Bonne nouvelle, le taux d’absentéisme pour raison de santé des fonctionnaires territoriaux s’est stabilisé l’an dernier à 9,8 % (9,2 % hors congés maternité). L’année 2018 est celle qui a vu la réintroduction du jour de carence, précise Sofaxis, courtier en assurance du service public local. En contrepartie, la durée moyenne des arrêts augmente de 20 % en un an à 47 jours dans les collectivités locales. Ah, la froideur des statistiques...
Un spectre hante les marchés financiers, celui d’une évaporation brutale de la liquidité. D’éminents professionnels, comme Pascal Blanqué, le directeur des investissements d’Amundi, ont fait de cette question la pierre angulaire de leur raisonnement ces dernières années. Leur préoccupation pourrait sembler secondaire alors que les grandes banques centrales ont renoncé pour longtemps à refermer leurs vannes. Les mésaventures subies à des degrés divers par les gestionnaires GAM, Woodford IM et H2O AM témoignent pourtant de la sensibilité du sujet, et de la relative impréparation des régulateurs, aujourd’hui comme en 2007.
Pas facile. A gauche, Bruno Crastes, ou une certaine incarnation du « French flair » de la performance absolue ; à droite, Vincent Chailley, au flegme très britannique. Les deux dirigeants ont dû mouiller le maillot depuis le 18 juin pour défendre la politique d’investissement de leur société H2O Asset Management (lire aussi pages 5 et 32). Avec, en point d’orgue, cette vidéo de plus de 11 minutes publiée sur le site de la société de gestion, où les deux Français réaffirment quelques choix forts, comme leur volonté de ne jamais bloquer les demandes de rachats de leurs clients.
A l’heure des débats sur les perturbations que les cryptomonnaies pourraient entraîner pour les systèmes de paiement, il est utile de rappeler le montant des dépôts à vue en France : 1.069 milliards d’euros à la fin du mois de mai. Vu le faible niveau des taux d’intérêt rémunérant l’épargne de court terme, il n’y a rien d’étonnant à voir la liquidité sur les comptes courants gonfler au rythme de plus 10 % l’an. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte des billets et des lingots d’or cachés dans les matelas ou sous les draps dans les armoires.
L’homme serait plus honnête qu’on ne le pense. C’est du moins ce que conclut de ses expériences Alain Cohn, chercheur de l’Université du Michigan, qui a suivi les réactions de 17.000 personnes dans 40 pays prises au hasard face à des portefeuilles « égarés ou oubliés » dans un lieu public. Les portefeuilles ont été rapportés dans la majorité des cas et d’autant plus souvent qu’ils étaient plus garnis. Non pas qu’on ne rende qu’aux riches. Mais parce que le besoin d’être honnête se ferait plus fortement sentir quand la somme d’argent (de zéro à 94 dollars en devises locales) augmente. L’altruisme semble quasiment universel mais l’étude n’indique pas s’il faut remettre en cause les théories économiques fondées sur l’appât du gain et la poursuite des intérêts personnels. Il y a deux pays où les réflexes d’honnêteté ont été moins nombreux, dont… le Vatican. Les retours de portefeuilles ont aussi été moins spontanés aux abords de deux agences de lutte contre la corruption.
Un îlot dans la zone euro. L’indice PMI IHS Markit pour l’industrie manufacturière de la zone euro affiche des plus-bas, parfois de 72 ou 73 mois, partout en zone euro avec les plus faibles performances pour l’Allemagne. Sauf… en France où le PMI de juin signale la plus forte croissance depuis neuf mois. « A contre-courant de la tendance générale », indique Markit. Une tendance à la contraction « marquée » des biens intermédiaires et des biens d’équipement et à la forte croissance des biens de consommation. Faiblesse d’un jour, force du lendemain.
AU LOIN Prévoir le très long terme est un exercice délicat auquel se livre chaque année le Congressional Budget Office (CBO), organisme du Congrès des Etats-Unis chargé de l’évaluation budgétaire. Le CBO réalise sa projection sur trente ans à 2049 sur le principe d’une législation fiscale quasiment inchangée. La dette publique fédérale américaine est attendue à 78 % du PIB cette année. La trajectoire budgétaire actuelle l’emmène à 144 % du PIB en 2049. Les prévisions d’endettement sont sensibles à des modifications mineures des facteurs sous-jacents comme la productivité et les taux d’intérêt. Si la croissance de la productivité de l’économie devenait inférieure d’un demi-point de pourcentage chaque année, la dette publique atteindra 185 % du PIB dans trente ans. Un demi-point plus haut et le ratio descend à 106 %. Dans le cas des taux d’intérêt, un point de pourcentage au-dessus de la projection centrale chaque année, emmène le ratio de dette à 199 %. Un point en dessous et la dette publique s’affiche à 107 %. Avec le scénario de base, la charge d’intérêt de la dette publique va plus que tripler au bout des trente ans, son montant excédant les économies budgétaires pouvant être réalisées par ailleurs. Le déficit public rapporté au PIB sera de 4,5 % dans dix ans (4,2 % cette année), de 6,8 % en 2039 et de 8,7 % en 2049. Tout en reconnaissant que les facteurs démographiques et de financement des programmes de santé peuvent faire dévier le scénario central, le CBO évalue à 66 % la probabilité que la dette fédérale soit comprise entre 71 % et 175 % du PIB en 2039. La perspective d’un tel niveau d’endettement représente des risques substantiels pour la nation américaine et constitue un immense défi à la classe politique actuelle, prévient le CBO.
Le gestionnaire, détenteur d’actifs illiquides dans ses fonds ouverts, doit rassurer ses investisseurs, malgré un contrôle des risques jugé insuffisant par certains.
La Caisse d’Epargne, banque du groupe BPCE, et Seventure Partners, une société de gestion appartenant au groupe BPCE via Natixis, vont lancer un fonds d’investissement dédié à l'économie du sport et du mieux vivre baptisé«Sport & Performance Capital ». La Caisse d’Epargne qui est un partenaire «premium» de Paris 2024 (Jeux olympiques) compte investir à travers ce fonds doté de80 millions d’euros géré parSeventure Partners, dans le capital d’entreprises régionales françaises "à fort potentiel, sélectionnées pour leur caractère innovant ou pour leur savoir-faire spécifique dans le domaine du sport ou du bien-être». Cela peut-être par exemple des entreprises travaillant sur des textiles innovants, de nouveaux matériaux pour le sport, des matériels sportifs, de l’alimentation ou nutrition spécifiques, des objets connectés, des outils de tracking de performance, des outils de mesure de paramètres physiques, d’innovations digitales, de coaching sportif, de développement de lieux, d’équipements ou d’événements favorisant la pratique du sport. La période d’investissement de ce fonds s’étalera jusqu’en juillet 2024 et permettra de sélectionner unequinzaine d’entreprises qui composeront le portefeuille du fonds. Il s’appuiera sur un comité consultatif d’investissement composé de dirigeants des Caisses d’Epargne, de sportifs ou d’anciens sportifs de haut niveau, comme Sarah Ourahmoune, vice-championne olympique aux jeux de Rio et dirigeante fondatrice de Boxer Inside, et Tanguy de La Forest, athlète paralympique en para-tir (quatreparticipations), champion du monde par équipe et co-fondateur du cabinet Défi RH,ainsi que d’experts de Seventure Partners. Le fondsa vocation à être ouvert à d’autres investisseurs et notamment à l’ensemble des établissements du Groupe BPCE, dont les Banques Populaires.
Capzanine, société de gestion spécialisée dans l’investissement privé dans les PME/ETI européennes, change de nom et devient Capza, un nom qu’elle qualifie de «plus dynamique et plus universel», tout en s’inscrivant dans la continuité. La société, qui a renforcé en début d’année son partenariat historique avec le groupe Axa (46% du capital), indique également par voix de communiqué vouloir accroître ses encours de cinq milliards d’euros en cinq ans. Au 30 juin 2019, elle revendique 2,7 milliards d’euros d’encours comprenant les actifs conseillés par Artemid SAS et gérés par un tiers. Créée il y a 15 ans, la société compte une cinquantaine de collaborateurs (répartis entre Paris, Munich, Madrid et Milan), dont une majorité est désormais actionnaire.
La société allemande de conseil Faros Consulting a annoncé ce mercredi 3 juillet le recrutement de Harald Eggerstedt au poste de directeur de la sélection de fonds. Il conseillera plus particulièrement les clients institutionnels dans la sélection de fonds obligataires et la structuration de portefeuilles obligataires. Harald Eggerstedt était depuis 2011 consultant en investissement chez Willis Towers Watson.
La Française AM a inauguré ce mercredi 3 juillet ses premiers bureaux loués en coworking, boulevard Montparnasse à Paris. L’activité de coworking est gérée par une nouvelle filiale, Newtown Square by La Française. La filiale aura accès au patrimoine immobilier de La Française REM. Newtown Square va développer une approche qui combinera un environnement de travail sobre et agréable avec une démarche écologique dans le choix des matériaux et de la décoration. La société va aussi fournir une large gamme de services, de l’accès et la gestion des lieux par application mobile à la mise à disposition d’un assistant à l’heure ou la journée, le partage d’un carnet d’adresses de prestations de haut niveau (juridique, design, informatique), ou encore l’organisation d'événements. Les premiers espaces comprennent les trois derniers étages du 104 boulevard Montparnasse, dont un rooftop panoramique. Ils sont dotés de 238 postes de travail, 8 salles de conférences, et des espaces détente. Ils s’adressent en premier lieu aux PME, aux indépendants, et aux grandes entreprises. Une offre de flex-office, de l’aménagement sur mesure de l’espace, est également proposée.
Brevan Howard est sur le point de réaliser sa meilleure performance sur un premier semestre depuis la première moitié de 2009, rapporte le Financial Times. Et ce, grâce à des paris sur le plongeon des rendements des obligations américaines ces deux derniers mois. Brevan a vu son fonds principal gagner 9,5 % cette année au 21 juin, selon des sources ayant eu connaissance de ces chiffres. Cela inclut une hausse de plus de 4 % le mois dernier. Cela marque un formidable retournement pour la société de hedge funds. Entre 2013 et 2017, la société a accusé des pertes annuelles et vu ses actifs chuter de 40 milliards de dollars à son pic à 6,8 milliards.
M&G en France va regrouper au sein d’un bureau unique ses équipes de distribution et celles d’investissement dans l’immobilier à la rentrée prochaine. Les deux sont actuellement logées dans des bureaux distincts. Ces 30 personnes (20 pour la distribution et 10 pour l’immobilier) seront réunies au 8 rue Lamennais dans le 8ème, à un numéro des locaux actuels de l’équipe de distribution de M&G. «Cela reflète ce qui s’est fait à Londres», a expliqué Brice Anger, le country head pour la France, au cours d’une conférence de presse qui se tenait mercredi. Ce rapprochement des équipes découle de la décision de réunir sous une seule direction commerciale les différents savoir-faire de M&G: dette privée, immobilier et gestion de fonds. Brice Anger a par ailleurs indiqué que, depuis le début de cette année, les flux ont été assez faibles, «ce qui s’explique par la déception des investisseurs en début d’année suite à la correction de fin 2018». «Le rebond a été violent, mais ne s’est pas traduit par des flux», déplore-t-il. Dans ce contexte, les encours sont restés stables à 6 milliards d’euros en France. Pour la seconde partie de l’année, Brice Anger compte mettre en avant un fonds sur les sociétés d’infrastructure cotées en Bourse, les actifs réels et l’ESG.
Swiss Life Asset Management a annoncé ce mercredi 3 juillet la nomination de Nelufer Ansari au poste de directrice de l’ESG. Nelufer Ansari, qui conserve ses responsabilités de directrice stratégique et des fonctions spéciales, sera directement rattachée à Stefan Mächler, CIO du groupe Swiss Life. Elle aura pour principal objectif d’appliquer l’intégration des critères ESG à la gestion des risques et la stratégie d’investissement pour toutes les classes d’actifs et tous les pays où Swiss Life Asset Managers opère. Agée de 31 ans, Nelufer Ansari est titulaire d’un doctorat sur «le développement durable dans les entreprises immobilières» de l’université de Regensburg.
Nobel Gulati a intégré le 17 juin 2019 le conseil d’administration de Pictet Asset Management en tant qu’administrateur sans fonction exécutive, a révélé mardi 2 juillet dans un communiqué la société de gestion suisse. Ce dernier a récemment pris sa retraite après avoir travaillé pendant douze ans pour le hedge funds américain Two Sigma, dont il a géré le développement, contribuant à la progression des actifs sous gestion de USD 3 milliards en 2007 à USD 60 milliards en 2019. Auparavant, il avait exercé diverses fonctions au sein de Citigroup, d’ABN Amro et de NatWest Markets. Diplômé de l’Université de Pennsylvanie, il a commencé sa carrière chez Raymond James, où il a participé à l’ouverture, en Inde, du premier bureau asiatique de l’établissement. Aujourd’hui, Nobel Gulati est également membre du conseil de direction de Wharton Customer Analytics Initiative, centre de recherche universitaire de premier plan axé sur le développement de la science des données et des méthodes d’analyse et sur leur application au sein de différents secteurs d’activité. Le conseil d’administration de Pictet AM compte désormais sept membres: Renaud de Planta, président de Pictet AM et associé du groupe, Laurent Ramsey, CEO de Pictet AM et associé du groupe, Xavier Barde, chief risk officer du groupe, ainsi que Massimo Tosato, Richard Heelis, Rolf Banz et Nobel Gulati, qui occupent chacun un siège d’administrateur sans fonction de direction. Pictet AM gérait 185 milliards de francs suisses (165 milliards d’euros) au 31 mars 2019, le groupe Pictet détenait lui 528 milliards de francs suisses (472 milliards d’euros)d’actifs sous gestion ou en dépôt.
France Invest, l’association professionnelle du private equity, a publié mercredi son sixième rapport annuel ESG (environnement, social, gouvernance) concernant l’exercice 2018. Le rapport, qui a été bâti grâce aux réponses de 129 sociétés de gestion (40% des membres de l’association) et plus de 1.800 entreprises, pointe notamment que 912 due diligences ESG ont été réalisées lors d’acquisitions l’an dernier, soit un doublement par rapport à 2017. Le nombre de femmes dans les équipes de front office des sociétés de gestion a par ailleurs augmenté d’un tiers en 12 mois, avec 475 femmes à ces postes.
Le fonds de pension des enseignants de l’Etat de Californie (California State Teachers’ Retirement System, CalSTRS) a sélectionnéHermes Asset Management, Impax Asset Management, et Schroders pour leur déléguer la gestion d’actions Monde. Ensemble, les trois sociétés géreront un encours de 750 millions de dollars (660 millions d’euros), sur des stratégies excluant les Etats-Unis. Selon Kirsty Jenkinson, directrice de la stratégie d’investissement durable de CalSTRS, les gérants retenus offrent «une bonne diversification géographique et appliquent une rigueur analytique à l’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans l’analyse fondamentale, tout en maintenant un horizon d’investissement à long terme». Hermes AM, Impax AM et Schrodersrejoignent ainsi un pool de gestionnaires créé par CalSTRS en octobre 2016 (avec notamment Generation Investment Management et Investissements AGF), à la tête d’unportefeuille de 6 milliards de dollars (5,3Md€)de stratégies d’investissement durables. A la tête d’un encours évalué à 226 milliards de dollars au 31 mai 2019, CalSTRS est le plus important fonds de pension du monde dédié aux enseignants.
La société de gestion Western AM, spécialisée dans l’obligataire, a nommé Michael Dale au poste de directeur du service client et du marketing pour l’Asie hors Japon. Il conserve également la couverture de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, son portefeuille d’origine depuis 2015. Michael Dale travaillera depuis Singapour. Western AM, un affilié indépendant de Legg Mason depuis 1986, gère aujourd’hui un peu plus de 435 milliards de dollars d’encours, principalement dans le cadre de mandats.
La société de gestion allemande Bantleon, spécialisée sur le segment des institutionnels, a annoncé en début de semaine le recrutement d’un gérant obligataire et d’un économiste. Michael Hess, qui arrive de Swiss Life AM, prend la direction de l’analyse et de la gestion obligataire, avec un prisme pour les obligations investment grade. Jörg Angelé, un ancien de Raiffeisenbank International AG et de la Bayerische Landesbank, sera responsable de l’analyse et des prévisions économiques en zone euro et en Suisse, ainsi que du suivi des banques centrales de ces deux espaces. Bantleon gérait près de 6 milliards d’euros d’encours à la fin 2018.
Le journal espagnol Cinco Días calcule que le fonds Cobas Seleccíon, principale stratégie sur les actions espagnoles du gérant star Francisco García Paramés, a perdu 19,79% depuis son lancement début 2017. Selon les données de Cobas AM, le fonds a perdu 18,95% depuis son lancement au 1er juillet et 21,72% sur un an tandis que son benchmark, le MSCI Europe Total Return Net, offre un rendement de 14,93% et de 6.11% sur les mêmes périodes. Alors que le gérant a souffert en 2018 de la chute du titre Aryzta -la plus forteconvictiondans Cobas Selección -dont la valeur a perdu 86%, Cinco Días explique que d’autres paris pris parParamés n’ont pas été payants jusqu’alorscomme Teekay, une compagnie de transport maritime qui a perdu 62% de sa valeur en 2018 et qui a enregistré son niveau minimum historique le 6 juin dernier. La société Dixon Carphone, qui figure en troisième position du fonds phare de Paramés, a, elle enregistréune baisse de 40% de sa valeur boursière en 2018 et chuté de 9,74% cette année.Le fonds Cobas Seleccíon compteaussi Renault parmi ses positions, valeur qui a été affectée par les récents déboires de son PDG déchuCarlos Ghosn.
Neil Woodford fait face à des appels de fonds supplémentaires de ses sociétés d’investissement, ce qui soulève des doutes sur sa capacité à rembourser une facilité de découvert de 150 millions de livres de Northern Trust, rapporte le Financial Times. Le gérant star, qui a gelé les rachats de son fonds principal après une crise de liquidité, vend des actifs afin de générer des liquidités. Après avoir dépassé la limite de découvert en décembre, le conseil d’administration de Woodford Patient Capital Trust a déclaré la semaine dernière que ses emprunts avaient chuté de 149,97 millions de livres à la fin de l’année dernière à 126 millions le 26 juin. Il prévoyait de ramener ce niveau à 75 millions de livres. Northern Trust a déclaré: «Nous ne prévoyons pas de perte sur le prêt à Woodford Patient Capital Trust, en partie à cause de la garantie adossée au risque, qui est actuellement évaluée à plus de 500% du l’encours du prêt. » Cependant, ces évaluations suscitent des doutes.
Le gestionnaire d’actifs Lyxor AM a accueilli une douzième stratégie sur sa plateforme alternative (4,6Mds d’actifs sous gestion) avec le lancement d’un fonds systématique market neutral en partenariat avec le hedge fund new-yorkais Academy Investment Management. Le fonds Lyxor/Academy Quantitative Global Ucits se concentre sur les marchés actions internationales dont il entend exploiter les anomalies de prix sur le court terme via des méthodes d’arbitrage statistique propriétaires. Le fonds s’intéresse à un univers d’environ 3.600 valeurs liquides (grandes et moyennes capitalisations) sur 23 marchés actions d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et d’Asie. Il cherche à minimiser les risques de secteur, d’industrie, de pays et de liquidité. Academy Investment Management a été fondée en 2010 par Ellen Wang et gère environ 650 millions de dollars.
Suite à une enquête du Financial Times publiée il y a deux semaines, les investisseurs tentent de comprendre pourquoi H2O Asset Management détenait plus de 1 milliard d’euros d’actifs dans des entreprises comme un fabricant italien de lingerie et un distributeur français de films, des sociétés dont le seul point commun était Lars Windhorst, un homme d’affaires controversé. L’un des plus gros fonds de H2O, Adagio, a vu ses actifs diminuer de plus de 40 %. Le directeur général de H2O, Bruno Crastes, a déclaré que le réseau de Lars Windhorst permettait à la société d’accéder à des sociétés très innovantes qui avaient de très grandes chances de succès. Jean Raby, le responsable de la gestion d’actifs de Natixis, la maison mère de H2O, a aussi assuré que les obligations liées à Lars Windhorst sont «très diversifiées». Toutefois, trois des obligations sont émises par Avatera, un fabricant allemand d’appareils médicaux, où les comptables ne partagent pas l’optimisme de Bruno Crastes, rapporte le FT. Les auditeurs du holding néerlandais ont jeté un «doute important» sur la capacité d’Avatera de continuer en tant qu’entreprise le mois dernier. De plus, plusieurs documents vus par le FT montrent que H2O a financé une série de véhicules financiers qui ont aidé Lars Windhorst et sa société d’investissement lorsqu’ils étaient sur le point de faire faillite il y a plusieurs années. Le FT donne le détail de ces opérations.
L’action du gestionnaire d’actifs britannique Jupiter plongeait de plus de 7% mardi, après l’annonce du départ de son gérant star Alexander Darwall. Ce dernier officiait depuis près de 25 ans chez l’asset manager, où il gérait le fonds amiral Jupiter European Fund. Alexander Darwall a décidé de monter sa propre boutique et a déposé une demande d’agrément auprès de la Financial Conduct Authority. Il s’est engagé à ne pas faire concurrence à son actuel employeur sur le marché des fonds Ucits pendant les deux prochaines années, a précisé Jupiter. Ce départ «accroît la probabilité de sorties nettes chez Jupiter», estimaient mardi les analystes actions d’UBS, en évaluant les flux potentiellement concernés à 2 milliards de livres.
Andera Partners a annoncé mardi avoir rejoint l’initiative collective lancée par France Invest et cosignée par d’autres acteurs français du capital-investissement, baptisée «Initiative Climat 2020». «Avec plus de 2,3 milliards d’euros d’actifs sous gestion, 95 sociétés investies au travers de ses 4 franchises, Andera Partners est conscient de sa responsabilité d’actionnaire en matière d’ESG et reconnaît l’importance grandissante que ces thèmes prennent et vont continuer à prendre à l’avenir», commente le fonds de private equity. Il était déjà signataire depuis une dizaine d’années des «Principes pour l’investissement responsable» initiés par les Nations Unies.
Après plus de deux jours de négociations, le Conseil européen a livré les noms des candidats qu’il a plébiscités, notamment la Française Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne.
L’Observatoire de l’Epargne Européenne (OEE), dont la mission est de promouvoir la recherche sur l'épargne en Europe, a tenu ce 2 juillet son assemblée générale annuelle chez Amundi, membre fondateur de l’association. A cette occasion, Jean Eyraud a été élu à l’unanimité par les membres comme vice-président. Il assurera ses fonctions aux côtés du président, Jacques de Larosière, gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien directeur général du FMI, ancien président de la BERD et membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Jean Eyraud a commencé sa carrière comme juriste (1980-86) puis fondé de pouvoir, en charge de l’épargne salariale, de la couverture des passifs sociaux, des portefeuilles de placement au sein de SaparFinance, société financière du groupe EDF (1987-98). Il a ensuite été chef de la division « gestions d’actifs » à la direction financière d’EDF (1998-2011), en charge de l’épargne salariale et de la retraite, de la couverture des passifs sociaux de l’entreprise et des actifs de couverture de la déconstruction des centrales nucléaires et de l’aval du cycle du combustible. Il a été de 2002 à 2015 président de la commission « placements» et vice-président de l’AFTE (2008-2011). Il a présidé l’Af2i (Association française des investisseurs institutionnels) de 2011 à 2017. Depuis, il continue d’œuvrer au sein de l’Af2i comme président d’honneur et conseiller du président. Il est membre de la commission consultative « gestion & investisseurs institutionnels » de l’AMF depuis 2012. Nommé en juillet 2018 comme directeur de l’OEE, en prenant la suite de Didier Davydoff, Grégoire Naacke continue d’assurer la direction opérationnelle de l’association. A l’occasion de l’Assemblée Générale, les membres de l’OEE ont également renouvelé ou approuvé le mandat des 11 administrateurs de l’association : 1. Jacques de Larosière, Président du Conseil d’Administration 2. Jean Eyraud, Vice-Président du Conseil d’Administration 3. Pierre Bollon, Secrétaire Général 4. Didier Davydoff, ancien Directeur et membre à titre individuel 5. Laurent Quignon, Trésorier et représentant BNP Paribas 6. Thomas Valli représentant l’AFG (Association Française de la Gestion Financière) 7. Marie Brière, représentant Amundi 8. Alain Duchateau, représentant la Banque de France 9. Isabelle Laudier, représentant la Caisse des Dépôts et Consignations 10. Christian König, représentant l’Association of Private Bausparkassen 11. Alain Tourdjman, représentant BPCE
Allfunds a signé un accord avec fundinfo AG pour acquérir son activité de recherche sur les fonds, selon un communiqué diffusé mardi. La plateforme de distribution de fonds, représentant 380 milliards d’euros d’actifs, va aussi renforcer sa gestion des données en ayant recours aux données dynamiques et réglementaires additionnelles de fundinfo dans le cadre d’un «partenariat stratégique». «Cet accord s’inscrit dans le cadre du projet stratégique d’Allfunds de consolider sa position en tant que fournisseur de recherche sur les fonds de premier plan pour les investisseurs institutionnels», commente la société dans un communiqué. Fundinfo est une plateforme d’informations et de publications obligatoires sur les fonds. Le service est disponible en Europe et en Asie et couvre des milliers de fonds de plusieurs sociétés de gestion. La plateforme fournit des documents, des données, des prix et des notes sur les fonds. Fondée en 2005 et basée à Zurich, fundinfo a des bureaux à Berlin, Francfort, Hong Kong, Londres, Madrid, Milan, Paris et Singapour. Suite à un investissement par HG, fundinfo a annoncé sa fusion avec FE (financialexpress.net) et F2C en 2018. Suite à l’opération, une équipe d’investissement rejoindra le centre de Zurich d’Allfunds. “L’équipe d’analystes de fundinfo a une réputation exceptionnelle dans le secteur. En acquérant une équipe de recherché bien établie, nous serons capables d’élargir nos services de sélection de fonds sur mesure. (…) Utiliser fundinfo non seulement comme une source de documents de fonds mais aussi pour un large éventail de données de fonds est l’étape logique supplémentaire”, commente Juan Alcaras, CEO d’Allfunds.