JP Morgan Asset Management va supprimer la moitié des effectifs de son affilié Highbridge Capital Management d’ici le 30 septembre dans le cadre d’une restructuration, indique Citywire Americas, s’appuyant sur un document daté du 2 juillet. Selon unesourceprochedu dossier, les suppressions sont liées à la volonté de JPMAM de recentrer la stratégie d’investissement de son affilié new-yorkais. Mi-juin, Highbridge Capital Management avait indiqué la fermeture de plusieurs parties de son activité pour se concentrer exclusivement sur l’investissement endette d’entreprise. Le fonds multi-stratégies d’Highbridge (2,8Md$ d’encours) doit être converti en fonds crédit. JPMAM avait acheté55% d’HighBridge in 2004 pour 1,3 million de dollars avant d’acquérir le reste du capital en 2009. L’affilié fait partie de l’unité alternative de JP Morgan qui pèse 150 milliards de dollars et compte 650 employés.
HSBC Global Asset Management a fermé l’un de ses fonds actions Amérique latine, rapporte ce 3 juillet Citywire Selector. Le fonds concerné,HSBC GIF Latin American Equity, a été lancé en 2006. Il ne disposait à la fin avril que de 14 millions de dollars sous gestion après être monté jusqu'à 177 millions de dollarsd’encours en novembre 2013. Face à la faible demande client, la société de gestion de la banque britannique a donc décidé de fermerla stratégie. Lee Ray, gérant du fonds, garde la responsabilité d’un autrefonds (HSBC GIF Brazil Equity) et conserve sa position au sein de l'équipe marchés émergents.
Bonne nouvelle, le taux d’absentéisme pour raison de santé des fonctionnaires territoriaux s’est stabilisé l’an dernier à 9,8 % (9,2 % hors congés maternité). L’année 2018 est celle qui a vu la réintroduction du jour de carence, précise Sofaxis, courtier en assurance du service public local. En contrepartie, la durée moyenne des arrêts augmente de 20 % en un an à 47 jours dans les collectivités locales. Ah, la froideur des statistiques...
AU LOIN Prévoir le très long terme est un exercice délicat auquel se livre chaque année le Congressional Budget Office (CBO), organisme du Congrès des Etats-Unis chargé de l’évaluation budgétaire. Le CBO réalise sa projection sur trente ans à 2049 sur le principe d’une législation fiscale quasiment inchangée. La dette publique fédérale américaine est attendue à 78 % du PIB cette année. La trajectoire budgétaire actuelle l’emmène à 144 % du PIB en 2049. Les prévisions d’endettement sont sensibles à des modifications mineures des facteurs sous-jacents comme la productivité et les taux d’intérêt. Si la croissance de la productivité de l’économie devenait inférieure d’un demi-point de pourcentage chaque année, la dette publique atteindra 185 % du PIB dans trente ans. Un demi-point plus haut et le ratio descend à 106 %. Dans le cas des taux d’intérêt, un point de pourcentage au-dessus de la projection centrale chaque année, emmène le ratio de dette à 199 %. Un point en dessous et la dette publique s’affiche à 107 %. Avec le scénario de base, la charge d’intérêt de la dette publique va plus que tripler au bout des trente ans, son montant excédant les économies budgétaires pouvant être réalisées par ailleurs. Le déficit public rapporté au PIB sera de 4,5 % dans dix ans (4,2 % cette année), de 6,8 % en 2039 et de 8,7 % en 2049. Tout en reconnaissant que les facteurs démographiques et de financement des programmes de santé peuvent faire dévier le scénario central, le CBO évalue à 66 % la probabilité que la dette fédérale soit comprise entre 71 % et 175 % du PIB en 2039. La perspective d’un tel niveau d’endettement représente des risques substantiels pour la nation américaine et constitue un immense défi à la classe politique actuelle, prévient le CBO.
Le gestionnaire, détenteur d’actifs illiquides dans ses fonds ouverts, doit rassurer ses investisseurs, malgré un contrôle des risques jugé insuffisant par certains.
Un îlot dans la zone euro. L’indice PMI IHS Markit pour l’industrie manufacturière de la zone euro affiche des plus-bas, parfois de 72 ou 73 mois, partout en zone euro avec les plus faibles performances pour l’Allemagne. Sauf… en France où le PMI de juin signale la plus forte croissance depuis neuf mois. « A contre-courant de la tendance générale », indique Markit. Une tendance à la contraction « marquée » des biens intermédiaires et des biens d’équipement et à la forte croissance des biens de consommation. Faiblesse d’un jour, force du lendemain.
Un spectre hante les marchés financiers, celui d’une évaporation brutale de la liquidité. D’éminents professionnels, comme Pascal Blanqué, le directeur des investissements d’Amundi, ont fait de cette question la pierre angulaire de leur raisonnement ces dernières années. Leur préoccupation pourrait sembler secondaire alors que les grandes banques centrales ont renoncé pour longtemps à refermer leurs vannes. Les mésaventures subies à des degrés divers par les gestionnaires GAM, Woodford IM et H2O AM témoignent pourtant de la sensibilité du sujet, et de la relative impréparation des régulateurs, aujourd’hui comme en 2007.
Pas facile. A gauche, Bruno Crastes, ou une certaine incarnation du « French flair » de la performance absolue ; à droite, Vincent Chailley, au flegme très britannique. Les deux dirigeants ont dû mouiller le maillot depuis le 18 juin pour défendre la politique d’investissement de leur société H2O Asset Management (lire aussi pages 5 et 32). Avec, en point d’orgue, cette vidéo de plus de 11 minutes publiée sur le site de la société de gestion, où les deux Français réaffirment quelques choix forts, comme leur volonté de ne jamais bloquer les demandes de rachats de leurs clients.
A l’heure des débats sur les perturbations que les cryptomonnaies pourraient entraîner pour les systèmes de paiement, il est utile de rappeler le montant des dépôts à vue en France : 1.069 milliards d’euros à la fin du mois de mai. Vu le faible niveau des taux d’intérêt rémunérant l’épargne de court terme, il n’y a rien d’étonnant à voir la liquidité sur les comptes courants gonfler au rythme de plus 10 % l’an. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte des billets et des lingots d’or cachés dans les matelas ou sous les draps dans les armoires.
L’homme serait plus honnête qu’on ne le pense. C’est du moins ce que conclut de ses expériences Alain Cohn, chercheur de l’Université du Michigan, qui a suivi les réactions de 17.000 personnes dans 40 pays prises au hasard face à des portefeuilles « égarés ou oubliés » dans un lieu public. Les portefeuilles ont été rapportés dans la majorité des cas et d’autant plus souvent qu’ils étaient plus garnis. Non pas qu’on ne rende qu’aux riches. Mais parce que le besoin d’être honnête se ferait plus fortement sentir quand la somme d’argent (de zéro à 94 dollars en devises locales) augmente. L’altruisme semble quasiment universel mais l’étude n’indique pas s’il faut remettre en cause les théories économiques fondées sur l’appât du gain et la poursuite des intérêts personnels. Il y a deux pays où les réflexes d’honnêteté ont été moins nombreux, dont… le Vatican. Les retours de portefeuilles ont aussi été moins spontanés aux abords de deux agences de lutte contre la corruption.
La Caisse d’Epargne, banque du groupe BPCE, et Seventure Partners, une société de gestion appartenant au groupe BPCE via Natixis, vont lancer un fonds d’investissement dédié à l'économie du sport et du mieux vivre baptisé«Sport & Performance Capital ». La Caisse d’Epargne qui est un partenaire «premium» de Paris 2024 (Jeux olympiques) compte investir à travers ce fonds doté de80 millions d’euros géré parSeventure Partners, dans le capital d’entreprises régionales françaises "à fort potentiel, sélectionnées pour leur caractère innovant ou pour leur savoir-faire spécifique dans le domaine du sport ou du bien-être». Cela peut-être par exemple des entreprises travaillant sur des textiles innovants, de nouveaux matériaux pour le sport, des matériels sportifs, de l’alimentation ou nutrition spécifiques, des objets connectés, des outils de tracking de performance, des outils de mesure de paramètres physiques, d’innovations digitales, de coaching sportif, de développement de lieux, d’équipements ou d’événements favorisant la pratique du sport. La période d’investissement de ce fonds s’étalera jusqu’en juillet 2024 et permettra de sélectionner unequinzaine d’entreprises qui composeront le portefeuille du fonds. Il s’appuiera sur un comité consultatif d’investissement composé de dirigeants des Caisses d’Epargne, de sportifs ou d’anciens sportifs de haut niveau, comme Sarah Ourahmoune, vice-championne olympique aux jeux de Rio et dirigeante fondatrice de Boxer Inside, et Tanguy de La Forest, athlète paralympique en para-tir (quatreparticipations), champion du monde par équipe et co-fondateur du cabinet Défi RH,ainsi que d’experts de Seventure Partners. Le fondsa vocation à être ouvert à d’autres investisseurs et notamment à l’ensemble des établissements du Groupe BPCE, dont les Banques Populaires.
Capzanine, société de gestion spécialisée dans l’investissement privé dans les PME/ETI européennes, change de nom et devient Capza, un nom qu’elle qualifie de «plus dynamique et plus universel», tout en s’inscrivant dans la continuité. La société, qui a renforcé en début d’année son partenariat historique avec le groupe Axa (46% du capital), indique également par voix de communiqué vouloir accroître ses encours de cinq milliards d’euros en cinq ans. Au 30 juin 2019, elle revendique 2,7 milliards d’euros d’encours comprenant les actifs conseillés par Artemid SAS et gérés par un tiers. Créée il y a 15 ans, la société compte une cinquantaine de collaborateurs (répartis entre Paris, Munich, Madrid et Milan), dont une majorité est désormais actionnaire.
La société allemande de conseil Faros Consulting a annoncé ce mercredi 3 juillet le recrutement de Harald Eggerstedt au poste de directeur de la sélection de fonds. Il conseillera plus particulièrement les clients institutionnels dans la sélection de fonds obligataires et la structuration de portefeuilles obligataires. Harald Eggerstedt était depuis 2011 consultant en investissement chez Willis Towers Watson.
La Française AM a inauguré ce mercredi 3 juillet ses premiers bureaux loués en coworking, boulevard Montparnasse à Paris. L’activité de coworking est gérée par une nouvelle filiale, Newtown Square by La Française. La filiale aura accès au patrimoine immobilier de La Française REM. Newtown Square va développer une approche qui combinera un environnement de travail sobre et agréable avec une démarche écologique dans le choix des matériaux et de la décoration. La société va aussi fournir une large gamme de services, de l’accès et la gestion des lieux par application mobile à la mise à disposition d’un assistant à l’heure ou la journée, le partage d’un carnet d’adresses de prestations de haut niveau (juridique, design, informatique), ou encore l’organisation d'événements. Les premiers espaces comprennent les trois derniers étages du 104 boulevard Montparnasse, dont un rooftop panoramique. Ils sont dotés de 238 postes de travail, 8 salles de conférences, et des espaces détente. Ils s’adressent en premier lieu aux PME, aux indépendants, et aux grandes entreprises. Une offre de flex-office, de l’aménagement sur mesure de l’espace, est également proposée.
Brevan Howard est sur le point de réaliser sa meilleure performance sur un premier semestre depuis la première moitié de 2009, rapporte le Financial Times. Et ce, grâce à des paris sur le plongeon des rendements des obligations américaines ces deux derniers mois. Brevan a vu son fonds principal gagner 9,5 % cette année au 21 juin, selon des sources ayant eu connaissance de ces chiffres. Cela inclut une hausse de plus de 4 % le mois dernier. Cela marque un formidable retournement pour la société de hedge funds. Entre 2013 et 2017, la société a accusé des pertes annuelles et vu ses actifs chuter de 40 milliards de dollars à son pic à 6,8 milliards.
M&G en France va regrouper au sein d’un bureau unique ses équipes de distribution et celles d’investissement dans l’immobilier à la rentrée prochaine. Les deux sont actuellement logées dans des bureaux distincts. Ces 30 personnes (20 pour la distribution et 10 pour l’immobilier) seront réunies au 8 rue Lamennais dans le 8ème, à un numéro des locaux actuels de l’équipe de distribution de M&G. «Cela reflète ce qui s’est fait à Londres», a expliqué Brice Anger, le country head pour la France, au cours d’une conférence de presse qui se tenait mercredi. Ce rapprochement des équipes découle de la décision de réunir sous une seule direction commerciale les différents savoir-faire de M&G: dette privée, immobilier et gestion de fonds. Brice Anger a par ailleurs indiqué que, depuis le début de cette année, les flux ont été assez faibles, «ce qui s’explique par la déception des investisseurs en début d’année suite à la correction de fin 2018». «Le rebond a été violent, mais ne s’est pas traduit par des flux», déplore-t-il. Dans ce contexte, les encours sont restés stables à 6 milliards d’euros en France. Pour la seconde partie de l’année, Brice Anger compte mettre en avant un fonds sur les sociétés d’infrastructure cotées en Bourse, les actifs réels et l’ESG.
Swiss Life Asset Management a annoncé ce mercredi 3 juillet la nomination de Nelufer Ansari au poste de directrice de l’ESG. Nelufer Ansari, qui conserve ses responsabilités de directrice stratégique et des fonctions spéciales, sera directement rattachée à Stefan Mächler, CIO du groupe Swiss Life. Elle aura pour principal objectif d’appliquer l’intégration des critères ESG à la gestion des risques et la stratégie d’investissement pour toutes les classes d’actifs et tous les pays où Swiss Life Asset Managers opère. Agée de 31 ans, Nelufer Ansari est titulaire d’un doctorat sur «le développement durable dans les entreprises immobilières» de l’université de Regensburg.