A l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, ce 25 octobre, Kenneth Marc Jacobs, directeur général du groupe Lazard, n’a pas exclu une cession éventuelle de son activité de gestion d’actifs en cas d’offre attrayante. Lors d’une conférence téléphonique avec les analystes, le dirigeant a en effet fait un parallèle entre Lazard Asset Management et OppenheimerFunds, la filiale de gestion de MassMutual qu’Invesco va racheter pour 5,7 milliards de dollars. Un dossier que le groupe Lazard connait bien puisqu’il était le seul conseiller de MassMutual dans le cadre de cette transaction. « S’il y avait des marques d’intérêts à des niveaux de valorisation similaires, nous les prendrions bien sûr très au sérieux », a ainsi annoncé Kenneth Jacobs. Selon lui, « à première vue, Oppenheimer et Lazard Asset Management présentent de nombreuses similitudes, comme la taille des actifs sous gestion et le mix produits », a-t-il expliqué. Il a toutefois reconnu qu’il existait d’importantes différences entre les deux sociétés, en termes de distribution notamment puisque « OppenheimerFunds est principalement concentré sur les Etats-Unis et le segment retail tandis que Lazard Asset Management est principalement une entreprise mondiale axée sur les institutionnels ».A fin septembre 2018, Lazard Asset Management affichait 240 milliards de dollars, en hausse de 1% par rapport à fin juin 2018 et en croissance de 1% par rapport à fin septembre 2017. Au cours du troisième trimestre, cette activité a accusé 288 millions de dollars de décollecte nette. Depuis, la situation n’est guère brillante. « Au 19 octobre 2018, les actifs sous gestion s’élevaient à environ 230 milliards de dollars, a déclaré Evan Russo, directeur financier de Lazard lors de cette même conférence téléphonique. Cette diminution est principalement liée à un effet de marché négatif de 9,7 milliards de dollars et un effet de change négatif de 600 millions de dollars. La gestion d’actifs continue de naviguer sur des marchés difficiles. »
Bank of America a annoncé, vendredi 26 octobre, ladisparition de Terrence Laughlin, vice-président et responsable de la gestion de fortune et de la gestion d’actifs, à l’âge de 63 ans. Terrence Laughlin a été précédemment responsable du risque à Bank of America dont il a dirigé les activités de « legacy assets ». Il avait travaillé comme directeur général de la banque américaine OneWest avant de rejoindre Bank of America.
Le fournisseur et gestionnaire d’ETF WisdomTree a enregistré au troisième trimestre des sorties nettes de 1,3 milliard de dollars, a annoncé la société ce 26 octobre. Les actifs sous gestion ont ainsi reflué à 59,1 milliards de dollars à fin septembre contre 60 milliards de dollars au 30 juin dernier. Les encours d’ETF cotés aux Etats-Unis s’inscrivaient à 41,6 milliards de dollars à fin septembre, en hausse de 0,5% par rapport à fin juin. Une évolution due à l’impact positif des marchés, largement effacée par des sorties nettes. Les encours d’ETP cotés à l’international (Europe,Canada) ressortaient à 17,6 milliards de dollars, en recul de 5,6% par rapport à fin juin 2018, sous l’impact de la baisse des marchés et des flux nets négatifs.Les revenus ont reculé de 2,9% d’un trimestre sur l’autre à 72,6 millions de dollars mais le bénéfice a malgré tout progressé de presque 32% à 22 millions de dollars. Cela dit, par rapport au troisième trimestre 2017, tous les indicateurs sont au vert en raison principalement de l’acquisition, bouclée le 11 avril 2018, de la société européenne ETFS.
La société de gestion sud-africaine Prescient Investment Management a lancé le fonds Prescient China Equity. Le fonds, domicilié à Dublin et répondant à la réglementation Ucits, repose sur une approche quantitative systématique et investit dans les actions Achinoises cotées sur les bourses de Shanghai et Shenzhen. Les encours initiaux du fonds s'élèvent à 100 millions de dollars."Prescient investit en Chine depuis cinq ans sous le format Ucits. Ce nouveau fonds reflète la demande des investisseurs pour une exposition sur les actions de la Chine continentale, qui offre selon nous des valorisations attractives combinées à des opportunités d’alpha sur le moyen-long terme», a déclaré le directeur général de Prescient China Liang Du.Prescient gère plus de six milliards de dollars d’actifs.
Le fonds phare de Neil Woodford a perdu la moitié de ses actifs sou gestion en l’espace de dix-huit mois, rapporte Financial News. Les encours du Woodford Equity Income fund sont tombés à 5,1 milliards de livres après avoir culminé à 10,2 milliards de livres en mai 2017, selon les données de Morningstar. Le rendement du fonds s’est détérioré après une série d’investissements malheureux, dont plusieurs lignes parmi les plus importantes du portefeuille, Provident Financial, AstraZeneca et Capita, qui ont subi de fortes baisses. Le fonds affiche une perte de 5,84% contre 0,86% pour l’indice FTSE All-Share. Depuis le début de l’année, la décollecte du fonds s'élève à 2 milliards de livres et le fonds ne figure plus parmi les listes d’investissement recommandées par les plateformes de Charles Stanley et d’AJ Bell.
Les Etats-Unis consultent leurs alliés européens au sujet du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), a indiqué hier le secrétaire à la Défense James Mattis, en visite à Prague. Donald Trump a annoncé le 20 octobre son intention de dénoncer ce traité conclu en 1987. La Russie, qui dément, a annoncé hier que Moscou préparait des réponses aux questions américaines sur le traité. Les membres européens de l’Otan, qui considèrent le FNI comme une pièce maîtresse du contrôle des armements, ont invité jeudi les Etats-Unis à tenter de convaincre la Russie de s’y conformer plutôt que de le dénoncer.
L’agence de notation Fitch a annoncé vendredi qu’elle ne supposait plus que la Grande-Bretagne quitterait l’Union européenne dans le cadre d’une transition en douceur, ajoutant qu’un Brexit sans accord négocié avec l’Union européenne pourrait conduire à un abaissement de la note souveraine britannique. Jusqu'à présent, l’agence présumait que la Grande-Bretagne quitterait l’UE en mars prochain dans le cadre d’un accord de transition négocié. Mais la Première ministre, Theresa May, peine à conclure avec les institutions de l’UE un accord susceptible d’obtenir le soutien de son propre camp. Fitch attribue pour l’instant au Royaume-Uni une note AA assortie d’une perspective négative, ce qui implique une possible dégradation dans un avenir relativement proche.
La procureure générale de l’Etat de New York, Barbara Underwood, a décidé de poursuivre, le 24 octobre, Exxon Mobil Corp., en justice après l’ouverture d’une enquête en 2015, pour avoir trompé les investisseurs sur sa véritable exposition financière aux risques climatiques et aux risques réglementaires qui pèsent sur son activité. Le Fonds de retraite de l’État de New York et celui des enseignants de l’État totalisent un engagement de plus de 1,5 milliard de dollars dans Exxon, souligne la procureure. La plainte accuse Exxon d’avoir mis en place depuis longtemps un système de fausses allégations pour faire croire qu’il prenait effectivement en compte dans ses affaires le risque de changement climatique et les risques économiques inhérents. « Au lieu de gérer les risques comme il le prétendait face aux investisseurs, Exxon a continué ses pratiques en interne l’exposant à de plus grands risques face à la réglementation climatique, et à l’opposé de ses déclarations et de l’information donnée aux investisseurs », indique le procès. Selon la procureure, la compagnie pétrolière a assuré pendant des années aux investisseurs qu’il intégrait les risques d’un durcissement de la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre en appliquant des coûts plus élevés dans ses projets, ses investissements, l’évaluation des sociétés et le montant et la valeur de ses réserves et ressources. A contrario, la compagnie a fait nettement moins que ce qu’elle avançait, selon l’enquête. En outre, la procureur accuse Rex Tillerson, patron d’Exxon entre 2006 à 2016, d’avoir été au courant des faits. TV
L’Université de Strasbourg a choisi un fonds de Meeschaert Asset Management devant permettre aux investisseurs «d’optimiser [leurs] placements par le biais d’une gestion active ISR sur l’ensemble des classes d’actif traditionnelles». Pour l’heure, la Fondation Recherche en Chimie, la Fondation Université de Strasbourg, et le Centre Européen d’Etude du Diabète ont souscrit des parts. Le montant minimal devant être apporté par chacun de ces trois investisseurs est de 200 000 euros. L’actif net du fonds comportera entre 0 et 40% d’actions, de 50 à 100% de titres de créance et instruments du marché monétaire. Il pourra également investir en actions et parts d’OPCVM et/ou de FIA européens ouverts à une clientèle non professionnelle entre 0 et 10 %. La stratégie d’investissement du fonds repose en amont de l’analyse financière sur la sélection de valeurs éligibles pour le fonds, dans une démarche de « best-in-class », et s’effectue à partir de données extra-financières provenant de prestataires spécialisés. Meeschaert utilise en complément d’études sectorielles et thématiques réalisées en interne, les prestations de Vigeo Eiris, Ethifinance, Sustainalytics, Proxinvest, et ECGS. Le fonds sélectionnera des entreprises respectant la dignité humaine et agissant pour un développement économique et humain durable (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance). «Une attention particulière sera accordée aux critères de respect des Droits de l’Homme et des droits du travail, ainsi qu’aux engagements pris par les entreprises vis-à-vis des communautés locales», note Meeschaert.
Axa Investment Managers (Axa IM) a annoncé, ce 25 octobre, la nomination de Yannig Loyer en qualité de responsable mondial du trading. Basé à Paris, il est rattaché à Daniel Léon, responsable de l’ingénierie et du trading. Dans le cadre des ses nouvelles fonctions, Yannig Loyer gérera au niveau mondial le trading des obligations, des actions et du change. Il sera également responsable du pilotage, du développement, du contrôle et de la bonne performance des capacités d’exécution de la société.Yannig Loyer a débuté sa carrière chez J.P. Morgan à Londres en 2002, avant de rejoindre Bank of America Merrill Lynch en 2005 où il a occupé différents postes, dont plus récemment celui de « managing director » en charge de la gestion des grands comptes sur les produits de marchés mondiaux pour l’Europe continentale et, auparavant, celui de Head of EMEA Credit Structuring.
Bruno Dell’Oste, directeur général de CGP Entrepreneurs, filiale à 100% du groupe Union Financière de France (UFF), a quitté ses fonctions, peut-on lire sur Distrib Invest. Contactée par la rédaction, la société n’a pas souhaité commenter cette information. Bruno Dell’Oste sera remplacé par Patrick Butteau, nommé mardi 23 octobre 2018 directeur général délégué de l’UFF Banque et qui assumera donc également la direction du groupement de CGP. Pour l’instant, la future destination du désormais ex-directeur général de CGP Entrepreneurs n’est pas connue.Titulaire d’une maîtrise de droit, Buno Dell’Oste a passé 30 ans au sein de l’UFF. Il a ainsi démarré en 1988 en tant que commercial de l’agence IDF Est de l’UFF. En 1993, il devient responsable commercial de l’agence IDF Ouest puis directeur de l’agence Haute Bretagne en 1995. Un an plus tard il est nommé directeur de l’agence d’IDF Nord puis directeur de la région Nord Est en 2002. En 2003 il devient directeur commercial d’UFF Entrepreneurs avant d'être promu directeur général adjoint. Depuis 2012, il était directeur général de CGP Entrepreneurs.C’est donc Patrick Butteau qui va reprendre la direction de CGP Entrepreneurs. Officiellement intronisé en tant que directeur général délégué de l’UFF Banque il y a deux jours, ce dernier gardera sous sa responsabilité la direction de la distribution, de l’expérience et des services clients au sein de l’UFF. Après avoir occupé diverses fonctions au sein des directions commerciale, services clients et marketing, Patrick Butteau a été nommé directeur commercial et distribution de la région Paris-Ile de France d’Axa en 2008. En 2009, il a rejoint le groupe Aviva où il a été successivement directeur commercial courtage (2009-2013), puis directeur général d’Épargne Actuelle (2013-2018). Il a rejoint l’UFF en avril 2018 en qualité de Directeur de la stratégie et du développement de la distribution. Par ailleurs, le Conseil d’Administration a également nommé Franck Ziolkowski en qualité d’administrateur représentant les salariés. Rentré à l’UFF en 1994 à l’agence de Lille, en qualité de conseiller en gestion de patrimoine, il a été nommé en 1995 responsable commercial pour la région Sambre-Hainaut. De 1998 à 2007 il a été responsable commercial de toute la région Lilloise. Il était depuis 2008 directeur entreprise de la région Hauts de France.
Arnaud Perrier, ancien membre du comité de gérance de Rothschild & Cie Gestion, responsable des équipes commerciales et marketing en Europe, s’est associé à Jérôme Samuel, un ancien analyste financier actions, qui a notamment travaillé pour HSBC, pour lancer un family office.Dénommée Inkipit Finance (après avoir porté le nom d’Arkes Finance à ses débuts il y a 18 mois), la société se définit comme une « structure indépendante qui conseille les entrepreneurs et les investisseurs privés sur les problématiques patrimoniales et financières liées à l’organisation et à la gestion de leur patrimoine professionnel et privé ». Interrogés par Newsmanagers, les deux associés fondateurs revendiquent un « angle différent » des autres family office, avec un « ADN d’investisseurs » qui s’explique par leur parcours financier. Ainsi, « nous avons la capacité de monter des véhicules d’investissement pour nos clients et des solutions sur mesure sous forme de mandat de gestion », explique Arnaud Perrier. Pour cela, Inkipit travaille avec des banques privées et des sociétés de gestion, un univers que les associés fondateurs connaissent bien. « Notre travail consiste à bien calibrer le risque global du portefeuille et réaliser une allocation stratégique. Ensuite, nous confions la gestion aux professionnels spécialisés que nous choisissons avec soin », détaille Jérôme Samuel. Par exemple, Inkipit a lancé il y a trois mois le fonds Inkipit Premia en partenariat avec Rothschild Asset Management pour sa clientèle. Il s’agit d’un fonds de fonds alternatifs liquides conseillé par Inkipit et géré par RAM. « Il est investi sur une douzaine de fonds et affiche des frais de gestion très serrés », indique Arnaud Perrier. Pour le volet juridique et fiscal, Inkipit travaille avec des experts et a davantage un rôle de coordination.Inkipit a défini une offre pour les clients « gestion privée », qui ont un patrimoine financier supérieur à 1 million d’euros, et une offre pour la clientèle « gestion de fortune », qui détient un patrimoine supérieur à 15 millions. « Nos clients sont souvent déjà clients de banques privées haut de gamme. Mais ils ont besoin d’un conseil indépendant, objectif et aligné avec leurs exigences. Et c’est ce que nous pouvons leur offrir », assure Jérôme Samuel. Pour autant, les fondateurs d’Inkipit Finance se gardent bien de vouloir concurrencer les banques privées. « Nous sommes partenaires de ces établissements et nous appuyons sur eux pour une partie de la gestion », soulignent-ils. « Nous allouons aussi souvent dans des fonds en direct, par exemple pour les actifs non cotés en dette et en capital ». Aujourd’hui, la société, grâce à son réseau amical, professionnel et familial, affiche plus de 35 familles clientes, « ce qui est en ligne avec notre objectif », assure Arnaud Perrier.
BNP Paribas Capital Partners (BNPP CP), l’entité de BNP Paribas AM spécialisée dans la multi-gestion, la sélection et l’incubation de gérants dans la sphère alternative, a annoncé ce 25 octobre le closing initial de son fonds BNP Paribas CP European Special Opportunities Debt Fund. Ce programme d’investissement qui permet aux investisseurs institutionnels de se positionner sur le marché de la dette privée décotée en Europe a été lancé cette année. La levée de fonds se poursuit avec un objectif de taille finale de 250 millions d’euros courant 2019, indique un communiqué sans précision sur le niveau atteint au moment du closing initial. BNPP CP indique toutefois à NewsManagers que ce premier closing est «très positif» et montre «un engagement fort de la part de nos investisseurs proches». En outre, le deuxième closing présente d’ores et déjà «de belles perspectives avec des investisseurs déjà engagés et d’autres en phase de «due diligence» avancée»."Ce premier closing valide l’intérêt et la pertinence de notre concept et va nous permettre de commencer à mettre en oeuvre ce programme. Cette stratégie, déployée par notre équipe d’investissement spécialisée, bénéficie d’une expérience de près de 16 ans en moyenne, dans l’identification, la sélection et l’investissement dans des fonds alternatifs», commente Gilles Guerin, CEO de BNP Paribas Capital Partners, cité dans un communiqué.Ce programme d’investissement s’effectue sous la forme d’un fonds de fonds de dettes fermé, d’une durée de vie de 7 ans avec une duration moyenne d’environ 2 an et demi. L’objectif est d’offrir aux investisseurs un taux de rendement interne net (TRI) de l’ordre de 9% à 12%. Le capital sera déployé dans des fonds de dette d’entreprises de taille moyenne ayant connu une difficulté ou ayant été écartées des canaux de financement traditionnel. Le marché visé par les gérants sélectionnés par BNPP CP est celui de la dette/prêts, performants ou non, et principalement de premier rang, au sein du système financier européen. Cette dette pourra être achetée sur le marché secondaire comme auprès d'établissements bancaires la détenant depuis l'émission.Ce nouveau fonds répondra à la contrainte réglementaire de Solvabilité 2 avec une transparisation du portefeuille de chaque fonds sous-jacent sous le format d’une matrice Ampere (format standard d'échange de données).Au 30 juin 2018, BNPP CP gère, conseille et administre près de 7 milliards d’euros pour le compte d’une clientèle composée de clients institutionnels, d’entreprises, de banques privées et de particuliers fortunés.
Mapfre Asset Management, la branche d’investissement de l’assureur espagnol Mapfre, a lancé un fonds Capital Responsable qui sera géré par la firme hispanique et conseillé par La Financière Responsable (LFR) dont elle détient 25% du capital. Il sera investi dans des actions et obligations d’entreprises européennes sur la base de leurs caractéristiques ESG et aura pour objectif de préserver le capital des investisseurs. Mapfre s’appuie sur l’expertise de LFR et sa méthodologie qui lui permet d’analyser plus de 120 composantes ESG sur 160 entreprises cotées de la zone euro afin de prendre en compte l’ensemble des facteurs ESG dans le stock-picking.Le fonds, domicilié au Luxembourg, sera commercialisé essentiellement en Espagne et en France. Mapfre AM gérait déjà un autre fonds axé sur la gouvernance (Good Governance fund) lancé l’an dernier.A ce nouveau fonds s’ajoutent des aménagements dans le régime de pension proposé par l’assureur. Mapfre Renta Largo F.P. va être renommé Mapfre Capital Responsable avec un focus sur les critères ESG. La mutuelle espagnole Mapfre Crecimiento fera également l’objet d’un changement de nom (Mapfre Crecimiento Responsable).Mapfre a récemment signé les principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UN PRI). Son chiffre d’affaires avoisine les 28 milliards d’euros tandis que son bénéfice net s'élève à 701 millions d’euros.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Ibercaja Gestion, filiale du groupe bancaire Ibercaja, a nommé Maria Lili Corredor en qualité de directrice générale en remplacement de Valeron Penon, en poste depuis 2004 qui est devenu cet été le directeur mondial des risques de la banque, rapporte le site spécialisé Funds People. Maria Lili Corredor a effectué toute sa carrière au sein du groupe Ibercaja, occupant plusieurs postes à responsabilités dans le domaine de la gestion d’actifs et des fonds de pension.
«On court plus vite que les autres». Yves Perrier l’a dit hier soir à l’occasion d’une conférence téléphonique et le patron d’Amundi a aussi les chiffres pour le dire. Les résultats du géant de la gestion d’actifs sur neuf mois affichent une forte croissance, grâce à un haut niveau d’activité et à la bonne maîtrise des charges d’exploitation, due notamment aux synergies liées à l’intégration de Pioneer. Malgré un environnement difficile depuis quelques mois, Amundi a réalisé une collecte de 48,5 milliards d’euros, parmi les plus élevées enregistrées en Europe sur la même période et en ligne avec l’objectif affiché d’une collecte de 50 milliards d’euros en moyenne par an. Au cours du seul troisième trimestre, la collecte ressort à 6,1 milliards d’euros et même 12,6 milliards d’euros hors réinternalisation d’un mandat de gestion de 6,5 milliards d’euros du distributeur italien Fineco, avec un haut niveau de collecte institutionnelle. Les encours gérés par Amundi atteignent ainsi 1.475 milliards d’euros à fin septembre, avec un effet marché légèrement positif de 0,6 milliard d’euros.Le segment Retail affiche une dynamique solide, avec une collecte nette élevée de 30,2 milliards d’euros, réalisée dans tous les canaux de distribution. L’activité réseaux France (+2,4 milliards d’euros et +3,8 milliards d’euros en actifs moyen/long terme ou MLT) est soutenue, portée par les Unités de Compte et la gestion sous mandat. Dans les réseaux internationaux, les flux demeurent élevés à +5,4 milliards d’euros (essentiellement en produits MLT), avec notamment en Italie une collecte nette de +5,1 milliards d’euros, ce qui illustre le succès du partenariat avec UniCredit. La collecte des distributeurs tiers est de 5,2 milliards d’euros (hors réinternalisation du mandat de gestion par Fineco), tirée par l’Europe (Italie, France, Espagne, Royaume Uni…) et l’Asie. Dans les Joint-Ventures asiatiques, l’activité est à nouveau élevée (+23,7 milliards d’euros), principalement en Chine et en Inde. Le segment des Institutionnels enregistre une collecte nette de 18,3 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2018, avec une composante moyen et long terme significative, et une activité commerciale dynamique pour les clients Souverains et autres Institutionnels. Amundi a remporté récemment un mandat smart beta auprès d’un grand fonds souverain. L’activité du segment Corporates (-5,4 milliards d’euros) résulte de sorties de fonds monétaires au deuxième trimestre. En revanche la collecte en actifs MLT demeure positive, en particulier pour l’Epargne Entreprises Par classe d’actifs, la collecte nette est composée principalement d’actifs MLT (+42,2 milliards d’euros, soit 87% du total), notamment en Diversifiés et en Actions. Amundi a souligné la poursuite de gains de parts de marché en ETF : la collecte en ETF demeure soutenue sur 9 mois 2018 à +5,1 milliards d’euros, portant les encours à 43,5 milliards d’euros au 30 septembre 2018 en Europe. Amundi se place ainsi au cinquième rang en termes d’encours mais il est aussi le deuxième meilleur collecteur européen. Au total, les encours de la gestion ETF, passive et Smart beta s’élèvent à 104 milliards d’euros au 30 septembre 2018, soit +24% sur 12 mois. Dans les actifs réels, l’Immobilier enregistre une collecte nette de 2 milliards d’euros sur les 9 premiers mois de 2018, portant les encours à 30 milliards d’euros à fin septembre 2018. D’un point de vue géographique, la collecte nette est toujours tirée par l’international avec une contribution importante de l’Asie (+30,8 milliards d’euros) portée par les JVs (Chine et Inde), le Japon, Hong Kong et Taiwan, mais aussi de l’Italie (+9,2 milliards d’euros hors réinternalisation du mandat de gestion par Fineco) où le partenariat avec UniCredit porte ses fruits. La France affiche un bon niveau d’activité en actifs MLT (+ 9,5 milliards d’euros), compensé par des sorties en produits de trésorerie. Sur un an, les encours sous gestion à l’international augmentent ainsi de +13,4%, représentant 43% du total d’Amundi, et 58% des encours hors assureurs Crédit Agricole et Société Générale. Les résultats financiers sont à la hauteur de cette forte dynamique commerciale. Le résultat net comptable à fin septembre 2018 s’élève à 663 millions d’euros, en forte hausse de 40,5% par rapport aux neuf premiers mois de 2017, bénéficiant à la fois des effets de l’intégration de Pioneer (consolidé à partir du 1er juillet 2017), de la dynamique de développement et de la réalisation des synergies prévues lors de l’acquisition de Pioneer. Les revenus nets de gestion atteignent 1 968 millions d’euros (+3,2%), grâce à des commissions nettes de gestion à 1 874 millions d’euros (soit +3,5%), en lien avec la croissance des encours sur 12 mois, ainsi que des commissions de surperformance quasi stables (94 millions d’euros), dans un environnement de marché plus difficile à partir du deuxième trimestre 2018. Il est rappelé que les commissions de performances sont comptabilisées à la date anniversaire des fonds, en prenant en compte la performance des 12 mois précédents. Les charges d’exploitation sont en diminution sensible (1 005 millions d’euros soit -4,0%), grâce à l’exécution rapide du plan d’intégration de Pioneer (71 millions d’euros de synergies de coûts réalisées sur 9 mois), et malgré la prise en compte des frais de recherche externe liés à la règlementation MiFID (Markets in Financial Instruments Directive). Grâce à cet effet de ciseaux positif, le coefficient d’exploitation s’établit à 51,2% (un des plus bas de l’industrie), en diminution de 1,9 point de pourcentage par rapport aux neuf premiers mois de 2017, et le Résultat Brut d’Exploitation atteint 957 millions d’euros, soit +3,5%. Compte tenu de la contribution en hausse (+55%) des sociétés mises en équivalence (Joint-Ventures asiatiques essentiellement), et d’une charge d’impôt de 275 millions d’euros, le résultat net ajusté part du Groupe ressort au total à 721 millions d’euros, en progression de 11% par rapport aux neuf premiers mois de 2017. Une hausse supérieure à l’objectif annoncé de +7% par an. «Ces résultats sont très satisfaisant», a commenté Yves Perrier. " Ces bonnes performances traduisent la solidité du business model d’Amundi, fondé sur la diversité de ses lignes métiers (clientèles, expertises et géographies). Celui-ci est encore renforcé par l’intégration réussie de Pioneer Grâce à une gamme d’expertises complète et à un réseau international étendu, Amundi dispose d’atouts puissants pour poursuivre sa croissance rentable», a-t-il souligné.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a lancé le 19 octobre 2018 une procédure adaptée visant à sélectionner un prestataire de transparisation. Concrètement, le FRR souhaiterait sélectionner un prestataire spécialisé dans la mise en transparence des fonds dont le rôle consisterait notamment à collecter les positions des fonds sur la base d’un format de place (AMPERE), contrôler la qualité des données en les enrichissant le cas échéant pour au final consolider et homogénéiser les positions afin que le FRR puisse mesurer son exposition par émetteurs / contreparties, par zone géographique, par devises étrangères, par notations et par notations et types d’instruments, selon les critères réglementaires ou prudentiels internes. Le prestataire sélectionné aura pour but la production d’un reporting des détentions indirectes du FRR.Le marché, qui sera conclu pour une durée de trois ans, est passé selon une procédure adaptée et permettra de négocier les éléments de l’offre remise avec les candidats.
La société de gestion Aganola, basée à Pfäffikon et spécialisée dans les convertibles, a annoncé ce 25 octobre, la nomination de Sebastian Steib en qualité de chief operating officer (COO), à compter du 1er novembre. Sebastian Steib a une trentaine d’années d’expérience dans la gestion de fortune et la gestion d’actifs. Il a notamment travaillé chez UBS pendant de nombreuses années, entre 1988 et 2014. Au sein du groupe suisse, il a été responsable de la clientèle fortunée latino-américaine et il a aussi dirigé une équipe de gestion dédiée aux investisseurs institutionnels.Aganola gère actuellement plus de 1,3 milliard de francs.
La situation financière des caisses de pension suisses s’est légèrement dégradée au troisième trimestre 2018. Pour les institutions de prévoyance de droit privé, le taux de couverture pondéré en fonction de la fortune a fléchi en l’espace de trois mois de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 112,3%. A fin septembre, le taux de couverture des caisses de pension de droit public à capitalisation complète présentait une évolution semblable, en baisse de 0,6 point à 105,9%, le Moniteur des caisses de pension publié par Swisscanto. De son côté, le taux des institutions de prévoyance de droit public à capitalisation partielle demeure stable à 82,1%. Actuellement, 96,7% des caisses de droit privé et 90,7% des caisses de droit public à capitalisation complète présentent un excédent de couverture. Un excédent qui dépasse les 110% pour 32,6% des institutions publiques avec capitalisation totale et 65,6% des entités soumises au droit public. Cela dit, le léger repli du taux de couverture au troisième trimestre reflète un rendement moyen inférieur à la valeur cible requise, indique Swisscanto qui précise les 535 institutions de prévoyance passées au crible et affichant des encours cumulés de 680 milliards de francs ont dégagé un rendement pondéré en fonction des actifs estimé à 0,41%. Sur les trois premiers trimestres de l’année, le rendement estimé s'élève à 0,03%.
Le groupe a annoncé ce 25 octobre le départ à la retraite à la fin de l’année de Kathy Shih, «president» d’UBS Asie Pacifique et membre du comité exécutif du groupe, après 32 ans passés au sein de la société. Edmund Koh, actuellement responsable de la gestion de fortune pour la région Asie-Pacifique, responsable pays Singapour, prendra sa succession à compter du 1er janvier 2019 et intégrera le comité exécutif du groupe. Edmund Koh, qui a plus de 30 ans d’expérience dans les services financiers, a rejoint UBS en 2012 en tant que responsable de la gestion de fortune pour l’Asie du Sud-Est en provenance du groupe Ta Chong Bank, basé à Taiwan, où il est resté quatre ans en tant que president et director. Kathy Shih avait rejoint UBS en 1987 en provenance de Citibank en qualité de conseiller à la clientèle basée à Hong Kong. Après avoir occupé différentes fonctions dirigeantes dans la région Asie-Pacifique, elle a été responsable de la gestion de fortune dans la région entre 2002 et 2015, période pendant laquelle les actifs investis de la zone sont passés de 60 milliards de francs suisses à près de 300 milliards de francs, et des bureaux ont été ouverts au Japon, à Taiwan et en Chine, souligne un communiqué. Elle a ensuite intégré le comité exécutif du groupe en janvier 2016 en tant que «president» UBS Asie Pacifique.Le groupe a par ailleurs annoncé la nomination de Markus Ronner en qualité de responsable de la déontologie, du réglementaire et de la gouvernance à compter du 1er novembre 2018. Il rejoindra à cette occasion le comité exécutif du groupe. Markus Ronner travaille chez UBS depuis 1981. Pendant ses 37 ans au sein du groupe, il a occupé différentes fonctions, responsable de l’audit interne du groupe, responsable des opérations (COO) pour l’Asset Management, responsable des produits et services, et responsable des affaires réglementaires et de la gouvernance du groupe, fonction qu’il occupe actuellement.
Le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (RREO ou OTPP) a annoncé, ce 23 octobre, la promotion de Gillian Brown en qualité de « managing director » au sein de sa division Marchés Financiers (« Capital Markets »). L’intéressée dirige cette division qui gère l’exposition globale de la caisse aux différentes classes d’actifs : actions, obligations, crédit, titres indexés à l’inflation et actifs « absolute return ». Elle est également responsable de la mise en œuvre d’une stratégie de négociation centralisée. Gillian Brown, qui compte plus de 20 ans d’expérience, a intégré le RREO en 1995 et a occupé différents postes à responsabilité. Dernièrement, elle était « managing director » en charge des produits actions, crédit et des titrisations assurantielles (insurance linked securities). Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle est directement rattachée à Ziad Hindo, directeur des investissements du fonds de pension.En parallèle, Danilo Simonelli a été promu au titre de « managing director » en charge des investissements alternatifs. Il est directement rattaché à Gillian Brown et est responsable de la gestion de l’allocation aux hedge funds mondiaux dans le cadre de différentes stratégies au sein de la divisions Marchés Financiers. Danilo Simonelli a rejoint RREO en 2005 et occupé depuis cette date plusieurs postes au sein de la division Marchés Financiers, notamment au sein de l’équipe dédié aux obligations, aux devises et aux matières premières.Enfin, Saurabh Rastogi a été nommé « managing director » en charge de la gestion des liquidités et du risque de contrepartie crédit. A ce titre, il est rattaché à Barbara Zvan, directrice des risques et de la stratégie.
La société de gestion allemande Warburg Invest, basée à Hambourg, a annoncé le lancement, en partenariat avec Nord/LB Asset Management, du fonds Warburg - Aktien Markneutral Global, une stratégie initiée dans le secteur fonds alternatifs liquides. Le fonds identifie avec une approche systématique les primes de facteurs des actions européennes, nord-américaines et asiatiques. Les risques de change sont couverts avec des dérivés. Le fonds affiche un objectif de rendement de 2% par an au-dessus de l’Euribor 3 mois. Compte tenu de sa faible corrélation avec les autres classes d’actifs, le fonds constitue un actif de diversification intéressant, souligne un communiqué.Le ticket pour un investisseur institutionnel a été fixé à 500.000 euros.
Le gestionnaire d’actifs allemand DWS vient de lancer le fonds DWS Invest Green Bonds, axé sur les obligations vertes, a appris Citywire Selector. Ce nouveau véhicule a été officiellement lancé le 15 octobre 2018. Le fonds investit dans des dettes à l’échelle mondiale, en particulier dans des obligations vertes. Entièrement libellé en euro, l’horizon d’investissement du fonds est compris entre 3 et 5 ans en moyenne. Au moins 80% du fonds devrait être investi dans des émetteurs notés « investment grade ». Sa gestion est assurée par Christoph Breuer, basé à Francfort.
Union Investment a annoncé avoir investi, dans le cadre d’un accord de financement à terme, dans un projet de micro-appartements à Wiesbaden pour le compte du fonds réservé aux investisseurs institutionnels Urban Living Nr. 1. Le vendeur et promoteur du projet est le groupe GBI. Le projet devrait être terminé vers la fin 2020. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué, précise un communiqué.Cette acquisition est la troisième réalisée pour le compte du fonds Urban Living Nr. 1, après celles opérées en Autriche, à Graz et Vienne.
Nicolas Moreau, head of asset management at Deutsche Bank, will be leaving the German bank at the end fo this year, the firm announced on Thursday. The French director will have remained only slightly over two years at the group, which he joined in October 2016. He had signed an initial contract for a period of three years. The departure comes at a time when Deutsche Bank has released mixed results for third quarter for the asset management activities at DWS. The firm has seen outflows of EUR3bn in three months, and of EUR16bn since the start of the year.An article on the website Fondsprofessionell in late September reported that Moreau was under pressure.Moreau will be replaced in his group-wide role by Asoka Wöhrmann, an insider, who is appointed permanently as senior group director with immediate effect. In this role, Wöhrmann will report directly to Christian Sewing, CEO. Wöhrmann will replace Moreau as CEO of the DWS Group, effective immediately.Wöhrmann had previously been head of the private client activity at Deutsche Bank in Germany. He had served for several years at the asset management firm for Deutsche Bank, in a series of senior roles. Until 2015, he had been head of the fund management activity, as chief investment officer. Deutsche Bank has simultaneously appointed Frank Kuhnke, chief operating officer, to its board.
@page { size: 8.27in 11.69in; margin: 0.79in }p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; background: transparent }CreditSuisse Asset Management has launched new equity tracker fundsreplicating the MSCI ECG Leaders index. The funds are CSIF (Lux)Equity US ESG Blue, CSIF (Lux) Equity Emerging Markets ESG Blue, CSIF(Lux) Equity EMU ESG Blue, for the United States, emerging markets,and the EU region, respectively. CSAM states that other funds willalso be launched in bonds.
Mapfre Asset Management, the investment arm of the Spanish insurance group Mapfre, has launched a fund named Capital Responsable, which will be managed by the Spanish firm, and advised by La Financière Responsable (LFR), in which the firm controls a 25% stake.The fund will invest in European equities and corporate bonds on the basis of their ESG characteristics, and will work to preserve the capital of investors. Mapfre will rely on the expertise of LFR and its methodology to analysw over 120 ESG components at 160 publicly-traded companies in the euro zone, to take all ESG factors into account in stock-picking.The fund, based in Luxembourg, will be sold mainly in Spain and France. Mapfre AM already has another fund under management focused on governance (Good Governance fund), launched last year.The new fund brings changes to the pension regime offered by the insurer. Mapfre Renta Largo F.P. will be renamed as Mapfre Capital Responsable, with a focus on ESG criteria. The Spanish mutualist Mapfre Crecimiento will also see its name changed (Mapfre Crecimiento Responsable). Mapfre has recently signed the United Nations Principles for Responsible Investment (UN PRI). Its earnings are about EUR28m, while net profits stand at EUR701m.