Le gouvernement s’est lancé dans un programme pluriannuel 2019-2021 de suppression de taxes à faible rendement. En 2019, il aura réglé leur sort à 26 d’entre elles. L’année prochaine, 18 nouvelles suppressions sont prévues dans le projet de loi de finances. En trois ans, quelque 600 millions d’euros de petites taxes se seront évaporés. Moralité : quand on taxe, autant ratisser large et fort. Inutile de compliquer la vie des agents des impôts pour des broutilles.
NOUVEL ENTRANT Un spécialiste de la gestion active rentre sur le marché des ETF (exchange traded funds) en Europe. Goldman Sachs Asset Management (GSAM) s’aligne ainsi sur ses compétiteurs, Fidelity, JPMorgan, Franklin Templeton... en se lançant sur le créneau de la gestion indicielle. Après les Etats-Unis en 2015, GSAM annonce la commercialisation de son premier tracker européen. Coté à Londres, ce véhicule réplique les grandes capitalisations américaines. Il s’agit d’une première étape, puisque le gestionnaire indique lancer dans les six prochains mois pas moins de 10 fonds indiciels cotés. Outre-Atlantique, GSAM compte pour l’heure, 19 trackers, totalisant plus de 14 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
ZONE INTERDITE La société UBS Global Wealth Management vient de publier son indice Global Real Estate Bubble 2019 analysant l’évolution des prix de l’immobilier résidentiel dans 24 métropoles mondiales. Si Londres sort de la zone de risque de bulle, Paris et Francfort y font leur entrée, constate le document. Paris est même « la ville européenne la moins abordable » : les prix réels des logements y ont atteint un nouveau sommet historique… Le marché se découple de plus en plus des fondamentaux en termes de revenus et de rendements locatifs, note l’étude. Le risque de bulle le plus élevé se situe à Munich, suivie de Toronto, Hong Kong et Amsterdam. Dans quelques centres urbains, les prix commencent à se stabiliser, voire baisser, comme à Sydney, Vancouver et à Dubaï. « A l’échelle mondiale, l’incertitude économique l’emporte sur les effets des baisses de taux d’intérêt. Cependant, dans certaines régions de la zone euro, les taux bas continuent d’entraîner les évaluations immobilières dans la zone de risque de bulle », indique Mark Haefele, CIO d’UBS Wealth Management. Mais à l’avenir, la baisse des taux « ne viendra pas secourir les marchés immobiliers. Dans bon nombre de villes, les taux d’intérêt hypothécaires ne sont plus la principale difficulté pour les acheteurs », indique Claudio Saputelli, responsable Real Estate de la société de gestion. « Beaucoup de foyers manquent simplement des fonds propres nécessaires pour satisfaire aux critères de financement des banques », ajoute-t-il : « Cela représente un des plus gros risques pour les valeurs de l’immobilier en centre-ville. » Acheter un bien de 60 m2 excède désormais les possibilités et le budget des salariés « hautement qualifiés » du secteur des services dans la plupart des grandes villes de la planète, avertit l’étude.
C’est le taux de chômage dans la zone euro en août 2019. Il se situait à 8 % de la population active un an auparavant. C’est le taux de chômage le plus faible enregistré depuis mai 2008. Le nombre de demandeurs d’emplois dans la zone euro est de 12,17 millions d’hommes et de femmes. Il a diminué de 960.000 en un an. Dans l’UE 28, le taux de chômage de 6,3 % est le plus faible depuis le début de la série statistique en janvier 2000.
Le dernier rapport sur l’investissement durable, intitulé Sustainable Financing and Investing Survey 2019, publié par HSBC et mené auprès de 500 investisseurs et 500 émetteurs dans le monde, montre que les obligations vertes séduisent malgré les obstacles (lire par ailleurs). 63% des investisseurs interrogés pensent en acheter pour la première fois dans les deux prochaines années. Seuls 6% veulent réduire leur allocation sur cette classe d’actifs. Ils sont 44% à estimer qu’elles leur permettent d’avoir un impact positif, en finançant des projets qui sont bons pour la société ou l’environnement. Enfin, 39% pensent qu’elles sont moins risquées que les autres obligations.
Une étude de HSBC révèle qu’une majorité d’investisseurs estime ne pas encore disposer d’expertise ou d’informations suffisantes pour investir dans des produits ISR.
La branche chinoise d’UBS Asset Management vient de recevoir l’autorisation de lancer un nouveau fonds privé (private fund management, PFM) auprès d’investisseurs qualifiés, selon Fund Selector, sur la base d'éléments du régulateur chinois. Le «UBS China Yufeng Bond Strategy No. 1 Private Security Investment Fund» est le quatrième fonds obligataire distribué par la firme suisse en Chine continentale. Il s’agit également du troisième PFM lancé cette année par UBS AM.
MSCI vient de nommer Doug Walls au poste de directeur des produits indiciels pour l’Asie-Pacifique. Il remplace Ted Niggli, qui prend la direction des programmes commerciaux de OneMSCI, un poste nouvellement créé. Basé à Hong Kong, Doug Walls est rattaché à Diana Tidd, directrice monde des indices, et travaillera en étroite collaboration avec Jack Lin, le directeur de la couverture client pour la région. Ted Niggli demeurera pour sa part à Shanghaï, et sera rattaché directement au président, Baer Pettit.
Invesco a annoncé mercredi 2 octobre que Stephanie Butcher, gérante actions Europe, allait succéder à Nick Mustoe, directeur des investissements (CIO), à la fin 2019. Nick Mustoe a décidé de quitter ses fonctions après dix ans à la tête de l'équipe de gestion d’Invesco, basée à Henley au Royaume-Uni. Stephanie Butcher travaillera aux côtés de Nick Mustoe pendant une période de transition de trois mois et assumera le rôle de directeur des investissements à partir du 1er janvier 2020. A fin août 2019, l’équipe de gestion d’Invesco de Henley comptait 132 collaborateurs dont 82 professionnels de l’investissement. Ce centre de gestion gérait plus de 100,6 milliards de dollars US pour le compte de ses clients. Stephanie Butcher bénéficie de plus de 25 ans d’expérience dans le domaine de l’investissement. Elle a débuté sa carrière chez Lazard Asset Management en tant que stagiaire diplômée et est devenue gérante de fonds américains avant de rejoindre Aberdeen Asset Management en 1997. Elle a rejoint Invesco à Henley en 2003. Elle est spécialisée dans les actions européennes de rendement et est responsable de nombreux portefeuilles d’actions européennes.
La société de gestion spécialisée sur l’Asie Eastspring Investments vient de conclure l’achat de son homologue thaïlandais Thanachart Fund Management. La filiale de Prudential va payer 4,2 milliards de baths (133 millions de dollars) pour acquérir les 25% du Government Savings Bank, et 25,1% des 75% détenus par Thanachart Bank. Eastspring dispose par ailleurs d’une option pour acquérir la totalité des titres. Cette acquisition, dont les pourparlers avaient été révélés cet été, permet à Eastspring de mettre la main sur 6,8 milliards de dollars d’encours. Il s’agit de la deuxième opération dans le pays, après le rachat de TMB Asset Management, le quatrième plus gros gestionnaire du pays, auprès de TMB Bank, en septembre 2018.
La société de gestion anglaise Tendercapital a nommé Daniele Monti responsable Italie, rapporte Funds People Italia. Il a désormais pour mission de renforcer la présence de la société en Italie. Daniele Monti a rejoint Tendercapital en 2014, d’abord comme commercial institutionnels, puis directeur des ventes et du marketing. Il a précédemment travaillé pour Banca Generali, Pictet, Allianz Bank et Baloise Life.
Dans le sillage de l’affaire Khan, Credit Suisse a encore tranché sur un autre dossier. Le groupe suisse continuera de présenter ses état financiers en francs suisses, selon un communiqué publié ce 2 octobre. En février 2019, le groupe avait indiqué qu’il envisageait de passer à une présentation en dollars, comme l’a déjà fait son grand rival UBS. Le conseil d’administration a donc choisi le statu quo mais précise toutefois que les actifs pondérés par lerisque (RWA) seront désormais calculés en dollars américains plutôt qu’en francs suisses afin de prendre en compte la principale devise d’où proviennent les risques. Cette modification a reçu l’aval de la Finma et sera mise en oeuvre au quatrième trimestre 2019, avec pour corollaire une amélioration des fonds propres de première catégorie (CET 1) et une augmentation des revenus d’intérêts nets du groupe qui seront couverts sur une période d’au moins deux ans, ce qui devrait réduire leur volatilité. Sur la base de la stratégie de couverture actuelle, Credit Suisse évalue à environ 250 millions de dollars en année pleine l’augmentation des revenus d’intérêts, équivalant à une amélioration du retour sur fonds propres(RoTE) de quelque 50 points de base.Cette évolution permettra d’atteindre l’objectif de RoTE de 10-11% pour l’année en cours, a assuré David Mathers,directeur financier de Credit Suisse, lors d’un point de presse. D’ici 2020, l’indicateur devrait se situer dans la fourchette 11-12%, puis à «plus que 12%». A fin juin, il était de 10%, contre 8% trois mois auparavant.
BFT Investment Managers a annoncé ce 2 octobrela nomination de Jérôme Buret en tant que responsable de la clientèle institutionnelle. Jérôme Buret a commencésa carrière en 1993 chez Finacor en tant que courtier avant de rejoindre la Société Générale en tant que consultant en 1994.À partir de 1998, il occupe différentes fonctions commerciales chez Axa Investment Managers.En 2007, il intègre Edmond de Rothschild Asset Management où il occupe notamment la fonction de directeur des ventes institutionnelles France, Belgique, Luxembourg à partir de 2015.
Julius Baer continue de puiser dans les ressources deCredit Suisse pour servir sa clientèle lusophone. Après avoir recruté une équipe au Portugal en septembre, le gestionnaire de fortune suissea annoncé ce 2 octobrel’engagement de cinq conseillers de Credit Suisse spécialistes du marché brésilien. Cette équipe sera basée à Zurichet devraitpermettre à Julius Baer de se renforcer sur le marché brésilien. Ellesera dirigée par Jorge Torea, jusqu’ici responsable dela gestion de fortune internationale pour le Brésil chez Credit Suisse, indique un communiqué. Julius Baer,avec ses filiales GPS et Reliance, revendique d’ores et déjà la place de numéro un de la gestion de fortune au Brésil. Depuis fin août, le groupe suisseest présent sur ce marché avec une nouvelle marque «Julius Baer Family Office» et plus de 200 employés, soulignele communiqué.
Banque J. Safra Sarasin annonce la nomination de Sasja Beslik comme responsable du développement de la finance durable. Il aura pour objectifs d’améliorer la proposition de valeur de la Banque en matière d’offre de placements durables et de développer les activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs, notamment dans les pays nordiques. «Son expérience et son expertise permettront de développer les activités institutionnelles et de distribution du Groupe et d’accroître nos actifs dans la région la plus exigeante au monde en matière de solutions ESG», a commenté François Andriot, membre du comité exécutif et responsable des clients institutionnels. «Sasja Beslik renforcera considérablement notre leadership d’opinion dans le domaine des investissements durables», poursuit Daniel Belfer, membre du comité exécutifet responsable de la divisionTrading, Treasury & Asset Management. «Grâce à son expertise et à son savoir-faire, Banque J. Safra Sarasin continuera à améliorer sa proposition de valeur et son offre de produits dans le domaine en plein essor des investissements ESG». Sasja Beslikétait depuis 2017 chez Nordea Asset Management en tant que responsable de la finance durablepourNordea Group. Il a rejoint Nordea en 2009 comme Head of Responsible Investments and Identity et a été promu directeur généralde Nordea Investment Funds en 2011. Il a égalementassumé les fonctions de Deputy CEO et Head Stewardship & Engagement chez Banco Funds & ABN AMRO Asset Management en Suède de 2004 à 2009. En 2017 Beslik a été nommé «Sustainability Leader of the Year» par le magazineThe New Economyet a remporté le prix «Swedish Banking Profile of the Year» du magazinePrivata Affäreren 2017. En 2013, le Roi de Suède lui a décerné l’ordre des Séraphins pour sa contribution remarquable à la théorie suédoise de l’environnement et de la durabilité. C’est un blogueur et influenceur de renom dans le domaine de l’ESG.
La Banque Neuflize OBC, qui s’est recentrée récemment sur les clients aux patrimoines élevés, a nommé Valérie Spies au poste de directrice de la clientèle afin de prendre la responsabilité de l’ensemble des clients privés et entreprises patrimoniales. Elle prendra ses fonctions à compter du 4 novembre 2019. Valérie Spies aura notamment pour mission de développer la clientèle des entrepreneurs et des patrimoines familiaux. Elle s’appuiera sur une équipe de 320 personnes et sera secondée dans sa mission par Cyril Cassier, directeur adjoint de la clientèle privée et entreprises, et Nathalie Charcosset, directrice adjointe en charge des projets réglementaires et digitaux. Valérie Spies, 42 ans, était depuis 2017 directrice générale déléguée en charge de l’activité Banque Privée de Degroof Petercam France, où elle a mené la restructuration du Wealth Management en France. Elle a débuté sa carrière chez HSBC en tant que gérante de portefeuille puis rejoint le Crédit Foncier en charge de la structuration du patrimoine des grands investisseurs privés. Elle a poursuivi son évolution dans le groupe Natixis pendant 13 ans en tant que directrice au sein du département gestion de fortune puis responsable du développement de la clientèle directe chez Banque Privée 1818, devenue Natixis Wealth Management. Valérie Spiesa étudié l’économie à l’Université de Lille 1 et est diplômée d’un Mastère en Finance et Gestion de patrimoine à l’ESC Lille, aujourd’hui Skema Business School.
Le Groupe Inter Invest, fondé en 1991 et spécialisé dans la structuration, la distribution et la gestion de solutions d’investissements, réorganise son implantation régionale en nommant 5 directeurs des partenariats. Le groupe structure également son maillage territorial en quatre pôles, en plus de la direction grands comptes. Les 3 autres pôles sont la défiscalisation outre-mer, le capital investissement avec des produits fiscaux ou non-fiscaux en métropole et en outre-mer (FIP Outre-mer, FPCI, solutions en apport cession…) et l’investissement en immobilier patrimonial. Concrètement, la direction des partenariats précédemment occupée par Julien Brummer-Ruscio et Benjamin Prod’Homme se renforce par trois nouvelles arrivées: Benoit Chevalier, Arielle Magnet et Morgan Aubrun. Benoît Chevalier rejoint Inter Invest en tant que directeur des partenariats Grands Comptes, Arielle Magnet est nommée directrice des partenariats Sud-Ouest d’Inter Invest, et Morgan Aubrun est recruté en qualité de directeur des partenariats Nord-Est. Quant à Julien Brummer-Ruscio, il est nommé directeur des partenariats Sud-Est, pendant que Benjamin Prod’Homme prend la direction des partenariats Nord-Ouest. «Nous comptons sur cette nouvelle organisation pour déployer notre offre et développer activement le réseau d’Inter Invest qui compte déjà plus de 800 partenaires distributeurs», explique Jérôme Devaud, directeur général délégué d’Inter Invest.
La firme britannique Standard Life Aberdeen a annoncé ce 2 octobre que Martin Gilbert, l’actuel vice-président, ne briguerait pas de nouveau mandat d’administrateur. Il quittera donc le conseil d’administration, et la société, le 30 septembre 2020. Pendant la période de transition, le CEO historique d’Aberdeen AM va progressivement transmettre ses relations clients et ses contacts auprès des régulateurs à l'équipe de direction, et certains contacts politiques et industriels directement au président Douglas Flint, a précisé le groupe. Les dirigeants qui étaient jusqu’ici attachés à Martin Gilbert se verront prochainement attribuer un nouveau responsable. Selon le Financial Times, Martin Gilbert travaillera quatre jours par semaine à partir de janvier 2020, et verra son salaire réduit de 20%, à 480.000 livres par an. Avec le départ de Martin Gilbert, c’est une longue histoire de la gestion d’actifs qui se tourne. Le vétéran avait pris la direction générale d’Aberdeen AM dès sa création en 1983. «Ce fut une aventure exceptionnelle, presque inimaginable au regard des premiers jours, lorsque nous étions juste trois personnes dans notre bureau d’Aberdeen, avec 50 millions de livres sous gestion, par rapport aux 500 milliards d’aujourd’hui», a rappelé Martin Gilbert. La figure, qui avait contribué au rapprochement avec Standard Life en 2017, avait dû quitter la codirection de la société plus tôt dans l’année sous la pression de certains investisseurs. Malgré ce départ, Martin Gilbert conserve un pied dans le monde des affaires avec un siège au board de Glencore, et un poste de conseiller du directeur général de Revolut, Nikolay Storonsky. Et il ne compte pas s’arrêter de si tôt. «J’ai toujours un fort enthousiasme pour le développement et la direction d’entreprises, et je suis en quête de nouveaux défis pour la prochaine étape de ma carrière», a-t-il déclaré à la presse. A bon entendeur.
Le dernier rapport sur l’investissement durable, intitulé Sustainable financing and investing survey 2019, publié par HSBC et mené auprès de 500 investisseurs et 500 émetteurs à travers le monde, montre que les obligations vertes sont promises à un bel avenir. Une proportion de 63% des investisseurs interrogés pense en acheter pour la première fois dans les deux prochaines années. Ils ne sont, au contraire, que 6% à vouloir réduire leur allocation sur cette classe d’actifs. Ils sont 44% à estimer qu’elles leur permettent d’avoir un impact positif, en finançant des projets qui sont bons pour la société ou l’environnement. Enfin, ils sont 39% à penser qu’elles sont moins risquées que les autres obligations et 35% y voient un rendement légèrement supérieur à celui des obligations ordinaires.
Marcus Stollenwerk quitte UBS pour rejoindre Flossbach von Storch, rapporte Private Banking Magazin. Le patron de la gestion de fortune d’UBS pour l’Allemagne va prendre la direction des activités de gestion de fortune de la société de gestion basée à Cologne. Son entrée en fonction n’a pas encore été arrêtée, indique-t-on. Le successeur de Marcus Stollenwerk sera Tobias Vogel, responsable de la banque d’investissement d’UBS pour l’Europe, qui va prendre en charge l’accompagnement des clients privés allemands fortunés ainsi que la direction de la gestion de fortune à partir de Hambourg.