La société de conseil en immobilier d’entreprises JLL a annoncé, ce 6 juin, la création du fonds de capital-risque JLL Spark Global Venture Fund. Ce nouveau véhicule prévoit d’investir jusqu’à 100 millions de dollars américains dans des starts-up issues du secteur des nouvelles technologies appliquées à tous les métiers de l’immobilier : promotion, gestion, leasing, investissement et conseil aux entreprises. Ce fonds vise également « à mettre en relation les entrepreneurs avec les différents départements de JLL mais aussi avec leurs clients », ajoute la société dans un communiqué. Le nouveau fonds ciblera des investissements d’amorçage ainsi que des cibles à des stades de maturité plus avancées. Les montant investis varieront de quelques centaines de milliers de dollars à plusieurs millions de dollars. Il privilégiera les start-up du secteur technologique offrant des produits « qui peuvent aider les clients investisseurs et entreprises de JLL ou être utilisées par les différentes lignes de métiers de JLL pour délivrer de meilleurs services », indique JLL. Ce fonds s’intéressera également aux starts-up qui révolutionnent les métiers traditionnels de JLL grâce à la technologie mais aussi à celles qui contribueront à élargir son offre de services auprès d’une nouvelle typologie de clients.
Christophe Peronin, jusqu’alors directeur général adjoint de Carmignac Gestion a été promu par le conseil d’administration de la société directeur général délégué, peut-on lire dans «Le Publicateur Légal», dans une annonce publiée il y a quelques semaines, mais consultée seulement maintenant par Newsmanagers. Arrivé chez Carmignac Gestion en 2010, Christophe Peronin avait été nommé en 2017 directeur général adjoint (DGA) au côté d’Eric Helderlé, directeur général délégué et associé historique d’Edouard Carmignac. Il en devient donc son égal en termes de dénomination de fonctions.A l'époque de sa nomination comme DGA, Christophe Peronin avait la responsabilité de la direction des Opérations et la supervision du Contrôle des Risques. Au titre de ses fonctions, il assistait également le directeur général délégué dans l’animation du comité de développement stratégique et la mise en œuvre de ses orientations.
Le gestionnaire d’actifs américain OppenheimerFunds et la firme d’investissement The Carlyle Group (Carlyle) ont annoncé, ce 6 juin, le lancement de OFI Carlyle Private Credit Fund, leur première stratégie commune visant à offrir des opportunités d’investissement dans le crédit privé aux investisseurs très fortunés (« high net worth ») et aux conseillers. Conçus pour les investisseurs de long terme en quête de revenus courants, ce fonds alloue ses actifs de manière opportuniste à travers une large gamme de stratégies crédit, à savoir les placements privés ou les prêts directs, (direct lending), les crédits structurés ou les crédit liquides aux entreprises du monde entier.Au quatrième trimestre 2017, OppenheimerFunds et Carlyle avait dévoilé la création d’une coentreprise réunissant l’expertise de Carlyle en matière de crédit et les capacités de structuration de produits et de distribution d’OppenheimerFunds. Cette plateforme de crédit alternatif vise à fournir des solutions de revenus à long terme aux clients très fortunés et aux conseillers financiers.
OppenheimerFunds lance une nouvelle campagne de publicité en ligne appelée « Challenge Borders » qui promeut les produits d’investissement internationaux de la société de gestion en rappelant aux investisseurs qu’il existe de nombreuses opportunités d’investissement en dehors des Etats-Unis, rapporte le Wall Street Journal. L’une des publicités, qui doit être lancée la semaine prochaine, contredit la devise de Donald Trump, « America First ».
Laura Zutel a rejoint début juin BNP Paribas Real Estate à Madrid en qualité de responsable de la division « wealth management », selon le profil LinkedIn de l’intéressée. La nouvelle recrue arrive en provenance Knight Frank Espagne où elle officiait dernièrement en qualité de « manager » au sein du département « Cross Selling & Institutional Transactions ». Elle a débuté sa carrière dans le secteur immobilier chez CB Richard Ellis au sein du département « Valuations ».
State Street Global Advisors (SSGA) vient de recruter Fernanda Kremer en qualité de spécialiste des ventes et des services à la clientèle dans le domaine des ETF en Espagne, rapporte le site spécialisé Funds People. Basée à Londres, elle sera directement rattachée à Ana Concejero, responsable du développement commercial de SSGA pour l’Espagne. Elle sera notamment chargée des solutions pour les investisseurs institutionnels, les gestionnaires d’actifs et les intermédiaires.Fernanda Kremer, qui compte plus de 18 ans d’expérience en gestion d’actifs, arrive en provenance de Santander Asset Management où elle a officié au cours des six dernières années dans les équipes commerciales. Auparavant, elle est passée chez BNP Paribas Asset Management, Fortis Investment et ABN Amro Asset Management.
Le gestionnaire d’actifs américain Pimco vient de renforcer son équipe commerciale en Espagne avec le recrutement de Angel de Molina en tant que nouveau directeur de la distribution, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé sera basé à Londres et sera rattaché à Juanma Jimenez, directeur général pour l’Espagne et le Portugal. Angel de Molina, qui compte plus de 17 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, arrive en provenance de Nordea Asset Management, où il travaillait au sein de l’équipe en charge de la distribution de fonds en Espagne. Au cours de sa carrière, il est également passé chez Santander Asset Management, Tressis, Dexia et Citigroup.
La Française s’est vu confier un mandat de gestion par Neam S.A. (Nord Est Asset Management S.A.), annonce un communiqué diffusé en Italie. La société de gestion française a été choisie pour gérer Nef Target 2025, un compartiment obligataire à échéance et coupon annuel. Ce fonds, lancé en mai, sera investi dans des obligations d’entreprises et de gouvernements à travers le monde avec une échéance moyenne ne dépassant pas le 31 décembre 2025. Le portefeuille pourra être composé d’obligations « investment grade » ou haut rendement.Neam est une société de gestion luxembourgeoise créée par des banques coopératives italiennes. Elle gère Nef, un fonds Ucits ombrelle composé de plusieurs compartiments. Neam ne gère pas les compartiments en direct, mais choisit pour le faire des sociétés de gestion extérieures.
La société de gestion américaine Capital Group va distribuer ses fonds autorisés en Italie via les réseaux de conseillers financiers de Fideuram et Sanpaolo Invest, élargissant son offre en Italie, rapporte Bluerating. Parmi les fonds qui seront commercialisés par ce canal figurent Capital Group New Perspective Fund, Capital Group Investment Company of America et Capital Group New World Fund.
Banca Generali a enregistré en mai des souscriptions nettes de 603 millions d’euros, ce qui lui a permis de collecter 2,7 milliards d’euros depuis le début de l’année, rapporte Bluerating. La Sicav LUX IM, un peu plus d’un mois après son lancement, a déjà dépassé 130 millions d’euros de collecte.
Le gestionnaire d’actifs suisse BlueOrchard Finance, spécialiste de la microfinance et de l’investissement d’impact, a annoncé, ce 6 juin, l’ouverture d’un bureau à Singapour. Cette nouvelle structure s’inscrit dans la volonté de la société « de redoubler d’efforts pour nouer des relations solides avec l’ensemble des parties prenantes dans la région Asie-Pacifique », indique BlueOrchard dans un communiqué. La société de gestion est déjà présente dans la région asiatique depuis près de 10 ans et elle y gère deux fonds, savoir Microfinance Initiative for Asia (MIFA) et Japan ASEAN Women Empowerment (JAWEF), axés sur la croissance durable en Asie-Pacifique. La nouvelle entité de Singapour vient compléter le bureau de Phnom Penh.
UBS Group AG a décidé de réduire ses effectifs dans ses activités de gestion d’actifs alors qu’il donne la priorité à son développement sur le marché chinois et à l’investissement en gestion passive et durable, ont indiqué à Bloomberg des personnes proches de ces mouvements. Une centaine de postes, dont une trentaine aux Etats-Unis, notamment à New York, auraient ainsi été supprimés, a précisé l’une des sources. «Nous ne faisons pas de commentaires sur les ajustements que nous faisons au fil du temps et nous nous concentrons sur les besoins de nos clients, le développement de nos activités et l’amélioration de notre efficacité», a indiqué dans un courriel Sheryl Lee, porte-parole d’UBS.Le patron de la gestion d’actifs, Ulrich Koerner, restructure les activités depuis 2014. Il a cédé des actifs, revu l’offre et poussé notamment les produits de gestion passive qui représentent désormais un encours d’environ 305 milliards de francs.
La Deutsche Börse vient de procéder à la révision de la composition de ses indices qui se traduit par un certain nombre de modifications liées aux récentes introductions en Bourse, relève le quotidien financier Börsen-Zeitung. C’est ainsi que DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, va intégrer l’indice SDax tandis que Siemens Healthineers rejoint le TecDax.Le SDax (Small-Cap-Dax) comprend les 50 plus grandes capitalisations boursières allemandes qui suivent celles du MDax (Mid-Cap-Dax).
Plus de deux mois après l’introduction en Bourse (IPO) de DWS, Nicolas Moreau, directeur général de la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, réaffirme clairement ses ambitions alors l’action DWS traite sous son prix d’introduction de 32,50 euros. « Nous voulons démontrer trimestre après trimestre que nous sommes capables de tenir nos promesses : une collecte nette de 3% à 5% par an, une marge supérieure à 30 points de base, un coefficient d’exploitation inférieur à 65%, et un taux de distribution des résultats de 65% à 75% », énumère le dirigeant dans un entretien à L’Agefi Hebdo en date du 7 juin.Afin d’atteindre ses objectifs, « le segment ‘retail’ en Europe est pour nous un levier de croissance », indique Nicolas Moreau. « Nous occupons le cinquième rang européen sur ce marché, qui est le plus profitable pour DWS », rappelle-t-il. En parallèle, la société de gestion a lancé un groupe de travail « pour renforcer notre activité de gestion quantitative, qui compte 64 milliards d’euros d’encours, un montant que nous souhaitons faire croître considérablement », annonce Nicolas Moreau. Enfin, le gestionnaire d’actifs souhaite développer davantage son activité sur les crédits structurés. « Nous relançons nos efforts sur les CLO (collateralized loan obligations) en Europe et nous regardons les opportunités de croissance aux Etats-Unis, explique le patron de DWS. Nous envisageons aussi de lancer en septembre un fonds avec Deutsche Bank, qui assurera le sourcing des actifs. »Afin de donner corps à ses ambitions, Nicolas Moreau reste ouvert à des opérations de croissance externe. « Nos ambitions dans la gestion quantitative et les crédits structurés peuvent passer par des acquisitions ‘bolt-on’, a-t-il reconnu. Nous regardons actuellement des dossiers d’une valeur comprise entre 100 et 200 millions mais nous avons la capacité d’aller au-delà. »Le dirigeant a également rappelé que DWS s’était fixé un objectif d’économies de coûts de 125 à 150 millions d’euros d’ici 2020. Pour mener à bien cette mutation, la société de gestion a récemment nommé Nikitas Psyllakis comme patron de la transformation. Dans ce cadre, DWS ne s’interdit pas d’arrêter de petites activités non rentables et aux revenus modestes. « Nous sommes, par exemple, sortis des fonds domestiques au Japon pour nous appuyer sur notre partenaire Nippon Life, et nous avons vendu un fonds de fonds de private equity en Allemagne », a évoqué Nicolas Moreau.Très présent dans plusieurs grands pays européens, Nicolas Moreau n’en néglige pas pour autant le marché français où la société n’est pas encore « à la place à laquelle nous souhaiterions être en termes d’encours sous gestion », a-t-il reconnu. Dans un marché particulièrement compétitif, « si nous parvenons à assurer une croissance de nos actifs sous gestion d’environ 50% en trois ans, ce sera déjà une belle performance », a estimé le patron. Preuve de son appétit pour le marché français, DWS a nommé ce mois-ci Olivier Dubost de Cadalvène à la tête de sa succursale française, a révélé Nicolas Moreau. « Nous étudions aussi deux partenariats, dont l’un avec Tikehau Capital, qui est entré au capital à l’occasion de l’IPO et avec qui nous pourrions, notamment, lancer des fonds cogérés associant le meilleur de nos expertises, a expliqué le dirigeant. Un second, que nous espérons boucler en 2018, doit nous permettre d’améliorer la distribution de nos produits en France. »
First State Investments a annoncé ce 6 juin avoir levé 2,1 milliards d’euros pour son deuxième fonds d’investissement dédiés aux infrastructures en Europe. European Diversified Infrastructure Fund II (ou EDIF II), géré par First State Investments, a réussi sa deuxième série de levée de fonds auprès d’investisseurs actuels et nouveaux, grands investisseurs institutionnels mondiaux. Le fonds avait déjà levé 700 millions d’euros de capitaux en mars 2017 au cours de sa première série. Pour la deuxième, le fonds ciblait initialement 900 millions d’euros d’engagements, un montant qu’il a atteint en quelques semaines fin 2017 avant que les investisseurs n’acceptent de relever l’objectif de souscription. Il a ensuite procédé au closing de sa deuxième série de financement le 30 mai 2018 avec une collecte de 1,4 milliard d’euros, portant le montant total des engagements pour EDIF II à 2,1 milliards d’euros.Le fonds EDIF II, successeur d’EDIF I, adopte la même stratégie d’investissement, en construisant un portefeuille d’actifs Core/Core + dans le secteur des infrastructures, ciblant principalement l'énergie, les services aux collectivités et les transports en Europe. Cette structure séquentielle de levée de fonds est conçue pour offrir aux investisseurs un déploiement rapide de leur capital. Le Fonds vise à réunir des engagements par trois séries distinctes de levée de fonds et a fixé son plafond absolu (« hard cap ») à 2,5 milliards d’euros. À ce jour, EDIF II a déjà finalisé trois transactions et a signé un quatrième et un cinquième investissement dont les closings sont attendus au cours du mois de juin 2018. Une fois le closing effectué, ces investissements permettront de déployer en moins de quinze mois la totalité des fonds souscrits avec la première série et d’initier le déploiement du capital supplémentaire levé avec la deuxième série."Depuis le closing des premières séries de levée de capitaux en mars 2017, le fonds a investi ou a signé des accords en vue d’investir dans cinq sociétés européennes d’infrastructure, de taille moyenne et de qualité, conformément à la stratégie d’investissement. Avec le succès de la deuxième série de levée de capitaux, nous poursuivons notre démarche d’identification d’opportunités d’investissement solides et intéressantes pour le fonds, via des investissements complémentaires pour développer l’activité des entreprises déjà en portefeuille ou dans le cadre d’opérations indépendantes de premier plan», commente Marcus Ayre, associé au sein de l'équipe d’investissements Infrastructure, cité dans un communiqué.
Sonia Fendler, membre du comité exécutif en charge de l’épargne et de la clientèle patrimoniale de Generali France et présidente du jury Isabelle Guyot-Sionnest, directeur associé d’amGroup
Du dur. Les fonds immobiliers ont atteint 100 milliards d’euros d’actifs nets à la fin de 2017, progressant sur l’année de 20,5 %, indique la Banque de France. Les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) augmentent de 11 milliards sur l’année tandis que les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) progressent de 6 milliards. Les ménages détiennent 36 % des parts de ces fonds (56 % pour les assurances) et les immeubles de bureaux représentent 49 % des placements (le commerce 30 % et l’habitation 8 %). L’Ile-de-France concentre à elle seule plus de 60 % des investissements.
Après le calme, la tempête. On a retrouvé la volatilité. Tous ceux qui s’inquiétaient de son absence il n’y a encore pas si longtemps, ont été servis. Un gros risque politique en zone euro et l’on retrouve un feu d’artifice sur les marchés souverains. Longtemps inerte autour de 1,80 %, le rendement du dix ans italien est passé dans les derniers jours de mai à 3,13 % avant de redescendre vers 2,50 %. Idem pour le dix ans espagnol ; de 1,14 % à 1,58 % puis 1,37. La contagion a même touché le T-note américain. A 3,11 % le 17 mai, il touchait 2,78 % dix jours plus tard. Faut-il pour autant s’en féliciter ?
C’est le montant de la dette des entreprises européennes notées par S&P Global Ratings en cette première moitié de 2018. Elle se partage en 5.000 milliards de dettes investment grade et 900 milliards dite « spéculative » (ce segment représente 40 % des émetteurs). Le Royaume-Uni (20 %), la France (16 %) et l’Allemagne (15 %) représentent la moitié du total. Les entreprises financières comptent pour 49,5 % de l’ensemble.
Les analystes et les économistes qui ont eu le courage de lire dans son intégralité le document de 57 pages concernant l’accord de gouvernement paraphé par le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, ont découvert qu’il ne contenait aucune mention de la question de la sortie de l’euro ou l’abandon de la monnaie unique. Pas une seule fois ! Aux oubliettes… En Italie, les partis passent, mais l’art des tractations reste un must.
Marc de café. Entre 60 et 70 dollars le baril à la fin de l’année ou dans un an pour une prévision consensuelle, mais avec une dispersion aux extrêmes de 50 à… 100 dollars. Les analyses du marché pétrolier et les perspectives de prix sont difficiles à saisir tant les incertitudes sont nombreuses : l’impact des dossiers géopolitiques (sanctions contre l’Iran, Venezuela), la capacité de force de rappel du pétrole de schiste américain, la fin éventuelle de l’accord de réduction de la production entre l’Arabie saoudite et la Russie débouchant sur une hausse de 1 million b/j (réunion Opep le 22 juin), choc d’offre ou choc de demande, l’impact de la baisse des investissements (estimée à 370 milliards de dollars depuis 2014 par Vestathena), etc. Ajoutons à cela des faits de marché comme l’écartement des cours du WTI (lourd américain) et du Brent (léger). Le spread entre les deux benchmark a dépassé 11 dollars le 1er juin. Le sondage Reuters mené auprès de 36 analystes anticipe un cours du Brent de 71,68 dollars en moyenne. Les analystes de S&P Global Ratings envisagent une production supérieure à la demande en fin d’année et un prix du Brent de 65 dollars le baril, diminuant à l’horizon 2020 à 55 dollars. Les analystes d’Amundi tablent sur un cours du WTI de 60 à 70 dollars dans les douze prochains mois. Les analystes de Société Générale visent 75 dollars le baril en fin d’année avec des marges de fluctuation de 65-85 dollars pour le Brent et de 60-80 dollars pour le WTI. Les économistes d’Oxford Economics préfèrent regarder le scénario du pire : un cours du baril à 100 dollars. Il enlèverait quelque 0,7 point au PIB mondial en 2020. Pour les économistes, une chose a changé depuis le précédent choc : la Banque centrale européenne ne devrait pas répéter l’erreur de relever ses taux directeurs comme à la fin des années 2000 quand le baril était à 130 dollars le baril. Les effets de second tour attendront.
LAST IN CLASS. Après douze ans, PRI, ONG fondée sous l’égide des Nations unies, veut mieux contrôler les signataires de ses « principes pour l’investissement responsable » : 185 sur 1.967 auraient été placés sur une liste de surveillance après qu’un audit interne a montré qu’ils n’avaient pas prouvé un engagement sérieux en matière d’investissement responsable, rapporte le FTfm. Les signataires des PRI s’engagent à intégrer les considérations ESG et à demander des comptes aux entreprises dans lesquelles ils investissent sur ces sujets. La liste n’a pas été dévoilée, mais inclurait des membres de tailles diverses, de toutes régions, pour moins d’un cinquième de détenteurs d’actifs, le reste étant des sociétés de gestion. Les signataires sous surveillance recevront un préavis et auront deux ans pour s’améliorer, sous peine d’être exclus.
Absorbable, selon les propres termes de l’Agence France-Trésor. La reprise de la dette de la SNCF par l’Etat aura un impact minime sur les émissions de titres obligataires souverains de la France. L’échéancier de la dette (l’essentiel jusqu’en 2034 et le solde jusqu’en 2066) est maintenu, donc le besoin de financement additionnel pour l’Etat sera lui aussi étalé dans le temps, indique l’AFT dans un document. Les 35 milliards d’euros repris (25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022) soulageront significativement la dette de la SNCF de 46,6 milliards, rappelle Fitch. L’AFT évalue à 1 milliard par an les économies de frais financiers pour la société ferroviaire, d’où un retour à l’équilibre de la compagnie en 2022. Mais avant cela et jusqu’en 2020, explique Fitch, la dette de la SNCF continuera de croître, la compagnie dégageant un « free-cash flow négatif ». Le projet de loi réformant le système ferroviaire est en discussion au Parlement et devrait être adopté au cours de l’été.