effectif au 1er janvier 2019 », sous réserve de l'accord des instances de gouvernance des deux groupes, après avis des instances représentatives du personnel, ainsi que des agréments des autorités compétentes, ont précisé les deux groupes dans un communiqué.
La CCEF (Compagnie des Conseils et Experts Financiers) vient de réélire pour la 4ème fois consécutive, et à l’unanimité, son président André-Paul Bahuon lors du renouvellement de son Bureau.
Les informations délivrées aux épargnants par les assureurs dans le cadre de l'article 173 de la loi sur la transition énergétique manque de précision et de simplicité et sont surtout conçues pour les experts.
It is known that bitcoin is not unanimously popular with asset management professionals. In addition to its sulphurous reputation, some fear that it represents a dangerous bubble which may burst at any time, while others see it as a good means to diversify their portfolios. The current evolution of crypto-currencies is encouraging the first view. On Monday, bitcoin set new records, at USD9,689.70. The virtual currency, which is now nearing the symbolic USD10,000 mark, has risen 45% in the past two weeks, and over 900% since the end of 2016. Bitcoin was then trading at about UDS950.The most recent rise in bitcoin has been favoured by an announcement by CME that it would be offering futures contracts on bitcoin from December, according to the news agency Bloomberg. Observers are now asking whether institutional investors may join the prospectors in cryptocurrency at USD10,000.
Balderton Capital, a European investor in Series A-stage technology companies, announces that it has raised a new USD375m fund to support a new generation of European-born global tech businesses. The latest fund has been raised from new and existing investors from Europe, the U.S. and Asia.This year the firm has looked at more than 2,000 startups, from which it has made 10 investments in five countries since March, including Luno, Hiya and SOPHiA Genetics. Balderton’s previous fund (Fund V) has seen a range of category leaders such as Nutmeg, Revolut, Prodigy Finance, Aircall, Carwow, and Frontier Car Group emerge. Balderton Capital is Europe’s largest early stage venture capital investor, focused on European technology companies at Series A. Based in London, the firm manages $2.6bn and invests in entrepreneurs building globally ambitious businesses.
BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) has decided to profoundly modify two sub-funds of its Luxembourg Sicav BNP Paribas L1. In a letter to shareholders dated 27 November, the asset management firm announced that the Diversified World Balanced and Diversified World Growth sub-funds will change names from 29 December 2017, to become ‘Sustainable Active Balanced’ and ‘Sustainable Active Growth,’ respectively. “Demand for profiled funds is increasing. Meanwhile, demand for SRI products by our main clients has been increasing steadily. We are therefore offering shareholders a way to capitalise on the success of the strategy of the ‘Sustainable Active’ sub-fund,” BNPP AM explains in the letter.Consequently, the two sub-funds will now follow a socially responsible investment (SRI) strategy, “which is not the case for the current investment policy,” the asset management firm says. Though these sub-funds may now place up to 40% of their assets in alternative investments, this possibility will not exist after the transformation. Another notable change is that each sub-fund will have exposure of at least 50% to fixed income, BNPP AM States. Each sub-fund will now invest directly or indirectly (via an OPCVM, OPC and/or ETF vehicle) in bonds or equities from issuers who satisfy sustainable development criteria which inculde environmental and social responsibility as well as corporate governance (SRI criteria), applying an SRI filter, and derivative financial instruments for these types of assets, the asset management firm says.
BNP Paribas Securities Services (BP2S) has announced the appointment of Julien Kasparian to the position of head of the activity in Hong Kong. Kasparian will be responsible for supervising the local team, and for deepening relationships with existing and new clients. Kasparian, who has been working at BP2s for nearly 20 years, joins from the London office, where he had most recently been responsible for sales in the United Kingdom and head of management of relationships with banks and brokers. Kasparian replaces Stéphanie Marelle, who has returned to Paris to take on the position of global head of compliance at BP2S.
A fund from the Swedish company EQT Partners will be among the largest ever raised by a European company, Private Equity News reports. EQT, which is supported by the Wallenberg family, is expected to attract over EUR10bn for its new fund, after receiving expressions of interest far higher than that, sources tell the newspaper. Two sources familiar with the matter sayt that the firm has set a limit for the fund at EUR10.75bn.
Le patron d’Allianz Global Investors, Andreas Utermann, prévoit de nouvelles acquisitions dans le secteur de la gestion d’actifs, rapporte le quotidien Die Welt. «La vague de consolidation ne fait que commencer», estime Andreas Utermann. En 2016, pour la première fois depuis 40 ans, les recettes totales du secteur de la gestion ont reculé alors que les coûts liés à la réglementation et à la distribution ont continué d’augmenter. «Dans un tel contexte, il faut avoir une certaine taille minimum, pour être à même de survivre», ajoute Andreas Utermann. Et, bien entendu, la filiale de gestion du groupe Allianz se trouve du côté des acheteurs. L’an dernier, AllianzGI a ainsi racheté le spécialiste de la gestion obligataire internationale Rogge Global Partners. Ces derniers mois, en outre, le gestionnaire allemand a racheté des équipes dans diverses maisons. «Il y aura d’autres opérations de ce type», a assuré Andreas Utermann. Le responsable souligne que le modèle d’affaires d’AllianzGI, tout comme celui de la maison-mère, est orienté sur le très long terme. Un élément très attirant pour les cibles potentielles. «Chez nous, il n’y a pas de plans d'économies à court terme et cela est apprécié chez beaucoup de candidats», explique-t-il.
Un ancien de Feri, Daniel Burgmann, jusqu’ici responsable de la division Fund Analysis Operations au sein de l’agence de notation Scope, va quitter l’entreprise à la fin du mois, rapporte le site spécialisé Fonds professionell. Il est remplacé par Andreas Goertz qui travaille au sein de Scope Analysis depuis septembre dernier.Daniel Burgmann avait rejoint le groupe Feri en 1994. Depuis début 2006, il était responsable des opérations chez Feri Euroting Services. En septembre 2011, il avait intégré le comité directeur de la société, qui a été rachetée l’an dernier par le groupe Scope.
Comgest a nommé Thorben Pollitaras en qualité de « managing director » au sein de son département dédié aux relations avec les investisseurs, rapporte InvestmentEurope. L’intéressé couvrira les ventes auprès des institutionnels, des particuliers et du segment « wholesale » pour le marché allemand à compter du 1er décembre 2017. Thorben Pollitaras arrive en provenance du groupe autrichien Raiffeisen Capital Management où il a travaillé au cours des 15 dernières années en tant que « country head » pour l’Allemagne. Avant cela, il est passé chez Allianz Global Investors et Swiss Life Asset Management.
Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a nommé Mark McDonald au poste de responsable mondial du private equity secondaire (« global head of private equity secondaries »), rapporte le site InvestmentEurope. Basé à Londres, l’intéressé sera principalement chargé de développer l’activité de capital-investissement de la société en identifiant des solutions sur-mesure et génératrices d’alpha pour compléter les portefeuilles des clients. Mark McDonald, qui compte plus de 20 ans d’expérience, arrive en provenance de Credit Suisse où il occupait le poste de « global head of secondary advisory ». Avant cela, il a travaillé chez Keyhaven Capital Partners et Pomona Capital.
Regina Borromeo, jusque-là responsable du high yield international chez Brandywine Global, filiale de Legg Mason, a quitté la société de gestion, a appris Citywire Selector. L’intéressée, qui avait rejoint Brandywine Global en 2010, a démissionné pour poursuivre d’autres opportunités de carrière, selon un porte-parole de la société. Regina Borromeo était responsable de huit fonds couvrant les obligations mondiales et les obligations high yield, entre autre. Elle est remplacée par Tracy Chen pour la gestion des fonds Legg Mason Brandywine Global Credit Opportunities, Global Defensive High Yield et Global High Yield. Par ailleurs, Jack P. McIntyre et Anujeet Sareen reprennent la gestion du fonds Legg Mason Brandywine Global Income Optimiser, travaillant aux côtés des cogérants Gary Herbert et Brian Kloss.
La société de capital-risque Balderton Capital, spécialiste des entreprises technologiques, a annoncé ce 27 novembre la levée d’un nouveau fonds de 375 millions de dollars afin de « soutenir la nouvelle génération de champions technologiques mondiaux nés en Europe ». Ce sixième fonds a été levé auprès d’investisseurs nouveaux et historiques provenant d’Europe, des Etats-Unis et d’Asie. Basé à Londres, Balderton Capital gère désormais 2,6 milliards de dollars.
La société britannique Architas, filiale du groupe Axa, a annoncé, ce 27 novembre, le recrutement de Mayank Markanday en qualité de gérant d’investissement. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il cogérera un certain nombre de portefeuilles dont les fonds Diversified Real Assets, Diversified Global Income et MM Monthly High Income. Il officiera également en qualité de gérant de portefeuille adjoint sur la game «Multi-Asset Blended». Enfin, il supervisera les actifs obligataires britanniques et alternatifs, y compris les « asset-backed securities » (ABS).Avant de rejoindre Architas, Mayank Markanday officiait chez Russell Investments en tant que gérant de portefeuille pour le fonds Russell Real Assets. Il était également gérant de portefeuille adjoint pour le fonds Russel Multi-Asset Growth et analyste en charge des actions mondiales.
BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a annoncé, ce 27 novembre, la nomination de Philip Dawes au poste nouvellement créé de responsable des ventes institutionnelles pour le Royaume-Uni et l’Irlande. Basé à Londres, l’intéressé a pris ses fonctions le 20 novembre et est rattaché à Charles Janssen, responsable des ventes institutionnelles pour l’Europe. Dans le cadre de ses fonctions, Philip Dawes sera chargé de développer l’activité de la société de gestion auprès des clients institutionnels britanniques, dont les assureurs et les fonds de pension. Il devra aussi contribuer au développement de la stratégie « produits » de BNPP AM au Royaume-Uni.Philip Dawes arrive en provenance d’Allianz Global Investors où il a travaillé pendant 16 ans à différents postes à responsabilité, dont ceux de responsable de la clientèle institutionnelle au Royaume-Uni et de responsable des relations avec les consultants pour l’Europe.
Aveu d'échec ? Le hedge fund activiste RBR Capital Advisors, qui fait campagne depuis octobre dernier pour un démantèlement du groupe Credit Suisse et une baisse des coûts, aurait réduit sa participation au capital de la banque, selon Financial News qui se base sur les propos d’une personne bien informée. RBR avait une participation de 0,2% au capital de Credit Suisse mais le fondateur du hedge fund, Rudolf Bohli, avait indiqué qu’il mettrait fin à sa campagne s’il n’arrivait pas à avoir le soutien d’autres investisseurs.
Geneva Management Group (GMG) a transformé son modèle afin de devenir un véritable intermédiaire financier qui ambitionne notamment une forte croissance de ses actifs sous gestion, rapporte L’Agefi suisse. La société prévoit de tripler ses recettes en un an, a indiqué à AWP le directeur général (CEO) Dave Elzas. La croissance sera générée par des banquiers privés «orphelins», victimes de réorientations stratégiques. Ces gérants de fortune rejoindront GMG dans le cadre d’un partenariat. «Ils auront le statut de salariés, commissionnés sur leur chiffre d’affaires, mais resteront indépendants au sein du groupe», précise Dave Elzas. Le groupe, qui souhaite ainsi profiter de la consolidation du secteur bancaire, emploie actuellement 125 personnes. Cet effectif devrait être nettement étoffé en l’espace de douze mois. Le CEO vise particulièrement les gestionnaires actifs dans des régions du globe délaissées par de grands établissements internationaux, car jugées peu rentables ou trop risquées.GMG propose une large palette d’activités qui vont de la gestion de fortune au conseil et services aux entreprises, en passant par l’immobilier, des prestations liées à la fiscalité, le négoce et l’assurance-vie. Le groupe envisage ainsi de tripler ses actifs sous gestion à environ 2 milliards de francs d’ici un an. Le groupe détient par ailleurs des actifs sous administration de 2 milliards de francs, composée à parts égales d’actifs bancaires et non bancaires. Cette partie des activités est appelée à évoluer modestement à l’avenir.
Un fonds de la société suédoise EQT Partners va se classer parmi les plus gros jamais levés par une société européenne, rapporte Private Equity News. EQT, qui est soutenu par la famille Wallenberg, devrait drainer plus de 10 milliards d’euros pour son nouveau fonds après avoir reçu des marques d’intérêts bien plus élevées que cela, indiquent des sources du journal. Deux personnes proches du dossier affirment que la société a fixé un plafond pour le fonds à 10,75 milliards d’euros.
Après une année 2016 plus difficile, les encours sous gestion de Tobam ont recommencé à progresser et dépassent désormais les 9 milliards de dollars, rapporte le quotidien Les Echos. « Dans la mesure où nous misons sur la diversification, nos stratégies se comportent moins bien les années où la performance est très concentrée sur un secteur en particulier : 2009 et 2016 avaient été marquées par un fort rebond des valeurs financières », explique au quotidien Yves Choueifaty, fondateur et président de Tobam. En 2017, les fonds de Tobam en euros affichent en moyenne une performance absolue de 9,45 %.