Le G8 a accouché d’un chiffre destiné à marquer les esprits: 40 milliards de dollars. C’est le montant de l’aide que les chefs d’Etat réunis à Deauville ont décidé vendredi de consacrer à l’Egypte et à la Tunisie sur la période 2011-2013. La moitié sera prêtée par les banques multilatérales, et reprend en partie des promesses déjà faites. La Berd, qui a demandé à ses actionnaires d'élargir son mandat à l’Afrique du Nord, pourrait ainsi prêter 3 milliards de dollars par an jusqu’en 2015 aux deux pays arabes, contre 9 milliards d’euros aujourd’hui pour l’ex-bloc de l’Est. La BEI contribuera à hauteur de 3,5 milliards. La Banque mondiale avait déjà indiqué qu’elle pourrait débloquer 4,5 milliards pour l’Egypte et 1 pour la Tunise, en sus des programmes déjà lancés. L’Agence française de développement prêtera 1,1 milliard. Sur les 20 autres milliards, la moitié proviendra de prêts bilatéraux (dont 1,075 milliard pour la France) et l’autre des pays du Golfe à travers un fonds dédié.
La Fondation de Prévoyance Skycare (1 milliard de francs suisses) de Skyguide (le fournisseur Suisse de services civils et militaires de la navigation aérienne) a remplacé 2 fonds actions il y a deux mois. Le nom des nouvelles sociétés de gestion ainsi que celles qui ont été remerciées ne sont pas disponibles. La Fondation de Prévoyance Skycare avait déjà annoncé l’an dernier que les gérants actions seraient revus. La Fondation effectue l’examen de ses gérants annuellement. Le nombre de fonds dans lesquels investit la Fondation est en augmentation. La Fondation a aussi décidé d’avoir des mandats plus petits gérés par plus de sociétés de gestion pour limiter les risques. Coninco conseille la Fondation pour choisir les fonds les plus appropriés. L’allocation stratégique d’actifs est ainsi organisée : 10% liquidités, 12,5% en obligations incluant de la micro finance, 25% en actions, 20% en fonds de Hedge funds, 5% en private equity, 25% en immobilier direct et indirect et 2% en emprunt.
Dans un entretien accordé à Newsmanagers, Jean-Rémy Roulet, le responsable de la Caisse paritaire de prévoyance de l’industrie et de la construction (CPPIC) revient sur les grandes orientations de la politique de placement de son institution, qui gère 700 millions de francs suisses. La quasi-totalité est gérée à l’extérieur, une petite partie dédiée à l’obligataire étant gérée en interne. Dans le détail, nous travaillons aujourd’hui avec une trentaine d’asset managers, un ensemble regroupant aussi bien des établissements anglo-saxons, des banques françaises ou suisses. Aujourd’hui, l’allocation standard est composée à 25 % d’actions, 35 % d’actifs immobiliers et 15 % de gestion alternative dont du private equity et des fonds de hedge funds. Quant aux 25 % restants, ils sont alloués à de l’obligataire, essentiellement des titres souverains. Cette année, nous complétons en investissant dans de la dette émise en monnaie locale. Cela dit, nous sous-pondérons actuellement les titres européens pour une bonne gestion des risques. Mais, à l’autre extrémité, nous évitons aussi des pays comme la Suisse très peu endettée et dont les rendements des émissions sont faibles... Par ailleurs, nous avons pris la décision de ne pas couvrir le risque de change Pour la classe actions, nous apprécions notre marché domestique et les grandes entreprises de qualité qu’il compte comme Nestlé, Novartis, etc. Il n’en reste pas moins qu’avec une trentaine de titres, le marché helvétique est étroit. D’où notre univers d’investissement mondial plus approprié. En matière d’ISR, la Caisse Paritaire de Prévoyance de l’Industrie et de la Construction a été co-fondatrice de la fondation d’Ethos, un acteur de premier plan sur le marché européen de l’ISR qui dispose d’ores et déjà de fonds actions, de fonds obligataires, tout en s’ouvrant au private equity...
Le G8 estime dans sa déclaration finale au sommet de Deauville que la reprise économique mondiale se renforce mais que le risque de rechute subsiste. La flambée des prix des matières premières et les déséquilibres globaux restent préoccupants, ajoute ce texte obtenu par Reuters. Les huit pays les plus riches du monde se disent d’accord pour continuer à se concentrer sur le renforcement de la viabilité de leurs finances publiques. Les Etats-Unis, le Japon et l’Europe promettent de suivre des politiques à même de garantir cette viabilité.
La croissance annuelle de la masse monétaire M3 a été moins forte que prévu en avril dans la zone euro, à 2% contre une hausse de 2,4% attendue par les analystes. Selon les chiffres publiés vendredi par la Banque centrale européenne, la croissance de M3 ressort à 2,1% en moyenne mobile sur la période février-avril, contre 2% (chiffre confirmé) sur la période janvier-mars.
La France a envoyé le signal qu’elle adopterait une ligne dure sur la révision de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers en plaidant pour une réduction des transactions de gré-à-gré. Ce mode de transactions est tellement opaque que même les autorités de régulation ne disposent pas de chiffres fiables, a souligné vendredi Jean-Pierre Jouyet, le président de l’AMF.
La société de gestion de l’assureur met en place une méthode interne de sélection des investissements socialement responsables. Celle-ci sera d’abord appliquée à trois fonds de Generali France (deux en euros et un en unité de compte) d’un montant total de 6 milliards d’euros. «Dans les années à venir, Generali Investments étendra progressivement la méthode au reste du groupe», précise l’assureur dans un communiqué.
Fitch Ratings a abaissé de stable à négative sa perspective sur la note à long terme du Japon, réaffirmée à «AA», l’agence de notation évoquant l’impact du coût de la crise nucléaire sur les comptes publics du pays. Fitch précise que la note «AA» est fragilisée en raison d’une vraisemblable augmentation de l’endettement du pays cette année, à la suite du séisme du 11 mars.
Le sentiment économique s’est dégradé plus que prévu en mai dans la zone euro, selon les données publiées vendredi par la Commission européenne. L’indice est ressorti à 105,5 pour le mois en cours, après 106,1 en avril (chiffre révisé à la baisse), alors que les analystes prévoyaient un niveau de 105,7. En revanche, les attentes d’inflation sur les 12 prochains mois auprès des consommateurs et des producteurs ont baissé, ce qui semble suggérer une atténuation à venir des pressions sur les prix.
Le mandat de sept des seize membres du collège de l’Autorité des marchés financiers arrivait à expiration. Bercy a renouvelé celui de Jean-Pierre Hellebuyck et désigné Jean-Luc Enguehard, Sophie Langlois, Christian Schricke et Sylvie Lucot comme représentante des salariés, tandis que les présidents du Sénat et du CES ont désigné Monique Cohen et Christian de Boissieu. A la commission des sanctions, où le mandat de six membres venait à échéance, Guillaume Jalenques de Labeau, Jean-Claude Hazan et Marie-Hélène Tric ont été renouvelés. Tandis que France Drummond, Bernard Field et Bruno Gizard font leur entrée.
JP Morgan Asset Management has launched an ethical bond fund, the JPM Global Catholic Ethical Balanced fund, FundWeb reports. The fund will construct a portfolio of international equities and European government bonds which respect a series of environmental, social and governance criteria, as well as principles related to Catholicism. The fund was recently registered as a Luxembourg Sicav.
Owners’ equity requirements under Basel III regulations may be less strict than initially thought, according to the Financial Times. According to the draft directive’s owners’ equity rules, which have not yet been officially published, European banks would be allowed to use owner’s equity at their insurance affiliates in higher proportions than had initially been expected. The French banks Société Générale et BNP Paribas, which have insurance activities, would be at a particular advantage under these conditions. Some banks may also be allowed to continue to issue hybrid capital for a longer period than previously thought.
The European Securities and Markets Authority (ESMA) on 26 May announced two calls for comments on the subject of ratings agencies, particularly in relation to evaluation of their methodologies and periodic reporting. The two consultations will remain open until 20 June.
The international hedge fund sector association AIMA has released a French edition of an English language brochure published in March this year. The document, which is a few pages long, is a plea in favour of hedge fund activities, pointing out their positive contributions to the sector worldwide. The brochure says that about 300,000 people work in the sector, either directly, at companies that manage funds, or indirectly, in their networks of legal advisers, consultants, depositories, and other service providers. Taxes paid by firms in the sector add up to “an amount estimated in the tens of billions of dollars.” In addition to these considerable tax contributions, the brochure says, “no hedge fund, in the history of the profession, has ever been bailed out with taxpayers’ money.”
Man Group on 26 May, at the release of its annual results, announced that its assets under management currently total about USD71bn, compared with USD69.1bn as of 31 March 2011, and USD39.4bn as of the end of March 2010, before the integration of GLG. The growth reflects a strong net inflow since the beginning of this year, of which USD2bn has gone to Nomura Global Trend, and USD400m to Man IP220 GLG< the first guaranteed product to include GLG strategies. Adjusted pre-tax profits for the fiscal year ending on 31 March 2011 totalled USD599m, compared with USD560m for the previous fiscal year.
Alken Asset Management has announced that as of the end of April, its assets totalled about EUR3.2bn, compared with assets of EUR2.7bn as of the end of December 2010. In a “less visible” European environment than a few months ago, Nicolas Walevski, founder of Alken AM, is focusing on the German, Swiss and Austrian markets. In sectoral terms, he is continuing to overweight cyclical shares, particularly automotive subcontractors. Alken also mentions information technologies, such as Software AG and two US firms which have been overlooked by US investors, Seagate and Western Digital.
Following the launch of the Nomura Global Trend fund, which has been relatively successful (see Newsmanagers of 04/05/2011), Man Group is preparing another product, which will be managed by the management firm GLG, acquired by the group last year, Investment Week reports. The new fund, which will be released during the month of June, will invest in currencies, and will be concentrated initially on Japan, says Peter Clarke, CEO of Man Group.
According to a study by the consulting firm Bain & Company, the 50 largest European and North American actors in the banking sector will need to find nearly EUR120bn in additional capital by 2012, if they hope to meet their growth objectives in the new Basel III regulatory framework, Les Echos reports. The study also finds that in terms of long-term stability of deposits, needs will range from EUR700bn to EUR800bn. Bain & Company finds that the profitability of banks may be expected to fall by an average of 25%.
The British Investment Management Association (IMA) on 26 May announced in a statement that it is planning to roll out a new system of classification for funds. Following a detailed examination of the existing classification, for the first time since 1998, the professional association has concluded that its overall architecture remains solid, but proposes that its three groups – active, balanced, and cautious – be renamed “Managed A,” “Managed B,” and “Managed C.” The association also proposes to add a fourth group, “Managed D,” which would include funds whose management involves a lower level of risk. The new nomenclature also aims to underscore that the funds are managed, a statement says, indicating that the manager has some latitude which is not necessarily available in all sectors. The association says that the “Managed D” sector will be the topic of a specific consultation, alongside an examination of the “Absolute Return” sector. The IMA also says that complementary efforts will be necessary to develop a similar system of comparison for funds which rely on leverage.
According to an announcement to the markets, BlackRock has acquired GBP63m worth of shares in Jupiter, bringing its stake in the management firm above the 10% threshold. At the time of Jupiter’s initial public offering in 2010, BlackRock acquired a 5.13% stake in the firm.
Aberdeen Asset Management announced on Thursday, 26 May that the Aberdeen Global – Emerging Markets Corporate Bond Fund, a sub-fund of its Luxembourg Sicav launched earlier this year (see Newsmanagers of 24/01/2011), has obtained a sales license in France. The product, managed by the emerging markets debt team at the Scottish management firm led by Brett Diment, had USD54m in assets as of 30 April 2011.
Northern Lights Capital Group, a firm providing services to management boutiques, has announced the appointment of Bernie Norton as director. Norton was previously head of consultant relations at Janus Capital Group in Denver.
Hedgeweek reports that the alternative management firm Investcorp has signed a strategic agreement with the New York hedge fund Prosiris Capital Management, led by the former Goldman Sachs director Reza Ali. Prosiris will provide Investcorp with investment advising for its platform dedicated to single managers. Investcorp will provide financial support and will bring its operational and marketing expertise to the partnership.
Apollo Multi Asset Management has launched a discretionary fund management (DFM) service based on six risk profiles, which will be initially available only on a single platform, Novia, Investment Week reports. The new DFM service, which will be available from 1 June, complies with RDR regulations for independent financial advisers (IFAs) who would like to outsource management, Apollo says, adding that the new service will be made available on other platforms in the coming months.
Christina Tournier, secrétaire générale, explique que le fonds ne travaille plus avec EIM, un gérant avec qui il fonctionnait depuis 2 ans avant la fin de la relation. « Nous avons écarté EIM et avons délégué un mandat indiciel à Crédit Suisse Asset Management. Parfois vous n'êtes complètement satisfait de votre gérant. Le mandat indiciel est beaucoup moins consommateur de frais » rapporte Christina Tournier. Le nouveau mandat en gestion passive diversifiée avec Crédit Suisse Asset Management ambitionne d’avoir 45% en obligations en francs suisses, 10% en obligations Euros, 5% en obligations de diverses devises, 15% d’actions domestiques et 25% d’actions internationales.
La multigestion permet de construire des portefeuilles efficients et d’investir dans les principales classes d’actifs (actions, gestion alternative, monétaire, matières premières, etc...) en diversifiant les supports, les risques opérationnels et les processus de gestion. A ce sujet, Nicolas Demont, le Directeur Général d’Egamo est convaincu de l’utilité de la gestion alternative dans une allocation à condition que l’investisseur institutionnel accepte et comprenne bien les contraintes, notamment en termes d’illiquidité et de coût en capital au regard de Solvabilité II. Egamo souhaite ainsi proposer à quelques institutionnels de revenir à l’essence même de la gestion alternative au travers d’un véhicule qui permettrait de tirer profit des inefficiences de marché affirme le Directeur Général d’Egamo.
La Fondation de Prévoyance en faveur du personnel des Sociétés du Groupe PSA Peugeot Citroën en Suisse (67,4 millions de francs suisses) a déjà doublé son allocation en matières premières, augmenté ses investissements en obligations tout en réduisant l’immobilier cherchant un peu de liquidité. Aucun consultant n’a été engagé. Le secrétaire du fonds de pension, Michel Walther, a confirmé que IAM (Independant Asset Management) sera toujours le gérant principal mais qu’il aura bientôt de la compagnie. « Nous considérons travailler avec un second gérant de portefeuille durant le second semestre de 2011 » rapporte Michel Walther. Il informe que le montant géré par ce nouveau partenaire serait entre 15 millions de CHF et 20 millions de CHF « avec la même stratégie que le gérant actuel ». Monsieur Walther signale aussi que la stratégie d’investissement a été modifiée. En Mai 2010 l’allocation en matières premières a augmenté de 5% à 10% et les obligations de 20% à 25% du fonds. Par contre, les fonds en immobilier sont descendus de 20% à 15% et l’objectif de 5% de liquidités a été abandonné même si le régime maintient une tolérance tactique jusqu'à 2%. L’allocation stratégique d’actifs est la suivante : 50% en actions, 25% d’obligations, 14% en immobilier, 10% de matières premières et 0% de liquidité. (Marge tactique jusqu'à 2%)
Le Fonds de Prévoyance d’Adecco (172 millions de francs suisses) part à la recherche des fonds immobilier international les plus adaptés. D’après le manager du fonds de prévoyance, Michel Bebar, l'étude ALM est maintenant terminée et une nouvelle stratégie a été approuvée, bien que les pourcentages exacts ne sont pas encore déterminés. « La stratégie a déjà été déterminée et quelques changements seront effectués par rapport à notre allocation tactique actuelle. Un changement sera d’investir dans des fonds immobilier international. » témoigne Michel Bebar. L’allocation sera séparée de celle existante pour l’immobilier domestique, et sera de l’ordre de 6 millions de francs suisses. L’allocation d’actif s’organisait, jusqu'à alors, de telle manière : 35% en obligations en francs suisses, 5% en obligations en devises étrangères, 13,5% en actions domestiques, 15% en actions internationales, 5% en long/short, 10% en immobilier, 11,5% en Hedge Funds, 1% en private equity et 4% en matières premières.
L’Organisme de Financement des Pensions (OFP) qui a été instauré début 2007 en Belgique a choisi CPR Asset management et Dexia Asset Management pour gérer deux mandats de gestion active diversifiée. L’univers d’investissement sera principalement les actions internationales et les obligations en Europe. Le fonds va aussi commencer à rechercher des opportunités en immobilier non côté. L’allocation stratégique d’actifs est la suivante : 50% en obligations, 13% en actions, 30% en assurance et 7% en alternatifs.