En dépit d’un été calme, il s’est investi 12,8 milliards d’euros en immobilier de bureaux francilien de janvier à septembre 2018, indique Immostat. Soit une hausse de 33 % par rapport à la même période de 2017. Sur la base d’un volume de 10 milliards en France au quatrième trimestre, les investissements dans l’Hexagone « devraient dépasser les 25 milliards » pour Knight Frank, voire « s’approcher des 30 milliards », selon CBRE, pour qui l’immobilier de bureaux dans Paris Centre Ouest pourrait atteindre « le record du siècle ».
Outre-Manche, les « Brexiters » ne sont pas de fins diplomates. Manifestement, les nerfs du secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt (photo), le lâchent à l’approche de l’échéance du 29 mars prochain. Il n’a pas trouvé mieux que d’assimiler le comportement de l’Union européenne dans les négociations du Brexit aux agissements de l’Union soviétique des pires heures. Ayant passé une partie de son existence dans le bloc soviétique, Donald Tusk, le président du Conseil européen, a jugé la comparaison insultante. Polonais et libéral, Donald Tusk passe aussi pour être un allié du Royaume-Uni au sein de l’UE. Jeremy Hunt a perdu une occasion de se taire.
Flotte. Après plusieurs années maussades, le transport maritime de marchandises se porte bien et la bataille tarifaire sur les échanges commerciaux que se livrent les Etats-Unis et la Chine ne devrait pas avoir de conséquences majeures sur les volumes d’échanges, à en croire les prévisions de la Cnuced. Le trafic maritime s’est accru de 4 % en 2017 et une croissance similaire est attendue pour l’année en cours, indique la Cnuced qui table sur une croissance annuelle moyenne de 3,8 % du transport par mer jusqu’en 2023. Ces prévisions sont susceptibles d’être remises en cause en cas d’escalade protectionniste, souligne l’organisation. La croissance du trafic est tirée par le transport de conteneurs et les vraquiers (vrac sec de matières premières). Les volumes transportés par tanker sont, en revanche, en recul. Le pavillon allemand est le principal transporteur par conteneurs avec une part de marché de 20 %. Les chantiers navals de Chine, du Japon et de la Corée réalisent 90 % de la production mondiale neuve de bateaux. Les chantiers de démolition se situent au Bangladesh, au Pakistan et en Inde.
Les échanges internationaux de services ne sont pas un problème pour Donald Trump. Et pour cause. Les Etats-Unis exportent plus de 70 milliards de dollars de services chaque mois et en importent de l’ordre de 45 milliards. Heureusement, car la Maison-Blanche aurait dû interdire la retransmission de la Coupe du monde de football. Le poste « propriété intellectuelle » de la balance commerciale a enregistré des importations supplémentaires de 600 millions de dollars en juin et juillet, des charges temporaires pour obtenir les droits de retransmission de la Coupe du monde de football, explique le BEA (Bureau of Economics Analysis).
Ciblée. La société de conseil Mercer (MMC) et le fournisseur de données et de recherche Morningstar se sont alliés pour proposer aux investisseurs une plate-forme digitale de données sur la gestion institutionnelle, des analyses de performances et de la recherche qualitative. Ce rapprochement combinera la recherche ciblée de Mercer (6.000 sociétés de gestion, 32.000 stratégies) avec la recherche indépendante de Morningstar et ses bases de données sur quelque 252.000 fonds ouverts et ETF (exchange-trade funds), plus les comptes gérés et indices. Il permettra d’offrir une vision élargie des coûts et des opportunités avant les décisions d’investissement.
Adjugée, adjugée… disparue. A peine vendue 1 million de livres aux enchères chez Sotheby’s à Londres, la Fille au ballon de Banksy s’est auto-détruite grâce à un mécanisme que le facétieux artiste avait ingénieusement dissimulé dans son cadre. Le « graffeur » de Bristol s’est fait une spécialité de ces canulars qui moquent le snobisme d’un marché de l’art contemporain toujours prompt à s’enflammer pour les fausses valeurs. A ceci près que sa dernière trouvaille, en changeant la nature du tableau et en l’immortalisant, en accroît sans doute le prix, posant la question d’une éventuelle complicité de la maison de vente. En matière d’œuvres devenues performances, Banksy suit les traces de nombreux devanciers, comme Piero Manzoni, dont certaines des boîtes « produites » en 1961 laissent aujourd’hui échapper leur contenu.
La gestion d’actifs ne vaut plus rien. L’américain Fidelity l’a clamé à la face du monde en lançant cet été des fonds indiciels cotés totalement gratuits pour contrer les géants des ETF aux Etats-Unis. Pourtant, ce grand nom de la gestion fondamentale n’annonce pas la fin du métier. Tout au plus celle d’un âge d’or qui voyait une industrie dégager de trop confortables marges sans toujours fournir à ses clients des performances d’égale ampleur (lire le Dossier, page 20).
L'économie américaine devrait croître de 4,2% en rythme annualisé au troisième trimestre 2018, au vu des derniers indicateurs sur les prix à la production et les stocks des grossistes du mois d’août, montrait hier le modèle de prévision GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation se compare à une précédente projection de 4,1%, en date du 5 octobre.
Un nombre record d’entreprises ont été visées jusqu’ici cette année par des fonds activistes, qui parviennent de plus en plus souvent à obtenir des sièges dans les conseils d’administration, selon une étude trimestrielle mondiale de la banque Lazard. Les investisseurs activistes ont ciblé 174 entreprises au cours des trois premiers trimestres de 2018, contre 169 pour 2017. Sur les neuf premiers mois de l’année, les nouvelles positions prises par les fonds activistes sont en augmentation de 26% par rapport à la même période de 2017, et ont nécessité le déploiement de 53,8 milliards de dollars, un niveau en phase avec ceux de l’an dernier. Le hedge fund Elliott, le plus actif, représente quelque 10% de l’activité des trois premiers trimestres, avec 19 campagnes lancées. L'étude reflète aussi un engagement croissant des gestionnaires d’actifs traditionnels : de plus en plus d’institutionnels plaident eux-mêmes pour un changement stratégique.
Sérieux coup de froid pour les fonds actions françaises. Au cours de la période d’un an se terminant au 30 juin 2018, 90% des fonds d’actions françaises gérés activement ont en effet sous-performé l’indice S&P France BMI, selon l’étude comparative bi-annuelle des indices S&P par rapport aux fonds actifs (SPIVA) Europe. A plus long terme, les résultats ne sont guère plus brillants. De fait, sur les horizons de temps de cinq et dix ans, le pourcentage est ainsi de 74% et de 83%, selon cette étude.Sur la période sous revu, les fonds actifs investissant en actions françaises ont réalisé un rendement moyen pondéré par les actifs de 5% inférieur à l’indice S&P France BMI sur un an et de 1,6% inférieur à l’annualisé sur dix ans. Le rendement moyen pondéré par les actifs indique la performance d’un investisseur moyen et atténue l’influence des fonds de plus petite taille, note un communiqué.Dans les autres zones du monde, les résultats ne sont guère encourageants. Ainsi, 59% des fonds d’actions paneuropéennes gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P Europe 350. « Ce nombre passe à 74% et à 87% sur un horizon de temps de cinq et dix ans », note l’étude.Par ailleurs, 70% des fonds d’actions américaines gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P 500 au cours de la période d’un an. Un chiffre qui passe à 92% et à 98% sur les horizons de temps de cinq et dix ans.Le constat est plus sévère encore pour les fonds d’actions mondiales puisque 82% de ces fonds gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P Global 1200 au cours de la période d’un an. Ce chiffre augmente sur une période de cinq et dix ans passant à 96% et à 99% respectivement.Enfin, 81% des fonds d’actions des marchés émergents gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P / IFCI. Un chiffre qui s’élève à 99% sur l’horizon de temps de dix ans.
Brad Slingerlend, gérant principal de trois fonds actions axés sur la technologie chez Janus Henderson, s’apprête à quitter la société de gestion d’ici la fin de l’année, indique Citywire.Le gérant, qui a rejoint Janus Henderson en 1998, figure notamment dans l'équipe de gestion du fonds Janus Henderson Global Technology dont les encours s'élèvent à 3,1 milliards de dollars.Garth Yettick sera nommé en remplacement de Brad Slingerlend sur le fonds à partir du 1er décembre 2018 aux côtés du co-gérant Denny Fish.
Artisan Partners, dont les quartiers généraux sont basés à Milwaukee aux Etats-Unis, a annoncé la semaine dernière l’arrivée de Rezo Kanovich en tant que gérant et directeur exécutif («managing director»).Cette nomination entrera en vigueur le 15 octobre, date à partir de laquelle Rezo Kanovich sera nommé seul gérant de la stratégie Artisan Non-US Small-Cap Growth et le fonds qui en découle, le fonds Artisan International Small Cap, qui seront tous deux réouverts aux nouveaux investisseurs.Artisan Partners changera le nom et lèvera certaines restrictions de la stratégie durant le quatrième trimestre 2018.Avant de rejoindre la firme, Rezo Kanovich était le gérant du fonds Oppenheimer International Small-Mid Company depuis janvier 2012.
Le hedge fund activiste de William Ackman a acquis une participation d’environ 1,1 % dans Starbucks, un pari pour le moment amical selon lequel le géant du café va se reprendre après ses récents problèmes et se remettre du départ de son patron de longue date Howard Schultz, rapporte le Wall Street Journal. Bill Ackman a dévoilé cet investissement de Pershing Square Capital Management au cours d’une présentation mardi à une conférence à New York, sa première apparition depuis plusieurs mois.
La société de gestion autrichienne C-Quadrat a acquis 50,1% du capital de Quantic Risk Solutions, une société basée à Vienne proposant des modèles quantitatifs d’analyse de risque et de fondamentaux.L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, a vocation à renforcer la position de C-Quadrat dans le domaine de la gestion quantitative avec l’usage de technologies nouvelle génération. Elle permettra également au gérant autrichien de proposer des services de gestion du risque à ses clients.Les solutions de Quantic Risk Solutions, baptisées CreditDynamix et AssetDynamix, permettent de modéliser la performance financière de compagnies listées sur les marchés à travers un processus entièrement automatisé selon C-Quadrat.Quantic Risk Solutions a été fondée en 2012.
Edmond de Rothschild Asset Management a annoncé la nomination de Kris Deblander en tant que directeur des gestions actions et dettes d’entreprises. Il était précédemment directeur adjoint de ces deux départements et reporte à Philippe Uzan, directeur des gestions.En outre, Kris Deblander, arrivé en novembre 2008 chez EdRAM comme responsable des obligations convertibles, passe gérant principal du fonds Edmond de Rothschild Fund Income Europe dont il avait intégré l'équipe de gestion en 2017.Dans le même temps, Marc Halperin est promu co-responsable de la gestion actions européennes aux côtés de Philippe Lecoq pour pallier le récent départ de Pierre Nebout. Il devient également gérant principal du fonds Edmond de Rothschild Tricolore Rendement, également géré par François Breton et Ariane Hayate.Marc Halperin était jusqu’alors gérant analyste actions européennes depuis son arrivée chez EdRAM (France) en juillet 2009, avec des responsabilités sur les fonds EdR Fund Equity Euro Core et Euro Sustainable Growth.Jacques-Aurélien Marcireau a été nommé co-responsable actions internationales, aux côtés de Christophe Foliot, poste auquel s’ajoute celui de directeur adjoint des gestions qctions en charge d’une mission transversale sur l’innovation. Gérant-analyste dans l'équipe de gestion actions internationales depuis 2009, il demeure le gérant principal du fonds Edmond de Rothschild Fund Big Data. Marc Halperin et Jacques-Aurélien Marcireau reportent à Kris Deblander. Le groupe Edmond de Rothschild comptait 156 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin 2017.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers AEW, filiale de Natixis Investment Managers, a annoncé, ce 9 octobre, l’acquisition d’un actif commercial prime situé en centre-ville de Rome pour le compte de son fonds City Retail. L’investissement, qui s’élève à 22 millions d’euros, marque la seconde acquisition de la société à Rome et la quatrième pour le fonds en Italie où le volume d’investissement dépasse désormais les 100 millions d’euros sur ce marché.Situé dans la Via del Corso, l’actif a été acquis auprès d’un vendeur privé. Précédemment occupé par l’enseigne H&M, ce bien immobilier développe une surface de 875 m² d’espaces commerce répartis sur cinq étages. Le bien est actuellement vacant.Le fonds Europe City Retail vise des actifs de qualité, offrant des revenus stables et situés dans des localisations prime dans les capitales européennes et leurs principales villes régionales. Avec cette dernière acquisition en Italie, le portefeuille du fonds détient à présent 12 actifs dans 8 villes pour un montant d’investissement d’environ 520 millions d’euros.
Exane Asset Management a décidé de compléter la stratégie d’investissement du fonds Exane Integrale par une nouvelle stratégie de type alternative risk premia, a annoncé la société dans une lettre aux porteurs de parts fin septembre. Cette modification prendra effet le 15 octobre 2018. La stratégie ajoutée au fonds multi-stratégies d’Exane AM (la quatrième) cherchera à capter les primes liées à plusieurs facteurs de risque sur différentes catégories d’actifs.
Invesco Asset Management (Invesco AM) vient de recruter Joseline Hobson au poste de directrice des ventes de la clientèle institutionnelle pour la France. Elle succède à Mustapha Bouheraoua qui avait quitté son poste en juin comme l’avait annoncé NewsManagers (lire article du 3 juillet).Avant de rejoindre Invesco AM, Joseline Hobson dirigeait les équipes de vente et de distribution depuis fin 2013 chez DWS. Diplômée d’HEC en affaires internationales et titulaire d’un Bachelor of Arts de l’université de Yale, Joseline Hobson affiche 30 ans d’expérience dans l’industrie financière dont 14 ans dans la gestion d’actifs. Elle a notamment travaillé pour SEI Investments en tant que responsable de la commercialisation de l’offre multi-gestion auprès de la clientèle institutionnelle en France. De 2006 à 2012, elle a rejoint Deutsche Bank Advisors France où elle était responsable de la vente institutionnelle en France avant de travailler chez State Street Global Advisors comme directrice des ventes institutionnelles France et Espagne.
Axa Investment Managers (Axa IM) a lancé, courant septembre, un nouveau multi classes d’actifs, baptisé AXA WF ManTra CORE V, a appris Citywire Selector. Domicilié au Luxembourg, ce véhicule remplace une stratégie existante, jusque-là domiciliée en France. Le gérant du fonds de la nouvelle stratégie est Victor Toulouse, basé à Paris. Ce fonds « long-only » investit dans différentes classes d’actifs directement, indirectement ou à travers des dérivés. Il peut investir jusqu’à 30% de ses encours dans les marchés émergents.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé, ce 9 octobre, la nomination de Svend Gerhards en qualité de responsable de la conformité. L’intéressé a officiellement pris son poste le 4 octobre. Dans le cadre de ses nouvelles fonction, Svend Gerhards, ancien « vice-president » chez Deustche Bank, sera responsable de toutes les fonctions de conformité de la société.Avant de rejoindre Solactive, Svend Gerhards a travaillé au sein du département « Global Markets Legal » de Deutsche Bank pendant plus de 11 ans, occupant notamment le poste de « Senior Counsel ». Avant cela, il avait officié au sein d’un cabinet d’avocat basé à Francfort.