La cour d’appel administrative deVersailles a clos,le 25 juillet dernier, l’affaire opposant la société de gestion allemande OppenheimKAG mbH (Oppenheim Fonds Trust GmbH) à l’Etat français, a apprisAsset News. Oppenheim Fonds Trust GmbH réclamait au fisc français untotal de70.423 euros de retenues à la source acquittées par deux de ses fonds sur des dividendes perçus de sociétés françaises au cours de l’année 2008. Le gestionnaire allemand avait été débouté en novembre 2017 par la cour administrative de Montreuil avant de faire appel de la décision. L’Etat français avait finalement accepté de restituer la somme de 42.131 euros à la société de gestion fin avril 2019 car celle-ci avait produit une attestation de la part de son autorité de tutelle reconnaissant les opérations de la société pour le compte de ses fonds. La société a ainsi pu arguer que les retenues à la source imposées par le fisc français étaient contraires aux lois en vigueur sur la libre circulation des capitaux dans l’Union européenne. Dès lors, la cour administrative de Versailles a annulé le premier jugement rendu à l’encontre du gestionnaire allemand en novembre 2017 et n’a pas statué sur l’affaire au vu de l’arrangement trouvé entre l’Etat français etOppenheim Fonds Trust GmbH. Néanmoins, l’Etat français devra verser 3.000 euros à la société de gestion. Les affaires liées aux taxes sur les dividendes perçus par les gestionnaires d’actifs font aussi l’actualité en Espagne. La Cour suprême espagnole et la cour nationale ont condamné, durant le premier semestre 2019, le fisc espagnol à rembourser des centaines d’investisseurs étrangers dontBlackRock, Vanguard and Norges. Le fisc espagnol avait mal agi en appliquant des déductions de 15% à 18% sur les dividendes perçus de sociétés espagnoles par des fonds d’investissement domiciliés hors d’Espagne.
La faillite de la chaîne de magasins de luxe Barneys New York est un revers pour le gérant de hedge fund Richard Perry, rapporte le Wall Street Journal. Mardi, le groupe a demandé la mise sous protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Le hedge fund de Richard Perry avait pris le contrôle de la chaîne de magasins en 2012. En tout, Perry Capital a investi moins de 300 millions de dollars. Le gérant a fermé son fonds en 2016, mais continuait à détenir des actifs peu liquides, dont la participation dans Barneys.
Le journal économique espagnol Expansión rapporte que le groupe GVC Gaesco, qui opère dans la gestion d’actifs et le conseil, a lancé une société de conseil en investissement à Miami. La firme, qui vise les clients fortunés en Amérique latine mais aussi aux Etats-Unis, s’est alliée avec RMC Capital Partners pour lancer une joint venture baptisée Ceres Global Adivsory et enregistrée comme registered investment advisory. Chacune des deux compagnies dispose de 50% dans le nouveau groupe. D’après Expansión, Carme Hortalà, qui dirige actuellement l’unité de gestion d’actifs de GVC Gaesco, prendra les rênes de la joint venture et continuera de superviser l’activité de gestion d’actifs avecEnrique García Palacio, directeur général de GVC Gaesco.
Le Trésor américain qualifie formellement l’empire du Milieu de «manipulateur de devise» alors que le pays soutient le yuan pour en lisser la volatilité.
Le scénario d’un Brexit sans accord est favorisé par le Premier ministre Boris Johnson, qui n’entend pas renégocier les termes de l’accord de retrait auquel Theresa May était parvenue, ont déclaré plusieurs diplomates européens au Guardian. «Il est évident que le Royaume-Uni n’a pas d’autre projet. Le no-deal semble désormais le scénario central du gouvernement britannique», écrit le quotidien dans son édition de mardi, citant un haut responsable européen, pour qui le Premier ministre britannique n’a aucunement l’intention de négocier. S’exprimant sous le sceau de l’anonymat, une source gouvernementale britannique a réfuté ce point de vue et assuré que le Royaume-Uni était disposé à trouver un accord, rejetant l’absence de progrès sur Bruxelles : «Le fait que l’accord de retrait ait été à trois reprises largement rejeté par la Chambre des communes signifie que s’ils veulent un accord, il faut qu’ils soient prêts à renégocier. Nous y sommes prêts et nous voulons qu’ils en soit ainsi», a-t-elle déclaré.
Le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini a déclaré mardi que son pays ne devait pas réduire le niveau de son déficit budgétaire l’an prochain afin de conserver les moyens de réduire la fiscalité et de soutenir l'économie. «Il est clair que si nous voulons vraiment mettre de l’argent dans les poches des Italiens, nous ne pouvons pas aller en dessous de 2%», a-t-il dit à des journalistes à Rome. Le déficit est prévu à 2,04% en 2019, fruit d’intenses discussions avec la Commission européenne l’année dernière. Le gouvernement italien, qui réunit la Ligue, parti de Matteo Salvini, et le Mouvement 5 Etoiles (M5S), entame actuellement le processus d'élaboration du projet de budget 2020, sur fond de tension croissante entre les deux partis. Matteo Salvini a déclaré que la question de la pérennité de la coalition serait tranchée en septembre, «ou même avant».
LGT Bank, basée au Liechtenstein, fait son entrée en Italie, selon la presse transalpine. Comme l’a indiqué MF en juillet, la banque privée a choisi de s’appuyer sur Andrea Cingoli, ancien administrateur délégué de Banca Esperia, pour se développer dans le pays. Le Suisse Andrea Lorenzo Bergamini a créé LGT Italia Sim pour le compte de LGT Bank Schweiz, filiale suisse du groupe, avec un capital de 1,5 million d’euros. Andrea Cingoli est aussi président du conseil d’administration, qui se compose de Andrea Lorenzo Bergamini et de Giorgio Hassan. La société italienne a aussi un conseil de surveillance présidé par l’Autrichien Thomas Michael Fiske, et composé du Suisse Olivier de Perregaux (CFO de LGT), de l’Allemand Goetz-Florian Duerselen et de l’Italien Franco Guido Roberto Fondi.
Anis Lahlou-Abid, un ancien gérant actions européennes et technologiques de JPMorgan AM, vient de rejoindre Aperture Investors en tant que gérant de portefeuille, a appris Citywire. Le gérant avait quitté JPMorgan AM en avril, après vingt ans de service.
La société bermudienne d’administration et de services aux fonds Apex, installée au Luxembourg, vient de gagner son premier mandat auprès du fonds d’investissement Prologis, spécialisé dans la logistique. Il s’agit du premier important contrat pour Apex Luxembourg. Le fonds, domicilié au Luxembourg, passera par la filiale European Depositary Bank comme service de dépositaire et agent de transfert.
Nomura AM a fusionné sa Sicav American Century enregistrée au Luxembourg au sein d’une structure de fonds en Irlande. Il s’agit des fondsAmerican Century Global Growth Equity, American Century Concentrated Global Growth Equity, American Century Emerging Markets et American Century Emerging Markets Debt Total Return. Les fonds continueront à être gérés par la même équipe. La filiale de Nomura en Irlande gère actuellement 7,9 milliards de dollars.
Fred Mahon,gérant multi-asset chezJM Finn, a quitté la société pour aller chez Church House Investments, rapporte Wealth Manager ce 6 août. L’intéressé rejoint ainsila société de gestion familiale dirigée par son père. Il y occupera le poste de gérant de fonds dans l'équipe de gestion actions basée à Mayfair. Chez JM Finn, Fred Mahon gérait la gamme de fonds discrétionnaires deColeman Street Investments depuis 2016. Elle estcomposée de trois fonds :CSI Income, CSI Growth etCSI Income & Growth. Ses responsabilités chez JM Finn vont êtretransférées à James Godrich et Karen Lu, deux gérants seniors. Fred Mahon travaillait chez JM Finn depuis 2012. Il avait rejoint la firme en tant qu’analyste après avoir occupé le même poste de 2008 à 2012 déjà chezChurch House Investments.
Fideuram – Intesa Sanpaolo Private Banking a enregistré au premier semestre des souscriptions nettes de plus de 4,5 milliards d’euros. Ses encours ont augmenté de 8 % à 229,2 milliards d’euros. Sur ce total, les encours sous gestion ressortent à 156,9 milliards d’euros, en progression de 10 milliards d’euros (+7 %) depuis fin 2018. Le bénéfice net consolidé s’établit à 456 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation est de 30 %. Fideuram – ISPB indique aussi compter 5.942 banquiers privés, avec un portefeuille moyen d’environ 39 millions d’euros.
Eric Pictet, ancien managing director de Muzinich, a monté sa société de conseil. Appelée Mafranda Advisory, cette structure a comme objectif «de conseiller les sociétés de gestion dans différents domaines: le développement, l’organisation, les produits, le marketing, la politique de prix», explique Eric Pictet, interrogé par NewsManagers. «La concurrence et les contraintes réglementaires sont telles aujourd’hui qu’il faut que toutes les étoiles soient alignées pour se développer», poursuit-il. Mafranda Advisory est basé à Bruxelles. Eric Pictet était jusq’en décembre 2018 managing director pour l’Asie de Muzinich basé à Singapour. Avant cela, il a dirigé le bureau parisien de la société de gestion américaine spécialisée sur le crédit. Il a aussi travaillé pour JPMorgan et Franklin Templeton Investments.
Principal Global Investors (PGI) a nommé Christoph Salzmann en tant que responsable de la distribution en Suisse, selon la presse suisse. L’intéressé se concentrera sur les banques, les sociétés financières et les family offices. PGI a des bureaux à Zurich depuis fin 2016 qui sont dirigés par Martin Bloch.
La nouvelle société de gestion suédoise Tin Fonder a recruté Tomas Lundmark pour être son prochain directeur général, annonce un communiqué.Pour le moment, l’intéressé est responsable de la distribution. Tomas Lundmark vient de Danske Invest où il était directeur commercial en charge de la distribution externe en Suède. Avant cela, il officiait chez Swedbank Robur où il a occupé diverses fonctions et a rencontré les fondateurs de Tin Fonder. Tin Fonder annonce aussi avoir demandé au régulateur suédois une autorisation pour pouvoir gérer ses propres fonds. La société suédoise a été créée en 2019 par les gérants Carl Armfelt et Erik Sprinchorn, qui ont travaillé ensemble chez Brummer & Partners et Swedbank Robur. En février, la société a lancé le fonds Core Ny Teknik, lequel a attiré 50.000 clients et plus de 2 milliards de couronnes suédoises (environ 200 millions d’euros).
La Banque centrale européenne (BCE) a validé la nomination de Jürg Zeltner à la direction générale de la banque privée luxembourgeoise KBL European Private Bankers (KBL epb), poste auquel il avait été nommé le 24 mai dernier. Sa nomination était sujette à caution en raison d’une prise de participation du dirigeant suisse aux côtés de l’actionnaire qatari Precision Capital, précise le quotidien Paperjam, qui a publié l’information. La BCE a approuvé dans un même mouvement la nomination de Jakob Stott à la direction générale de Wealth Management et comme membre du comité exécutif. L’ancien directeur général de KBL epb, Peter Vandekerckhove, demeure membre des conseils d’administration de KBL epb et de Puilaetco Dewaay, filiale belge du groupe.
La liste des fonds agréés pour commercialisation auprès des fonds de pension chiliens (AFP) s’est agrandie de neuf produits en juillet, rapporte Citywire Americas. L’autorité de régulation du risque chilienne CRR a approuvé des fonds de Barings, Janus Henderson, Principal Global Investors, BlueBay, Cathay et Fidelity. Cependant, deux fonds deFidelity domiciliés au Luxembourg (Global Industrials et Global Infrastructure) ont été retirés de la listeainsi qu’un fonds de GAM (Multicash Money Market Euro). La raison? Leurs encours sont tombés sous la barre des 100 millions de dollars, un des prérequis pour figurer sur la liste dressée par la CCR.
Blackstone Group va investir 500 millions d’euros dans BC Partners pour acquérir 10 à 15 % du capital, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. L’opération sera réalisée via Strategic Capital Group, le pôle de Blackstone qui acquiert des participations dans d’autres sociétés de private equity. Elle pourrait être annoncée dès mardi. BC Partners réinvestira plus de la moitié de cet argent dans ses activités. La société se développe dans l’immobilier et le crédit et s’apprête à lever un nouveau fonds de private equity.
Le thème des méga-tendances est... tendanceen Espagne. Alors que Bankia AM a lancé la semaine dernière un fonds de fonds sur la thématique et queplusieurs gestionnaires espagnols - dont Ibercaja Gestión etAndbank -disposent de stratégies dédiées, Bankinter Gestion de Activos s’est à son tour intéressé aux méga-tendances. La firme a ainsi lancé Bankinter Megatendencias, un fonds de fonds qui investit dans des tendances telles que la révolution technologique, la démographie ou encorela durabilité. L'équipe de gestion de Bankinter sélectionnera les tendances en fonction de leur potentiel de revalorisation. Le fonds de fonds aura une exposition minimum de 60% en actions.
La croissance de la zone euro a encore ralenti en juillet, la contraction qui s’aggrave dans le secteur manufacturier commençant à affecter le secteur des services, montrent les résultats définitifs, publiés lundi, de l’enquête mensuelle d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI composite a reculé à 51,5 en juillet, son plus bas niveau depuis trois mois, contre 52,2 le mois précédent. Le PMI services a reculé 53,2 points, contre 53,6 en juin. L’indice PMI manufacturier, publié la semaine dernière, a reculé à 46,5 - au plus bas depuis décembre 2012 et témoignant d’un sixième mois consécutif de contraction. Les données de l’enquête laissent prévoir à ce stade une croissance de l’ordre de 0,1%, selon IHS. Dans ce contexte, le secteur privé allemand a connu en juillet son rythme d’activité le plus faible en plus de six ans. L’indice composite a reculé à 50,9 points, son plus bas niveau depuis juin 2013. Dans les services, l’indice a baissé à 54,5 outre-Rhin, au plus bas depuis six mois, contre 55,8 en juin, compensant à peine la nouvelle contraction dans l’industrie où l’indice PMI est tombé à 43,2 comme annoncé le 1er août.
Le secteur des services aux Etats-Unis a connu en juillet sa plus faible croissance depuis près de trois ans, selon l’indice ISM publié lundi. L’indice des directeurs d’achat de l’Institute for Supply Management (ISM) a reculé à 53,7 en juillet contre 55,1 en juin, touchant son niveau le plus bas depuis août 2016. Un indice supérieur à 50 témoigne d’une progression. Le repli de juillet a été alimenté par celui des sous-indices des nouvelles commandes et de l’activité, tandis que celui de l’emploi s’inscrit en hausse, a précisé l’ISM. Autre indicateur conjoncturel publié hier, l’indice PMI Markit du secteur des services aux Etats-Unis a en revanche progressé à 53 en juillet, contre 51,5 en juin.
Ewald Nowotny, membre sortant du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, s’interroge sur l’utilité de nouvelles mesures expansionnistes et se prononce contre un deuxième programme de rachat d’actifs (QE, quantitative easing) dans une interview publiée lundi par l’hebdomadaire autrichien Profil. Après la réunion monétaire du 25 juillet, des sources ont indiqué à Reuters qu’une baisse du taux de dépôt de la BCE était pratiquement acquise pour septembre et que des achats d’obligations souveraines étaient probables. Ewald Nowotny ne juge pas ces mesures utiles. «J’ai soutenu cette trajectoire quand le but était de prévenir la déflation, et cela a réussi. Je suis sceptique quant à savoir si de nouvelles mesures expansionnistes auraient vraiment un effet positif sur l'économie réelle», affirme le banquier central autrichien, qui laissera sa place à Robert Holzmann le 1er septembre.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a indiqué dans un rapport publié hier que les banques de l’Union européenne (UE) devront respecter scrupuleusement les règles mises en place par le Comité de Bâle lorsqu’elles entreront en vigueur à l'échelle de l’UE. Elle a en particulier rejeté les demandes formulées par les banques d’adapter les règles pour qu’elles ne provoquent pas de nouvelles exigences en fonds propres.
Les banques américaines n’ont pas modifié leurs critères concernant les prêts industriels et commerciaux aux grandes et moyennes entreprises au cours du deuxième trimestre, mais les ont assouplis à l'égard des petites entreprises, indique l’enquête trimestrielle des responsables du crédit réalisée par la Réserve fédérale (Fed) et publié hier. Toutefois, les critères sont plutôt souples comparés à ce qu’ils étaient avant la crise financière de 2007-08. «Les banques, en général, ont signalé que leurs standards de prêt sont actuellement dans la moitié laxiste de la fourchette des standards entre 2005 et aujourd’hui», avertit la Fed, alors que la dette des entreprises américaines a atteint un niveau record qui inquiète la Banque centrale.
Invesco va lancer un nouvel ETF multifactoriel incorporant des critères ESG, a appris Citywire. Dénommé «Invesco Quantitative Strategies ESG Global Equity Multi-Factor Ucits ETF», le fonds coté suivra une méthode de gestion qui exclura dans un premier temps les actions ne respectant pas les critères ESG, puis les notera ensuite en fonction de trois facteurs : value, qualité et momentum. Le fonds utilisera un optimisateur d’allocation visant un profil de risque spécifique, qui sera rebalancé mensuellement.
BNY Mellon a fermé son fonds US Opportunities en raison d’un niveau d’encours trop faible, a appris Citywire Selector. Le véhicule, enregistré à Dublin en 2014, est géré par John Porter. Selon les données de Lipper, citées par Citywire, les encours sous gestion s'élevaient à 10,5 millions de dollars fin juin. Ils avaient atteint un niveau maximal de 92 millions en décembre 2017. Le fonds fermera définitivement fin août.
Le hedge fund de Steve Cohen, Point72, est en hausse de 10 % cette année, note le Wall Street Journal. Mais environ un tiers des gains viennent d’un fonds externe appelé Melvin Capital Management, selon des sources proches du dossier. Melvin a été lancé par Gabriel Plotkin, qui supervisait l’un des principaux portefeuilles de Steve Cohen avant de partir en 2014 pour démarrer sa propre société. L’intéressé gère plus de 1 milliard de dollars pour Point72. Melvin est l’un des meilleurs fonds de ces dernières années. Il est en hausse d’environ 47 % cette année à fin juillet, selon des sources bien informées. Mark Herr, porte-parole de Point72 juge surestimée la description par le Journal de l’impact de Melvin sur la performance.