Après à peine quatre mois aux commandes de Credit Suisse, le nouveau directeur général Tidjane Thiam a présenté le 21 octobre sa nouvelle stratégie. Cette stratégie, qui donne la priorité à la gestion de fortune et à l’Asie, qui s’accompagne d’un appel au marché de plus de 6 milliards de francs suisses (Newsmanagers du 21 octobre) et qui va entraîner une restructuration profonde du groupe, s’articule autour de trois objectifs fondamentaux. Le groupe bancaire suisse veut notamment développer sa présence sur les marchés d’Asie, d’Europe orientale, du Moyen-Orient, d’Amérique latine et d’Afrique. Credit Suisse entend accélérer sa croissance dans la région Asie-Pacifique en allouant davantage de moyens pour accompagner les entreprises de la région par le biais de la création d’une division dédiée Asia Pacific. Sur les autres marchés émergents, la nouvelle division International Wealth Management (IWM) s’inspirera du modèle Asia Pacific. Le groupe souhaite également redéployer ses activités de banque d’investissement en la mettant au service des besoins des clients de la gestion de fortune, ce qui devrait favoriser une amélioration de la rentabilité, une moindre consommation de capitaux et des résultats moins volatils. Il est aussi question de renforcer les positions du groupe sur le marché suisse en tant que banque universelle de première catégorie pour les clients privés, corporate et institutionnels suisses. A côté de la banque d’affaires gérée globalement, sont ainsi constitués trois pôles régionaux principaux et plus autonomes pour la banque privée, à savoir la Suisse (Swiss Universal Bank ou CHUB), l’Asie (Asia Pacific ou APAC) et le reste du monde (IWM). Credit Suisse a par ailleurs annoncé son désengagement de la gestion de fortune aux Etats-Unis, activité vendue à l’américain Wells Fargo (Newsmanagers du 21 octobre). Ce redéploiement s’accompagne de nouvelles initiatives de croissance pour un montant de 1,5 milliard de francs suisses dans les trois prochaines années et d’un plan d'économies global de 3,5 milliards de francs suisses d’ici à fin 2018. Credit Suisse pourrait ainsi supprimer 1.600 emplois en Suisse dans le cadre de ce plan. Le site de Londres pourrait également faire l’objet d’une délocalisation de quelque 2.000 personnes. Certaines activités devraient être transférées sur des sites moins onéreux, par exemple en Inde. A l'échelle mondiale, près de 5.000 postes devraient être supprimés sur un effectif total de 60.000 personnes, dont 17.100 en Suisse. Le groupe espère réduire à terme son endettement de 20 à 25%, Tidjane Thiam veut également augmenter le bénéfice avant impôts entre 9 à 10 milliards de francs suisses à la fin de l’exercice 2018. Des personnalités de premier rang vont se retirer du comité de direction: le directeur régional pour la Suisse Hans-Ulrich Meister, la directrice du marketing Pamela Thomas-Graham, le directeur de l’investissement Fixed Income Gaël de Boissard et le coresponsable PB&WM Robert Shafir. Le quatuor n’a pas quitté le groupe, du moins pour l’instant. Six nouvelles têtes intègrent la direction, dont certaines appartiennent à des proches de Tidjane Thiam. C’est le cas de Pierre-Olivier Bouée et Peter Goerke, qui ont travaillé avec le CEO auprès de l’assureur britannique Prudential. Thomas Gottstein, Iqbal Khan, Helman Sitohang et Lara Warner complètent la liste. Le comité de direction sera désormais composé de 12 membres. Dans le sillage de ces annonces, l’agence Moody’s a placé en révision négative les notes de crédit à long terme de Credit Suisse, qui comprennent notamment les dépôts à long terme (Aa3) ou encore les créances prioritaires non sécurisées (A1). La correction devrait toutefois se limiter à un cran de notation. Si Credit Suisse parvient à concrétiser ses nouveaux objectifs, l'établissement améliorera sa capacité d’endettement, reconnaît Moody’s. La mise en œuvre de la nouvelle stratégie pèsera toutefois sur la rentabilité au cours des deux prochaines années au moins et constitue à cet égard un risque certain pour les créanciers.L’augmentation de capital annoncée permettra de doper le ratio de levier de Credit Suisse, mais ne compensera que partiellement les effets des frais de restructuration, coûts d’exécution et autres dépenses liées aux externalisations d’activités. Le groupe suisse n’est d’ailleurs toujours pas à l’abri de procédures judiciaires. L’agence rappelle que Credit Suisse estimait fin septembre le potentiel de pertes liées à des affaires et non couvertes par des provisions entre 0 et 1,9 milliard de francs suisses.
La banque privée Julius Baer a l’intention d'émettre des obligations perpétuelles Tier 1 libellées en dollars de Singapour. Ces obligations seront cotés à la Bourse de Singapour, a précisé la banque, le 22 octobre dans un communiqué. Julius Baer serait ainsi, selon ses propres indications, la première banque étrangère qui mettrait de tels obligations directement sur le marché de Singapour.Le groupe suisse entend ainsi souligner l’importance du marché asiatique dans sa stratégie de développement. Simultanément, cela permettra aussi d’optimiser encore la structure de capital de Julius Baer. Les emprunt sont conformes aux exigences de Bâle III et seront considérés comme capital Tier 1 supplémentaire.
Mitsubishi UFJ Kokusai Asset Management (MUKAM) a obtenu une licence pour l’indice iSTOXX MUTB Japan Quality 150 afin de l’utiliser comme sous-jacent pour un fonds indiciel. Le nouveau fonds sera destiné aux investisseurs particuliers et devrait être lancé en novembre 2015. L’indice cherche à capturer la performance des sociétés japonaises de qualité, hautement rentables et présentant des cash-flow durables.
Legg Mason a annoncé le 21 octobre avoir bouclé l’acquisition d’une participation majoritaire dans Rare Infrastructure Limited, une société de gestion cotée spécialisée dans le secteur des infrastructures dans le monde basée à Sydney en Australie. A la date du 20 octobre 2015, les actifs sous gestion de Rare Infrastructure étaient estimés à environ 6,8 milliards de dollars.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Legg Mason on 21 October announced that it has completed the acquisition of a majority stake in Rare Infrastructure Limited, a publicly-traded asset management firm specialised in the infrastructure sector worldwide, based in Sydney, Australia. As of 20 October 2015, assets under management at Rare Infrastructure were estimated at about USD6.8bn.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Mitsubishi UFJ Kokusai Asset Management (MUKAM) has obtained a license for the iSTOXX MUTB Japan Quality 150 index, to use it as the basis for a passively-managed fund. The new fund will be aimed at retail investors, and is expected to be launched in November 2015. The index seeks to capture the performance of high quality Japanese equities with high levels of profit and sustainable cash flow.
Morningstar has announced two significant changes as part of its annual revisionn of the classification of various markets in its indices. From June 2016, Greece will move from the developed markets to the emerging markets category, while Morocco moves from emerging markets to frontier markets.“Greece is continuing to experience a period of political and economic instability, which is resulting in substantial risks for investors. In light of uncertainty concerning its future, Greece no longer meets the criteria for a developed market,” says Sanjay Arya, head of Morningstar Indexes, cited in a statement. Morocco, for its part, no longer has the minimal liquidity required to fall into the emerging market category.Morningstar has also indicated that South Korea is to be retained in the emerging markets category, as its market does not meet the accessibility standards expected by international investors. Chinese A-class equities are still excluded from the emerging markets category, due to restrictions still in force on cross-border movements of capital.
Amundi has appointed Franck du Plessix as CEO of its Czech affiliate, IKS KB. Du Plessix had since 2010 been head of distribution partnerships with international networks at the French asset management firm.Du Plessix began his professional career in 1988 in the trading room at Société Générale in Paris, and then internationally, where he was head of the trading room in Singapore from 1996 to 2000. He then became head of sales for France at Société Générale Private Banking. Three years later, he bacame head of sales for structured management at SGAM AI, and then served in the same position at Amundi (ex CAAM) from 2008 to 2010.The appointment to the management of a foreign affiliate is the third announced by Amundi in less than ten days. The asset management firm, which is planning to hold its IPO in mid-November, has also appointed new directors for its German and Italian affiliates.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The socially responsible investment asset management firm Mirova has released its first engagement report to share its best SRI practices. The report details the ways in which the firm exercises its influence to achieve better awareness of sustainable development challenges on financial markets The report refers to actions implemented by Mirova over all the asset classes it manages (equities, bonds, infrastructure) and all market actors: the financial markets, regulators, and businesses. Since 2014, Mirova has set up its own collaborative platform, constructed of Mirova experts and representatives of its clients, which offers Mirova and its partners influential leverage via close dialogue with businesses about their most controversial practices. The first two collaborative engagement initiatives of the platform have been launched to deal with current themes. On the one hand, the management of risks in the supply chain in the IT and communications sector, and in the textile sector, where price competition is leading to numerous excesses; and on the other, offshore Arctic exploration, where environmental and financial risks are insufficiently taken into account in a context of restricted carbon budget. These first two initiatives are supported by 32 institutional investors, and are targeting 16 businesses whose practices are considered deficient. The collaborative engagement platform at Mirova has given itself 3 years to achieve improvement in practices or changes of strategy at target businesses. Mirova will launch its third collaborative engagement initiative on the theme of financing a transition to a low carbon economy in January 2016.
The new CEO of Credit Suisse, Tidjane Thiam, on 21 October unveiled its new strategy. The new strategy, which gives priority to wealth management and Asia, comes with a call to the market for more than CHF6bn, and will result in a profound restructuring of the group, focused around three fundamental objectives.The group will seek to develop its presence in markets of Asia, eastern Europe, the Middle East, Latin America and Africa. Credit Suisse is planning to accelerate its growth in the Asia-Pacific region, by allocation more resources to assist businesses in the region through the creation of a dedicated Asia-Pacific division. In other emerging marktes, the new international wealth management (IWM) division is inspired by the model of Asia-Pacific.The group is also seeking to redeploy its investment banking activities, to put itself in the service of the needs of wealth management clients. It is also planning to strengthen the positioning of the group in the Swiss market, as a leading universal bank for Swiss private, corporate and institutional clients.Alongside the globally-managed business bank, three main, more autonomous regional units are being created for private banking, including Switzerland (Swiss Universal Bank or CHUB), Asia (Asia Pacific or APAC), and the rest of the world (IWM). Credit Suisse has also announced that it is disengaging from wealth management in the United States, which has been sold to the US firm Wells Fargo.This redeployment comes with new growth initiatives for CHF1.5bn in the next three years, and a globla savings plan for CHF3.5bn by the end of 2018. Credit Suisse may also lay off 1,600 employees in Switzerland as part of the plan. The London site may be transferred to a less costly location. Worldwide, nearly 5,000 jobs are expected to be affected out of a total personnel of 60,000 people, 17,100 of these in Switzerland.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } SEB Wealth Management has posted net inflows in third quarter of SEK5.8bn, down compared with the previous two quarters, in which inflows totalled SEK17.1bn and SEK24.8bn, respectively. These inflows are distributed with SEK2.3bn for institutional clients, and SEK3.5bn for the private bank. Since the beginning of the year, assets under management have totalled SEK1.559trn, compared with SEK1.706trn as of the end of June, and SEK1.563trn one year previously. Assets totalled SEK1.756trn in first quarter.
La société de gestion Comgest annonce jeudi qu’Arnaud Cosserat remplacera Vincent Strauss au poste de président à partir du 1er mars 2016. Vincent Strauss n’exercera plus de fonctions opérationnelles et rejoindra le conseil de surveillance présidé par Jean-François Canton, l’autre fondateur de Comgest. Responsable des investissements depuis janvier 2015, Arnaud Cosserat conservera ses fonctions de patron de la gestion. Il est entré dans le groupe en 1996. Spécialiste des actions des pays émergents, Comgest gérait 21,6 milliards d’euros au 30 juin.
Le taux de chômage a été de 21,18% en Espagne au troisième trimestre, au plus bas depuis un peu plus de quatre ans, contre 22,37% le trimestre précédent, a annoncé jeudi l’Institut national de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters projetaient un taux de chômage en recul à 22,15%. Il reste le plus élevé en Europe après la Grèce.
La Banque centrale européenne (BCE) a, sans surprise, laissé jeudi ses taux directeurs inchangés. Le taux de refinancement reste fixé à 0,05%, le taux de facilité de dépôt à -0,20% et le taux de prêt marginal à 0,30%.La dernière modification - à la baisse - de ces trois taux directeurs remonte à septembre 2014. Le président de la BCE, Mario Draghi, donnera une conférence de presse à 14h30.
La Commission européenne a annoncé jeudi qu’elle poursuivait devant la Cour européenne de justice six pays européens qui n’ont pas encore transposé dans leur droit national la directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances. Sont concernés : la République tchèque, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie et la Suède, qui auraient dû transposer la législation en droit national avant la fin 2014. «L’objectif est de pouvoir restructurer les banques au bord de la faillite sans que le contribuable doive mettre la main à la poche pour préserver la stabilité financière», explique Bruxelles dans un communiqué. La saisine de la Cour de justice implique au moins une astreinte journalière jusqu’à transposition effective du droit, poursuit l’exécutif européen. «Le montant de telles astreintes est calculé en tenant compte de la capacité de paiement de l’État membre concerné, et de la durée et du degré de gravité de l’infraction», indique la Commission.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 0,5%. Elle estime que l’économie rebondit après le choc de la baisse des prix du pétrole et note que les effets des deux baisses décidées en janvier et juillet commencent à se faire sentir. «Dans les secteurs hors ressources naturelles, les signes de vigueur attendus sont plus évidents, à la faveur des effets expansionnistes des mesures de politique monétaire prises précédemment et de la dépréciation passée du dollar canadien», écrit-elle. Toutefois, la baisse des prix du pétrole et d’autres produits de base depuis l’été pèse sur les investissements des entreprises et sur les exportations dans le secteur des ressources, ajoute-t-elle. L’institution a de ce fait réduit ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017, tablant désormais sur un PIB en hausse de 2% l’an prochain puis de 2,5% l’année suivante, au lieu de 2,3% et 2,6% précédemment. Pour 2015, elle prévoit que la croissance du PIB réel se situera à un peu plus de 1%.
BlackRock discute avec Google de la création d’une société commune. Cette alliance, annoncée dans le Financial Times le week-end dernier, a pour objectif d’étudier l’apport de l’intelligence artificielle pour améliorer les décisions d’investissement. L’interlocuteur du premier gestionnaire d’actifs au monde est une société de Google établie à Londres. Si son nom n’est pas précisé, tout porte à croire qu’il s’agit de DeepMind Technologies, une startup spécialisée dans l’intelligence artificielle acquise par le moteur de recherche l’année dernière. BlackRock précise qu’il utilise le big data et les techniques d’investissement par apprentissage-machine, qui crée des algorithmes pour prédire l’avenir à partir d’informations actuelles. Plus tôt dans l’année, BlackRock a enrôlé Bill MacCartney, ancien chercheur chez Google.
Les retraits nets sur le Livret A ont atteint 2,38 milliards d’euros en septembre, et se montent à 3,25 milliards en incluant la décollecte sur le Livret de développement durable, selon les statistiques mensuelles communiquées par la Caisse des dépôts. Sur les neufs premiers mois de l’année, les deux produits ont connu 7,31 milliards d’euros de retraits nets; leurs encours total a été ramené à 357,8 milliards d’euros au 30 septembre 2015. La baisse du taux de rémunération du Livret A à 0,75 % intervenue le 1er août explique une partie du phénomène. Septembre est par ailleurs un mauvais mois, où les ménages puisent dans leur épargne liquide pour payer leur troisième tiers provisionnel. En septembre 2014, Livret A et LDD avaient déjà subi 3,15 milliards d’euros de retraits.
La réunion organisée aujourd’hui entre des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et huit pays non membres du cartel n’a pas donné lieu à des discussions sur une éventuelle réduction de la production pour enrayer la baisse des prix, ont affirmé plusieurs délégués de l’Opep et de la Russie à Reuters. Le cartel pétrolier avait invité huit pays ne figurant pas parmi ses membres, dont la Russie, à venir discuter à son siège viennois de la façon de remédier au recul des cours. Seuls cinq d’entre eux, la Russie, le Brésil, la Colombie, le Kazakhstan et le Mexique, ont assisté à la réunion. L’Opep et les autres producteurs de pétrole n’étaient pas parvenus à s’entendre sur une éventuelle réduction de production lors d’une précédente rencontre, en mai. La prochaine réunion de l’Opep pour définir sa politique de production est prévue le 4 décembre.
Le gouvernement grec et les représentants de ses créanciers internationaux (Europe et FMI) ont ouvert hier les discussions sur les réformes que la Grèce s’est engagée à mener dans le cadre du programme d’aide de 23 milliards d’euros conclu cet été. Cet examen, qui aurait dû commencer à la mi-octobre, avait été repoussé en raison des législatives du 20 septembre. Les réformes adoptées vendredi dernier par le Parlement grec, prévoient notamment un abaissement des pensions de retraite, un report de l’âge du départ à la retraite, un renforcement des sanctions contre la fraude fiscale et une libéralisation du marché de l’énergie. Les créanciers devront se prononcer sur la mise en oeuvre de ces réformes avant qu’Athènes puisse recevoir une enveloppe de trois milliards.
Les cours du pétrole ont terminé en net recul sur le marché new-yorkais Nymex, à leurs plus bas niveaux en trois semaines, l’augmentation des stocks de brut aux Etats-Unis ayant aggravé les inquiétudes face à l’excédent d’offre sur le marché mondial. Le contrat décembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 1,09 dollar, soit 2,35%, à 45,20 dollars le baril. Le Brent a terminé pour sa part en baisse de 86 cents (-1,77%) à 47,85 dollars. Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté de 7,1 millions de barils à 473 millions dans la semaine au 16 octobre, un chiffre bien supérieur aux attentes des analystes du marché pétrolier, qui tablaient en moyenne sur une hausse de 3,9 millions de barils, selon l’Institut américain du Pétrole (API). L’augmentation de l’offre des grands pays producteurs, associée au ralentissement de la demande des pays émergents, a réduit de moitié les cours du pétrole au cours des 12 derniers mois.
Citigroup a réduit hier sa prévision de croissance mondiale pour le cinquième mois consécutif, tablant désormais sur une expansion de 2,8% l’an prochain, au lieu de 2,9%. Pour 2015, les économistes de la banque américaine maintiennent leur prévision à 2,6%. En tenant compte d’un PIB chinois non évalué, la croissance «véritable» sera probablement inférieure à 2,5% en 2015 comme en 2016, ajoutent-ils. L’équipe de Citigroup, dirigée par le chef économiste Willem Buiter, attend de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire dans la zone euro, au Japon, en Chine et en Australie, tandis que la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre se contenteraient d’une normalisation «très progressive et retardée» de leur politique monétaire.
La Chine a réduit de 700 millions de tonnes ses capacités de production d’acier et de fer, a déclaré le président Xi Jinping hier, abordant un sujet sensible pour les Britanniques lors de sa visite au Royaume-Uni. Confrontés aux prix bas de l’acier dus en partie aux importations chinoises bon marché, Tata Steel, le principal sidérurgiste au Royaume-Uni, a annoncé mardi une nouvelle restructuration qui menace 1.200 emplois, tandis que SSI UK, filiale du thaïlandais Sahaviriya Steel Industries, a mis la clé sous la porte le mois dernier. David Cameron s’était engagé à évoquer le sujet lors de la visite du président chinois à Londres.
L’environnement de taux bas devrait perdurer tout au long de l’année 2015 notamment avec le lancement le 9 mars dernier du Quantitative Easing par la BCE qui a entraîné un resserrement des spreads obligataires et un aplatissement des courbes de taux. Parallèlement, l’amélioration de la compétitivité des entreprises européennes, dans le sillage de la baisse de l’euro et de celle des prix du pétrole, devrait favoriser la poursuite de la reprise économique.
Le marché des fonds de droit français continue de se replier selon Europerformance. Après une baisse de -2% au 2ème trimestre, c’est un repli plus prononcé de -3,5% qui est enregistré pour ce 3ème trimestre. L’équivalent de 29,1 milliards d’euros d’encours manque à l’appel par rapport à fin juin ; le marché français rassemble 794,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion.