C’est le montant de la dette des entreprises européennes notées par S&P Global Ratings en cette première moitié de 2018. Elle se partage en 5.000 milliards de dettes investment grade et 900 milliards dite « spéculative » (ce segment représente 40 % des émetteurs). Le Royaume-Uni (20 %), la France (16 %) et l’Allemagne (15 %) représentent la moitié du total. Les entreprises financières comptent pour 49,5 % de l’ensemble.
Les analystes et les économistes qui ont eu le courage de lire dans son intégralité le document de 57 pages concernant l’accord de gouvernement paraphé par le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, ont découvert qu’il ne contenait aucune mention de la question de la sortie de l’euro ou l’abandon de la monnaie unique. Pas une seule fois ! Aux oubliettes… En Italie, les partis passent, mais l’art des tractations reste un must.
Marc de café. Entre 60 et 70 dollars le baril à la fin de l’année ou dans un an pour une prévision consensuelle, mais avec une dispersion aux extrêmes de 50 à… 100 dollars. Les analyses du marché pétrolier et les perspectives de prix sont difficiles à saisir tant les incertitudes sont nombreuses : l’impact des dossiers géopolitiques (sanctions contre l’Iran, Venezuela), la capacité de force de rappel du pétrole de schiste américain, la fin éventuelle de l’accord de réduction de la production entre l’Arabie saoudite et la Russie débouchant sur une hausse de 1 million b/j (réunion Opep le 22 juin), choc d’offre ou choc de demande, l’impact de la baisse des investissements (estimée à 370 milliards de dollars depuis 2014 par Vestathena), etc. Ajoutons à cela des faits de marché comme l’écartement des cours du WTI (lourd américain) et du Brent (léger). Le spread entre les deux benchmark a dépassé 11 dollars le 1er juin. Le sondage Reuters mené auprès de 36 analystes anticipe un cours du Brent de 71,68 dollars en moyenne. Les analystes de S&P Global Ratings envisagent une production supérieure à la demande en fin d’année et un prix du Brent de 65 dollars le baril, diminuant à l’horizon 2020 à 55 dollars. Les analystes d’Amundi tablent sur un cours du WTI de 60 à 70 dollars dans les douze prochains mois. Les analystes de Société Générale visent 75 dollars le baril en fin d’année avec des marges de fluctuation de 65-85 dollars pour le Brent et de 60-80 dollars pour le WTI. Les économistes d’Oxford Economics préfèrent regarder le scénario du pire : un cours du baril à 100 dollars. Il enlèverait quelque 0,7 point au PIB mondial en 2020. Pour les économistes, une chose a changé depuis le précédent choc : la Banque centrale européenne ne devrait pas répéter l’erreur de relever ses taux directeurs comme à la fin des années 2000 quand le baril était à 130 dollars le baril. Les effets de second tour attendront.
LAST IN CLASS. Après douze ans, PRI, ONG fondée sous l’égide des Nations unies, veut mieux contrôler les signataires de ses « principes pour l’investissement responsable » : 185 sur 1.967 auraient été placés sur une liste de surveillance après qu’un audit interne a montré qu’ils n’avaient pas prouvé un engagement sérieux en matière d’investissement responsable, rapporte le FTfm. Les signataires des PRI s’engagent à intégrer les considérations ESG et à demander des comptes aux entreprises dans lesquelles ils investissent sur ces sujets. La liste n’a pas été dévoilée, mais inclurait des membres de tailles diverses, de toutes régions, pour moins d’un cinquième de détenteurs d’actifs, le reste étant des sociétés de gestion. Les signataires sous surveillance recevront un préavis et auront deux ans pour s’améliorer, sous peine d’être exclus.
Absorbable, selon les propres termes de l’Agence France-Trésor. La reprise de la dette de la SNCF par l’Etat aura un impact minime sur les émissions de titres obligataires souverains de la France. L’échéancier de la dette (l’essentiel jusqu’en 2034 et le solde jusqu’en 2066) est maintenu, donc le besoin de financement additionnel pour l’Etat sera lui aussi étalé dans le temps, indique l’AFT dans un document. Les 35 milliards d’euros repris (25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022) soulageront significativement la dette de la SNCF de 46,6 milliards, rappelle Fitch. L’AFT évalue à 1 milliard par an les économies de frais financiers pour la société ferroviaire, d’où un retour à l’équilibre de la compagnie en 2022. Mais avant cela et jusqu’en 2020, explique Fitch, la dette de la SNCF continuera de croître, la compagnie dégageant un « free-cash flow négatif ». Le projet de loi réformant le système ferroviaire est en discussion au Parlement et devrait être adopté au cours de l’été.
Une entreprise américaine n’est pas enchantée par les mesures protectionnistes sur l’acier et l’aluminium de Donald Trump : Harley-Davidson. Motos, beurre de cacao, jeans, font partie de la liste des produits concernés par des mesures de rétorsion. Tout un symbole. Du mythique film Easy Rider à la chansonnette de Brigitte Bardot du temps où elle ne craignait plus personne, il y a longtemps que l’Europe avait adopté les Harley.
Les Brésiliens ne sont pas rancuniers. Piteusement éliminés de la Coupe du monde 2014 par l’Allemagne, qui plus est à domicile, ils n’ont rien perdu de leur engouement pour le football. Le critère habituel des achats de télévision explose : + 25 % pour les ventes. Anticipant la manne, les groupes brassicoles mettent les bouchées doubles. Au Pérou, le Parlement essuie les foudres d’une opinion publique soupçonneuse après qu’il a acheté 60 postes de TV et autant de frigos ces derniers jours. Le Pérou participe pour la première fois depuis trente-six ans à la Coupe du monde.
L’événement est trop exceptionnel pour n’être pas relevé : pour la première fois depuis sa création, voilà plus de 40 ans, le G7 a condamné unanimement l’un de ses membres et non des moindres, les Etats-Unis, pour « les effets néfastes de ses décisions commerciales unilatérales ». Or le plus inquiétant n’est pas que le président Trump se soit fourvoyé au point de se mettre à dos ses plus fidèles alliés : tout au contraire, c’est bien la posture du « seul contre tous » qui semble de sa part le but recherché. Celle-ci repose sans doute sur une conception naïve du rapport de force, mais aussi sur une étroite logique politicienne qui est de s’assurer un soutien sans faille de ses mandants, les oubliés de la mondialisation. Or ceux-ci s’apprêtent à reprendre le chemin des urnes pour les « midterm elections ». Que cette forme de fidélité radicale à ses engagements de campagne conduise le pays à un isolement complet au niveau international n’a guère d’importance ; au point qu’on peut lui appliquer le jugement de Tocqueville sur son prédécesseur le plus admiré, Andrew Jackson : « Esclave de sa majorité (…), il la suit dans ses volontés, dans ses désirs, dans ses instincts à moitié découverts, ou plutôt il la devine et court se placer à sa tête. » Pour lui comme pour son lointain devancier, « America First » signifie en fait « America alone ».
C’est le montant de la levée de fonds opérée par QuantCube Technology, auprès de Moody’s Corporation, de Five Capital, fonds d’investissement sponsorisé par CDC International Capital (Groupe Caisse des dépôts), et de Kingdom Holding Company. Créée en 2013, cette start-up française, spécialisée en intelligence artificielle, traite en temps réel des milliards de données, hétérogènes et non structurées issues des réseaux sociaux, blogs, commerces en ligne, prévisions météorologiques, etc. Objectif : bâtir des modèles prédictifs pour livrer aux acteurs de la finance et institutionnels de nouvelles stratégies d’investissement, à partir de données non exploitées.
Sonia Fendler, membre du comité exécutif en charge de l’épargne et de la clientèle patrimoniale de Generali France et présidente du jury Isabelle Guyot-Sionnest, directeur associé d’amGroup
La filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank a nommé Olivier Dubost de Cadalvène à la tête de sa succursale française. Ce dernier a rejoint DWS en septembre dernier après avoir passé dix ans chez le hedge fund Man (GLG) et treize ans chez Goldman Sachs. Objectif: être plus visible sur le marché français. «Si nous parvenons à assurer une croissance de nos actifs sous gestion d’environ 50% en trois ans [en France], ce sera déjà une belle performance», déclare Nicolas Moreau, directeur général de DWS, dans un entretien exclusif à L’Agefi Hebdo de ce 7 juin. Le gestionnaire compte en outre nouer deux partenariats dans le pays. Le premier, avec Tikehau Capital, qui est entré à son tour de table à l’occasion de l’introduction en Bourse de DWS en mars dernier, pourrait porter sur des fonds co-gérés. «Un second, que nous espérons boucler en 2018, doit nous permettre d’améliorer la distribution de nos produits en France», précise Nicolas Moreau, sans dévoiler l’identité de ce partenaire.
L’ancien directeur général de Morningstar en France rejoindra le 1er juillet le spécialiste de la sélection de fonds Quantalys, pour en devenir directeur général en charge de l’international. «Quantalys a décidé, parallèlement à son développement en France, d’exporter son savoir-faire. Après avoir ouvert une première filiale en Italie en 2016 avec succès, elle veut aujourd’hui s’affirmer comme un acteur global au niveau européen à cinq ans», précise un communiqué de la société. Jean-François Bay quittera officiellement fin juin 2018 La Financière de l’Echiquier, qu’il avait rejointe il y a seulement un an comme directeur de la stratégie, du développement et des opérations internationales. Déjà effectif, son départ avait été révélé dès fin mars par Newsmanagers (groupe Agefi).
Le fonds d’incubation et d’accélération de sociétés de gestion entrepreneuriales de la place de Paris, Emergence, a annoncé hier la nomination de Bertrand du Guerny au poste de directeur général. Le dirigeant aura la charge du développement et du renforcement de la notoriété, en France et à l’international, d’Emergence, dont l’objet est de lever des capitaux auprès d’institutionnels et de les allouer en gestion à une sélection de sociétés de gestion innovantes. Bertrand du Guerny a notamment occupé le poste de directeur financier de la Banque Hottinguer et secrétaire général de la société de gestion du groupe de 2011 à 2016.
La Banque centrale indienne (RBI) a relevé hier son principal taux directeur pour la première fois en plus de quatre ans, en raison d’inquiétudes sur l’inflation, mais a surpris certains analystes en gardant son «biais neutre» en matière de politique monétaire. La RBI a décidé de relever son taux de prise en pension («repo») de 25 points de base à 6,25%. Le taux de réméré (reverse repo) a également été relevé de 25 pb, à 6,00%. Dans son communiqué, la RBI renouvelle «son engagement à atteindre l’objectif à moyen terme d’inflation à 4% sur une base durable» alors que certains analystes s’attendaient à ce qu’elle adopte une position plus restrictive pour freiner l’inflation.
La société de gestion indépendante Amilton Asset Management (Amilton AM) a annoncé, mercredi 6 juin, la nomination de David Zerbib, ex-Edmond de Rothschild Asset Management, au poste de directeur commercial. L'intéressé rejoint une équipe commerciale qui a été renforcée, l'an dernier, par les arrivées d'Albin Molines et Maxime Averso, indique la société dans un communiqué.
Jean-Marc Didier, directeur commercial Institutionnels et Entreprises de Fidelity International en France, s’apprête à quitter la société de gestion, a appris NewsManagers. Ce dernier est également directeur général délégué de FIL Gestion, la structure juridique française de gestion, au côté de David Ganozzi. « Jean-Marc Didier partira en septembre pour réaliser un business personnel, a confirmé une porte-parole du groupe. Il part en très bons termes et son processus de remplacement est actuellement en cours ».
L’association Foncière Logement a lancé un appel d’offres visant à sélectionner un prestataire d’investissement en gestion d’actifs sous forme d’un produit structuré ou d’un fonds structuré. L’horizon d’investissement est de 10 ans afin de sécuriser les décaissements prévisionnels de travaux de gros entretien du patrimoine immobilier. Pour rappel, en avril 2017, la nue-propriété du patrimoine de Foncière Logement a été cédée gratuitement à Agirc-Arrco, Foncière Logement conservant l’usufruit du parc sur une durée de 30 ans. L’objectif d’investissement sera d’assurer les dépenses prévues au titre des travaux de gros entretien (échéances annuelles) jusqu'à 2027, et d’optimiser la somme restante à échéance 2027 moyennant un critère de risque. Le plan de travaux sera communiqué dans le cahier des charges. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le 05/07/2018 à 12h.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The account maintenance activity of Amundi based in Valence has been granted an AFNOR “Quali’ESR” certification for its commitment to service. “This attestation, issued by AFNOR Certification, is a new major step in the recognition of the quality of services provided to beneficiaries of the employee savings and retirement (ESR) frameworks at Amundi,” a statement says. “Amundi account maintenance is now doubly certified, as it already holds an ISO 9001 V 2015 certification. Amundi employee savings and retirement has EUR56.2bn as of the end of 2017, and a 42.7% market share. The Valence unit has over 3.5 million accounts under administration, and nearly 2.4 million employees managed. The Afnor “Quali’ESR” certification is a result bond based on seven reference engagements to certify the quality of the services rendered: - Engagement no. 1: Make a multi-channel product range available to clients, to allow them to be informed and to act on their savings - Engagement no. 2: “Received on day N, processed on day N” - initiate processing of digital and courrier requests on the day received - Engagement no. 4: Assist each client throughout the process - Engagemetn no. 5: Listen to each client (their opinion is precious) - Engagement no. 6: Place concerns about security of access to each client savings account at the centre - Engagement no. 7: Adopt an ecological and socially responsible approach
BNP Paribas Wealth Management is laying out the fine silver to show off its growing contribution to socially responsible investment (SRI). On Monday, 4 June, the private bank brought together 200 clients from all parts of the world at the Musée des Arts Décoratifs, for an evening dedicated to the theme of “positive impact.” “Positive impact allows everyone to orient their personal and professional lives and financial investments to contribute to a better world,” Sofia Merlo and Vincent Lecomte, co-CEOs at BNP Paribas Wealth Management, stated at a press conference.The largest private bank in the euro zone and the eighth-largest worldwide, BNP Paribas Wealth Managmeent is a financial actor that has long been engaged in the areas of SRI and philanthropy. “Our SRI assets have been multiplied by 10 in the space of six years, to a total of EUR12bn today,” says Merlo, at a bank which now has total assets of EUR364bn. “The BNP Paribas group was one of the very first banks to invest in philanthropy, with a range of services in this area,” says Lecomte.This trend toward SRI in a very broad sense also aims to assist clients who are increasingly aware of these issues. “Our clients increasingly want to have a positive impact in their investments and their activities,” says Merlo. “40% tell us so today, compared with 10% only two years ago. 55% of entrepreneurs also say that they dedicate a part of their assets to achieve socially responsible investments.”To take this further, BNP Paribas Wealth Management is currently working in collaboration with 120 clients to launch the “myImpact” application. The tool aims to assist clients of the private bank to have a positive impact and to bring their wealth into line with SRI objectives and sustainable development challenges. The application includes two functions at this time: defining the “impact” profile of the client, on one hand, and dedicated and multi-source information content, on the other. A third, social function will soon enrich this application.
Laurence Boone, the current economist in chief at the Axa group and head of multi-asset client solutions and head of research at Axa Investment Managers (Axa IM), has joined the Organisation for Economic Cooperation and Development (OECD) as its new economist in chief. Boone, who will begin at the end of July, will replace Catherine Mann, who had served in the role from 2014 to 2017. In her new role, Boone will direct work at the economic affairs department, and will oversee the contributions of the economic affairs department to initiatives related to new approaches to economic challenges (NAEC), and to inclusive growth (IG). She will also represent the OECD for economic questions, and will, along with the secretary general, be a member of the inernational monetary and financial committee, and OECD Sherpa at meetings of the G7 and G20.Boone began her career at Merrill Lynch Asset Management. She was also a researcher at the economic research institute of France (CEPII), and was an economist at the OECD from 1998 to 2004. Over her career, she has also served as economist in chief at Barclays Capital France, and managing director of the European economic research department at Bank of America Merrill Lynch.From 2014 to 2016, Boone was a special adviser for multi-lateral and European economic and financial affairs and Sherpa for the French President at the G20. In this role, she was responsible fo rmanaging negotiations with the G20 on behalf of the President of France, and of managing relationships with institutions of the European Union, the International Monetary Fund (IMF) and member states.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } La Financière de l’Echiquier has seen a record year in 2017, just ahead of its merger with the Primonial group, the website Wansquare reports. According to unconsolidated accounting documents, operating profits at the firm, which had totalled EUR51.1m in 2016, rose to EUR68.1m due to a steep rise in commissions and godo cost controlling. Current pre-tax profits are up to EUR69.3m, and net profits are EUR48.73m, up 55% year over year. Due to a balance carried forward of EUR21m, shareholders before the merger were able to claim a record dividend of EUR59.5m. This sum will particularly benefit Didier Le Menestrel, founder of the firm, and co-founder Christian Gueugnier, the online media note.
Quantalys announces today the arrival - effective July 1st - of Jean-François Bay as Chief Executive Officer, in charge of international operations. Reporting directly to Vincent Weil and Jean-Paul Raymond, the two founders of the company, he will have the mission to strengthen the development of Quantalys internationally. Jean-François Bay will leave at the end of June 2018 La Financière de l’Echiquier where he was Director of Strategy, Development and International Operations.He also served for seven years as CEO of the french entity of Morningstar Inc, a leading provider of investment research and fund information, having successfully created several companies and platforms specializing in investment advisory on asset allocation and fund selection, companies now absorbed by Morningstar.Jean-François Bay is also founder and honorary member of the french institutional investor association (www.af2i.org). He was member of the AMF Consultative Commission « Markets & Exchanges » (www.amf-france.org), Associate professor of the Paris Dauphine University (www.dauphine.fr) and member of the Board for the CNCIF (www.cncef.org/cncif).For its part, Quantalys asserts itself as the independent French specialist in financial information and tools for financial professionals with a turnover growth of 50% per year on average for several years, After having opened a first subsidiary in Italy in 2016, it now wants to assert itself as a global player in the next five years.