Sal. Oppenheim vient d’annoncer deux départs : celui du directeur financier Jürgen Dobritzsch, et celui de Nicolas von Loeper, responsable de la clientèle privée. Les deux responsables quittent la banque privée allemande «pour se confronter à de nouveaux défis», selon un communiqué.Leurs deux successeurs ont d’ores et déjà été nommés et prendront leurs fonctions le 1er avril prochain. Sal. Oppenheim a fait appel à Henning Heuerding pour occuper le poste de directeur financier tandis que Marco Hauschildt prendra la responsabilité de la clientèle privée et deviendra membre de la direction élargie de la banque privée. Henning Heuerding est membre du conseil de surveillance de la banque depuis 2010 tandis que Marco Hauschildt dirige depuis 2007 l’antenne de la banque à Hambourg.
Le fournisseur de fonds indiciels cotés Source a nommé Julian Ide au poste de chief executive officer de la société Source UK Services Ltd basée à Londres. Julian Ide rejoint Source à la mi-avril après une année 2015 fructueuse pour la société, les encours sous gestion ayant progressé de 26 %. Julian Ide possède plus de 25 ans d’expérience dans les services financiers. Dernièrement, il a occupé la fonction de CEO de Old Mutual Global Investors (entre 2011 et août 2015). Il a également assumé des fonctions seniors chez BBVA Asset Management, Credit Suisse Asset Management, ABN AMRO Asset Management et Schroder Investment Management.
Nutmeg, le gestionnaire de fortune en ligne dans lequel Schroders détient une participation, a entamé des recherches pour remplacer son directeur général Nick Hungerford, rapporte Financial News, citant des sources proches du dossier.
Le groupe anglo-sud-africain Old Mutual envisage de se scinder, rapporte L’Agefi qui cite des articles dans la presse anglo-saxone. L'établissement consiste en effet en 4 activités bien distinctes : un gestionnaire d’actifs coté aux Etats-Unis (OM Asset Management, dans lequel il a déjà réduit sa participation à 65%), une filiale de gestion de fortune centrée sur le marché britannique (Old Mutual Wealth), des activités de services financiers en Afrique, ainsi qu’une participation de 40% dans Nedbank, un établissement sud-africain. Les fonds Cinven et Warburg Pincus auraient déjà déposé une offre conjointe pour Old Mutual Wealth.
Henderson Global Investors a recruté Stephen Deane au poste de gérant senior. L’intéressé vient de Stewart Investors (anciennement First State Stewart) où il a été analyste et co-gérant pendant plus de cinq ans. Chez Henderson, il travaillera en collaboration avec Glen Finegan, responsable de la gestion actions marchés émergents, qui est également un ancien de Stewart. Son équipe sera basée au centre de gestion d’Edimbourg.« Stephen et moi-même avons travaillé ensemble chez First State et je suis convaincu, compte tenu de notre expérience commune, qu’il est une recrue parfaite pour l’équipe. (…) L’arrivée de Stephen témoigne de l’engagement constant de Henderson envers les actions émergentes et vient renforcer l’équipe basée à Edimbourg. (…) », commente Glen Finegan. Dans le cadre du développement de l’équipe basée à Edimbourg, Michael Cahoon, initialement analyste, a été promu gérant. Il a également été nommé co-gérant du fonds commun de placement US. Nicholas Cowley sera également nommé co-gérant du Henderson Gartmore Emerging Markets Fund.
La boutique de gestion britannique Dalton Strategic Partnership a décidé de limiter l’accès de deux fonds de performance absolue qui affichent des encours agrégés dépassant la barre du milliard de dollars, rapporte le site spécialisé Citywire Selector. Depuis le 1er mars, les souscriptions aux fonds Melchior Selected Trust European Absolute Return et Melchior Selected Trust European Enhanced Absolute Return sont soumises à des restrictions. Ces deux stratégies alternatives au format Ucits affichaient récemment des encours de respectivement 654,7 millions de dollars et 422,3 millions de dollars.Le fonds Melchior Selected Trust European Absolute Return a dégagé un rendement de 8,1% en euro sur les trois ans à fin janvier, contre 11,7% en moyenne pour le secteur, tandis que le Melchior Selected Trust European Enhanced Absolute Return affiche une performance de 7,5% sur un an, à comparer à une perte de 0,01% en moyenne pour le secteur.
Le mouvement de consolidation du secteur de la banque privée est dynamique dans le monde entier. Mais la Suisse fait figure de championne en termes de fusions et acquisitions, avec des transactions qui ont selon une étude de Scorpio Partnership atteint en moyenne 9,4 milliards de dollars, plus que n’importe quel autre pays. Les volumes de transactions totaux s'élèvent à 46,9 milliards de dollars. Il n’y a qu’aux Etats-Unis où cette somme dépasse celle du marché suisse, avec 279 milliards de dollars. Parmi les fusions acquisitions notables en 2015, on retrouve en Suisse la reprise de Coutts International par UBP ou encore la fusion entre les banques privées Notenstein Privatbank et Basler Bank La Roche 1787.La dynamique mondiale de la consolidation dans la banque privée est encore forte mais semble s’affaiblir doucement, selon l'étude. Dans le monde, le volume total des transactions de fusions acquisitions du secteur est en baisse par rapport à 2014, passant de 461,4 milliards à 408,5 milliards de dollars. Dernier constat, les prix. Ils sont en hausse sur un an. En 2015, le prix d’acquisition se situait en moyenne à 2,14 % des actifs gérés, contre 2,06 % en 2014.
La division immobilière de JP Morgan Asset Management a recruté Tetsuya Karasawa le mois dernier pour être son premier responsable de l’immobilier pour le Japon, rapporte Asian Investor. Basé à Tokyo, il est rattaché à David Chen, responsable de l’immobilier pour l’Asie Pacifique. L’intéressé était précédemment responsable Japon d’Axa Real Estate Investment Managers.
En février, Banca Generali a enregistré des souscriptions nettes de 584 millions d’euros, soit pratiquement le double de celle de février 2015. En seulement deux mois, la collecte nette totale a dépassé 1,1 milliard d’euros, soit une hausse de 58 % par rapport à la période correspondante de 2015.
Morgan Stanley SGR, la société de gestion immobilière italienne du groupe Morgan Stanley, lance un fonds alternatif d’investissement immobilier réservé à des investisseurs qualifiés, annonce un communiqué. Le fonds a acquis un portefeuille, appelé « Great Beauty », composé de trois actifs prestigieux ayant une superficie totale d’environ 45.000 mètres carrés et une valeur supérieure à 200 millions d’euros. Les trois biens immobiliers sont situés dans le centre historique de Rome, font partie du patrimoine historique de la ville et sont intégralement loués à des exploitants de standing. Les deux investisseurs institutionnels du nouveau fonds immobilier sont Poste Vita et Zurich. Morgan Stanley SGR a souscrit une part minoritaire du fonds. Le vendeur du portefeuille est le groupe Unicredit.« L’établissement de ce fonds est cohérent avec la stratégie de Morgan Stanley SGR de créer des fonds immobiliers pour le compte d’investisseurs institutionnels de long terme désireux de profiter des capacités d’exécution et de gestion de Morgan Stanley SGR », commente Silvia Rovere, administrateur délégué de Morgan Stanley SGR.
Le premier octobre prochain naîtra Asset Management One, la principale société de gestion en Asie, avec plus de 400 milliards d’euros d’encours sous gestion, rapporte Bluerating, citant un article d’Il Sole 24 Ore. La société sera issue de l’intégration des sociétés de gestion des groupes japonais Dai Ichi Life Insurance et de Mizuho.
Issu de la fusion l’an dernier entre le français Oddo Asset Management et l’allemand Meriten Investment Management, Oddo Meriten Asset Management est désormais en ordre de marche. L’intégration a été réalisée «rapidement», selon Nicolas Chaput, global CEO & co-CIO, interrogé par NewsManagers. Désormais, ce nouvel acteur franco-allemand peut se consacrer pleinement à son développement, notamment à l’international.
Le fonds souverain de la Norvège a annoncé le 4 mars s'être désengagé du groupe pétrolier irlandais San Leon Energy à cause de ses activités au Sahara occidental occupé. «L’entreprise contribue à de graves manquements aux normes éthiques de base en conduisant une prospection pétrolière au Sahara occidental pour le compte des autorités marocaines», a souligné le Conseil éthique du fonds dans une recommandation datée du 21 décembre. En conséquence, le fonds a vendu ses actions dans le groupe irlandais dont il détenait 0,43% fin 2014, selon les dernières données disponibles. A l'époque, cette part valait 200 millions de dollars. Le Sahara occidental, un territoire quasi-désertique qui prolonge le Maroc vers le sud, en bordure de l’Atlantique, est l’objet depuis 1975 d’un conflit de souveraineté qui oppose le royaume au front Polisario, un mouvement indépendantiste soutenu par l’Algérie. Parmi les critères d'éthique encadrant sa gestion, le fonds doit s’abstenir d’investir dans des entreprises actives dans des territoires occupés.
La Norvège, frappée de plein fouet par la chute du prix du pétrole, a pour la première fois puisé en janvier plus d’argent dans son fonds souverain qu’elle n’en a placé afin d'équilibrer son budget, a indiqué le gouvernement le 4 mars. Le gouvernement a sur le premier mois de l’année effectué un prélèvement net de 6,7 milliards de couronnes (713 millions d’euros) dans son fonds qui pesait vendredi matin 7.090 milliards de couronnes (755 milliards d’euros). «Les revenus pétroliers de l'État ont considérablement chuté et pour la première fois depuis longtemps sont devenus moindres que le déficit du budget de l'État», a indiqué le secrétaire d'État aux finances, Paal Bjørnestad, dans un courriel à l’AFP.Le budget norvégien exclut traditionnellement lesdits revenus pétroliers, lesquels sont placés dans le fonds souverain en vue de financer les dépenses de l'État-providence de façon pérenne à l’avenir. L'État n’est autorisé à en prélever que 4% au maximum pour équilibrer ses comptes, sinon déficitaires. La ponction de janvier dépasse déjà amplement les prévisions du gouvernement qui tablait l’an dernier de prélever 4,9 milliards de couronnes pour l’ensemble de 2016.
Les encours gérés par les sociétés de gestion espagnoles ont diminué de 1,7% au mois de février pour s'établir à 211,7 milliards d’euros à fin février, selon des statistiques communiquées par l’association des gestionnaires espagnols Inverco. Les actifs sous gestion affichent même un recul de 3,7% depuis le début de l’année. En termes absolus, les rachats s'élèvent à 3,7 milliards d’euros en février et à 8,1 milliards d’euros sur les deux premiers mois de l’année.Sur les douze derniers mois à fin février, les encours marquent toutefois une progression de 3,3 milliards d’euros. Durant le mois sous revue, les fonds obligataires diversifiés ont perdu 1,3 milliard d’euros, les fonds d’actions internationales 887,8 millions d’euros et les fonds d’actions diversifiés 762 millions d’euros. Seule catégorie ayant terminé le mois en territoire positif, les fonds monétaires ont engrangé 352,4 millions d’euros.
Les superviseurs financiers s’inquiètent de l’effet potentiellement procyclique que les lignes de crédit signées récemment par des grands gestionnaires d’actifs comme Amundi ou BlackRock pourraient poser. Selon un officiel citée de manière anonyme par le FT, ces lignes montées pour se prémunir contre un risque de liquidité pourraient en fait encourager les souscripteurs de fonds à retirer leurs avoirs en cas de crise, en estimant que les gestionnaires seront de toute façon couverts. Or, la taille de ces lignes de crédit est sans commune mesure avec les encours gérés.
Si la baisse de 28,57 milliards de dollars en février a été nettement moins importante que celles de 99,5 milliards et de 107,9 milliards enregistrées au cours des deux mois précédents du fait de la plus grande stabilité du yuan, les réserves de changes de la Chine sont néanmoins tombées à un niveau de 3.200 milliards de dollars, le plus faible depuis décembre 2011. Le consensus Reuters anticipe une baisse supplémentaire de la devise chinoise de 3,5% par rapport au dollar au cours des 12 prochains mois, alors que l’objectif de la PBOC vise une stabilité du renminbi contre un panier de devises au sein duquel le billet vert ne représente que 26%.
Porté par une collecte de 12 milliards d'euros en 2015, l'ex-Dexia AM noue des partenariats croisés de distribution avec sa nouvelle maison mère New York Life IM.
Le département du Commerce a annoncé vendredi que le déficit commercial américain avait augmenté de 2,2% à 45,7 milliards de dollars (41,8 milliards d’euros), tandis que le déficit de décembre a été révisé en hausse à 44,7 milliards de dollars (au lieu de 43,4 milliards en première estimation). Le dollar fort et la demande mondiale atone ont pesé sur des exportations qui n’ont jamais été aussi faibles depuis cinq ans et demi. Ajusté de l’inflation, le déficit ressort à 61,97 milliards de dollars en janvier, contre 60,09 milliards en décembre.
Le budget de la défense russe sera réduit de 5% cette année, a déclaré la vice-ministre de la Défense Tatiana Chevtsova, selon des propos rapportés par l’agence RIA. Si elle est approuvée par le président Vladimir Poutine, cette décision marquera la plus importante diminution des dépenses militaires du pays depuis son arrivée au pouvoir en 2000. Le fait qu’elle soit évoquée par un membre du gouvernement confirme que l’armée russe n'échappe pas à l’impact de la dégradation de la conjoncture économique.
L'économie chinoise n’est pas menacée d’un atterrissage brutal et ne pèse pas sur l'économie mondiale, a déclaré hier Xu Shaoshi, le président de la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR, principal organe de planification du pays), tout en expliquant que l’instabilité de l'économie mondiale constituait un risque. Samedi, au premier jour de la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale (APN), Pékin a fixé une prévision de croissance d’au moins 6,5% par an au cours des cinq prochaines années, tout en reconnaissant que cet objectif ne serait pas facile. Pour 2016, elle vise une expansion de 6,5% à 7%. En 2015, la Chine a connu une croissance de 6,9%, la plus lente depuis 25 ans. Pékin anticipe également un déficit budgétaire de 3% du PIB cette année: il est en hausse par rapport à 2015 (2,3%), mais certains espéraient une augmentation plus marquée de la dépense publique afin de doper la croissance.
Quitter l’Union européenne à l’occasion du référendum du 23 juin offrirait à la Grande-Bretagne une « occasion en or » de renégocier ses propres accords commerciaux avec le reste du monde, a affirmé hier à la BBC le maire conservateur de Londres Boris Johnson. Il a ajouté ne pas croire aux « menaces » de délocalisation des services bancaires. Sur la même chaine, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé qu’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne aurait des conséquences désastreuses, prédisant « des années de négociations très difficiles » et une « insécurité » qui serait un « poison » pour les économies britannique, européenne et mondiale.
Les turbulences sur les marchés en ce début d’année montrent que la confiance des investisseurs dans les « pouvoirs de guérison » des banques centrales s'érode, constate la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son rapport trimestriel, qui s’interroge du coup sur l’efficacité des taux d’intérêt négatifs. Face à « l’une des pires vagues de dégagements depuis la crise de 2008 » observée en ce début d’année, « les marges de manœuvre des autorités se rétrécissent », tant pour les banques centrales, « trop sollicitées pendant trop longtemps », que pour les gouvernements, note l’organisme de coordination des banques centrales.
Le secrétaire général Olivier Colom a quitté le groupe Edmond de Rothschild, a révélé La Lettre A. L’ancien sherpa adjoint de Nicolas Sarkozy avait été nommé il y a un an à ce poste nouvellement créé par Ariane de Rothschild. L’épouse de Benjamin de Rothschild venait alors de prendre directement les commandes du groupe, après le départ de Christophe de Backer. Il n’est pas dit à ce stade que le poste de secrétaire général soit remplacé.
Face aux interrogations persistantes sur la situation budgétaire du Portugal, un porte-parole du Mécanisme européen de stabilité (ESM) a assuré dans un communiqué transmis à Reuters qu’un «nouveau programme de l’ESM pour le pays n’est pas à l'étude». «La mise en oeuvre des réformes et un budget responsable ont permis au Portugal de surmonter sa profonde crise et de sortie de son plan d’aide financier», a assuré le représentant de l’ESM.
En difficultés depuis 2012, la société de gestion spécialisée dans les PME aurait été placée en liquidation, selon Wansquare. Son fondateur Robert de Voguë avait placé ses derniers espoirs dans un adossement, mais ce dernier n’aurait pas abouti. Les avoirs de clients seraient sécurisés chez les dépositaires. La vente des actifs devrait se faire rapidement, l’AMF et l’ACPR suivant de près le dossier. Arkeon avait déjà supprimé ses activités d’intermédiation en 2013, rappelle Wansquare. En 2015, faute de cash, il ne pouvait plus payer les commissions aux CGP qui commercialisaient ses produits d’épargne, indique le site.
Le superviseur bancaire allemand, la BaFin, a lancé une enquête sur la commercialisation par les banques du pays de credit-linked notes (CLN). Ces produits obligataires structurés sont largement utilisés par les banques pour transférer du risque de crédit aux investisseurs; ils reposent sur des contrats de credit default swaps (CDS). La BaFin s’interroge sur les conditions dans lesquelles ces produits sont vendus aux particuliers et sur le degré d’information de ces investisseurs. Dans un communiqué publié vendredi, l’autorité précise qu’elle a écrit à un échantillon de 100 sociétés impliquées dans le montage et la commercialisation de CLN.