Anaxis Investment Management a recruté Maximilien Védie chez Société Générale Bank & Trust pour renforcer son équipe obligataire haut rendement, a appris Citywire Selector. Il travaillera aux côtés de Thibault Destrés et de Pierre Giai-Levra sur les fonds Anaxis Short Duration et Anaxis Income Advantage.
Julius Baer envisage toujours d’introduire sa filiale italienne Kairos Investment Management à la cote, après avoir repris l’intégralité du capital-actions de la société (NewsManagers du 10 janvier), rapporte L’Agefi suisse. «Une introduction en Bourse est toujours une option», a indiqué hier à AWP une porte-parole de la banque de gestion zurichoise. A l’heure actuelle, l’établissement n’entend toutefois pas spéculer sur l’ampleur d’une éventuelle IPO, sur le calendrier d’une telle opération ou sur la place financière où Kairos pourrait être cotée.
Après un exercice 2016 difficile, une très bonne année 2017. Lazard Frères Gestion a enregistré l’an dernier une collecte nette de 1,6 milliard d’euros, a indiqué le 10 janvier François-Marc Durand, président de la société de gestion, à l’occasion d’une présentation des perspectives 2018. La composition de la collecte s’est caractérisée par une montée en puissance de la distribution. Cette dernière a ainsi représenté 500 millions d’euros pour la France, celle émanant de la distribution en Europe environ 500 millions d’euros également, et celle de la clientèle institutionnelle 500 millions d’euros. La banque privée a également enregistré une forte collecte mais Lazard étant une maison cotée, François-Marc n’a pas souhaité en dire plus dans l’immédiat.Les stratégies « blockbuster », qui totalisent autour du milliard d’euros, sont désormais au nombre de trois. Les stratégies convertibles globales représentent 1,5 milliard d’euros, les stratégies small caps pèsent 1 milliard d’euros et les stratégies de dette financière également. Lazard Patrimoine, qui a dégagé une performance de 6,6% l’an dernier et qui a désormais un historique de performance de trois ans, va faire l’objet dès la semaine prochaine d’une campagne de publicité. Cette campagne vise notamment des clients dont les contrats d’assurance-vie affichent des performances encore et toujours orientées à la baisse.François-Marc Durand a par ailleurs évoqué les préoccupations de la société concernant l’impact de la directive MIF II sur sa stratégie. Il a donné l’exemple de la stratégie Large Caps qui affiche désormais dix ans de surperformance par rapport à l’indice Eurostoxx, avec un écart de 390 points de base par an. Or, afin de bien asseoir cette surperformance, Lazard Frères Gestion a demandé une certification GIPS. Mais la société de gestion a été aussi amenée à refuser un certain nombre de mandats pour des clients institutionnels car les frais qui y sont attachés doivent être arrêtés à l’aune de la performance. Or il n’est pas non plus question chez Lazard d’absorber les frais de recherche. « Nous faisons payer un juste prix et nous n’acceptons pas de prendre ces frais à notre charge », a lancé François-Marc Durand.La société de gestion a ainsi dû engager une réflexion sur le prix de la performance. « Il ne s’agit pas d’un combat corporatiste. Il s’agit d’une réflexion plus générale sur la relation prix/performance. Il doit y avoir un prix convenable pour la performance. Le prix doit être lié à la performance, à la persistance de la performance dans le temps. Il faut réfléchir à cette problématique », a estimé François-Marc Durand, qui entend bien faire part du fruit de ces réflexions dans les prochains mois.Du côté des perspectives pour 2018, Lazard Frères Gestion estime que le scénario d’une récession aux Etats-Unis n’est pas pour tout de suite et que l’horizon est relativement dégagé sur les 18 prochains mois. Les perspectives de croissance sont par ailleurs très favorables si bien que la société de gestion reste très positive sur les actifs risqués, et notamment les actions. La vigueur de l'économie mondiale justifie une bonne croissance des résultats des entreprises et soutient la progression des marchés actions. L’euphorie actuelle peut amener des corrections techniques sans remettre en question cette bonne tendance sur l’année, estime la société. Les actions américaines devraient bénéficier de la réforme fiscale mais une partie de l’impact est probablement déjà dans les cours. La progression des résultats des entreprises devrait être plus forte dans les autres marchés.
Alexandre Caminade monte en grade au sein de La Banque Postale Asset Management (LBPAM). Selon son profil LinkedIn, cet ancien d’Allianz Global Investors occupe en effet depuis début janvier 2018 le poste de responsable de l’obligataire, des solutions assurantielles, du crédit et des obligations convertibles. Alexandre Caminade avait rejoint LBPAM en août 2017 en tant que responsable des gestions crédits (Lire NewsManagers du 18 septembre 2017). A ce titre, il supervisait une équipe de 8 personnes et 14 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il supervise désormais 17 personnes et 170 milliards d’euros d’actifs sous gestion.Alexandre Caminade a repris des attributions assumées par Iain Bremner, qui était responsable de l’obligataire et du crédit depuis mai 2016. Selon Citywire Selector, qui a dévoilé l’information, Iain Bremner supervisera désormais les équipes de recherche couvrant la macro, le crédit, les actions, l’investissement socialement responsable (ISR) et la gestion quantitative, activités qui ont été regroupées au 1er janvier 2018.
Le bitcoin a dopé les rendements de deux ETF ayant le mieux performé l’an dernier, ce qui montre que certaines sociétés de gestion n’attendent pas que les régulateurs approuvent un fonds américain entièrement dédié à la cryptomonnaie, rapporte le Wall Street Journal. Le bitcoin est la principale position de deux ETF d’Ark Investment Management, une société new yorkaise qui détient des parts dans un trust qui détient des bitcoins. Les deux fonds ont affiché des gains supérieurs à 97 % depuis la fin 2016, selon FactSet. Les fonds détenaient chacun environ 6 % de leurs actifs en bitcoin, lequel a bondi de 1.446 % depuis la fin 2016.
Le cabinet de conseil Front Consulting France, spécialisé sur le secteur de la gestion d’actifs, a annoncé ce 10 janvier la nomination de son nouveau directeur général, en la personne de David Laup. Diplômé de Paris – Dauphine, David Laup a démarré sa carrière chez OFI Asset Management, qu’il quitte en 2013 en tant que directeur du service clients, du reporting et de la mesure de performance. Il occupe ensuite successivement la fonction de Key Account Manager puis directeur du développement et de l’Account Management en Europe Continentale au sein de la société BI-SAM. Il crée en 2016, la société de conseil Virtual Beehive dédiée aux Services pour la gestion d’actifs. Durant l’année 2017, il s’est rapproché de Front Consulting pour développer une expertise commune autour de la mesure et l’attribution de performance, et est entré chez Front Consulting France en tant que directeur général délégué en charge du développement.
Le gestionnaire d’actifs britannique Alquity Investment Management, spécialisé dans l’investissement éthique sur les marchés émergents, a reçu le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour commercialiser sa sicav en France, rapporte InvestmentEurope. Cette autorisation a été obtenue le 22 décembre 2017. Alquity Sicav comprend les compartiments suivants : Alquity Africa, Alquity Latin America, Alquity Asia, Alquity India Subcontinent et, enfin, Alquity Future World.
Amundi a dévoilé, hier, une nouvelle gamme de fonds actions suivant un processus d’allocation dynamique et multifactorielle au sein de sa sicav luxembourgeoise Amundi Funds. Les nouveaux fonds sont Amundi Funds Dynamic Multi Factors Euro Equity, Amundi Funds Dynamic Multi Factors Europe Equity et, enfin, Amundi Funds Dynamic Multi Factors Global Equity. Ces nouveaux compartiments visent « à capter les opportunités de croissance de capital à long terme grâce à l’application d’un processus d’allocation dynamique multifactorielle sur les univers zone euro, Europe et Monde », précise la société de gestion dans un communiqué. Ils offrent par ailleurs aux investisseurs « l’opportunité de bénéficier de la complémentarité des primes de risque de chaque facteur tout au long des cycles des marchés actions », poursuit Amundi.Le processus d’investissement de ces nouveaux fonds repose sur trois étapes, explique Amundi. Dans un premier temps, des portefeuilles factoriels sont construits avec l’appui des équipes de recherche quantitative d’Amundi. Les facteurs sont ensuite combinés selon une méthode d’allocation stratégique, dans laquelle chaque facteur contribue de manière égale au profil de risque du portefeuille. L’équipe de gestion met ensuite en place une combinaison des facteurs à long terme, en ligne avec les changements de régime observés sur les marchés. De plus, afin d’éviter les biais et de faire face au risque de valorisation, l’équipe réajuste tactiquement l’allocation entre les facteurs. Enfin, des contraintes de gestion sont appliquées aux portefeuilles pour éviter le risque de concentration et limiter les frais d’exécution.Ces solutions d’allocation dynamique multifactorielle sont gérées au sein d’une plateforme Smart Beta et Investissement Factoriel dédiée, avec le soutien de Thierry Roncalli, responsable de la recherche quantitative chez Amundi, et de ses équipes, indique la société de gestion. « En plus de ces fonds ouverts, les équipes sont en mesure d’adapter cette approche aux contraintes spécifiques des investisseurs afin de créer des solutions sur mesure, par exemple en intégrant des critères ISR, ESG ou low carbon qui peuvent être considérés comme des risques non rémunérés.La plateforme Smart Beta et Investissement Factoriel d’Amundi gère plus de 19 milliards d’euros d’encours à fin novembre 2017.
Le gestionnaire d’actifs britannique Royal London Asset Management (Royal London AM) vient de recruter Cathy Gibson, ancienne responsable du trading obligataire britannique chez Deutsche Asset Management, au nouveau poste de « head of dealing », rapporte Financial News. L’intéressée prendra officiellement ses fonctions le 19 février 2018 et elle dirigera une équipe de quatre traders investissant dans les actions et les obligations, a confirmé au site britannique une porte-parole de la société de gestion. Cathy Gibson avait décidé de quitter Deutsche AM avant Noël suite à la décision du groupe allemand de relocaliser le trading obligataire de Londres vers Francfort. Elle avait rejoint Deutsche AM en septembre 2015.
La fintech lausannoise SwissBorg a bouclé sa première ICO hier, rapporte L’Agefi suisse. La collecte par vente de jetons (tokens) sur la blockchain Ethereum (dont la technologie est utilisée par la majorité des ICOs) lui a permis de lever en l’espace d’un mois l’équivalent en crypto-monnaies (bitcoins, ethers et litecoins) de 50 millions de francs. Créée début 2017, la jeune start-up vise à devenir la première plateforme de wealth management sur la blockchain. La fintech va ainsi pouvoir lancer son premier produit, le «Crypto Fund», un fonds d’investissement en e-devises pour les banques. «Les banquiers comprennent l’intérêt de diversifier leurs portefeuilles en incluant des cryptodevises dedans. Ils n’ont cependant par l’architecture technique pour le faire. L’idée est donc de proposer un système de plug-in qui leur permettra d’inclure des cryptomonnaies dans leurs compte-titres.» Alors qu’une majorité des fonds en «tokens» se concentrent uniquement sur des stratégies dites «long only» ou sur les principales cryptodevises (ce qui présente un niveau de risque élevé en cas de chute du marché des cryptomonnaies), le «Crypto-Fund» vise à être matériellement couvert la plupart du temps pour limiter les risques de baisse des marchés, précise-t-on.
Le gestionnaire de fortune indépendant suisse Cronos Finance a pris une décision radicale. Les gestionnaires ayant une clientèle internationale ont en effet dû faire un choix lors de l’entrée en vigueur de la directive européenne MiFID II : n’appliquer cette dernière que sur les clients domiciliés dans un pays membre de l’Union européenne, et continuer de travailler avec le cadre légal actuel pour les clients suisses, ou privilégier MiFID II pour la totalité des clients. Plutôt que d’attendre l’arrivée de la version finale de la réglementation suisse en la matière (la LSFin), ou de se limiter à ce qui pourrait se révéler le minimum nécessaire, Cronos Finance applique les exigences imposées par MiFID II à l’ensemble de ses clients, rapporte L’Agefi suisse. «La première décision que nous avons prise dans le contexte de MiFID II est d’appliquer les règles européennes à l’ensemble de nos clients. Travailler à deux vitesses ne fait pas vraiment de sens. Nous avons donc préféré nous aligner sur la norme la plus stricte. Une bonne partie de ce qui est prévu par la directive est d’ailleurs déjà implémentée depuis un bon nombre d’années», explique Jean-Marc Romano, COO et responsable de la compliance, dans les colonnes du quotidien.
La société de gestion allemande MainSky Asset Management, basée à Francfort, a annoncé le recrutement de Thomas Hopf en qualité de directeur commercial (« Head of Sales »). Cette nomination est effective à compter du 1er janvier 2018. L’intéressé arrive en provenance d’Axa Investment Managers (Axa IM) où il a travaillé pendant plus de 13 ans en charge des ventes institutionnelles en Allemagne auprès des banques, des multigérants, des fonds de fonds et des family offices. Avant cela, il était passé chez UBS et LGT Asset Management, notamment.
Le gestionnaire d’actifs écossais Baillie Gifford a annoncé, ce 10 janvier, les nominations de Lesley Dunn en tant que cogérante du fonds Baillie Gifford Corporate Bond et de Lucy Isles comme cogérante du fonds Baillie Gifford High Yield Bond.Lesley Dunn travaillera aux côtés de Torcail Stewart et Stephen Rodger pour assurer la gestion du fonds Corporate Bond, dont les encours s’élèvent à 727 millions de livres. L’intéressée, qui compte plus de 16 ans d’expérience, a intégré Baillie Gifford en 2016 en provenance d’Aberdeen Asset Management.Pour sa part, Lucy Isles travaillera aux côtés de Robert Baltzer pour gérer le fonds High Yield Bond, qui affiche 458 millions de livres d’actifs. Elle a rejoint Baillie Gifford en 2012 à sa sortie de l’Université de St Andrews et est devenue « investment manager » dans l’équipe high yield en 2015.
Liontrust a recruté Donald Phillips pour compléter sa nouvelle équipe obligataire mondiale. L’intéressé, qui rejoindra la société de gestion en février 2018, est actuellement gérant au sein de l’équipe crédit de Baillie Gifford. Précédemment, entre 2005 et 2008, il officiait chez Kames Capital où il a travaillé avec David Roberts et Phil Milburn qu’il va retrouver chez Liontrust au sein de l’équipe obligataire. Le duo doit en effet rejoindre Liontrust ce mois-ci. Donald Phillips est co-gérant du fonds Baillie Gifford High Yield Bond Fund depuis juin 2010 et de la stratégie US High Yield depuis son lancement en février 2017. David Roberts est quant à lui responsable de l’équipe obligataire au sein de Kames Capital et Phil Milburn est responsable de la stratégie d’investissement de l’équipe.Liontrust va profiter de l’arrivée de ce trio pour lancer trois fonds : Strategic Bond, High Yield Bond et Absolute Return Bond.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } As announced a few months ago, in the wake of Brexit, M&G Investments has announced that it has begun the process of transferring assets from four open-ended funds domiciled in the United Kingdom, with total valuation of EUR10.4bn, to equivalent funds on its Luxembourg platform. The four funds are distributed exclusively to clients domiciled outside the United Kingdom, and the transfer of their assets will be subject to shareholder approval, the asset management firm says. The four funds concerned in the transfer are: M&G European Inflation Linked Corporate Bond Fund, M&G Dynamic Allocation Fund, M&G Income Allocation Fund and M&G Prudent Allocation Fund. Their assets will be merged into the following respective funds: M&G (Lux) European Inflation Linked Corporate Bond Fund, M&G (Lux) Dynamic Allocation, M&G (Lux) Income Allocation and M&G (Lux) Conservative Allocation. “Following the decision by referendum in the United Kingdom to withdraw from the European Union, M&G has taken several precautionary measures to protect the interests of their international clients,” says Anne Richards, CEO of M&G. “These measures, which range from reinforcements to our SICAV product range to the creation of a legal entity in Luxembourg, will allow us to ensure our international clients access to investment strategies whatever the final agreement is between the United Kingdom and the rest of Europe,” she adds. From a practical standpoint, official notice of the offer was sent to shareholders in the fund on 10 January. Shareholders have a period of four weeks starting from that date to decide. The outcome of their vote will be announced at an extraordinary general shareholders’ meeting to be held on 9 February 2018. If they decide in favour of the transfer, the four funds will be merged on 16 March 2018. Ahead of the vote, the M&G (Lux) Dynamic Allocation, M&G (Lux) Income Allocation and M&G (Lux) Conservative Allocation funds will be launched on 16 January 2018, at the demand of clients, while the M&G (Lux) European Inflation Linked Corporate Bond fund will be made available only once a merger is completed. The four Luxembourg SICAV funds will apply strategies identical to those of the current United Kingdom-domiciled funds, and will be overseen by the same managers. The Luxembourg Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) and the British Financial Conduct Authority (FCA) have already granted permission to the proposals of M&G. M&G announced plans very early to launch a new range of Luxembourg-registered SICAV funds by March 2019. This will be composed of funds which will aim to adopt similar investment strategies to those of existing British M&G funds, and which will be open to European investors. M&G is also putting in place a new legal entity in Luxembourg, composed of two bodies: one licensed asset management firm under the OPCVM (UCITS) and the Alternative Investment Fund Manager (AIFM) directives, and one company dedicated to distribution of funds and services from the Luxembourg-registered asset management firm.
Le gérant d’actifs suisse Partners Group a clôturé l’année 2017 avec des actifs sous gestion de 61,9 milliards d’euros au 31 décembre, en hausse de 14,2% par rapport à l’année précédente. C’est 3% au-dessus du consensus des analystes, grâce à des ventes brutes bien plus élevées que prévues, relèvent les analystes de Morgan Stanley dans une note. Partners Group a investi 13,3 milliards d’euros pour le compte de ses clients en 2017, alors qu’il prévoyait une fourchette de 10 à 12 milliards. Il prévoit une fourchette de 11 à 14 milliards d’euros en 2018.
Cela pourrait coûter également une perte en investissements de 50 milliards de livres (56 milliards d'euros) sur douze ans, estime un rapport commandé par le maire de Londres, Sadiq Khan.
« Spread ». Les prix de l’immobilier et l’indice S&P 500 ont beau se situer à des plus hauts et le taux de chômage toucher un plus bas depuis 2000 aux Etats-Unis, plus de 30 % des familles américaines disposent d’un patrimoine financier nul ou négatif, soit le pourcentage le plus élevé depuis les années 1960, indique une étude étoffée de Deutsche Bank*, pour qui les inégalités n’ont jamais été aussi importantes depuis qu’elles se sont développées au milieu des années 1980. Le top 0,1 % des foyers détient autant d’actifs que le plancher des 90 % et, dans la plupart des Etats, de 10 % à 20 % des ménages ont recours aux tickets alimentaires. Parfois, la moyenne peut monter jusqu’à 30 %. Cette situation sociale, combinée à la montée du populisme qui lui est associée, pourrait, dans les années à venir, devenir le thème le plus important pour les investisseurs sur les marchés actions américaines, des changes et du fixed income, expliquent les économistes de la banque.
Avez-vous vos noisettes ? Une crypto-monnaie utilisée comme outil d’échange sur le site mytroc.fr qui va bientôt voyager à l’aide d’une Blockchain. La noisette est une « monnaie » « équitable, solidaire et écologique », nous disent ses promoteurs. Elle n’a nulle vocation pour la spéculation et n’a aucun plafond à son développement. Tout le contraire du bitcoin, en sorte ! Elle est utilisée pour du troc solidaire, créer du lien social et lutter contre la pauvreté. Mieux que tout, c’est une monnaie gratuite…
Offres d’emploi. La Réserve fédérale américaine n’est pas la seule banque centrale à connaître un mouvement de personnel important. Dans les deux ans à venir, la Banque centrale européenne (BCE) connaîtra elle aussi des changements au sommet. Pas moins de cinq personnalités quitteront la banque centrale. Le premier sera le Portugais Vitor Constâncio, 74 ans, membre du directoire et vice-président de l’institution, dont le remplaçant prendra ses fonctions en juin. Pour lui succéder, le gouvernement espagnol pousse son actuel ministre des Finances, Luis de Guindos, un ancien de Lehman Brothers. L’Espagne n’a plus actuellement de représentant à très haut niveau au sein de la BCE. Le processus de désignation par l’Eurogroupe doit commencer dans les prochains jours. Fin 2018, Danielle Nouy, présidente du Conseil de supervision bancaire au sein de la BCE, laissera sa place. Tout comme le mandat du chef économiste de l’institution Peter Praet à échéance juin 2019, puis celui du président Mario Draghi en octobre 2019. Enfin, le mandat de Benoît Coeuré, responsable des opérations de marché, se terminera avec la nouvelle année 2020. Si le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, 49 ans, est donné aujourd’hui favori pour succéder à Mario Draghi, il reste à suivre des procédures. Les parlementaires européens ont pour habitude de procéder sur la base d’une short list d’au moins trois noms incluant des femmes. La nationalité ne sera pas le seul critère de désignation, indique l’agence Bloomberg. Etre une femme sera un atout important et être une personnalité du monde politique romprait avec la tradition des technocrates et des banquiers. Quoi qu’il en soit, les nouveaux venus auront à assurer dans les conditions les meilleures la sortie de la politique de quantitative easing. Une charge délicate, même si, à la fin, les décisions de la BCE sont collégiales et se prennent par consensus.
Les classements 2017 amLeague font ressortir « une meilleure performance globale face aux benchmarks que les années précédentes, cela dans presque toutes les catégories », salue Antoine Briant, directeur général d’amLeague. Les tableaux ci-contre présentent uniquement les fonds ayant battu leur référence.
La crise n’est plus ce qu’elle était. Même pour les pays les plus touchés. En passant sous les 4 % pour le Nouvel An, puis en refluant vers les 3,60 % les jours suivants, le rendement du souverain grec à 10 ans retrouve son niveau de fin 2005. Effacés les cauchemars des crédits subprime, la faillite de Lehman Brothers et les turbulences sur les « périphériques » de la zone euro. La crise devient par touches successives un mauvais rêve. Faut-il l’oublier pour autant ?
En ces temps d’intensification du London fog pour cause d’impact incertain du Brexit, l’économie britannique peut compter sur le soutien de la famille royale. Plus précisément sur le mariage prévu le 19 mai prochain du Prince Harry et de l’actrice américaine Meghan Markle. Qui pourrait, selon le cabinet Brand Finance, rapporter 500 millions de livres (560 millions d’euros environ) : 200 millions pour le tourisme dont l’hôtellerie et les transports, 150 millions pour les fêtes et célébrations, 50 millions pour les objets commémoratifs, sans oublier l’équivalent de 100 millions de livres de publicité gratuite pour le royaume dans le monde. Le prochain coup de pouce royal sera peut-être celui du mariage du Prince George, arrière-petit fils de la reine. Mais le fils de William n’a encore que 4 ans…
Les salariés de l’industrie allemande du syndicat IG Metall ont entamé la nouvelle année par une série de débrayages dans les usines Porsche, Otis, du groupe Thyssenkrupp et de quelques autres. Pour des motifs de revendications salariales et de réduction du temps de travail. Au nom des 3,9 millions de salariés de l’industrie, ils réclament des augmentations de 6 % quand le patronat du secteur consent à des hausses de 2 %. Il est vrai qu’outre-Rhin, le chômage est au plus bas et l’économie affiche une santé éclatante. Il ne manque guère qu’un gouvernement. Et puis quoi… des hausses de salaires permettraient peut-être de secouer les puces à l’inflation. Qui l’eût cru ? Des salariés en grève, alliés objectifs de la Banque centrale européenne et de son objectif d’inflation.
Légende. Un gourou de la finance tire sa révérence. Après plus de 30 ans de bons et loyaux services auprès de Franklin Templeton Investments, Mark Mobius (photo), grand spécialiste des marchés émergents pendant plus de 40 ans, prendra sa retraite le 31 janvier prochain. Président exécutif de Templeton Emerging Markets Group, l’homme qui a fêté ses 81 ans l’an passé, a rejoint Templeton en 1987, alors recruté par Sir John Templeton. Objectif : lancer l’un des premiers fonds d’investissement consacrés aux pays émergents et prendre les brides du département dédié. Début 2016, Mark Mobius passe peu à peu la main à Stephen Dover et confie la gestion de ses fonds à d’autres membres de la structure. A fin septembre 2017, Templeton Emerging Markets Group comptait 28 milliards de dollars sous gestion.