Le gestionnaire d’actifs suisse Vontobel Asset Management (Vontobel AM) a annoncé, ce 16 mai, la nomination de Thomas Wittwer en qualité de directeur général (« chief executive officer » ou CEO) de Vontobel Asset Mangement Inc., la plateforme américaine de sa boutique « Quality Growth ». L’intéressé remplace Philipp Hensler, qui occupait le poste de directeur général de Vontobel Asset Managment Inc. depuis 2014 et qui « a choisi de quitter la société pour occuper un autre poste de direction en dehors de Vontobel », a indique le groupe suisse dans un communiqué.Jusque-là, Thomas Wittwer était « managing director » et responsable des ventes et du marketing au sein de Vontobel Asset Mangement Inc., qu’il avait rejoint en 1988.Basée à New York, la boutique « Quality Growth » est l’une des six boutiques du groupe Vontobel Asset Management. Elle affiche actuellement 37,4 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
A l’issue du premier trimestre 2018, les actifs sous gestion du pôle « Banque privée et Gestion d’actifs » de Rothschild & Co ont atteint 66,5 milliards d’euros contre 67,3 milliards d’euros à fin décembre 2017, soit un repli de 1,2%, a annoncé le groupe bancaire. Au cours de cette période, le groupe a pourtant enregistré une collecte nette de 1,1 milliard d’euros, dont 800 millions d’euros collectés par la banque privée. En revanche, Rothschild a été pénalisé par « la dépréciation globale du marché combinée à un effet de change négatif » ayant réduit ses actifs sous gestion de 1,9 milliard d’euros.Malgré ces vents contraires, les activités de « Banque privée et de Gestion d’actifs » ont dégagé des revenus de 131 millions d’euros au cours du premier trimestre, en hausse de 2% par rapport au premier trimestre 2017.Par ailleurs, son activité de « Capital-investissement et dette privée a généré 25,2 millions d’euros de revenus au premier trimestre 2018, en hausse de 29% sur un an. « Par rapport à la moyenne des trois dernières années, les revenus du premier trimestre ressortent en hausse de 43% », souligne Rothschild dans un communiqué. Au 31 mars 2017, le montant des actifs sous gestion de ce pôle s’établit à 8,5 milliards d’euros. Les investissements réalisés par Rothschild & Co dans l’activité « Capital-investissement et dette privée » au cours du premier trimestre 2018 se sont établis à 19 millions d’euros, investis en intégralité dans des fonds gérés par la division. Les cessions et distributions ont généré, pour leur part, 18 millions d’euros, dont 4 millions d’euros distribués par le fonds FAPI I et 7 millions d’euros par le fonds Oberon II de Rothschild Credit Management (RCM). Au cours du trimestre, RCM a réalisé un premier closing sur Elsinore (63 millions d’euros), un fonds associant plusieurs stratégies de crédit, et a lancé Oberon USA (55 millions d’euros), « marquant l’expansion géographique d’une stratégie de dette senior sécurisée qui a déjà fait ses preuves en Europe », indique le groupe. Enfin, peu après la fin du trimestre, Five Arrows Direct Lending (FADL), le fonds de prêts directs aux moyennes capitalisations européennes, a réalisé son closing final à 655 millions de capitaux engagés.En prenant en compte l’ensemble de ses activités, Rothschild & Co a généré 420,1 millions d’euros de revenus au premier trimestre 2018, en repli de 14% sur un an. Le groupe a été pénalisé par son activité de conseil financier dont les revenus ont baissé de 20% sur un an à 261,7 millions d’euros à fin mars 2018.
L’opérateur de marchés Euronext a annoncé ce 16 mai le lancement d’un nouvel ETF de Lyxor International AM dont la cotation sur Euronext Paris est programmée pour le 18 mai. Le nouveau véhicule, Lyxor Scient Beta (code Isin : LU1810006863) aura pour sous-jacent l’indice SBELS35N VAR Controlled EUR Total Return.Le total des frais sur encours a été fixé à 0,55%.
Bitwise Asset Management, société spécialisée dans les cryptomonnaies, a recruté John Hyland en tant que nouveau responsable mondial des ETF. L’intéressé était précédemment directeur des investissements et dirigeant du United States Commodity Funds, une société d’ETF de plusieurs milliards de dollars basée à Oakland. John Hyland retrouve chez Bitwise deux autres anciens du secteur des ETF : Matt Hougan, l’ancien CEO d’ETF.com et d’Inside ETFs, et Teddy Fusaro, qui a contribué à créer Direxion et IndexIQ. Fondée en 2017, Bitwise AM a comme mission de faciliter l’accès aux cryptomonnaies. Elle a lancé un fonds indiciel sur les cryptomonnaies, le premier du genre selon elle. Le fonds se dénomme HOLD 10 Private Index Fund.
DWS lance une nouvelle gamme d’ETF Xtrackers dont les expositions intègrent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les quatre nouveaux ETF répliquent des indices actions américain, européen, japonais et mondiaux appliquant un filtre ESG dans la sélection des valeurs (voir le tableau des produits). « Le développement durable est l’une de nos valeurs clés. Nous voulons non seulement répondre à la forte demande en investissement responsable, mais aussi l’encourager activement », déclare Petra Pflaum, Directrice des investissements responsables chez DWS, citée dans un communiqué. Les nouveaux ETF répliquent des indices MSCI ESG Leaders Low Carbon Ex Tobacco Involvement 5%. Ces indices utilisent des filtres basés sur la recherche ESG de MSCI, à savoir que les entreprises sélectionnées répondent à des critères ESG stricts et une contrainte de faibles émissions de carbone.Par exemple, explique DWS, l’exposition du Xtrackers ESG MSCI World ETF est construite à partir des 1.648 sociétés de l’indice MSCI World. Deux filtres sont appliqués aux entreprises dans le cadre de la construction de l’indice dérivé, l’un fondé sur les critères ESG et l’autre sur les émissions de carbone. Les entreprises présentes dans les secteurs de l'énergie nucléaire, des armes controversés ou de la production de tabac sont exclues, tout comme les entreprises dont plus de 50% (ou plus d’un milliard de dollars) du chiffre d’affaires provient de l’industrie de l’alcool, des jeux d’argent ou de l’armement. Les entreprises ayant passé ces filtres se voient ensuite attribuer une note ESG par rapport à leurs pairs, celles en deçà d’un certain niveau de rating sont alors exclues. Un « filtre de controverses » est également appliqué pour éliminer les entreprises impliquées dans des litiges incompatibles avec les critères ESG. Le filtre d’émissions carbone est quant à lui fondé sur l’évaluation des émissions actuelles et potentielles. Il permet d’exclure les entreprises à forte empreinte de carbone. Au terme de ce processus de sélection, 635 sociétés sont conservées sur les 1.648 de départ, elles sont pondérées en fonction de leur capitalisation boursière2 au sein du nouvel indice ESG.L’intégration de facteurs ESG (en plus des facteurs financiers) s’applique à l’ensemble du processus d’investissement, à la fois pour les produits liquides et illiquides, rappelle DWS qui gère plus de 20 milliards d’euros d’encours sur des stratégies ESG, dont sept fonds de développement durable investissant dans des secteurs tels que les énergies propres, le stockage d'énergie et l’eau, ou encore l’investissement immobilier certifié écologique. Les nouveaux ETF actions Xtrackers ESG rejoignent l’ETF obligataire Xtrackers II ESG EUR Corporate Bond UCITS, qui repose également sur une méthodologie de sélection ESG MSCI. En début d’année, DWS a converti l’un de ses fonds de gestion active en un fonds dédié à l’ESG intégrant les normes d’investissement ESG internes de l’entreprise. Le fonds Deutsche Invest I Euro Bonds (Short) est ainsi devenu le fonds Deutsche Invest I ESG Euro Bonds (Short).Tableau des produits ETF Frais de gestion ISIN Code mnémo. Bloomberg Devise Xtrackers ESG MSCI World UCITS ETF 0.20% IE00BZ02LR44 XZW0 USD Xtrackers ESG MSCI Japan UCITS ETF 0.20% IE00BG36TC12 XZMJ USD Xtrackers ESG MSCI USA UCITS ETF 0.15% IE00BFMNPS42 XZMU USD Xtrackers ESG MSCI Europe UCITS ETF 0.20% IE00BFMNHK08 XZEU EUR
DWS a certes enregistré une collecte nette de 2,1 milliards d’euros au premier trimestre mais trois de ses fonds phare ont subi des sorties nettes significatives, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Sur le seul fonds Deutsche Concept Kaldemorgen, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 6,4 milliards d’euros, les sorties nettes se sont élevées à 844 millions d’euros, selon les données de l’Association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI), relève le site spécialisé. Le fonds DWS Top Dividende (17,8 milliards d’euros d’encours) a pour sa part subi des rachats de 700 millions d’euros, et son pendant luxembourgeois, le fonds Deutsche Invesst I Top Dividend termine le trimestre sur une décollecte de 579 millions d’euros. La stratégie Multi-Opportunities, qui comprend trois fonds, a de son côté affiché des dégagements d’environ 378 millions d’euros.Au total, les sorties nettes de l’ensemble de ces fonds atteignent 2,5 milliards d’euros. La collecte des ETF et des fonds obligataires comme le Deutsche Floating Rate Notes a toutefois permis à DWS d’afficher un solde positif de plus de 2 milliards d’euros. Et, on le sait, les marges sont moins importantes sur les ETF...
Le président du directoire de Deutsche Börse, l’opérateur de marché allemand, a déclaré ce 16 mai être à l’affût d’opportunités d’acquisitions, dont il a fait l’un des piliers de sa stratégie de croissance. S’exprimant devant les actionnaires, Theodor Weimer, qui a pris les rênes du groupe le 1er janvier, a déclaré que les acquisitions faisaient «partie de notre stratégie, en particulier lorsqu’elles sont complémentaires à nos activités». Les domaines prioritaires en matière d’acquisition concernent les activités sur les titres obligataires, l'énergie, les devises, ainsi que les services pour les fonds d’investissement, les données et les indices, a-t-il précisé.Un an après l'échec du projet de fusion avec le London Stock Exchange (LSE), Theodor Weimer a cependant exclu de se lancer dans certaines grosses opérations. «Les transactions transformationnelles où nous ne serons plus majoritaires, où notre siège ne serait plus à Hesse, ne sont pas une option pour nous», a-t-il déclaré.
Le gestionnaire de patrimoine indépendant Reuss Private Group a fait état pour l’année écoulée d’une très forte croissance de ses encours de près de 77% à 29 milliards de francs suisses, rapporte le site spécialisé finews. Sur ce montant, les actifs sous gestion ont fait un bond de 48,5% à environ 3 milliards de francs suisses, grâce notamment à la forte progression des actifs gérés en Allemagne à 0,5 milliard de francs suisses.
En toute discrétion, la société de gestion suisse EI Sturdza Investment Funds a annoncé la nomination de Marc Craquelin, ancien directeur des investissements (« CIO ») de La Financière de L’Echiquier en qualité d’administrateur indépendant non exécutif au sein du conseil d’administration d’EI Sturdza Funds Plc. Marc Craquelin avait quitté La Financière de l’Echiquier en septembre 2017, après y avoir officié pendant plus de 15 ans. Il avait rejoint la société de gestion française en 2001 avant d’être nommé directeur des investissements en 2009. La nomination de Marc Craquelin au conseil d’administration a été officiellement validée par la Banque centrale d’Irlande le 6 avril 2018, indique EI Sturdza Funds sur son site internet.
L’Union Bancaire Privée (L’UBP) a annoncé, ce 16 mai, le lancement d’une nouvelle stratégie sur sa plateforme alternative Ucits. Lancée en partenariat avec la société Cheyne Capital Management (UK), spécialisée dans l’investissement alternatif et basée à Londres, la stratégie U Access (IRL) Cheyne Arbitrage Ucits est le quatrième fonds de la plateforme alternative d’UBP, qui affiche aujourd’hui près de 700 millions de francs suisses d’actifs sous gestion. Ce nouveau fonds d’arbitrage est géré par Pierre di Maria, responsable des stratégies « event driven » au sein de Cheyne Capital. Il offre une liquidité journalière et suit une approche d’arbitrage combinant une composante principale de rendement (arbitrage de fusions) et une composante dite « mixed arbitrage », visant à tirer profit d’opportunités d’arbitrage qui ne sont pas liées aux fusions-acquisitions. « Géré selon une stratégie purement ‘market neutral’ avec un faible bêta au marché, le fonds a l’avantage d’avoir une exposition décorrélée des autres classes d’actifs et peut constituer pour les investisseurs un substitut intéressant aux instruments obligataires en matière de construction de portefeuille », ajoute l’UBP dans un communiqué.Outre la stratégie U Access (IRL) Cheyne Arbitrage Ucits, la plateforme alternative Ucits d’UBP comprend les fonds suivants : U Access (IRL) Trend Macro, une stratégie « global macro » discrétionnaire qui cherche à capitaliser sur les tendances macroéconomiques en investissant sur une large gamme d’instruments et de marchés liquides ; U Access (IRL) Electron Global Utiliy, une stratégie « long/short equity » qui cible plus particulièrement les secteurs des infrastructures, des « utilities » et des énergies renouvelables ; et, enfin, U Access (IRL) Nexthera Ucits, une stratégie « long/short equity » centrée sur le secteur de la santé.
Le groupe Credit Suisse a annoncé ce 16 mai la conclusion d’un accord de partenariat avec la société financière israélienne aMoon. Les clients du groupe suisse, hors Canada et Etats-Unis, bénéficieront d’un «accès exclusif» au fonds aMoon II, dont les investissements s'élèvent à 250 millions de dollars, précise Credit Suisse dans un communiqué. Les modalités financières de ce partenariat n’ont pas été divulguées.Le véhicule de placement aMoon II se concentre sur les entreprises technologiques actives dans le domaine de la santé, notamment la santé numérique, les appareils médicaux et la biopharma. Le fonds est ouvert aux clients institutionnels et à certains clients éligibles. L’accord concerne aussi bien le groupe Credit Suisse que la division de gestion d’actifs du groupe suisse.
Swiss Life Asset Managers a a annoncé ce 16 mai la nomination de José Antonio Blanco au poste de responsable des investissements dans les activités de placement pour le compte de clients tiers. José Antonio Blanco prendra ses nouvelles fonctions le 1er juin, précise la filiale de gestion d’actifs de l’assureur suisse dans un communiqué. Basé à Zurich, il sera rattaché à Michael Klose, directeur de la gestion d’actifs pour compte de tiers.
Le groupe de gestion allemand NAS Invest, basé à Berlin et spécialisé dans les investissements immobiliers, a annoncé ce 16 mai la création d’une filiale à Zurich, NAS Invest Suisse AG. Dans cette perspective, Marius Preisig a été nommé responsable des relations investisseurs à compter du 1er mai 2018. Dans ses nouvelles fonctions, Marius Preisig sera responsable de la couverture suisse et internationale des co-investisseurs du groupe à partir de l’antenne de Zurich. Il aura également en charge le développement des activités et la syndication des investissements futurs.Marius Preisig rejoint NAS Invest en provenance de Corestate Capital, où il avait la responsabilité des relations clients à Zurich et Singapour, principalement les family offices, les particuliers fortunés et les banques privées.
Le hedge fund américain Appaloosa détenait quelque 7 millions d’actions du groupe suisse UBS au terme du premier trimestre, soit une participation d’environ 0,2%, rapporte le quotidien financier Handelsblatt. Le fonds du milliardaire David Tepper, qui a la réputation de renforcer ses participations au fil du temps, est surtout investi dans des entreprises américaines, parfois en tant qu’actionnaire activiste. UBS n’a pas souhaité s’exprimer sur cette évolution de son actionnariat.
Le groupe d’assurances NN Group et son gestionnaire d’actifs NN Investment Partners (NN IP), ont pris la décision d’exclure le tabac de tous leurs investissements. Actuellement, le tabac est déjà exclu des fonds et mandats dédiés à l’Investissement Socialement Responsable (ISR), y compris les produits durables et à impact, gérés par NN IP pour le compte de ses clients. «La décision d'étendre l’exclusion à tous les fonds et mandats exclusifs et clients a été prise dans le cadre de la politique d’investissement responsable du groupe NN», explique un communiqué.«Nous sommes arrivés à la conclusion que le tabac ne correspond plus à notre approche d’investissement responsable. La décision prend en compte les préoccupations concernant la santé publique, car il est impossible d’utiliser les produits du tabac de manière responsable, ainsi que la charge économique pour la société via les coûts économiques et sociétaux externalisés du tabac et comment cela peut affecter les investisseurs», explique Jelle van der Giessen, directrice des investissements de NN Group. La décision vise à céder toutes les participations en actions et titres à revenu fixe des fabricants de tabac dans un délai d’un an. L’exclusion s’appliquera à tous les fonds communs de placement gérés par NN IP. Pour les actifs clients gérés de manière discrétionnaire, NN IP ne cédera pas sans consultation préalable. En ce qui concerne les actifs du compte général de NN Group, les investissements existants dans le tabac sont tous des obligations d’entreprises et seront immédiatement cédés ou ramenés à échéance.
Le groupe d’assurances NN a dévoilé ce matin ses résultats trimestriels. L'établissement a fait état d’un résultat d’exploitation de 41 millions d’euros au premier trimestre 2018, en hausse de 24% par rapport aux 33 millions d’euros enregistrés un an plus tôt. L'établissement, succinct dans sa présentation, n’a pas dévoilé de chiffres de collecte. Le résultat opérationnel total du groupe baisse de 23% à 313 millions d’euros pour les trois premiers mois de l’année. NN explique que l’activité a bénéficié de l’intégration en janvier des activités asset management de Delta Lloyd rachetées l’an dernier.
La société de gestion espagnole Cygnus Asset Management (Cygnus AM), dont les encours s’élèvent à 400 millions d’euros, a nommé Blanca Gil Antoñanzas en qualité de nouvelle directrice générale, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressée sera ainsi responsable du marché espagnol ainsi que des sujets de développement commercial et de gouvernance. Elle officie chez Cygnus AM depuis 2006 en tant que responsable des relations avec les investisseurs, de la conformité et des nouveaux produits. Auparavant, de 2000 à 2006, elle a travaillé chez UBS Espagne au sein de l’équipe en charge des grands comptes (« Key Clients »), à savoir les family offices et les investisseurs privés et institutionnels. Avant cela, de 1998 à 2000, elle a officié chez BNP Paribas en tant que responsable de l’origination obligataire puis dans l’équipe dédiée aux produits structurés pour la division de banque privée.
Banque Internationale à Luxembourg (BIL) a nommé Laurent Abinet en qualité de conseiller en investissement senior (« senior investment adviser »), rapporte InvestmentEurope. L’intéressé arrive en provenance d’Inter Fund Management, où il a officié pendant plus de deux ans comme gérant de portefeuille actions senior. Auparvant, il a travaillé chez Banque Privée Edmond de Rothschild Europe, basée au Luxembourg, pendant 4 ans comme gérant de portefeuille senior également. Laurent Abinet a effectué une large part de sa carrière chez ING, où il a officié de 1996 à 2006, occupant différentes fonctions dont celles de banquier senior puis de gérant de portefeuille.
La Grande-Bretagne va réduire à 2 livres (2,29 euros) au lieu de 100 la mise maximale autorisée pour certaines machines à sous, accusées de susciter des comportements addictifs. La nouvelle a fait réagir les valeurs du secteur. William Hill et GVC Holdings abandonnent respectivement 3,78% et 3,5% peu après l’ouverture de la Bourse de Londres; ils restaient dans le rouge en matinée.
Il y a eu six défauts parmi les émetteurs souverains en 2017, indique S&P Global Ratings. C’est le nombre le plus élevé enregistré en un an. Ces débiteurs indélicats sont Bélize, le Congo-Brazzaville, le Mozambique, le Venezuela et… le Salvador deux fois dans la même année. Une sorte de rattrapage, car à la différence des premiers nommés qui ont tous fait défaut au cours des années précédentes, le Salvador est un novice.
Effet de seuil. Un jour au-dessus de 3 %, le lendemain en deçà. Le rendement du T-note oscille autour d’un seuil que d’aucuns considèrent comme psychologique, même si d’autres analystes placent la barre symbolique à 3,5 %. Reste que la courbe des taux américaine ne cesse de s’aplatir au fil des remontées du taux cible des fed funds de la Réserve fédérale et des anticipations de hausses à venir. Le mouvement d’aplatissement se fait par les maturités les plus courtes. Une note de Lazard Frères rappelle que des économistes de la Fed ont estimé que l’ensemble des opérations d’achats de titres et d’extension de maturité de la Fed ont réduit la prime de terme à dix ans d’environ 100 points de base. Logiquement, « la réduction de la taille du bilan de la Fed devrait amener la partie longue de la courbe à remonter davantage et amener un mouvement temporaire de repentification ». Une autre note d’UniCredit met l’accent sur l’inflation sous-jacente plus faible qu’attendu par les marchés. Conséquence, l’écart 2-10 ans sur la courbe ne cesse de décroître, à 43 pb (11 mai) tout comme l’écart 5-30 ans. « C’est le niveau le plus faible depuis 2007 », précise UniCredit. Alors, « à quand l’inversion de la courbe américaine ? », se demande Charles-Henri Colombier, économiste à COE-Rexecode qui se base sur l’écart 30 ans -1 an. Au rythme d’aplatissement en cours depuis 2014, « c’est à l’été 2019 que l’inversion se produirait ». Suivant les standards historiques, une courbe négative annoncerait une entrée en récession fin 2020 ou début 2021. Un bémol, ajoute l’économiste : « L’aplatissement de la courbe peut s’avérer discontinu ». C’est-à-dire accélérer ou ralentir et mettre plus ou moins de temps à s’inverser.
La suppression de l’ISF remet en cause 581 millions d’euros de collecte pour les FIP et FCPI. Les sociétés de gestion explorent des solutions de substitution.
Fortement endettés lors de la crise de 2008 pour cause de bulle immobilière, les ménages espagnols s’étaient mués à partir de 2009 en fourmis, devenant « prêteurs nets ». Depuis, leur dette a diminué de pratiquement 20 points de PIB, de 85 % à 61 %, tout comme leur taux d’épargne a chuté puisque les crédits font les dépôts. Mais l’an dernier, souligne une note de Pictet WM, la fourmi est redevenue cigale. Les ménages emprunteurs nets à nouveau, faut-il le voir comme un bon ou un mauvais présage ?
SELECTION. La gestion active a surperformé les indices de référence dans 44 % des cas en 2017, contre seulement 28 % en 2016, selon l’étude annuelle de Lyxor AM sur 6.000 fonds actifs en Europe dans 23 univers (1.400 milliards d’euros d’encours total). Bénéficiant d’une baisse de la volatilité et des corrélations, la gestion active s’est mieux comportée sur les marchés actions les moins efficients (Italie, Allemagne, small caps…), notamment au travers des facteurs « qualité » ou « croissance » au détriment du facteur « value » si présent en 2016. Par ailleurs, 39 % des gérants obligataires actifs ont surperformé leur indice, plutôt sur les grands univers diversifiés. Mais l’étude souligne une faible dispersion des résultats, la génération d’alpha restant limitée à quelques univers, d’où l’importance de la sélection de fonds actifs dans le cadre d’une fine combinaison avec de la gestion passive.
FUMÉE BLANCHE. Habemus programma. Le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue ont trouvé un accord pour former un gouvernement de coalition en Italie plus de deux mois après l’élection législative. Le programme des deux partis anti-système, arrivés en tête du scrutin (32 % et 17 % des suffrages respectivement), inclut une flat tax de 15 %, la mise en place d’un revenu minimum et un abaissement de l’âge de départ à la retraite. Son coût est estimé entre 65 et 100 milliards d’euros par an (jusqu’à 5 % du PIB). Cette largesse fiscale pèsera sur des finances publiques italiennes dégradées avec une dette de 132 % du PIB.
Le président du directoire de Deutsche Börse a déclaré hier être à l’affût d’opportunités d’acquisitions, dont il a fait l’un des piliers de sa stratégie de croissance. S’exprimant devant les actionnaires, Theodor Weimer, qui a pris les rênes de l’opérateur de marché allemand le 1er janvier, a déclaré que les acquisitions faisaient «partie de notre stratégie, en particulier lorsqu’elles sont complémentaires à nos activités». Les domaines prioritaires en matière d’acquisition concernent les activités sur les titres obligataires, l'énergie, les devises, ainsi que les services pour les fonds d’investissement, les données et les indices, a-t-il énuméré.