Sycomore Asset Management a annoncé le lancement de deux fonds thématiques en 2021, au cours de sa conférence annuelle qui se tenait en visio vendredi. Le premier sera un fonds solidaire 90/10 sur l’emploi, a dévoilé Frédéric Ponchon, gérant associé de Sycomore. Pour la partie cotée, les entreprises seront sélectionnées en utilisant la matrice sur l’employabilité «the good jobs rating» conçue par la société de gestion l’an dernier. Il s’agit d’un outil d’analyse de données développé pour les investisseurs cherchant à évaluer la contribution sociétale d’une entreprise en tant qu’employeur. 10 % des actifs pourront être investis dans des entreprises solidaires «qui embauchent des personnes éloignées du marché traditionnel de l’emploi comme les handicapés, les chômeurs de longue durée, les personnes peu qualifiées», a détaillé Frédéric Ponchon. Un second fonds sur l’éducation verra le jour. Il concernera aussi bien l’éducation initiale que l’éducation tout au long de la vie. «C’est une thématique qui a de nombreux leviers de croissance: élévation du niveau de vie dans les émergents, les nouvelles opportunités qui sont apportées par la technologie», s’est réjoui Frédéric Ponchon. Au cours de cette conférence, Emeric Préaubert, associé fondateur de Sycomore AM, a aussi fait le point sur 2020, une année «inédite et dramatique sur le plan sanitaire». «Pour Sycomore Asset Management, elle a été riche en projets et structurante», a-t-il estimé. Internationalisation de la gamme «L’année écoulée a été marquée par un basculement généralisé vers l’ISR. Dans ce contexte, ce qui compte ce n’est plus tant de faire de l’ISR, que la façon de le faire», a-t-il observé. Dans ce contexte, Sycomore a «approfondi et enrichi ses méthodologies», selon Emeric Préaubert. «Les chantiers ont été très nombreux: l’élaboration d’une charte «tech responsable», la formalisation de notre stratégie capital sociétal et de notre politique de droits humains, le démarrage de la mise en application de notre métrique sur l’employabilité, «the good jobs rating». Nous avons aussi poursuivi nos avancées sur la NEC (pour «net environmental contribution»), qui vise à mesurer de manière holistique - et pas uniquement sous l’angle des émissions de CO2 - l’impact environnemental des sociétés dans laquelle nous investissons», a-t-il énuméré. «Cette stratégie qui soutient le développement de l’ensemble de notre gamme a été couronnée de succès avec une collecte très positive sur notre gamme actions et le gain de plusieurs appels d’offres», a-t-il souligné, sans donner plus de précisions. De plus, «Sycomore a finalisé la labellisation de l’ensemble de sa gamme long only, a inscrit sa mission dans ses statuts et est devenue B-Corp, une première pour un asset manager français», a ajouté Emeric Préaubert. Il s’agit d’une certification octroyée aux sociétés commerciales répondant à des exigences sociétales et environnementales, de gouvernance ainsi que de transparence envers le public. L’an dernier, Sycomore a aussi continué d’étoffer son équipe avec l’arrivée de 5 analystes gérants dont 2 étrangers. «La poursuite de l’internationalisation de notre gamme constitue l’un de nos objectifs prioritaires pour les prochaines années», a observé à cet égard Emeric Préaubert. Enfin, pour 2021, Emeric Préaubert souhaite «mieux mesurer notre impact» et «multiplier les actions autour d’un thème qui va devenir central, l’engagement».
A trois millions près. L'équipe de gestion conseillée de la caisse de Brie Picardie du Crédit Agricole a fini l’année 2020 avec 997 millions d’euros d’encours sous conseil, ratant de peu son objectif du milliard. La hausse spectaculaire, de 27,7%, fut alimentée par une collecte brute d’un peu plus de 250 millions d’euros. La structure, dirigée par Olivier Mézière, continue par ailleurs de recruter pour faire face à la croissance de son activité. Elle a notamment créé le poste de stratégiste, avec l’arrivée de Bertrand Llinas, ancien gérant actions chez Amilton, LFPI AM, Oddo BHF et Banque d’Orsay. Celui-ci remplace Arnaud Scarpaci, ex-gérant de Montaigne Capital qui était responsable de la gestion conseillée actions depuis 2017, parti cet été pour Milleis Banque à Lyon. Parmi les neuf collaborateurs qui ont intégré le département en 2020, on retrouve également Maxime Cuénin, qui était jusqu-ici gérant sous mandat chez BNP Paribas Wealth Management. L'équipe recherche encore deux conseillers en multigestion, un collaborateur chargé de la distribution de produits structurés sur-mesure, et un commercial sur la couverture de taux et changes. Ce dernier travaillera pour une «nouvelle activité qui va être réinternalisée au sein de la Caisse Régionale Brie Picardie», nous a précisé le directeur.
VanEck lance un ETF sur les entreprises dont on parle le plus sur les réseaux sociaux, rapporte le Financial Times. Le VanEck Vectors Social Sentiment ETF relance en fait une vieille idée qui n’avait jamais décollé. Son indice sous-jacent est le Buzz NextGen AI US Sentiment Leaders Index. Il avait conduit au lancement du Sprott Buzz Social Media Insights ETF en avril 2016, qui avait été abandonné en mars 2019, ses encours n’ayant pas dépassé les 9 millions de dollars. Actuellement, la principale valeur de l’indice est Virgin Galactic.
La Française AM, société de gestion du groupe La Française, a dévoilé vendredi son ambition de disposer d’une gamme de fonds ouverts 100% investissement durable d’ici à fin 2022. Cet objectif s’inscrit dans la continuité de la stratégie du groupe La Française dont 73 % des encours des fonds ouverts LFAM répondent déjà aux critères de durabilité et dont sept sont labellisés. Ayant débuté son approche d’investissement ESG en 2008, le groupe déploie dorénavant sa stratégie durable sur l’ensemble de ses classes d’actifs et il sera ainsi en mesure de proposer une offre durable multi-asset.
Novaxia Investissement a annoncé qu’elle était devenue «entreprise à mission» et revendique le fait qu’elle est la première société de gestion immobilière à le faire. Elle indique par cet acte vouloir aller «au-delà de la certification ISR de 100% de ses fonds commercialisés».Le principe de «mission» se traduit dans les axes suivants: Développer la mise à disposition gratuite des bâtiments vacants (occupation temporaire et urbanisme transitoire)Développer 100% de projets de recyclage urbain, sans artificialisation nette des sols (100% ZAN)Répondre à la pénurie de logementsAssocier et sensibiliser les épargnants au renouvellement urbainConcevoir et distribuer 100% de fonds labelisés ISR
La semaine du 28 janvier au 3 février aura vu les investisseurs chercher à retrouver du rendement, à se renforcer, encore et toujours, sur les valeurs technologiques, et à se protéger de l’inflation. Selon les données du « Flow Show», le rapport de BofA Global Researchsur les flux hebdomadaires de collecte, les obligations ont reçu 21,2 milliards de dollars net, quasi-exclusivement sur le corporate. Avec une collecte de 9,1 milliards de dollars, les actions ont été un peu moins attrayantes, à l’exception des «techs» et des marchés émergents. Enfin, les fonds de métaux précieux ont connu une semaine exceptionnelle, tant sur l’or que l’argent, tandis que le monétaire a fortement décollecté. Dans l’obligataire, les investisseurs se sont positionnés tant sur les titres corporate bien notés investment grade (+12,6 milliards de dollars), que sur les émergents (+3,7 milliards), et sont même retournés vers le haut rendement (+1,4 milliard). Sur le souverain, qui a faiblement collecté, ils ont encore préféré les obligations indexées à l’inflation (+0,8 milliard) aux obligations nominales (+0,4 milliard). Collecte historique sur les valeurs technologiques Sur les actions, les gérants actifs ont maintenu leur pouvoir de séduction auprès des investisseurs, avec 5,4 milliards de dollars de collecte, contre 3,7 milliards pour les fonds passifs. La semaine a été marquée par la collecte historique des valeurs technologiques (+4,2 milliards de dollars). Selon les chercheurs du BofA Global Research, le puissant flot d’investissements dans le secteur fut principalement alimenté par les grands institutionnels, qui ont profité d’une baisse momentanée du prix des FAANMG (Facebook, Amazon, Apple, Netflix, Microsoft, Google) pour se renforcer Néanmoins, les marchés américains ont subi une décollecte nette globale de 7,3 milliards de dollars, et ce sur tout type de stratégies. Les fonds grandes capitalisations ont décollecté de 7,6 milliards de dollars, les petites capitalisations de 1,9 milliard, le style croissance 2,1 milliards, et la «value» 0,2 milliard. Si l’on regarde par secteurs, les financières et l’immobilier s’en sortent particulièrement bien, avec des collectes respectives de 1,3 milliard et un milliard de dollars. Sur les autres continents, les émergents ont été plébiscités, avec +5,7 milliards de dollars, tandis que le Japon a collecté 0,8 milliard, et l’Europe 0,1 milliard. Enfin, les fonds monétaires ont subi une nouvelle fuite de capitaux (-36 milliards de dollars). L’or et l’argent ont eux connu une semaine sans pareille. Le premier a reçu 3,1 milliards de dollars, soit la sixième meilleure collecte de son histoire. Le second, porté par l’activisme de certains investisseurs amateurs du forum WallStreetBet, qui se sont déjà illustrés avec l'épisode GameStop, a inscrit un nouveau record à son tableau, avec 2,8 milliards de dollars nets.
Retournement de situation. Après collecte nette annuelle 2019 négative, et un début 2020 difficile, BNP Paribas a fini l’année dernière en fanfare dans son activité de gestion d’actifs. Cette dernière a enregistré une collecte nette annuelle d’environ 40 milliards d’euros, dont près de la moitié (19,1 milliards d’euros) sur le seul quatrième trimestre, a annoncé le groupe bancaire à l’occasion de la publication de ses résultats 2020. La banque l’explique par une forte dynamique dans les fonds thématiques et ISR avec une collecte nette annuelle de 11 milliards d’euros pour ces produits. La gamme d’investissement socialement responsable affiche des encours de fonds labellisés ISR de 85 milliards d’euros, en hausse de plus de 40% par rapport à 2019. Les fonds monétaires sont aussi cités comme participant fortement à la collecte. Dans l’activité de gestion de fortune (Wealth Management), la collecte s’est établie à 3,3 milliards sur le trimestre. Pour l’année, le groupe ne donne pas de détails mais assure que la collecte a été «très bonne». La banque française a fini l’année avec un encours de 483 milliards d’euros en gestion d’actifs hors immobilier (+9,8% sur l’année) et 390 milliards en gestion de fortune (-0,9% sur l’année). Concernant les résultats du pôle IFS - Gestion institutionnel et privée, la banque note une baisse du produit net bancaire de la division de 10,9% sur l’année à 2,982 milliards d’euros. Elle l’explique par un impact de l’environnement de taux bas sur les revenus d’intérêt de Wealth Management, partiellement compensé par la hausse des commissions financières; une réduction des commissions d’Asset Management du fait de la crise malgré la forte collecte nette et des revenus du métier Immobilier fortement impactés par l’évolution des mesures sanitaires. Le résultat avant impôt de la division baisse de 16% à 583 millions d’euros. Dans l’activité d’Asset Management, BNP Paribas indique que le business model a été transformé pour répondre aux besoins du marché avec son plan d’adaptation. Elle cite notamment une nouvelle organisation et un modèle opérationnel s’appuyant sur le système de gestion Aladdin de BlackRock déployé avec succès en 2 ans. Elle a aussi rationalisé ses stratégies d’investissement et son offre avec une baisse de 40% du nombre de produits depuis 2016 et simplifié ses structures juridiques. Sur l’ensemble de l’année écoulée, le résultat net du groupe a reculé de 13,5%, à 7,07 milliards d’euros, soit un peu moins que la baisse comprise entre 15% et 20% anticipée par la banque. Les revenus se sont tassés de 0,7%, à 44,28 milliards d’euros. Futur départ de Jacques d’Estais La banque prévoit de verser en mai prochain un dividende de 1,11 euro par action en numéraire au titre de l’exercice écoulé, un chiffre correspondant aux recommandations de la BCE. Pour respecter sa politique de distribution de 50% du résultat, le groupe envisage par ailleurs un versement supplémentaire à l’automne prochain, sous forme de rachats d’actions ou de distribution de réserves. Enfin, BNP Paribas a annoncé des évolutions dans son équipe de direction. Jacques d’Estais, directeur général adjoint en charge de la division «International Financial Services» dans laquelle se situent notamment les activités de gestion d’actifs et de gestion de fortune, quittera ses fonctions en fin d’année pour se consacrer à des projets personnels. Le groupe a également annoncé la nomination de deux nouveaux directeurs généraux délégués, Thierry Laborde et Yann Gérardin, appelés à succéder à Philippe Bordenave. Thierry Laborde prend la responsabilité de la division «Retail Banking» et Yann Gérardin conserve la responsabilité de CIB, précise la banque dans un communiqué. Philippe Bordenave, DG délégué depuis 2011, deviendra délégué général à la direction générale et à la présidence à l’issue de la prochaine assemblée générale. Michel Konczaty, DG adjoint depuis 2014, devient conseiller exécutif à la direction générale.
Credit Suisse a ignoré des signaux d’alerte pendant des années alors qu’un banquier privé malhonnête volait des clients milliardaires, selon un rapport d’un cabinet d’avocats pour le régulateur financier suisse épluché par le Wall Street Journal. Ce banquier privé, Patrice Lescaudron, a été condamné à cinq ans de prison en 2018 pour fraude et contrefaçon. Il a reconnu avoir utilisé les signatures de ses clients pour détourner de l’argent et faire des paris boursiers à leur insu, causant plus de 150 millions de dollars de pertes, selon le tribunal pénal de Genève. Le régulateur suisse, la Finma, a publiquement réprimandé Credit Suisse en 2018 pour avoir insuffisamment supervisé et discipliné Patrice Lescaudron. La banque a affirmé avoir découvert la fraude en septembre 2015, lorsqu’une action qu’il avait achetée pour des clients s’est effondrée. Toutefois, le rapport, commandé par la Finma en 2016 et examiné par le WSJ, montre que les activités de Patrice Lescaudron ont déclenché des centaines d’alertes dans la banque qui n’ont pas fait l’objet d’une enquête approfondie au cours de la période 2009-2015. En outre, une dizaine de cadres ou de dirigeants de la banque privée du Credit Suisse savaient que Patrice Lescaudron enfreignait régulièrement les règles, mais ont fermé les yeux, proposé des sanctions clémentes pour ses fautes ou ont passé sous silence les problèmes parce qu’il rapportait environ 25 millions de dollars de recettes par an, selon le rapport.
La régulation européenne sur les produits d'investissement packagés de détail et fondés sur l’assurance (Priips), en vigueur depuis 2018, doit évoluer à compter du 1er janvier 2022 mais une révision globale du règlement est souhaitée.
La France demeure, début février,le troisième pays qui compte le plus de signataires des les principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UN PRI) avec 300 sociétés de gestion, investisseurs institutionnels ou fournisseursde services financiers locaux. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni restent devant avec respectivement 703 et 585 signataires. Les boutiques de gestion françaises Indépendance et Expansion AM et Syquant Capital ont, toutes deux, très récemment signé les PRI, observe NewsManagers. Leur homologueErasmus Gestion fait également partie des signataires depuis le 15 janvier tout comme les fonds de private equity spécialisés sur la technologie, Starquest Capital etKorelya Capital,dirigé et fondé par l’ancienne ministre de la culture et du digital Fleur Pellerin. En outre,Banque Hottinguer a signé les PRI fin janvier.
Le groupe Azimut a enregistré en janvier une collecte nette de 676 millions d’euros. Le total des encours s’établit ainsi à 61,4 milliards d’euros, dont 47,6 milliards d’euros sous gestion. Le groupe atteint plus de 2,2 milliards d’euros dans les marchés privés grâce au premier closing du fonds Infrastrutturale per la Crescita – ESG. En janvier, Azimut a lancé 7 nouveaux compartiments dans sa plate-forme luxembourgeoise Azimut Investments et trois fonds sur les marchés privés.
Le véhicule With-Profits du britannique M&G, dont l’encours s’élève à 136milliards de livres sterling, va allouer jusqu’à 5milliards de livres sterling à des entreprises privées travaillant à la création d’un monde plus durable. Pour remplir cette nouvelle mission, M&G a créé une nouvelle équipe d’investissement internationale spécialisée dans les crédits privés, les actifs réels et financiers et les fonds de capital-investissement. Dénommée Catalyst, cette équipe de 25 personnes sera répartie entre Londres, Singapour, New York et Bombay. Catalyst fera partie de la division « Actifs privés et alternatifs » de M&G. La société de gestion gère déjà plus de 65,5milliards de livres sterling en crédit privé, en capital-investissement et en immobilier pour le compte des assurés de Prudential et de clients externes. L’équipe de Catalyst recherchera des opportunités partout dans le monde pour investir dans des entreprises non cotées qui, autrement, auraient du mal à trouver les capitaux nécessaires à leur développement et à leur croissance. Catalyst se concentrera sur un large éventail d’impacts, allant de la gestion des risques ESG à l’impact positif en faveur des groupes vulnérables. L’équipe utilisera le cadre de classification des investissements de l’Impact Management Project pour classer les opportunités potentielles en trois catégories: 1. ESG - les entreprises ou les actifs qui agissent pour éviter les préjudices ; 2. Durables - ceux qui bénéficient aux parties prenantes en générant des résultats positifs pour les individus et la planète ; et 3. Impact - ceux qui apportent des solutions aux enjeux sociétaux et environnementaux. Un filtrage sera basé sur les critères déjà établis pour tous les fonds ESG de M&G, qui excluent des secteurs tels que les jeux de hasard, le tabac et les armes controversées. Un filtrage positif se fera au moyen de la grille de notation ESG propriétaire de M&G, basée sur les normes internationales du SASB, et du cadre de référence du triple «I» pour les investissements à impact.
Le groupe financier espagnol Bankinter a annoncé la nomination deJorge Medina Aznar à la présidence non-exécutive et indépendantede sa filiale de gestion d’actifsBankinter Gestión. Jorge Medina Aznarest l’ancien directeur général de DWS España, la succursale espagnole du gestionnaire d’actifs de Deutsche Bank, qu’il a quittée en avril 2020 après presque 22 ans de carrière au sein de la société. Il remplace à ce poste Alfonso Ferrari, qui l’occupait depuis 2018. Miguel Artola demeure directeur général exécutifdeBankinter Gestión, qui gère quelque 10,7 milliards d’euros.
Le fournisseur de données immobilières américain CoreLogic a accepté d'être racheté par les fonds Stone Point Capital et Insight Partners pour 6 milliards de dollars (5 milliards d’euros), à l’issue d’un processus de vente déclenché par des fonds activistes. Stone Point Capital et Insight Partners ont conclu un accord définitif en vue d’acquérir la société pour 80 dollars par action, a indiqué jeudi CoreLogic dans un communiqué. L’action CoreLogic perdait 0,7%, à 80,24 dollars, en début de séance à Wall Street, soit un niveau proche du prix proposé. CoreLogic a souligné que le prix représentait une prime de 51% par rapport à son cours de juin, lorsque deux fonds d’investissement s'étaient lancés à l’assaut de l’entreprise avec une première proposition d’achat de 65 dollars par action. Ces deux fonds, Senator Investment Group et Cannae Holdings, avaient ensuite obtenu que trois de leurs candidats rejoignent le conseil d’administration de CoreLogic après un vote favorable des actionnaires lors d’une assemblée générale en novembre.
Amplegest a annoncé ce 4 février une croissance de 9% de ses encours sous gestion, qui atteignent désormais 2,35 milliards d’euros. Ils sont répartis à 1,318 milliard d’euros pour la gestion privée et 1,035 milliard d’euros pour la gestion d’actifs. Les encours conseillés du family office représentent, eux, 900 millions d’euros. La collecte externe en gestion d’actifs a atteint 150 millions d’euros en 2020, essentiellement concentrée sur le fonds Amplegest Pricing Power, qui approche désormais la barre des 400 millions d’euros d’encours. La gestion privée a, elle, collecté 110 millions d’euros. Engagée dans un nouveau plan stratégique, baptisé « Amplegest 2025 », la firme vise désormais les six milliards d’euros d’encours d’ici cinq ans.
La société de gestion espagnole Cobas Asset Management, fondée par le gérant star hispaniqueFrancisco Garcia Paramés, a enregistré le départ du gérant de fonds Andrés Allende Rodríguez-Losada. Après quatre années passées chez Cobas AM, l’intéressé souhaite poursuivreun nouveau projet professionnel. Il avait auparavant travaillé en tant que gérant de fonds chez Credit Suisse, RAB Capital, AllianzGI ou encore Standard Life Investments (aujourd’hui Standard Life Aberdeen).
La Suède envisage de lancer un «passeport vaccinal» numérique contre les coronavirus d’ici l'été, à condition qu’une norme internationale soit établie d’ici là, a déclaré jeudi le gouvernement suédois. De nombreux Etats ainsi que des développeurs informatiques travaillent sur ce dossier dans l’espoir qu’un passeport permettant d’identifier les personnes immunisées contre le virus contribuerait à relancer l'économie et à faciliter les transports. Le Danemark a annoncé mercredi le lancement d’une première version d’un passeport de vaccination contre le Covid-19 avant la fin de février.
Il est urgent et vital que les responsables libanais mettent enfin en oeuvre leur engagement de former un gouvernement crédible et efficace, ont déclaré jeudi la France et les États-Unis dans un communiqué. La justice libanaise doit travailler en toute transparence, à l’abri de toute interférence politique, ajoutent dans une déclaration conjointe Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères français et Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain. La France et les Etats-unis attendent des résultats rapides dans l’enquête sur les causes de l’explosion du port de Beyrouth, ajoutent-ils.
La situation sanitaire en France ne justifie pas actuellement d’imposer un nouveau confinement mais le moment n’est pas venu non plus d’alléger les mesures en vigueur face à l'épidémie due au coronavirus, a déclaré jeudi Jean Castex. Le Premier ministre a souligné au cours d’une conférence de presse que «la circulation du virus n’a pas sensiblement augmenté au cours des deux dernières semaines» et que «le taux de positivité des tests reste globalement stable». Mais les nouveaux variants du coronavirus plus contagieux représentent environ 14% des nouvelles contaminations aujourd’hui contre 3,3% le 8 janvier, a dit Jean Castex. Un troisième vaccin, celui d’AstraZeneca, aura ses premières injections administrées dès ce samedi.
Algebris Investments crée une équipe dédiée à l’environnement et au développement durable qui sera dirigée par Valerio Camerano, lequel vient de rejoindre la société de gestion. L’objectif principal de ce nouveau pôle sera de lancer une série d’initiatives qui associeront la création de valeur avec la responsabilité environnementale et sociale, en s’appuyant sur les capacités existantes d’Algebris Investments et en tirant parti de nouvelles compétences. Valerio Camerano travaillera aux côtés des équipes d’investissement de la société. Il se focalisera d’abord sur le marché italien, et élargira l’offre d’investissement par la suite. Avant de rejoindre Algebris, Valerio Camerano était CEO d’A2A. Il a aussi travaillé chez Engie, Enel, Camuzzi et Citibank.
Le gérant américain Apollo a publié des actifs sous gestion de 455,5 milliards de dollars à fin 2020 et une collecte nette annuelle de 122,7 milliards de dollars (dont 13 milliards au quatrième trimestre). La «poudre sèche», soit le montant d’argent prêt à être investi est de 46,8 milliards. En 2020, la société de capital-investissement indique avoir réalisé pour 88,2 milliards de nouveaux placements. Le résultat distribuable a cependant chuté de 30% au quatrième trimestre 2020 par rapport à la même période un an plus tôt, à 317 millions de dollars. Le groupe l’explique par un ralentissement des désinvestissements lié à la crise. Ce ralentissement a été en partie compensé par des gains dans le crédit et l’immobilier. La semaine dernière, le directeur général d’Apollo, Leon Black, a annoncé son futur départ après un audit interne sur ses liens avec le financier et délinquant sexuel, feu Jeffrey Epstein, qui avait été condamné. Leon Black a été blanchi mais préfère prendre sa retraite d’ici juillet et ne gardera que son rôle de président. Il sera remplacé par Mark Rowan. Enfin, dans la journée du 3 février, on apprenait qu’Apollo, avec le fonds SVP, allaient reprendre à eux deux près d’un tiers du capital du français Vallourec, spécialisé dans les tubes de soudure. Les deux fonds s’étaient immiscés dans l’ancienne star de la cote en rachetant à prix soldé les créances détenues par la plupart des partenaires bancaires de Vallourec. Ce dernier a annoncé avoir trouvé un accord avec la majorité de ses créanciers dans le cadre de sa restructuration financière.
Quintet Danmark, la succursale danoise de la banque privée luxembourgeoise Quintet, a recruté Henrik Drusebjerg en tant que responsable de la stratégie d’investissement nordique, un poste nouvellement créé. L’intéressé était précédemment stratégiste en chef mondial de Danske bank où il dirigeait le comité mondial des investissements ainsi qu’une équipe mondiale. Il prendra ses fonctions à Copenhague le 1er mai 2021. Quintet a ouvert une succursale danoise en 2020.
La banque privée zurichoise Neue Privat Bank et la société d’investissement chypriote ALMHA viennent de créer une joint-venture aux Emirats arabes unis pour servir le marché de la gestion de fortune, a appris Finews. Le projet, qui prévoit l’ouverture de l’entreprise en cours d’année, est conduit par Peter Albinsson, le directeur de la banque offshore. Neue Privat Bank a été créée en 2001. La gestion d’actifs est pilotée directement par le directeur général de la banque et un de ses cofondateurs, Markus Ruffner, un ex-Credit Suisse. ALMHA a pour sa part été fondée par le family office londonien SAAJ Family Office Group.
BNY Mellon Investment Management lance un fonds thématique sur les thérapies géniques, le BNY Mellon Smart Cures Innovation Fund, géré par sa société d’investissement Mellon Investments Corporation (Mellon). Le nouveau fonds, accessible au sein de la gamme de fonds domiciliée en Irlande BNY Mellon Global Funds, est investi dans des entreprises mettant au point des traitements basés sur la thérapie génique, l'édition génomique et la modulation de l’expression génique. Il s’intéresse également aux sociétés qui contribuent à la mise au point de ces médicaments, notamment ceux qui offrent aux patients des effets bénéfiques pendant des années après une seule prise. Ce fonds sera cogéré par Amanda Birdsey-Benson, PhD, et Matthew Jenkin, tous deux dotés d’une expérience dans ce domaine en tant que praticiens et investisseurs dans la santé. L'équipe d’investissement est aussi composée en partie de scientifiques jouissant d’une expérience en recherche et laboratoire. Il s’adresse aux investisseurs institutionnels et intermédiaires européens en Allemagne, en Autriche, en Belgique, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Italie, au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas, au Portugal (sous réserve d’enregistrement), au Royaume-Uni, à Singapour (placements privés uniquement), en Suède et en Suisse (sous réserve d’enregistrement).
Raise Investissement vient de recruter Gabriel Nectoux au poste de directeur des participations. Il arrive de MBO & Co dont il était associé depuis 2016. Il a débuté sa carrière en 2012 dans les équipes Transaction Services & Restructuring de Eight Advisory.
La Suède envisage de lancer un «passeport vaccinal» numérique contre les coronavirus d’ici l'été, à condition qu’une norme internationale soit établie d’ici là, a déclaré jeudi le gouvernement suédois.
Il est urgent et vital que les responsables libanais mettent enfin en oeuvre leur engagement de former un gouvernement crédible et efficace, ont déclaré jeudi la France et les États-Unis dans un communiqué.