Si les rendements sur les obligations souveraines portugaises se sont détendus vendredi, le pays est particulièrement vulnérable face aux fluctuations des marchés.
Une nouvelle version de l’accord avec le Royaume-Uni prend en compte certaines demandes françaises, en maintenant le principe d’une régulation à deux vitesses.
L’Iran exporte actuellement 1,3 million de barils par jour (bpj) de pétrole brut, et ce chiffre atteindra les 1,5 million de bpj d’ici le début du nouvel an iranien le 20 mars, a déclaré le vice-président iranien Eshaq Jahangiri, cité samedi par l’agence de presse iranienne Shana. Par la suite, les exportations pétrolières du pays «atteindront les deux millions de bpj: l’Iran doit préserver sa part du marché pétrolier au niveau mondial», a précisé le dirigeant.
Il n’y a aucune raison pour que le yuan continue de se déprécier, a déclaré Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale chinoise, dans un entretien publié samedi par le magazine financier Caixin. Après avoir reculé de 2,6% en 2014 puis de 5,4% en 2015 face au dollar, la devise chinoise est en hausse de 0,9% face au dollar depuis le début de l’année. Le dirigeant a également estimé que la croissance chinoise se situait dans des ordres de grandeur raisonnables, ajoutant que le pays ne connaissait pas d’atterrissage brutal de son activité.
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, plaidera en faveur d’une évolution des politiques monétaires lors de la réunion avec ses homologues du G20 prévue à la fin du mois à Shanghai. Il a l’intention d’exprimer sa préoccupation lors des discussions prévues avec d’autres ministres et des dirigeants de banques centrales, rapportait vendredi l’hebdomadaire Spiegel. Wolfgang Schäuble estime que les politiques expansionnistes menées actuellement par plusieurs banques centrales font peser la menace de nouvelles bulles financières.
L’Espagne n’a probablement pas atteint l’objectif convenu avec la Commission européenne d’un déficit public à 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2015 et les premières estimations le donnent plutôt aux alentours de 4,5%, a déclaré vendredi le ministre espagnol de l’Economie. S’exprimant à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne à Bruxelles, Luis de Guindos a précisé que le chiffre définitif serait publié en mars, une fois collectées toutes les données en provenance des régions.
"On m’a proposé de devenir gérant, j’ai saisi l'opportunité". La vie de Yann Olivier, gérant chez Aesope, telle qu’il la décrit, ressemble à une suite de hasards chanceux. De ses études à Dauphine à son poste actuel, en passant par son implantation à Lyon, Yann retient les concours de circonstances heureux, à défaut de se targuer d’être un travailleur acharné.
Créée en 2000, Aesope gère, pour le compte d’une clientèle essentiellement privée, 115 millions d’euros à travers 4 fonds et des mandats de gestion. Parallèlement, cette société lyonnaise dispose d’une activité de conseiller en investissement financier, qui affiche environ 60 millions d’euros d’actifs conseillés.
A l’occasion d’une table ronde consacrée aux ETF et au market making, organisée par l’Agefi, jeudi 11 février à Paris, Alexis Chatillon, gérant analyste senior à la division gestion d’actifs d’EDF, a expliqué pourquoi l’institution publique n’utilisait pas les ETF obligataires sans pour autant les exclure totalement.
Les mesures européennes de lutte contre l’évasion fiscale des multinationales ne devraient pas aller au-delà des décisions prises au niveau international, ont déclaré vendredi les ministres des Finances de l’Union européenne (UE), qui remettent ainsi en cause certaines propositions avancées par la Commission. Le ministre néerlandais des Finances, qui présidait cette réunion, a ainsi implicitement renoncé à son objectif de parvenir à un accord entre les gouvernements de l’UE et l’exécutif européen avant la fin de la présidence de l’UE par les Pays-Bas, fin juillet.
La confiance des consommateurs américains s’est repliée en février, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’université du Michigan. Son indice de confiance a atteint 90,7 en première estimation après 92,0 en janvier dans sa version définitive, revue nettement en baisse par rapport à une première évaluation à 93,3. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 92,0 pour février. Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur la situation actuelle a reculé à 105,8 contre 106,4 en janvier et celui des anticipations ressort à 81,0, son plus bas niveau depuis septembre.
Le Nasdaq a fait savoir vendredi qu’il allait acquérir pour un montant non dévoilé l’entreprise américaine Marketwired, spécialisée dans la publication de communiqués de presse, afin d’élargir son offre de services aux entreprises. L’opérateur boursier a précisé que la transaction, soumise à l’aval des autorités réglementaires, devrait être bouclée au premier trimestre 2016 et qu’elle sera financée sur sa trésorerie, complétée par un recours à la dette.
La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a indiqué vendredi qu’elle souhaitait une clarification des règles concernant le cumul par Laurent Fabius des fonctions de président du Conseil constitutionnel et de président de la COP21 sur le climat. L’actuel président des «Sages», Jean-Louis Debré, a annoncé jeudi que le Conseil constitutionnel se prononcerait sur la possibilité pour Laurent Fabius, s’il était nommé à la tête de l’institution, de cumuler les deux fonctions. Depuis le remaniement intervenu jeudi, Ségolène Royal a le titre officiel de ministre «chargée des Relations internationales sur le climat».
Le département américain du Commerce a annoncé vendredi que les ventes au détail hors automobiles, carburants, matériaux de construction et produits alimentaires, avaient progressé de 0,6% le mois dernier après une contraction de 0,3% en décembre, chiffre non révisé. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une hausse limitée à 0,3% en janvier. La consommation des ménages, qui représente plus de deux tiers de l’activité aux Etats-Unis, a bénéficié de la vigueur du marché du travail et de la baisse du chômage. Globalement, les ventes au détail ont progressé de 0,2% le mois dernier.
L’année 2015 a été une période compliquée pour les placements des Fonds de compensation suisses AVS/AI/APG. Le rendement net sur capital investi, hors liquidités, a atteint -0,77%, selon un communiqué de compenswiss. Les encours ont toutefois progressé à 33,6 milliards de francs, contre 33,1 milliards à fin 2014. " Les rendements négatifs sur les obligations, le repli des marchés d’actions et les coûts excessivement élevés de la couverture du risque de change ont altéré la performance des placements. L’année 2015 n’est en rien comparable à l’exercice 2014, qui avait pu dégager un rendement net de +7,1 % grâce à des conditions de placement favorables. Compte tenu des conditions du marché difficiles, et si l’on se réfère à la stratégie de placement définie, le rendement négatif obtenu représente toutefois un résultat acceptable. La suppression du taux plancher franc-euro et l’abaissement des taux d’intérêt déjà négatifs par la Banque nationale suisse n’ont fait que compliquer encore la gestion des placements», estime compenswiss dans le communiqué. Rendements négatifs sur les obligations, repli des marchés d’actions, coûts élevés de la couverture du risque de change, suppression du taux plancher et taux d’intérêt négatifs: compte tenu de ces conditions, le résultat obtenu est «acceptable», estime compenswiss . En 2014 encore, le rendement net avait atteint +7,1%. Les conditions de placement étaient alors particulièrement favorables.
Les économistes sur le vieux Continent l’attendent, en rêvent. Mais elle ne se décrète pas… Elle ne serait d’ailleurs qu’une conséquence d’une amélioration de l’économie. Qu’on attend elle aussi… Pourtant, l’inflation - puisque c’est d’elle dont il s’agit - existe. Et même au cœur de l’Europe, à Bruxelles. Hélas, elle fait son œuvre dans un autre domaine, celui de la réglementation. Particulièrement celle qui s’applique au monde de la gestion d’actifs. Comme elle est galopante en la matière, l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) vient, cette semaine, de demander à la Commission de calmer le jeu, et d’assurer «un certain degré de stabilité réglementaire durant la période à venir». Et puisqu’il est établi que les Cassandre profitent d’une oreille plus attentive, les sociétés de gestion n’ont pas fait dans le détail, qui parlent d’un impact «sismique» dans l’obligataire. L’inflation ne s’est pas contentée d’élire domicile à Bruxelles. Elle est aussi visible encore cette semaine dans les condamnations des tribunaux d’asset managers dans le monde entier. En quelques jours, pas moins de quatre grands noms ont été mis sur la sellette. Credit Suisse qui a été condamné à payer une amende de 84,3 millions de dollars aux Etats-Unis pour solder des accusations de malversations dans les «dark pools». La filiale américaine de Barclays Capital Inc qui doit acquitter 70 millions de dollars pour des motifs semblables. Julius Baer qui vient de se voir infliger une amende de 547,25 millions de dollars par la Justice américaine dans son litige fiscal avec les autorités américaines. Même à Paris, un britannique est aussi dans la mire de la justice : HSBC Holdings Plc mis en examen dans une enquête pour fraude fiscale. Ces condamnations ne sont pas sans conséquences sur les résultats économiques des groupes. Credit Suisse a souffert au quatrième trimestre. UBS, à l’inverse, qui n’a pourtant pas été épargné en matière de sanctions financières, a démontré de façon assez spectaculaire sa puissance de feu : en 2015, son bénéfice net aura progressé de… 80 %. En parlant d’inflation, certains montants tournent également la tête. Les introductions en Bourse (IPO) européennes, par exemple, qui ont levé l’an dernier 57,4 milliards d’euros, soit une hausse de 16% par rapport à 2014, selon la dernière étude «IPO Watch» de PwC. Ou les dividendes qui pourraient être versés aux actionnaires cette année par les entreprises européennes, estimés selon une autre étude réalisée par Allianz à 315 milliards d’euros contre 304 milliards d’euros l’an dernier. Que feront les actionnaires de ces sommes ? L’avenir si il valide ce scenario le dira. Mais elles pourraient être investies dans des fonds actions, auxquels les investisseurs font toujours confiance. La semaine dernière, ces produits n’ont connu que de très modestes sorties nettes de 37 millions de dollars. Les ETF ont même collecté en net 6,4 milliards de dollars et les actions japonaises ont drainé 2,7 milliards de dollars. Et le phénomène n’est peut être pas terminé puisque l’on vient d’apprendre que plus des trois quarts des particuliers fortunés envisagent d’accroître leurs versements dans leurs portefeuilles d’investissement au premier semestre 2016, selon un sondage mondial réalisé en janvier par la société de conseil deVere Group. On notera cependant que, ces derniers jours, les fonds européens ont moins fait recette. Reste que certains d’entre eux ont d’ores et déjà une taille imposante. Selon Thomson Reuters Lipper, les dix fonds de long terme qui se sont le mieux vendus en Europe en 2015 ont enregistré des souscriptions nettes de près de 46 milliards d’euros.A ce propos, nul ne sait précisément de quels fonds il s’agit mais, honorant sa mission de protection de l’investisseur, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) s’intéresse désormais de près au phénomène du «closet indexing». Il s’agit de débusquer ces fonds prétendument gérés activement mais qui sont plutôt pilotés comme des fonds indiciels et qui risquent de léser les investisseurs en prélevant des commissions supérieures à celles prélevées pour une gestion passive. La police chinoise elle aussi a fait de la protection de l’investisseur son credo ces derniers jours. Elle vient ainsi d’arrêter une vingtaine de personnes dans le cadre d’une escroquerie de type Ponzi qui aurait provoqué 7,67 milliards de dollars de pertes pour les investisseurs. A la base, les coupables utilisaient l’argent des nouveaux investisseurs pour financer, entre autres, leurs propres projets immobiliers. Des Madoff en puissance qui avaient le mérite de créer de l’inflation… mais sur leur propre fortune.
Le département Digital de Seventure Partners vient de réaliser un 11ème investissement dans les domaines FinTech- AssurTech outre-Rhin. La société de capital risque a participé au Tour D de payleven, qui totalise une levée totale de 10 millions de dollars, indique un communiqué.payleven se présente comme le leader européen des solutions de paiement par carte mobile, permettant aux petites, moyennes et grandes entreprises d’utiliser des technologies de paiement intelligentes pour capter des revenus supplémentaires en étant plus mobiles. A l’occasion de ce tour D, la société accueille Seventure en tant que nouveau partenaire financier aux côtés des investisseurs historiques : Hotzbrinck Ventures, ru-Net, B Cinque, New Enterprise Associates (NEA et MePay).Depuis sa création en 2012, payleven a levé un total de 51 millions de dollars.
Après douze années passées en tant que président du comité du label Finansol, Guy Courtois a décidé de passer la main. Jean-Pierre Lefranc, directeur financier de la Fondation de France et Isabelle Guénard-Malaussène, experte financière, présideront désormais le comité : ‘accepter cette co-présidence, placée sous le signe de la parité, c’est poursuivre le travail en combinant des expertises complémentaires, tant dans le domaine de la finance que celui de l'économie sociale et solidaire, et en mettant notre énergie en commun au service du label pour soutenir la marque Finansol. Cette collaboration nous permettra d’appréhender ensemble les sujets de fond et amener plus de contenu dans la réflexion’’, indique ce nouveau duo. Depuis sa création en 1997, le comité du label oeuvre au développement des placements solidaires en labellisant les produits d’épargne qui respectent un référentiel de critères exigeants notamment en termes de solidarité et de de transparence. Chaque année, de nouveaux placements sont labellisés – 144 le sont à l’heure actuelle - tandis que d’autres se voient retirer cette distinction. Ces cinq dernières années, le label Finansol a ainsi été retiré à 30 placements. Le comité renforce constamment l’exigence de son règlement en introduisant de nouveaux critères. Parmi ceux-ci, on peut citer l’obligation d’une promotion active des produits d’épargne solidaire afin d’inscrire les placements labellisés dans une dynamique commerciale forte.
Candriam Investors Group a annoncé, ce 11 février, le lancement du fonds Candriam Bonds Convertible Opportunities, une nouvelle stratégie de rendement absolu sur obligations convertibles conçue pour exploiter les opportunités de ce marché. « Dans un contexte où les fonds d’obligations convertibles directionnels « long-only » tendent à se concentrer sur un univers d’investissement limité par leurs benchmarks, nous estimons que les investisseurs doivent à présent adopter une nouvelle approche de cette classe d’actifs, explique le gestionnaire d’actifs dans un communiqué. Le lancement de ce nouveau fonds nous offre l’opportunité de bénéficier de la dispersion actuelle du marché. » De fait, selon Candriam, plus de 70 % des flux de capitaux sur les obligations convertibles proviennent de fonds contraints par leurs benchmarks, qui de facto investissent très majoritairement sur des obligations convertibles dites « mixtes ». « Notre stratégie visera à tirer parti des opportunités au sein de l’ensemble de l’univers des obligations convertibles, et en particulier sur des obligations convertibles au profil plus proche d’une action ou d’une obligation », commente Fabrice Cuchet, responsable de la gestion alternative et membre du comité exécutif de Candriam, cité dans un communiqué. Concrètement, plutôt que suivre un indice, ce nouveau fonds adopte une approche sans contrainte, permettant ainsi à l'équipe d’investissement « de saisir les meilleures opportunités là où elles se trouvent ». Le portefeuille du fonds, bâti sur les convictions des gérants, comptera environ 50 à 80 positions avec deux moteurs de performance. Dans le détail, le premier moteur de performance consiste en une poche directionnelle qui permet une exposition ciblée aux obligations convertibles jugées les plus attractives du marché quel que soit leur profil, équilibré, proche d’une action ou proche d’une obligation, avec un delta compris entre 25% et 75%.Le second moteur de performance associe différentes stratégies long-short opportunistes conçues pour exploiter les inefficiences du marché des convertibles, notamment sur la volatilité implicite et sur l’arbitrage de crédit. Ces stratégies ont un delta proche de zéro et présentent une faible corrélation avec la poche directionnelle, « ce qui renforce la diversification du portefeuille et offre un bon potentiel de performance », estime Candriam.Le fonds est enregistré pour une commercialisation en Italie, en France et au Luxembourg.
Fin d’année 2015 bien compliquée pour AllianceBernstien (AB). A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le gestionnaire d’actifs américain a fait état d’une décollecte nette de 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre, après 2,4 milliards de dollars de flux nets sortants au troisième trimestre. Dans le détail, la décollecte nette s’élève à environ 900 millions de dollars auprès des clients institutionnels au quatrième trimestre. Sur ce segment de clientèle, la collecte brute atteint pourtant 4,3 milliards de dollars, soit une progression de 10% par rapport au trimestre précédent. Auprès des clients « retail », la décollecte nette s’élève à 1,5 milliard de dollars au quatrième trimestre, après 1,6 milliard de dollars de sorties nettes au troisième trimestre. La collecte brute s’établit à 8,1 milliards de dollars, en hausse de 3% d’un trimestre sur l’autre. Enfin, la clientèle « private wealth » a connu une décollecte nette d’environ 100 millions de dollars au dernier trimestre, soit un montant similaire à celui du troisième trimestre. La collecte brute a pourtant augmenté de 18% d’un trimestre sur l’autre pour atteindre 1,3 milliard de dollars au quatrième trimestre.Sur l’ensemble de l’année 2015, AllianceBernstein a réalisé une collecte nette de 3,2 milliards de dollars, bien loin cependant des 5,1 milliards de dollars de souscriptions nettes réalisées en 2014. Dans ce contexte, les actifs sous gestion s’établissent à 467,4 milliards de dollars à fin 2015, en hausse de 1% par rapport au 30 septembre 2015 (462,9 milliards de dollars) mais en recul de 1,4% par rapport à fin 2014 (474 milliards de dollars). De fait, au cours de l’année écoulée, AllianceBernstein a pâti d’un effet de marché négatif de 9,8 milliards de dollars. A l’issue de l’exercice 2015, AllianceBernstein affiche des revenus ajustés de 2,52 milliards de dollars, stables par rapport à 2014. Grâce à une bonne maitrise de ses dépenses, la société de gestion publie un résulat opérationnel ajusté en hausse de 1,8 % à 619 millions de dollars fin 2015 contre 608 millions de dollars fin 2014. Enfin, son résultat net ressort à 580,8 millions de dollars en 2015 contre 570,3 millions de dollars en 2014, soit une croissance de 1,9%.
Début d’année morose pour les quatre ténors américains de la gestion d’actifs que sont AllianceBernstein (AB), Franklin Templeton, Invesco et Legg Mason. Au cours du mois janvier, ce quatuor a en effet enregistré un sévère repli de leurs actifs sous gestion. La palme de la plus forte chute revient à Franklin Templeton qui, en l’espace d’un mois, voit ses encours diminuer de 4,7%, soit une perte de 35,8 milliards de dollars. Ainsi, ses actifs sous gestion ressortent à 728,1 milliards au 31 janvier 2016 contre 763,9 milliards de dollars au 31 décembre 2015. La société n’a donné aucune explication à cette forte baisse.Invesco n’est pas en reste, accusant un recul de 4,5% de ses encours d’un mois sur l’autre, soit 34,7 milliards de dollars en moins. De fait, ses actifs sous gestion s’inscrivent à 740,9 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 775,6 milliards fin décembre 2015. « Cette baisse est principalement liée à des effets marchés et de change négatifs et à des décollectes nettes sur les produits de long terme et dans la gamme PowerShares QQQ », évoque Invesco dans un communiqué. A lui seul, l’effet de change négatif a généré une baisse des encours de l’ordre de 4,6 milliards de dollars, précise la société de gestion.Legg Mason ne fait guère mieux. Ses encours ont en effet diminué de 3%, ou de 20 milliards de dollars, en l’espace d’un mois pour s’établir à 651,5 milliards de dollars à fin janvier 2016 contre 671,5 milliards de dollars à fin décembre 2015. Au cours du mois écoulé, la société de gestion a enregistré une décollecte nette de 5,8 milliards de dollars sur les produits de long terme. Les produits de liquidité ont, pour leur part, subi 2,8 milliards de dollars de retraits. Enfin, l’effet de change négatif a diminué les encours de 1,7 milliard de dollars.AllianceBernstein (AB) parvient à limiter la casse, même si ses actifs sous gestion accusent un repli de 2,4% d’un mois sur l’autre. Ainsi, ses encours ressortent à 456 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 467 milliards de dollars fin décembre 2015. Cette baisse des encours est liée à la fois à un effet de marché négatif et à une décollecte nette au cours du mois écoulé, précise la société de gestion.
Selon L’Agefi, le projet de Carlyle de lever un fonds de LBO de très long terme prend forme. Le véhicule, d’une durée de vie de 20 ans, aurait déjà collecté quelque 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) auprès d’une poignée d’investisseurs majoritairement constituée de fonds souverains et de fonds de pension, selon les informations de Bloomberg. Une équipe de 14 gérants a été recrutée pour piloter le fonds, qui vise un objectif de 5 milliards de dollars et a déjà réalisé deux investissements pour près de 500 millions. A l’instar de Carlyle, d’autres firmes comme Blackstone ou CVC Capital sondent l’intérêt de leurs limited partners (LP), loin d'être acquis, pour des fonds de long terme. Carlyle aurait ainsi proposé d’abaisser de 1,5% à 1% ses frais de gestion, et de 20% à 15% son carried interest.
L’assureur américain AIG fait la paix avec les activistes Carl Icahn et John Paulson qui ne demandaient rien moins que la scission du groupe en trois sociétés indépendantes. Le groupe a indiqué le 11 février, à l’occasion de la publication de ses résultats financiers, qu’il allait élargir son conseil d’administration à 16 membres contre 14 auparavant, dont un siège sera occupé personnellement par John Paulson et un autre dévolu à Sam Merksamer, un proche de Carl Icahn. «Les deux nouveaux membres du conseil vont apporter une expertise financière et du monde des affaires. Et nous sommes impatients de profiter de leurs idées au moment où nous enclenchons notre stratégie pour créer une entreprise plus leste, rentable et concentrée» sur son coeur de métier, a souligné le directeur général Peter Hancock, qui sauve pour le moment son poste. AIG a en outre annoncé un programme de rachat d’actions de 5 milliards de dollars et une hausse de 14% de son dividende trimestriel, autant d’annonces destinées à apaiser MM. Icahn et Paulson.
Une année exceptionnelle pour Amundi. Outre la réussite de l’introduction en Bourse, la nouvelle stratégie de développement porte ses fruits. Portés par une collecte record de 80 milliards d’euros, les actifs gérés d’Amundi ont progressé l’an dernier de 12% pour s'établir à 985 milliards d’euros contre 877,5 milliards d’euros à fin 2014. «Amundi a ainsi quasiment atteint fin 2015 l’objectif de 1 000 milliards d’euros d’encours sous gestion, qui avait été annoncé pour fin 2016, dans le cadre du Plan à Moyen Terme de Crédit Agricole S.A. présenté en mars 2014", souligne Amundi dans un communiqué. A noter en outre que la croissance a été réalisée quasi exclusivement de manière organique. Les encours retail ont progressé de 25% à 263 milliards d’euros tandis que les encours institutionnels se sont inscrits en hausse de 8,2% à 722 milliards d’euros.Durant l’année écoulée, la collecte nette a ainsi atteint un niveau jamais vu 80 milliards d’euros, soit 9% des encours de début de période, contre 33 milliards d’euros en 2014. C’est le niveau le plus élevé depuis la création d’Amundi. Le groupe est classé premier collecteur en Europe et quatrième au plan mondial sur les fonds ouverts. Au cours du seul quatrième trimestre 2015, la collecte nette s’est élevée à 14,1 milliards d’euros, contre 12,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2014. Elle se répartit à parts égales entre le segment Retail (7,2 milliards d’euros) et la clientèle institutionnelle (6,9 milliards d’euros). Malgré les turbulences boursières du second semestre, l’effet marché est demeuré positif à hauteur de 22,4 milliards d’euros sur les encours. Amundi a bénéficié en 2015 de sa stratégie de développement fondée sur la diversité de ses marchés – Retail, Institutionnels –, de ses expertises et sa présence géographique étendue. Ainsi la collecte nette a été très équilibrée entre les segments de clientèle Retail (41,5 milliards d’euros) et Institutionnels (38,3 milliards d’euros). Les encours retail ont progressé de 25% à 263 milliards d’euros tandis que les encours institutionnels se sont inscrits en hausse de 8,2% à 722 milliards d’euros. Elle se répartit à hauteur de 56% pour les actifs à moyen-long terme11 et 44% pour les produits de trésorerie, et au sein des actifs longs toutes les expertises ont contribué à cette forte collecte, et plus particulièrement les obligations (24,4 milliards d’euros), les gestions diversifiés (11,7 milliards d’euros) et les actions (6 milliards d’euros). La collecte nette a été tirée à 75% par l’international, dont 47% par l’Asie et 28% par l’Europe hors de France. A souligner particulièrement à l’international les performances des joint-ventures d’Asie, qui ont collecté 31,3 milliards d’euros en 2015, et de l’Italie (5,7 milliards d’euros). Les réseaux France affichent pour la première fois depuis la création d’Amundi une collecte nette à l’équilibre hors produits de trésorerie (+0,1 milliard d’euros) sur l’ensemble de l’année, avec toutefois un second semestre moins favorable que le premier. L'évolution très satisfaisante de l’activité commerciale se traduit dans de solides résultats financiers. L’exercice 2015 a ainsi marqué une nouvelle croissance du résultat net qui s’élève à 528 millions d’euros, en hausse de 8% par rapport à 2014, une fois ajusté des frais d’introduction en Bourse. Cette progression reflète en premier lieu une hausse des revenus de 7,8%, notamment avec une progression de 11% des commissions nettes, en ligne avec la progression des encours alors que les commissions de surperformance sont en baisse de 19%. En outre, la hausse des charges d’exploitation à périmètre et change constant a été limitée à 4,3%. Cette progression traduit pour l’essentiel le renforcement des équipes à l’international, «conforme à notre stratégie de développement», souligne Amundi. Le résultat brut d’exploitation (RBE) ajusté a progressé de 7,6% par rapport à 2014, à 788 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation ajusté reste au niveau très compétitif de 52,4%. A noter que, en lien avec la forte progression de leurs encours, le résultat des sociétés mises en équivalence, qui reflète principalement le résultat des joint-ventures en Asie, s’établit à 25 millions d’euros en 2015, en hausse de 49,1% par rapport à 2014. Après déduction des frais d’IPO, soit 9 millions d’euros après impôts, le résultat net part du Groupe publié s’établit à 519 millions d’euros, en hausse de 5,9% par rapport à 2014. Le conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale, qui se tiendra le jeudi 12 mai 2016, un dividende de 2,05 euros par action en numéraire, soit 343 millions d’euros. Ce dividende correspond à un taux de distribution de 65% du résultat net part du Groupe16 et un rendement de 6% sur la base du cours de l’action à la clôture du 9 février 2016.