Kaveh Sheibani and Julian Harvey Wood, the founders of Pendragon, will join GLG Partners in the next few months, after their event-driven fund lost 40% in 2008, compared with an average of 21% in its category, the Wall Street Journal reports. The two managers will arrive at GLG with several hundred million dollars in assets. GLG also suffered last year, with losses of 40% for its Market Neutral fund (USD1.2bn) and of 36% for the Emerging Markets fund (USD1bn), but its Alpha Select Fund (USD2bn) gained 15%.
Investors in funds from Bernard Madoff will have to work together if they want to get their money back, say lawyers in Luxembourg intereviewed by Ignites Europe. The numerous separate lawsuits against UBS, especially in France, are considered a nuisance by some lawyers, who think that the situation could in fact help the bank to delay proceedings in Luxembourg.
Although State Street will this Tuesday announce profits of about USD1 per share for fourth quarter 2008, compared with 57 cents at the beginning of last year, bad news will follow soon on its heels, the Wall Street Journal warns. Although the management firm has held out relatively well so far through the financial crisis, State Street is now beginning to suffer in some of its key activities. For example, in its SEC filing on Friday, State Street cited losses in the value of its conservative investments in areas such as money markets, the newspaper reports. The asset management firm is also warning that there are USD5.5bn in unrealized after-tax losses present in its investment portfolio, and latent capital losses of USD3.6bn for other vehicles which issue Asset-Backed Commercial Paper.
Christine Lagarde recevra ce lundi un rapport sur la supervision des activités financières en France, rappelle les Echos. La Ministre de l"économie, de l"industrie et de l"emploi regrette particulièrement que les organes de contrôle soient actuellement éclatés, alors que les frontières sont perméables entre les activités des banques et des assurances. #La création d’une autorité unique qui regrouperait les services de la Commission bancaire et de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) me paraît donc une bonne chose#, déclare la ministre dans un entretien au quotidien, ajoutant qu"elle souhaite que cette autorité soit adossée à la Banque de France. Il faut également contrôler la commercialisation des produits financiers, les conditions dans lesquelles sont distribués les crédits à la consommation, les crédits immobiliers à taux variable ou encore les crédits aux collectivités locales, souligne Christine Lagarde. #Je veux faire du contrôle de la commercialisation des produits financiers une priorité. Ça permettra notamment une meilleure surveillance des pratiques des intermédiaires, je pense par exemple aux conseillers en investissement#, indique-t-elle.
Selon La Tribune, #Si l’AMF n’a accordé que trois agréments pour les OPCI grand public, c’est parce qu’elle a finalement imposé dans la pratique aux gérants d’OPCI de ménager une poche de 35 % en actifs liquides et de prévoir la possibilité d’un délai de préavis de six mois pour réaliser les ordres de rachat des souscripteurs#. Or ces critères gênent les sociétés de gestion pour qui les investisseurs sont à la recherche de produits immobiliers #purs#. Pour l"instant, le débat entre professionnels et AMF piétine, constate le quotidien, malgré quelques avancées.
Dans un entretien à Newsmanagers, Charles Muller, directeur général adjoint de l"Association luxembourgeoise des fonds d"investissement (Alfi), revient sur l"affaire Madoff et, face aux attaques françaises, souligne que le Luxembourg offre la même protection des investisseurs que la France. L"intéressé sera d"ailleurs à Paris, mardi, pour réaffirmer ce point lors d"une conférence de presse.Le Parlement européen vient d"approuver la réforme de la directive OPCVM (UCITS IV), qui inclut notamment le passeport européen pour les sociétés de gestion. On sait que le Luxembourg n"était pas favorable à cette disposition. Comment réagissez-vous ? Et que compte faire le Grand Duché pour préserver son industrie des fonds ?Charles Muller : Sur les six sujets que compte la directive IV, cinq nous plaisent énormément, et un, moins. Il s"agit du passeport européen. Mais nous sommes satisfaits que le tout soit passé, car notre crainte était que l"ensemble ne soit reporté. Et nous préférons clairement cela à un report.Nous avons énormément insisté sur les raisons pour lesquelles le passeport européen des sociétés de gestion n"était pas une bonne idée, et nous maintenons cette position [l"Alfi soutenait que le passeport européen conduirait à une hausse des coûts et à un affaiblissement de la protection des investisseurs, ndlr]. Mais nous sommes pragmatiques. Nous nous préparons donc à cette nouvelle configuration. Un groupe de travail de l"Alfi se penche d"ailleurs déjà sur le sujet en vue de la transposition de la directive au Luxembourg, qui devrait être rapide. Il passe en revue les souhaits de l"industrie.L"objectif est maintenant de faire de ce passeport une opportunité. Et cela pourra éventuellement passer par une réforme du cadre légal pour les sociétés de gestion ou par un aménagement des règles fiscales? Lorsque nous aurons décidé, nous présenterons nos propositions au gouvernement. Justement, certains pensent que l"affaire Madoff pourrait remettre en cause la suprématie du Luxembourg au profit d"autres places, puisqu"il semblerait que la règlementation pour les dépositaires y soit moins stricte?C. M. : Il s"est installé en France une conviction selon laquelle les règles luxembourgeoises sont beaucoup moins protectrices des investisseurs que les règles françaises pour ce qui concerne les dépositaires. Nous avons réagi pour affirmer que cela n"était pas vrai. Mais nous l"avons peut-être fait un peu tardivement. Je voudrais donc rappeler qu"au Luxembourg, comme en France, il y a d"abord les responsabilités prévues par la directive européenne, que nous avons transposée. Ensuite, en France, il y a la responsabilité de restitution des actifs. Elle est inscrite dans le Code civil. Or, il se trouve que notre code civil est le même que le français. Donc non seulement, nous avons les obligations de la loi européenne, mais aussi l"obligation de restitution. Et cette obligation de restitution est aussi valable quand il y a délégation.Il n"y a donc aucune raison de penser que les investisseurs sont moins bien protégés au Luxembourg.En plus, dans le Grand Duché, le dépositaire doit avoir le statut de banque. Cela lui donne une assise financière et le soumet davantage au risque de réputation.D"ailleurs, dans le cadre d"une harmonisation européenne de la réglementation pour les dépositaires, à laquelle nous sommes favorables, nous souhaitons que les dépositaires soient obligés d"avoir le statut de banque.Est-ce à dire que les banques dépositaires, comme UBS, vont devoir rembourser les investisseurs ?C. M. : Je ne suis pas juge. C"est à la justice de trancher, de dire si la loi a été respectée. La seule chose que je peux dire, c"est que la loi est claire au Luxembourg.Quelle est l"exposition des fonds luxembourgeois à Madoff ? Le chiffre de 1,9 milliard d"euros avait été livré par la Commission de surveillance du secteur financier mi-décembre. Mais récemment, la presse, citant un député luxembourgeois, a avancé un chiffre de 5 à 7 milliards d"euros?Un député, membre d"une commission parlementaire sur la crise financière, se serait en effet exprimé sur le sujet, d"après la presse. Et de fait, mercredi dernier, cette commission s"est réunie. Nous avons participé à l"une des réunions ce jour là. Mais jamais ce chiffre n"a été évoqué. Ce qui est sûr, c"est qu"il ne vient ni de la CSSF, ni de l"Alfi.Comment le secteur luxembourgeois de la gestion d"actifs fait-il face à la crise ?C. M. : Nous avons connu une année 2008 difficile. Les avoirs sous gestion de l"industrie sont descendus de près de 2.100 milliards d"euros en octobre 2007 à 1.600 milliards en novembre 2008. Cela représente une baisse substantielle, avant tout liée à la chute des marchés. Les fonds ont aussi subi des rachats. En août, nous affichions encore des souscriptions nettes depuis janvier. Mais à la fin de l"année, même si je ne connais pas encore les chiffres de décembre, le solde sera négatif. Les retraits sont restés néanmoins modérés du fait que nous vendons beaucoup dans des marchés d"Asie, du Moyen-Orient et d"Amérique latine, où les investisseurs sont peu sortis. Ces pays sont en effet davantage habitués à de fortes amplitudes sur les marchés et ne paniquent pas facilement. Par ailleurs, en décembre, les rachats se sont calmés. Le solde sera ainsi proche de zéro.Aujourd"hui, nous faisons des efforts particuliers à l"égard de nos marchés d"exportation, pour rassurer sur la sécurité des OPCVM. D"autant plus que l"affaire Madoff risque d"entacher la crédibilité de nos produits dans ces pays. Nous allons aussi leur expliquer la nouvelle directive OPCVM IV. Compte tenu de la chute des actifs sous gestion, l"industrie des fonds du Luxembourg subit-elle des suppressions d"emplois ?C. M. : Un groupe de travail a été créé au niveau du gouvernement et des syndicats pour surveiller la situation de l"emploi. En janvier 2008, une étude avait été menée auprès de nos membres, et il en était ressorti qu"ils avaient besoin de ressources supplémentaires. Il y avait environ 2.000 postes vacants, sachant qu"il y a 13.000 personnes qui travaillent dans l"industrie des fonds. Nos membres se plaignaient de ne pas trouver assez de staff. Nous avons refait l"étude cette année auprès de nos membres. Bien sûr, ils recherchent moins, mais continuent à le faire. Ceux qui travaillent dans l"industrie trouvent vite une nouvelle place. Et depuis deux mois, l"Association des banques et banquiers a créé un site Internet, Jobmarket, qui référence les offres d’emploi. Trois banques islandaises vont fermer. Nous nous occupons de trouver des emplois pour les salariés de ces sociétés. Mais sinon il y a très peu de réductions d"effectifs.Les actifs sous gestion vont baisser. Mais le nombre de création de fonds a continué. Il y a ainsi eu plus de 600 créations de fonds nouveaux, ce qui génère du travail. Pourtant, la tendance semble être plutôt à la fusion de fonds, et même aux fusions transfrontières?C. M. : Oui, la tendance est à la fusion de fonds. Et s"agissant des fusions transfrontières, il faudra faire en sorte que les sociétés choisissent le Luxembourg plutôt qu"un autre pays. Tout comme pour les sociétés de gestion qui vont faire usage du passeport européen !
Selon VentureSource, les investissements en capital-risque ont tombés en octobre-décembre à 5,5 milliards de dollars contre 7,9 milliards, avec 554 transactions contre 718, rapporte The Wall Street Journal. Pour l’ensemble de 2008, il y a eu 2.550 #deals# pour 28,8 milliards de dollars contre 2.823 transactions pour 31,4 milliards en 2007.
Vendredi, les CDS sur le Royaume d’Espagne ont atteint 131,4 points de base, contre 30 il ya cinq mois souligne Expansión. Autrement dit, le marché juge que la signature du Trésor espagnol est plus risquée que celles du Santander (102 pb), du BBVA (94,3) ou de Telefónica (120,3).
L’encours total des fonds espagnols a baissé de 30 % l’an dernier à 167 milliards d’euros, avec des remboursements nets de presque 60 milliards d’euros, rappelle Expansión. Parmi les gagnants de 2008 figurent les sociétés de gestion indépendantes, qui ne représente que 8 % de l’encours. Dix d’entre elles sont les seules qui ont augmenté leurs actifs sous gestion et qui ont enregistré des souscriptions nettes. Dans ce groupe, on trouve Gesiurus, Atlas Capital, Consulnor et Asesores y Gestores (A&G).
Afin d’enrayer les rachats, les sociétés de gestion réduisent les commissions de gestion. Cela a été le cas pour 187 fonds depuis janvier 2008, dont 25 en décembre. La diminution moyenne a été de 38,2 %, rapporte Cinco Días, soulignant que les gestionnaires ont également abaissé aussi les commissions de dépôt, de performance et de souscription. Les diminutions ont concerné tous type de fonds (monétaires, obligataires, actions, immobiliers et garantis). Selon l’association Inverco des sociétés de gestion, la commission de gestion moyenne a constamment diminué ces dernières années et se situait début 2008 à 1,04 %, pour un plafond légal de 2,25 %.
La Frankfurter Allgemeine Zeitung précise que l’emprunt en euros et en dollars à échéance 2015 de Fresenius a attiré 5 milliards d’euros de souscriptions, ce qui a conduit à en augmenter le montant à 800 millions d’euros au lieu des 650 millions prévus. Fresenius n'étant pas investment grade, la tranche en euros est rémunérée à 10,25 %, celle en dollars à 10,50 %.
Le hedge fund néerlandais Exchange Investors a demandé à l’Autorité de surveillance financière BaFin de déterminer si la Deutsche Bank ne devrait pas être obligée à lancer dès maintenant une OPA sur la Postbank, dont elle détient pour l’instant 22,9 %, au motif qu’elle a souscrit un emprunt convertiblede la Deutsche Post qui lui donnera 27,4 % supplémentaires de la Postbank dans trois ans. Le régulateur a déjà laissé entendre qu’il ne voit pas les choses ainsi, rapporte le Handelsblatt. Et les associations de défense des actionnaires ne sont manifestement pas pressées, espérant que dans trois ans le cours de la Postbank aura monté.
Suite à ses fortes pertes du quatrième trimestre, la Deutsche Bank ne prend plus de positions à risque sur l’obligataire et le négoce en compte propre sur les actions a été réduit de 80 %, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela se traduit aussi par une importante réduction d’effectifs, avec la suppression de 20 % des emplois dans la division activité de marché.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, le ministre fédéral des Finances a estimé que la constitution d’une «bad bank» nécessiterait 150-200 milliards d’euros d’argent du contribuable. Un sondage de la Bundesbank et de la BaFin auprès de 20 grandes banques a montré que ces établissements ont un peu moins de 300 milliards d’euros de valeurs «toxiques» dans leur portefeuille, dont à peine un quart serait déjà amorti. Le grand argentier souligne qu’il reste de la marge, parce que les banques n’ont jusqu'à présent utilisé que 100 milliards d’euros sur les 400 milliards de garanties disponibles ; de même, elles n’ont tiré que 18 milliards d’euros de fonds propres sur une ligne de 80 milliards.
Dans un article du numéro de janvier 2009 de la revue Finanzplatz, Frank Gerstenschläger, membre du directoire de la Deutsche Börse, indique que le segment XTF de la plate-forme électronique Xetra a enregistré pour 2008 un volume de transactions record d’environ 120 milliards d’euros sur les ETF, ce qui représente une part de 38 % du marché européen.L’an dernier, 127 ETF supplémentaires ont été admis à la négociation sur le XTF et le volume mensuel moyen de transactions a franchi la barre des 10 milliards d’euros, contre 0,2 milliards d’euros lors du démarrage du XTF en 2000.Frank Gerstenschläger souligne que les ETF répliquant les indices de grandes capitalisations sont plus liquides même que les actions du Dax.
DZ Equity Partner (DZEP), filiale de la DZ Bank, a revendu sa participation minoritaire #significative# dans la chaîne de papèteries McPaper (280 magasins) au management de cette dernière, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’après Olivier Weddrien, directeur général de DZEP, cette opération a généré un rendement supérieur à 20 %. Initialement, le capital-investisseur avait acheté ses parts dans McPaper à la Deutsche Post en juin 2005.
Selon les informations de Die Welt, Goldman Sachs Capital Partners serait candidat en équipe avec TPG et Bain Capital à l’acquisition de la participation de 80 % que détenait Adolf Merckle dans Heidelberg Cement. Parmi les 30 banques créancières, qui ont dans la pratique repris ces parts en nantissement, certaines -dont RBS- seraient désireuses de vendre Heidelcement au plus vite, quitte à le brader.
Citigroup, qui a fait état vendredi d’une perte trimestrielle de 8,3 milliards de dollars, a indiqué que sa filiale de courtage japonaise Nikko Cordial Securities (acquise pour 1,6 billion de yen il y a juste un an) a été placée sur la liste des actifs non stratégiques destinés à la vente, rapporte The Wall Street Journal. L’américain a récemment dû reporter l’introduction en Bourse de sa filiale Nikko Asset Management, en raison de la détérioration du marché. D’autre part, Citigroup cherche à vendre la société de centres d’appels tokyoïte BellSystem24. Cela posé, le CEO Vikram Pandit a précisé que Citigroup n’est pas pressé de revendre Nikko Cordial, parce qu’actuellement cela ne serait concevable qu’avec une forte moins-value.
Selon l"Agefi, en novembre, les investisseurs étrangers ont vendu pour plus de 56 milliards de dollars d’actifs américains, du jamais vu. «Traditionnellement capteurs de fonds étrangers, les Treasuries ont notamment subi de lourds dégagements, avec des ventes de 22,9 milliards de dollars», précise notamment le quotidien numérique.
Selon La Tribune, citant les chiffres du cabinet Private Equity Intelligence (Preqin), le volume mondial des levées de fonds consacré au LBO est revenu de 554 milliards de dollars (418 milliards d’euros), contre 625 milliards un an plus tôt. «Si les investissements dans le LBO chutent à ce point, c’est parce que (?) les montages de LBO nécessitent en effet un recours à la dette important, condition sine qua non à la création d’un effet de levier. Si les banques ne prêtent plus cette dette, il n’y a plus d’opérations», explique notamment le quotidien. Les rendements des fonds de LBO sont en moyenne de 15,2%, complète La Tribune.
Moyennant 15 millions de dollars à verser lors de la clôture de la transaction, laquelle devrait intervenir d’ici au mois de mai de cette année, plus un montant pouvant atteindre 135 millions de dollars sur les dix-huit prochains mois #en fonction des bénéfices futurs des activités acquises#, la branche #actions# d’UBS Investment Bank a annoncé lundi matin #un accord contraignant en vue d’acquérir les activités basées sur les indices des matières premières de AIG Financial Products Corp, y compris les droits de AIG dans le DJ-AIG Commodity Index.# Le communiqué du groupe helvétique précise que #cet indice de matières premières se compose d’une plate-forme de produits de swaps sur indice de matières premières et de #funded notes# dont le sous-jacent est l’indice Dow Jones-AIG Commodity Index (DJ-AIGCI)#.
Pour un montant non divulgué, UBS cède à Barclays Capital ses activités de négoce sur les métaux de base, le pétrole ainsi que l'énergie et le gaz aux Etats-Unis. La transaction sera bouclée au deuxième trimestre. Elle fait suite à la décision annoncée en octobre 2008 de céder les activités non stratégiques dans le domaine des matières premières. Le 22 décembre, la banque helvétique avait ainsi cédé à JP Morgan son négoce de matières premières au Canada et son activité mondiale de trading concernant les produits agricoles.
Selon Le Figaro, «Londres devrait annoncer aujourd"hui ou demain un plan de garantie des produits «toxiques» allant jusqu"à 200 milliards de livres». Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a indiqué qu’il s’agit de faire redémarrer le crédit.Cette fois, il s"agira de garantir des milliards de livres d"actifs bancaires à risque, les banques devant «identifier leurs actifs les plus risqués et payer des honoraires à un assureur soutenu par l"État pour les protéger contre les pertes dépassant un certain montant», précise le quotidien.
Selon le Financial Times, Royal Bank of Scotland doit annoncer lundi qu"il a subi une perte de 20 milliards de livres l"année dernière. Il s"agira de la plus grosse perte de l"histoire des entreprises au Royaume-Uni.
Selon Le Temps, la place bancaire genevoise, dont les effectifs totaux étaient passés de 16.000 à 20.000 entre 2004 et 2008, est en train de donner un coup de frein violent à ses programmes d"embauches. UBS et Credit Suisse, qui suppriment respectivement 1.500 et 600 postes en Suisse, ont gelé les embauches à Genève, même si, comme toutes les banques, elles assurent poursuivre le recrutement sélectif d’"apporteurs d’affaires». Contrecoup de l"affaire Madoff, l"UBP devrait supprimer 10 % à 13 % de ses effectifs, notamment dans ses activités de gestion alternative. Toutefois, du côté des petits banquiers privés genevois, tant Mirabaud que Bordier soulignent n’avoir aucun plan de suppression de postes, ni même de gel des embauches. Ces deux établissements estiment avoir bien contrôlé leurs coûts ces dernières années. Mirabaud prévoit d’augmenter ses effectifs de 9% en 2009, soit autant qu’en 2008, tandis que Bordier parle d’"expansion plutôt que de réduction».
Après les fonds propres bancaires, c’est la solvabilisation des Etats qui constituera le principal problème en 2009, estime notamment Jacques Attali qui vient de publier «La crise, et après ?» chez Fayard.Newsmanagers : Les États doivent-ils nationaliser les banques qui se trouvent en difficulté ? Jacques Attali : L"idée que les États nationalisent partiellement ou totalement des banques ne me choque pas. Toutefois, le risque est que ces «nationalisations nationales» débouchent sur le protectionnisme. Le mieux serait que l"on bâtisse une structure européenne pour effectuer ces opérations donnant une garantie aux banques. Son statut communautaire nous mettrait à l"abri de ces éventuelles velléités protectionnistes. - Faut-il, selon vous, comme le préconise la présidence de la Commission économique et financière du Parlement européen, des agences de rating étatiques ? JA : Je ne crois pas à des agences étatiques, nationales, car elles doivent rester mondiales. elles pourraient devenir des sortes de services publics, des entreprises privées à but non-lucratif, comme c"est, par exemple, le cas pour certains hôpitaux aux États-Unis. - Quel est votre pronostic économique pour les mois à venir ? JA : Les marchés vont être à l"image de la perception que l"on aura de la crise. Le problème est que l"on tente de relancer l"économie en creusant les dettes de façon vertigineuse. L"augmentation des déficits américains risque de poser problème. Mais, je le disais plus haut, je pense que ce sont les fonds propres des banques qui seront le premier sujet de préoccupation. Après, viendra la solvabilisation des États. - Pensez-vous qu"il puisse y avoir une baisse du rating des grands États ? JA : On a des mises sous surveillance négative de pays comme l’Islande, l"Irlande, la Hongrie, la Grèce, l"Espagne ou le Portugal mais je ne pense pas que le rating des États-Unis soit pour l’instant en danger. La meilleure chose à faire pour le vérifier est de jeter un coup d»?il sur la valeur des CDS sur les USA, et celle du put sur le bon du trésor. Pour les USA, elle tient le coup. Je pense que cela continuera comme cela car, de surcroît, les investisseurs mondiaux ont peu de raisons de placer leur argent ailleurs qu’en bons du trésor américains. - Dans ce contexte, quelles sont les bonnes stratégies d"investissement ? JA : Comme Nouriel Roubini le déclarait récemment, une baisse du PIB américain de 5 à 6 % n"est pas impossible en 2009. En moyenne mondiale, cette baisse du PIB pourrait être de 3 %. Le risque est que l"on s"installe dans une économie de solde où tous les prix baissent. À mon avis, les bonnes affaires sont notamment à chercher dans les sociétés de technologie, dans tout ce qui a une valeur ajoutée. À long terme, je pense aussi que l"inflation va remonter et que la bonne attitude sera donc de s"endetter à taux fixe sur le très long terme. - Comment améliorer la donne économique ? JA : Jusqu"à présent, on évoque, soit un plan par la relance de la consommation, soit un plan basé sur la relance par l"investissement. Je propose de prendre une voie tierce, celle de la relance par l"investissement humain. La crise va malheureusement enclencher une hausse du chômage. C"est le moment d"engager un grand effort de formation professionnelle, permanente, de préparer l"avenir.
Pour Jacques Attali, PDG de la banque d"affaires A&A, il faut créer une sorte de super AMF européenne, réguler les hedge funds et les agences de notation pour éviter que n"éclate une nouvelle affaire Madoff. Mais, en 2009, le principal péril financier tiendra à la recapitalisation des banques, prévient-il.Newsmanagers.com : Quel est votre commentaire sur l"affaire Bernard Madoff ? Jacques Attali : cette stupéfiante affaire est révélatrice d"une absence de contrôle aux États-Unis et atteste, à tout le moins, que le rôle de la Securities and Exchange Commission (SEC, le régulateur boursier américain) est perfectible. - Cette affaire touche beaucoup de personnalités de haut rang? JA : Les gens qui mettent de l"argent sur un fonds vendu comme très rentable ne sont pas des criminels, tout au plus des gens crédule. Ces gens, comme Elie Wiesel, ont fait confiance à quelqu"un qui les a trahi. - Faut-il mettre Madoff en prison ? JA : La démocratie a ses lois : il ne faut mettre personne derrière les barreaux tant qu"il n"a pas été jugé. - Comment éviter que ce type d"affaire ne se reproduise ? JA : Le monde, et au moins l"Europe, doit mettre en place un système qui regroupe l"équivalent de toutes les autorités de marchés financiers nationales afin de créer quelque chose de plus efficace que la SEC. Il faut aussi réguler les hedge funds , les agences de notations et les fonds off shore. La marche à suivre pour les politiques pourrait être la suivante : ne plus permettre aux banques de l’OCDE de traiter avec les sociétés dont le siège social est off shore, situé dans un paradis fiscal. - Et pourtant, le président de la République française est aussi co-prince d"Andorre? JA : Ce n"est pas là qu"il faut chercher mais du côté du Royaume-Uni qui est la plus grande place off shore européenne. - Quelle est, selon vous, la principale menace financière pour 2009 ? JA : Aujourd"hui et demain, la menace principale résulte du besoin de financement des banques et des Etats. Une fois la baisse des actifs définitivement chiffrée, il va y avoir une prise de conscience quant à la nécessité absolue d"augmenter les fonds propres. Et là, des problèmes vont se poser, c"est inéluctable. Il faudra peut-être recapitaliser des banques, malgré elles, par les Etats.
Avec l’aide d’Universal Investment (UI), qui est chargé du back office, la banque privée Berenberg a lancé le 15 décembre le fonds de droit allemand Select Bond-Opportunity-Universal-Fonds qui investit en obligations à haut rendement mais qui peut également être investi en emprunts d’Etat ou en Pfandbriefe si le budget risque vient à être dépassé. Le cas échéant, ce fonds de fonds qui est aussi autorisé à investir en titres vifs, peut aussi entrer en portefeuille des valeurs de sociétés extérieures au #high yield#.Les commissions de gestion et de conseil se situent à respectivement 0,30 % et 0,80 %. De plus, il est prévu un prélèvement de 20 % sur la performance dépassant le Libor 3 mois + 300 points de base, avec high watermark.
La victoire de la CDU aux élections régionales de Hesse, dimanche, pourrait faciliter un rapprochement entre non seulement DekaBank et la WestLB, mais aussi la Helaba. Selon les informations de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les directoires des trois établissements pourraient être chargés dès mardi d'étudier une telle possibilité qui serait désormais soutenue non seulement par les caisses d'épargne mais également par les gouvernements de Hesse et de Rhénanie du Nord-Westphalie.