Alfred Strebel, qui avait quitté à la surprise générale Fidelity Switzerland il y a un peu plus de deux ans, revient aux affaires. La société de gestion Alpinum Investment a annoncé le 5 avril la nomination d’Alfred Strebel en tant que membre de son conseil d’administration. Cette société de gestion basée à Zurich offre des solutions d’investissement pour les family offices et les gestionnaires de fortune ainsi qu’une plateforme d’investissement pour les gestionnaires d’actifs.Fin 2013, Alfred Strebel avait quitté Fidelity Investments International après avoir travaillé pendant une quinzaine d’année au sein de la société. Il était à l'époque membre du comité exécutif pour l’Europe centrale et responsable pays pour la Suisse, l’Autriche et l’Europe de l’Est.
Credit Suisse n’est pas assez implantée en Chine et va chercher à développer ses activités de gestion de fortune dans la deuxième économie mondiale, a déclaré mardi le directeur général de la banque suisse. En marge de la conférence annuelle sur l’investissement en Asie organisée par Credit Suisse à Hong Kong, Tidjane Thiam a déclaré à la presse qu’il comptait faire de l’activité de gestion de fortune l’un des principaux moteurs de la croissance future du groupe, rapporte l’agence Reuters. «Notre présence est trop faible (en) Chine et nous allons continuer à investir», a dit Tidjane Thiam, qui a pris les commandes de Credit Suisse en juillet dernier. La banque a aussi choisi de mettre l’accent sur la région Asie-Pacifique, où elle a déjà une forte présence en Asie du Sud-Est. Tidjane Thiam veut plus que doubler le bénéfice imposable dans la région Asie-Pacifique pour le porter à 2,1 milliards de francs suisses (1,92 milliard d’euros) d’ici à 2018. Credit Suisse ne dispose pas de la licence nécessaire pour développer son activité de gestion de fortune en Chine même («onshore») mais elle espère l’obtenir bientôt. «Notre stratégie est principalement orientée vers la gestion de fortune et la banque privée», a dit Tidjane Thiam. «Nous avons une bonne base de clientèle. Aujourd’hui nous exerçons offshore mais, à terme, nous serons onshore.»
Candriam Investors Group, la société de gestion paneuropéenne du groupe New York Life Investment Management, a annoncé ce 5 avril la nomination d’Andreas Wenk en qualité de responsable des institutions financières mondiales (« Head of Global Financial Institutions »). Basé en Allemagne, l’intéressé est responsable d’entretenir et de développer les relations de la société avec les plus importantes institutions financières internationales, en particulier les gestionnaires de fortune internationaux.Andreas Wenk, qui compte plus de 20 ans d’expérience, arrive en provenance d’Itaú UK Asset Management Ltd où il officiait en tant que responsable pour l’Europe en charge des clientèles « wholesale » et institutionnelle. Avant cela, il a travaillé chez Pioneer Investments au poste de responsable pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), selon son profil LinkedIn.
Enfin un mois de reprise pour les marchés ! Et un satisfecit pour la gestion active dans la mesure où les gérants les plus performants sont parvenus à faire nettement mieux dans tous les mandats actions que les indices de référence respectifs. On remarquera, par ailleurs, que ce sont les gérants adeptes d’analyse fondamentale qui occupent les meilleures places, sans pour autant distancer tous les gérants systématiques. En chiffres, au sein du mandat Actions zone euro, l’Eurostoxx NR affiche une progression de 2,79 %. Six gérants ont été plus performants, dont Roche-Brune AM (+4,62 %) et Swiss Life AM (+3,83 %) à la première et la deuxième place. A noter que onze sociétés de gestion ont néanmoins été battues par la référence. Dans le mandat Actions Europe, les performances s’inscrivent un cran en deçà mais la gestion active est parvenue à mieux tirer son épingle du jeu. L’indice Stoxx 600 a progressé de 1,40 % permettant à dix sociétés de gestion d'être plus performantes, sur 17 participants. La gestion fondamentale truste les premières places : Degroof Petercam devance La Financière Responsable et Roche-Brune dont les portefeuilles affichent des gains respectifs de +3,35 %, +3,34 % et +2,95 %. En bas de tableau, la Value souffre encore. AB voit son portefeuille en gain de +0,75 % seulement. A noter qu’avec le filtre ISR ; sept portefeuilles sur neuf battent l’indice Stoxx 600 NR, dont Ecofi Investissements à la première place (+3,40 %), tandis qu’en bas de classement, la performance d’Allianz GI est proche de celle de la référence (+1,12 % vs +1,40 %).Le mandat Actions Global présente des similitudes avec les trois précédents, mais l’indice en progression de +1,75 % a mieux résisté. Seuls quatre portefeuilles sur douze ont fait mieux dont une nouvelle fois Roche-Brune (+3,50 %) et les quants Swiss Life AM et Theam (+2,51 % et +1,87 % respectivement). En bas de tableau, la tableau se répète : EdRAM occupe la dernière place (+0,17 %) battu par le quant Ossiam à l’avant-dernière place (+0,46 %). Enfin, il est toujours trop tôt pour tirer des enseignements au sein du mandat Low Carbon mais on peut toutefois noter que douze portefeuilles ont fait mieux que l’indice MSCI World (+1,82 %), avec à la première place Roche-Brune (+3,67 %) devant OFI (+2,63 %). En matière de données, la plateforme amLeague a constaté, en mars, un volume de transactions en léger repli, comme en février 2016 – à l’exception du mandat Global qui a enregistré des hausses du volume de transactions. Sur le plan sectoriel, les gérants ont favorisé ce mois-ci l’Alimentation & Boissons, les biens de consommation des ménages, la Santé et ce, au détriment des biens industriels et des secteurs bancaires et Assurance. Les achats notables, tous mandats confondus, ont porté sur les titres Italcementi, Danone, Neste, et Fresenius Quant aux ventes notables, tous mandats confondus, il s’agit de Teleperformance, Royal Mail, CNP, et Gemalto. Sur le mandat Global Low Carbon, c’est le secteur des Software qui a recueilli les faveurs des gérants alors que, dans le même temps, ces derniers ont baissé leur pondération sur le Retail.
La filiale britannique de la société de gestion américaine Acadian Asset Management a nommé Ian Shea au poste de directeur commercial et du service client pour le Moyen-Orient, rapporte Reuters. Basé à Londres, l’intéressé sera chargé des ventes et des relations clients dans les pays du Moyen-Orient. Ian Shea arrive en provenance de Bfinance où il officiait en qualité de « director » et responsable de la recherche actions.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a annoncé, ce 5 avril, le recrutement de James Lindsay-Fynn en qualité de gérant de portefeuille en charge des taux et des devises au sein de l’équipe « Fixed Income Global Multi-Sector ». Il sera ainsi rattaché à Paul Grainger, gérant de portefeuille senior. L’intéressé arrive en provenance de Rogge Global Partners où il était associé (« partner ») et gérant de portefeuille global macro spécialisé dans les taux d’intérêt et les devises pour des portefeuilles mondiaux. Au cours de ses six années passées chez Rogge Capital Partners, James Lindsay-Fynn a co-géré des stratégies obligataires « total return » ou encore des fonds d’obligations gouvernementales. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez GAM, Evolution Securities ou encore Bank of America Securities. L’équipe « Global Multi-Sector » de Schroders compte six gérants de fonds, soutenus par 8 analystes et stratégistes obligataires répartis à travers le monde.
Le gestionnaire d’actifs américain Northern Trust Asset Management (Northern Trust AM) a annoncé, ce 5 avril, la nomination de John McCareins en qualité de « managing director » et responsable de son activité pour la région Asie-Pacifique. Basé à Hong Kong, l’intéressé supervisera l’ensemble des activités de gestion d’actifs du groupe Northern Trust en Asie, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, John McCareins sera responsable de superviser la gestion des portefeuilles actions, la stratégie d’investissement, la gestion des relations avec les clients de la région et la coordination des équipes commerciales basées à Hong Kong, au Japon, à Singapour et en Australie. Il est rattaché à Wayne Bowers, responsable de Northern Trust AM pour les régions EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et Asie-Pacifique, et à William Mak, responsable du groupe Northern Trust en Asie-Pacifique. John McCareins, qui compte plus de 18 ans d’expérience dont 10 ans chez Northern Trust, était dernièrement responsable de l’activité « Retirement Practice Outsourced Chief Investment Officer » au sein du départment Mutli-Manager Solutions chez Northern Trust. A ce titre, il dirigeait une équipe qui supervisait des programmes d’investissements multi classes d’actifs affichant plus de 60 milliards de dollars d’actifs. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez T. Rowe Price où il était en charge du développement de produits.
La Russie pense qu’un baril de pétrole à 45-50 dollars est acceptable pour équilibrer le marché pétrolier mondial, ont déclaré mercredi des sources proches du dossier à Reuters. Moscou estime également que des prix supérieurs à cette fourchette seraient susceptibles de déclencher une reprise de la production de pétrole de schiste nord-américaine, jugée pour partie responsable de la saturation du marché, ajoutent les sources. Le marché pétrolier est en nette progression mercredi matin, se reprenant à espérer un accord sur le gel de la production mondiale après que le gouverneur du Koweït auprès de l’Opep eut déclaré mardi que tout indiquait que la réunion prévue le 17 avril à Doha débouche sur un tel compromis. La Russie reste partisane d’un gel de la production mais non des exportations, une position qui n’a pas varié depuis la réunion de Doha de février, ont encore déclaré les sources.
Le Fonds monétaire international (FMI) est «déterminé à continuer à aider» la Grèce, a déclaré hier soir sa directrice générale Christine Lagarde à l’issue d’une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel. Cette dernière a souligné qu’une décote (haircut) de la dette n'était pas possible tant que la Grèce restait en zone euro, tout en ajoutant qu’elle souhaitait une conclusion rapide de l’examen des réformes dans le cadre du plan de sauvetage du pays.
La France va réinscrire le Panama sur la liste noire des paradis fiscaux à la suite de la mise au jour des «Panama Papers», un fichier répertoriant des milliers de personnes, dont des personnalités françaises, qui ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. «Panama est un pays qui a voulu nous faire croire qu’il était en capacité de respecter des grands principes internationaux», a déclaré hier le ministre des Finances, Michel Sapin. Le gouvernement panaméen a indiqué qu’il songeait à prendre des mesures de rétorsion contre la France après cette décision.
À partir du vendredi 8 avril, la Banque de France publiera les résultats de ses enchères inversées 30 minutes après la clôture des opérations menées dans le cadre du programme d’achat de titres publics de la BCE. Les résultats seront disponibles sur la page Bloomberg de la Banque de France et comprendront le montant offert agrégé sur l’ensemble des titres de l’enchère inversée, le montant alloué agrégé, et les prix alloués moyen, minimum et maximum pour chaque titre.
L’activité du secteur des services a accéléré le mois dernier aux Etats-Unis, à un rythme plus soutenu que prévu, une caractéristique qui se retrouve dans toutes les composantes de la mesure qui en est donnée par l’indice de l’Institute for Supply Management (ISM) publié hier. Cet indice est ressorti à 54,5 en mars contre 53,4 en février et 54,0 attendu. La composante activité progresse à 59,8 (consensus: 57,4) contre 57,8 en février, au plus haut depuis octobre, tandis que celle des nouveaux contrats progresse à 56,7 contre 55,5 en février.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 0,4% en rythme annualisé au premier trimestre, montrait hier le modèle de prévisions GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta après la publication des chiffres des ventes automobiles du mois de mars et des commandes à l’industrie de février. La précédente estimation, le 1er avril, était de 0,7%, rappelle la Fed régionale sur son site internet.
Groupama Asset Management a annoncé hier avoir nommé Cyrille Carrière en tant que directeur adjoint des gestions actions et convertibles, sous la responsabilité de Pierre-Alexis Dumont qui dirige cette activité. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du développement d’une expertise de gestion actions de conviction tournée sur la sélection de titres. Cyrille Carrière était depuis 2012 gérant des stratégies «small et mid caps» de Groupama AM.
Le robo advisor Investissima souhaite nouer un partenariat avec une société de gestion pour développer une offre de fonds de fonds basée sur son expertise de sélection.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) poursuit son offensive dans la dette d’infrastructure et immobilière. En attendant la finalisation de sa fusion avec Fédéris Gestion d’Actifs, la société de gestion annonce aujourd’hui le premier closing de deux nouveaux fonds pour un montant total de 533 millions d’euros. Les deux véhicules, dont CNP Assurances est un sponsor important, visent une levée globale de 900 millions d’euros au deuxième closing, prévu dans le courant du deuxième trimestre. « Notre fonds d’infrastructures ciblera notamment les transports, les infrastructures sociales, les utilities, les énergies renouvelables ainsi que le secteur de l’environnement. Comme pour le fonds immobilier, nos stratégies prévoient des contraintes sur certains secteurs et zones géographiques », détaille René Kassis, directeur de la gestion dette privée chez LBP AM. Le fonds immobilier ciblera aussi bien les bureaux que les locaux commerciaux, la logistique, le résidentiel et l’hôtellerie. Afin de profiter au mieux de l’intérêt des investisseurs, les deux véhicules ont adopté le régime des fonds de prêts à l'économie (FPE), accessibles aux mutuelles et instituts de prévoyance depuis fin 2014. « La période est aujourd’hui propice pour investir car le cycle de compression des spreads de 2014-2015 semble derrière nous. Par ailleurs, le flux d’affaires est conséquent depuis janvier », note René Kassis, en référence à la course au rendement à laquelle se livrent les institutionnels. Compte tenu de ces deux fonds, de la précédente génération levée en 2013-2014 et de trois fonds dédiés, les encours de dette privée de LBP AM totalisent désormais 1,8 milliard d’euros. Ce montant sera presque doublé à 3 milliards à l’issue de l’absorption de Fédéris, qui devrait être finalisée d’ici la fin du premier semestre. La filiale de gestion d’actifs de Malakoff Médéric permettra en outre à LBPAM d’élargir son offre de dette privée à la dette d’entreprises. Fédéris met justement la dernière main au lancement d’un FPE dédié aux placements Euro PP de midcap et d’ETI européennes. Le fonds, dont le premier closing est prévu pour la fin du premier semestre, vise un objectif de «plusieurs centaines de millions d’euros», indique René Kassis. Fédéris avait annoncé mi-janvier sa sélection pour gérer un FPE destiné à financier les PME et ETI adhérentes de l’Union des industries et métiers de la métallurgie.
À partir du vendredi 8 avril, la Banque de France publiera les résultats de ses enchères inversées 30 minutes après la clôture des opérations menées dans le cadre du programme d’achat de titres publics de la BCE. Les résultats seront disponibles sur la page Bloomberg de la Banque de France et comprendront le montant offert agrégé sur l’ensemble des titres de l’enchère inversée, le montant alloué agrégé, et les prix alloués moyen, minimum et maximum pour chaque titre.
La France a décidé de réinscrire le Panama sur la liste noire des paradis fiscaux à la suite de la mise au jour des «Panama Papers», un fichier répertoriant des milliers de personnes, dont des personnalités françaises, qui ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. «Panama est un pays qui a voulu nous faire croire qu’il était en capacité de respecter des grands principes internationaux. (...) Il a pu obtenir ainsi qu’il ne soit plus inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux», a déclaré le ministre des Finances lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. «Ceci ne sera plus possible, et la France a décidé de réinscrire le Panama sur la liste des pays non coopératifs avec toutes les conséquences que ceci aura pour ceux qui auront des transactions avec le Panama», a poursuivi Michel Sapin.
L’activité du secteur des services a accéléré le mois dernier aux Etats-Unis, à un rythme plus soutenu que prévu, une caractéristique qui se retrouve dans toutes les composantes de la mesure qui en est donnée par l’indice de l’Institute for Supply Management (ISM) publié mardi. Cet indice est ressorti à 54,5 en mars contre 53,4 en février et 54,0 attendu. La composante activité progresse à 59,8 (consensus: 57,4) contre 57,8 en février, au plus haut depuis octobre, tandis que celle des nouveaux contrats progresse à 56,7 contre 55,5 en février.
Legg Mason a obtenu que sa gamme de fonds soit disponible sur la plate-forme Nordic Fund Market détenue par le Nasdaq, rapporte Realtid.se. Ainsi, les investisseurs d’Europe du Nord pourront accéder aux fonds des filiales de Legg Mason, comme Western Asset, Brandywine Global ou RARE Infrastructure. Legg Mason en profite pour introduire de nouveaux fonds actions de ClearBridge, LMM, Royce and Associates et Martin Currie et des hedge funds et fonds quantitatifs de Permal et QS Investors. Jusqu’ici, les fonds de Legg Mason étaient accessibles en Europe du Nord via Skandia, Mutual Funds Exchange, Nordnet, Avanza et SEB.
Investec Aviation Finance, filiale Investec Bank Plc, a annoncé avoir bouclé son second fonds de dette dans le secteur de l’aéronautique géré pour le compte d’assureurs européens, renforçant ainsi sa position d’acteur de premier plan dans le domaine de la dette aéronautique garantie à destination des investisseurs institutionnels. Le premier fonds, Aquila Debt Fund, a été bouclé en 2014, et les deux fonds comptent désormais un encours cumulé de quelque 700 millions de dollars. L’objectif de rendement du nouveau fonds est compris entre 4% et 4,5% net, soit la performance enregistrée par le fonds Aquila depuis son lancement.Le nouveau fonds a été noté «A» par Feri EuroRating Services, une raison supplémentaire d’investir dans la stratégie pour des investisseurs encadrés par la directive Solvabilité II.
L’Agefi rapporte que la plate-forme de crowdfunding SmartAngels et BNP Paribas Securities Services (BP2S) vont lancer un projet pilote au deuxième semestre 2016 dont l’objectif est de tenir pour la fin de l’année un registre de titres non cotés d'émetteurs financés via SmartAngels sur une blockchain privée. La technologie blockchain permet d’optimiser la relation entre les émetteurs et ses actionnaires en la rendant fluide, sécurité et instantanée. L’authenticité du registre sera ainsi garantie par le consensus avec la délivrance de e-certificats dans le contexte d’une augmentation attendue des volumes. Au-delà de la tenue d’un registre, la blockchain favorisera la mise en place d’un marché secondaire. Un sujet majeur pour le crowdfunding.
Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos, Didier Le Menestrel, président de la Financière de l’Echiquier, milite pour une simplification de la réglementation afin d’attirer davantage les investisseurs étrangers. « Il faut recréer pour les investisseurs la possibilité de passer des « ordres directs », avance Didier Le Menestrel Actuellement, le problème est que les investisseurs étrangers ne veulent pas de fonds communs de placement car ils rechignent à passer par le système bancaire français qui leur semble trop complexe : les investisseurs doivent s’enregistrer auprès d’Euroclear, remplir des formulaires... » Une contrainte que ne connait pas le Luxembourg où il suffit à ces mêmes investisseurs étrangers de contacter un « transfert agent » qui prend en charge toutes les formalités. « D’un point de vue réglementaire, Euroclear a la possibilité d’accepter les ordres directs mais les grandes banques françaises ne se montrent pas encore très motivées pour revenir sur un système établi. Il va donc falloir bien communiquer et les y inciter », avance le dirigeant. Par ailleurs, à l’heure de la montée en puissance des ETF et des stratégies « smart beta », le dirigeant reste optimiste quant à l’avenir de la gestion active. « Je n’ai pas d’inquiétude sur l’avenir de la gestion active car énormément de capitaux devront trouver à s’investir ces prochaines années, notamment pour financer les retraites, estime-t-il. Et même si la gestion passive finit par capter les grandes masses, la gestion active aura toujours sa place. Simplement, les gérants « d’actifs » doivent s’adapter, se différencier par une approche ultraspécialisée. »Selon Les Echos, La Financière de l’Echiquier gère actuellement 8,1 milliards d’euros d’actifs, après avoir enregistré 300 millions d’euros de collecte l’an dernier. « Fin 2015, nous avions 1,2 milliard d’euros d’encours hors de France, ce qui correspond à environ 15% de nos encours totaux », a précisé Didier Le Menestrel.
Cogefi France et Cogefi Europe, deux fonds de la gamme de Cogefi Gestion ont enregistré leur fusion au 4 avril 2016 par voie d’absorption de Cogefi France par Cogefi Europe. Ces fonds disposaient d’un track record sensiblement équivalent sur longue période. Bien que Cogefi France occupe historiquement une place importante dans les mandats de gestion, la société de gestion a justifié sa décision de les fusionner «du fait de l’enrichissement croissant du sous-jacent européen quand le CAC 40, de son coté, est de plus en plus dominé par quelques valeurs, dont Total notamment et le secteur bancaire», précie-t-elle dans un communiqué.Cogefi Europe a pour objectif de surperformer, sur un horizon de placement supérieur à 5 ans, l’indice Stoxx Europe Large 200 dividendes nets réinvestis. La gestion privilégie l’approche « bottom up », permettant au portefeuille de s’écarter sensiblement du benchmark en termes de thématiques, de répartition géographique ou sectorielle et de valeurs.
Pimco affirme que son ancien directeur des investissements, Bill Gross, aurait pu être licencié pour avoir abusé de ses collègues dans les mois qui ont précédé sa démission brutale en 2014, rapporte le Financial Times. Dans sa réponse à la plainte du gérant, qui réclame 200 millions de dollars, la société de gestion obligataire relate que suite à la démission du directeur général Mohamed El-Erian en janvier 2014 et à la publication d’articles de presse concernant le conflit entre les deux hommes, Bill Gross est devenu obsédé par la protection de son image. « Dans une poursuite farouche de cet objectif, il a adopté un comportement destructeur et inacceptable qui incluait notamment de rompre son engagement de se conformer aux décisions de la direction, d’essayer de saboter les carrières de l’ancien CEO et des autres qu’ils soupçonnait d’être déloyaux et de traiter ses collègues de manière abusive ». Le document juridique déposé lundi inclut une copie de la lettre de démission de 17 mots manuscrite de Bill Gross, laissée dans le bureau de Pimco la nuit.
L’opérateur boursier américain Bats Global Markets a annoncé lundi qu’il allait proposer 11,2 millions d’actions dans une fourchette de prix unitaire de 17 à 19 dollars, avec une option de surallocation de 1,68 million de titres supplémentaires, rapporte L’Agefi. Détenu par ses dirigeants et par de grandes institutions financières de Wall Street, le groupe peut espérer se valoriser jusqu'à 2 milliards de dollars. L’IPO se fera uniquement par cession d’actions.Bats Global Markets avait dû annuler en catastrophe son IPO en 2012, faute de pouvoir coter ses propres actions sur son marché.
Le gestionnaire d’actifs américain J.P. Morgan Asset Management a annoncé, ce lundi 4 avril, le lancement de deux nouveaux ETF, JPMorgan Diversified Return Europe Currency Hedged Equity ETF (JPEH) et JPMorgan Diversified Return International Currency Hedged Equity (JPIH). Identiques aux JPMorgan Diversified Return Europe Equity ETF (JPEU) et Diversified Return International Equity ETF (JPIN), les deux nouveaux véhicules adoptent une approche gérée par le risque pour investir, ce qui permet aux investisseurs de capter davantage les hausses de marchés avec l’objectif d’offrir moins de volatilité dans les phases de baisse des marchés, explique la société de gestion dans un communiqué. Ces deux ETF diversifient les risques en investissant dans différents secteurs d’activité, tout en couvrant son exposition aux devises, fournissant ainsi aux investisseurs une exposition aux marchés actions internationales avec moins de risques.Le fonds JPEH suit l’indice FTSE Developed Europe Diversified Factor 100% Hedged to USD tandis que le fonds JPIH suit l’indice FTSE Developed ex-North America Diversified Factor 100% Hedged to USD Index, construit à partir de l’expertise en gestion du risque et des analyses de marchés de J.P. Morgan. Dix-huit mois après le lancement de son premier ETF, J.P. Morgan Asset Management dispose aujourd’hui d’une gamme de sept fonds stratégiques beta.
La Banque Postale Asset Management a levé un montant total de 533 millions d’euros avec le premier closing d’un fonds dédié à la dette infrastructure et d’un fonds dédié à la dette immobilière. Tout comme pour les précédents fonds ouverts, CNP Assurances intervient en tant que principal sponsor pour un montant resté confidentiel.Les phases d’investissements pourront démarrer dès à présent. Mais un deuxième closing est prévu au deuxième trimestre. « L’objectif ultime est d’arriver au terme des levées de fonds à un montant total de 900 millions d’euros », confie René Kassis, directeur de la gestion dette privée chez LBPAM.Ces fonds, dédiés aux investisseurs institutionnels, sont gérés par l’équipe créée en 2013 par LBPAM et spécialisés en origination, structuration et gestion de dette. Ce pôle, de 1,8 milliard d’euros actuellement, va être rapproché de l’activité dette corporate de Fédéris GA et permettre de constituer une équipe de 10 experts gérant près de 3 milliards d’euros d’actifs.D’ailleurs, un nouveau fonds de dette corporate est en cours de lancement avec un premier closing d’ici à la fin du premier semestre.
Les encours du secteur de la gestion d’actifs vont peut-être crever le plafond des 100.000 milliards de dollars d’ici à 2020 mais les rémunérations des acteurs ne vont pas forcément suivre, selon une étude que vient de publier PwC («Rethinking reward as asset management moves centre stage»). PwC prévoit que les rémunérations exprimées en pourcentage des revenus devraient refluer à 35% d’ici à 2020 contre 45% actuellement.Les rémunérations dans leur ensemble devraient croître parallèlement aux actifs sous gestion mais les marges vont diminuer si bien que la hausse des revenus ne sera pas forcément synonyme d’une progression des bénéfices. PwC explique aussi que les exigences accrues en matière de transparence et de gouvernance vont contraindre les gestionnaires d’actifs à aligner les rémunérations sur les performances des équipes et les résultats des portefeuilles de la clientèle. Compte tenu de la pression sur les coûts et de l’accent mis sur la transparence, les sociétés de gestion vont mettre en avant des mesures incitatives non financières pour retenir et motiver les talents. La culture du gérant star va également prendre du plomb dans l’aile. Elle sera diluée dans une nouvelle ligne de défense : le plan de succession avec un accent marqué sur les décisions prises en équipe et des résultats qui vont se refléter dans les structures de rémunération."Dans un secteur où l’actif le plus prisé et le plus cher est constitué de ses effectifs, avec des rémunérations qui représentent 60% du total des coûts, les structures de rémunération des gestionnaires d’actifs devront s’adapter aux évolutions du secteur, à l’augmentation des coûts et à la pression sur les commissions. Alors que les sociétés du secteur vont continuer de croître et de se déplacer dans des zones traditionnellement dominées par les banques, la rémunération des gestionnaires d’actifs sera inévitablement de plus en plus surveillée par les régulateurs et les parties prenantes», souligne Tim Wright, associé chez PwC au sein de l'équipe rémunérations.