Dix roquettes ont touché mercredi la base aérienne d’Aïn al-Assad, provoquant la mort d’un sous-traitant civil américain. Les Etats-Unis se sont pour l’instant abstenus d’accuser directement une des factions armées irakiennes pro-Iran pour cette attaque, précédée de plusieurs autres avec le même mode opératoire ces dernières semaines. Les Etats-Unis feront «le nécessaire pour (se) défendre» après des tirs de roquettes sur une base abritant des soldats américains en Irak, a déclaré le chef du Pentagone Lloyd Austin dans une interview diffusée dimanche. Les nouveaux de tirs de roquettes interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la perspective de négociations pour relancer l’accord de 2015 censé l’encadrer.
La société de transport maritime italienne Moby a indiqué, jeudi 4 mars, avoir déposé plainte contre un groupe de gestionnaires d’actifs américains et européens, le 22 février devant le tribunal de l’Etat de New York. Moby accuse les sociétés de gestion d’avoir cherché par différents moyens à prendre le contrôle de l’entreprise. Les sociétés concernées par la plainte sont Sound Point Capital Management, Aptior Capital, BlueBay Asset Management et Cheyne Capital Management (UK) ainsi que leurs représentants. Moby, défendu par le cabinet d’avocats Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan, est une entreprise familiale employant plus de 5.800 salariés et fondée en 1982 bien que la famille soit présente dans l’activité du transport maritime depuis 140 ans. La société italienne indique dans sa plainte que les gestionnaires attaqués, au capital depuis mi-2019, ont entamé une campagne depuis plus de 20 mois pour s’arroger le contrôle de l’entreprise. Selon Moby, en plus d’«allégations mensongères» sur la gouvernance de la société, les gestionnaires l’ont forcé à déposer une requête devant le tribunal des faillites de Milan visant à la restructuration de la firme en juin 2020, rejetée par ailleurs. Ils l’ont aussi empêché de signer une transaction qui lui aurait permis de réduire sa dette de manière significative. Moby entend obtenir réparation et des «dommages-intérêts punitifs» pour les centaines de millions de dollars qu’elle aurait perdu en raison du comportement des sociétés de gestion attaquées.
La société de transport maritime italienne Moby a indiqué, jeudi 4 mars, avoir déposé plainte contre un groupe de gestionnaires d’actifs américains et européens, le 22 février devant le tribunal de l’Etat de New York. Moby accuse les sociétés de gestion d’avoir cherché par différents moyens à prendre le contrôle de l’entreprise. Les sociétés concernées par la plainte sont Sound Point Capital Management, Aptior Capital, BlueBay Asset Management et Cheyne Capital Management (UK) ainsi que leurs représentants.
Cela semblait inéluctable. Credit Suisse Asset Management vient d’annoncer ce 5 mars la liquidation de ses fonds supply chain finance qui étaient gérés en partenariat avec Greensill, désormais au bord de la faillite. La banque avait dès lundi suspendu les souscriptions et les rachats de ces quatre fonds représentant quelque 10 milliards de dollars d’encours. «Les incertitudes concernant la valorisation de certains investissements, la disponibilité réduite de la couverture d’assurance pour les nouveaux investissements et les difficultés considérables pour sourcer des investissements appropriés font qu’il est actuellement impossible pour les fonds supply chain de Credit Suisse de rester investis conformément à leur politique d’investissement», justifie Credit Suisse dans un communiqué publié vendredi. La liquidation des fonds prend effet dès le 4 mars. Les remboursements aux clients se feront en plusieurs versements, précise la banque suisse. Les premiers, représentant environ 80 % des liquidités disponibles, seront effectués à partir du 8 mars 2021 avec une date de valorisation au 10 mars pour les fonds domiciliés au Luxembourg et plus tard la même semaine pour les fonds basés au Liechtenstein. La part des liquidités des quatre fonds varie entre 17,9 % pour le Credit Suisse Nova (Lux) Supply Chain Finance High Income Fund et 69,5 % pour le Credit Suisse Supply Chain Finance Investment Grade. Ces fonds supply chain, dont les premiers ont été lancés en 2017, étaient investis dans des actifs sourcés et structurés par Greensill, une société qui s’est trouvée au centre de plusieurs controverses. La société est notamment pointée du doigt pour son exposition trop importante à l’un de ses clients, l’homme d’affaires indien Sanjeev Gupta. Vendredi matin, le Wall Street Journal révélait que Credit Suisse était informé dès 2019 que ces fonds dépendaient trop d’un petit groupe de compagnies d’assurance pour protéger les investisseurs contre les défauts, mais n’avait rien fait pour corriger le tir. Credit Suisse prend donc le même chemin que GAM qui a décidé dès mardi de liquider son fonds supply chain également lié à Greensill. Mais les sommes sont plus conséquentes…
Le quatrième fonds de Quadrille Capital (spin-off de Quilvest) marque une rupture avec ses prédécesseurs. Ce véhicule dédié aux jeunes pousses des sciences de la vie, des technologies de l’information et des biens de consommation a en effet décroché pas moins de 511 millions d’euros à l’occasion de son closing final. Un chiffre à comparer aux 135 millions levés par le millésime 2015, qui avait été notamment soutenu par Bpifrance, AG2R La Mondiale et ABN Amro. Pour assurer cette métamorphose, Quadrille Technologies IV a su séduire ses investisseurs historiques, mais aussi de nombreux autres souscripteurs, à l’instar de CNP Assurances, Amundi, Sogecap et plusieurs holdings familiales du calibre de Luxempart. Le fonds comptait déjà neuf investissements fin 2020. Mais aussi deux cessions particulièrement séduisantes aux yeux des clients de Quadrille Capital : le spécialiste de la livraison de repas Freshly, cédé à Nestlé USA pour 1,5 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros), et l’expert en sécurité informatique Expanse, revendu à Palo Alto Networks pour 800 millions de dollars. A cette date, Quadrille Technologies IV est investi à hauteur de 30 %, grâce à un premier closing de 200 millions d’euros qui avait été réalisé en 2018.
Swiss Life Asset Managers a enregistré une collecte nette de 7,5 milliards de francs suisses dans son activité pour compte de tiers en 2020. Les actifs sous gestion à fin décembre s'élevaient à 91,6 milliards de francs contre 83,0 milliards de francs fin 2019. Le revenu total de Swiss Life Asset Managers a augmenté de 10 % pour atteindre 936 millions de francs. Sur ce total, 559 millions de francs proviennent des activités pour compte de tiers, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente.
Qui du fisc espagnol ou de la CNMV, l’autorité des marchés financiers en Espagne, a le pouvoir de fixer le niveau de taxation des Sicav espagnoles à 1% ou 25%? Le tribunal suprême espagnol va se pencher sur cette question selon le journal Cinco Días, qui rappelle qu’en théorie, depuis 2005,il revient à la CNMV de surveiller si les exigences pour être considérées comme des produits d’investissement collectifs (et donc bénéficier du taux de taxation à 1%) sont bien appliquées par les Sicav locales. Alors que la taxation et la structure même des Sicav espagnoles fait l’objet d’intenses débats, le tribunal suprême espagnol a déclaré recevable un appel dans le jugement d’une affaire concernant une Sicav locale. Celle-ci avait expulsé du registre des Sicav dela CNMV après que le régulateur a rencontré «des difficultés sérieuses pour l’inspecter et obtenir les informations nécessaires pour exercer son devoir de superviseur». Or, il se trouve que le fisc espagnol s’est penché sur l’expulsion de cette Sicav et a forcé ses détenteurs à payer l’impôt de 25% pour les années où elle avait obtenu l’agrément de la CNMV en tant que produit d’investissement collectif. Années durant lesquelles cette Sicav avait donc bénéficié du taux à 1%.Cinco Días explique qu’en réalité, les tribunaux ayant jugé l’affaire jusqu’alors ont en partie invalidé les capacités de supervision de la CNMV pour déterminer si une Sicav est établie pour des raisons fiscales ou non. En plus de décider si le fisc espagnol peut outrepasser les prérogatives de la CNMV dans la taxation des Sicav, ilreviendra au tribunal suprême de décider à partir de quand la taxation à 1% des Sicav espagnoles ne s’applique plus. Les critères requis pour l’obtenir jusqu’alors sont un minimum de 100 actionnaires avec un capital minimum de 2,4 millions d’euros et d'être disponible sur une plateforme.
KKR a nommé Arturo Gutiérrez et Dane Holmes à son conseil d’administration en tant qu’administrateurs indépendants. Ces derniers sont désormais au nombre de neuf sur un total de treize sièges. Arturo Gutiérrez est le directeur général d’Arca Continental, S.A.B. de C.V., l’un des plus grands embouteilleurs de Coca-Cola en Amérique latine. Dane Holmes est le directeur général et le co-fondateur d’Eskalera, un société de conseil en ressources humaines, et l’ancien responsable des ressources humaines de Goldman Sachs dont il a été membre du comité de direction et du comité de Partnership. Les autres administrateurs indépendants de KKR sont Mary Dillon (directrice générale d’Ulta Beauty, Inc.), Joseph Grundfest (professeur de droit à Stanford et ancien commissaire de la Securities and Exchange Commission), John Hess (directeur général de Hess Corporation), Xavier Niel (vice-président et directeur de la stratégie d’Iliad SA), Patricia Russo (ancien directeur général d’Alcatel-Lucent), Thomas Schoewe (ancien directeur financier de Walmart) et Robert Scully (ancien membre du bureau du président de Morgan Stanley).
Les paris gagnants d’Ark Investment Management sur les entreprises technologiques ont fait de Cathie Wood l’une des gérantes de fonds les plus en vue de Wall Street depuis Peter Lynch ou Bill Gross, écrit le Wall Street Journal. Aujourd’hui, ces paris menacent de faire d’Ark une victime du récent changement de sentiment des investisseurs, qui se sont détournés des actions technologiques pour se tourner vers des actions cycliques liées à une reprise économique. Ark gère cinq ETF qui investissent activement dans des sociétés dont Cathie Wood et son équipe de gérants pensent qu’elles vont changer le monde grâce à «l’innovation perturbatrice». Parmi les plus grandes détentions des ETF figurent le constructeur de voitures électriques Tesla, la société de paiement Square et la société de médias en continu Roku. Les cours des actions de ces trois sociétés ont grimpé d’au moins 195 % au cours de l’année qui a suivi la pandémie de Covid-19, ce qui a permis aux fonds Ark de plus que doubler sur la même période. Mais les actions ont chuté de plus de 20 % depuis le 19 février. Les ETF ont subi des baisses de pourcentage à deux chiffres la semaine dernière, leurs plus grosses déroutes depuis le plongeon de la Bourse en mars dernier, selon FactSet. La poursuite de la baisse des actions de croissance mardi, mercredi et jeudi a entraîné une chute encore plus importante des fonds Ark, portant à 20 % la baisse de son ETF phare, Ark Innovation, au cours du mois dernier.
Credit Suisse savait depuis 2019 que les fonds supply-chain finance qu’il gérait avec Greensill Capital dépendaient trop d’un petit groupe d’assureurs pour protéger les investisseurs, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Toutefois, la banque n’a pas réussi à remédier à la situation. En 2019, Credit Suisse avait envisagé une règle qui aurait exigé que les fonds obtiennent une couverture d’un groupe plus large d’assureurs. Elle n’a jamais été mise en place. En vertu de cette règle, un assureur n’aurait pas pu couvrir plus de 20 % des actifs du fonds. Le gérant des fonds Credit Suisse, Lukas Haas, et l’un de ses supérieurs, Luc Mathys, responsable de la gestion obligataire, ont été impliqués dans la décision de ne pas mettre en œuvre la limite de 20 %, selon des sources. Résultat, la concentration n’a cessé d’augmenter, jusqu’à ce que, à un moment, les assureurs se retrouvent à protéger 75 % du portefeuille. A l’été dernier, l’assureur principal Tokio Marine Holdings et les autres ont prévenu Greensill qu’ils cesseraient de proposer une couverture. L’assurance était primordiale car elle permettait aux actifs de Greensill d’apparaître plus sûrs aux yeux des investisseurs institutionnels de Credit Suisse. Les principaux investisseurs du fonds étaient des compagnies d’assurance et des fonds de pension, selon des sources bien informées. Il y avait également quelques clients fortunés de la banque privée. Plus de 1.000 investisseurs étaient investis dans les fonds au moment du gel, selon la banque.
Au moins cinq sociétés de gestion internationales sont en lice pour l’acquisition d’une part majoritaire du capital de BB DTVM, la filiale degestion d’actifs de Banco doBrasil, selon le journal brésilien Brazil Journal. BB DTVM gère 1.100 milliards de réaux brésiliens (162,2 milliards d’euros) et Banco do Brasil, détenu par le gouvernement brésilien, doit se trouver un partenaire d’ici fin marspour sa gestion. Des offres lui sont déjà parvenues.BlackRock, Franklin Templeton et Principal sont régulièrement cités parmi les potentiels acquéreurs. Banco de Brasil, conseillé par Rothschild dans cette opération, n’accepte cependant pas d’offres de banques pour éviter toute concurrence dans le domaine bancaire local. Selon Brazil Journal, la banque pourravendre sa part restante de BB DTVM à son nouveau partenaire ou à travers une introduction en Bourse.
Banque Internationale à Luxembourg (BIL) a annoncé ce 4 mars la signature d’un partenariat avec Candriam pour accéder à ses services ESG. Au travers de ce contrat, la BIL aura accès aux données propriétaires du gérant belge, ainsi qu'à de la formation et du conseil. « Nous sommes convaincus que les banques ont un rôle essentiel à jouer dans le combat contre le réchauffement climatique. En proposant une information claire sur le niveau de durabilité de nos produits à nos clients, et en développant notre offre ESG, nous y contribuerons. Et pour cela, nous avons jugé essentiel de nous associer à un partenaire tel que Candriam dont le cœur de métier est basé sur la combinaison de l’analyse fondamentale avec l’exploitation de données ESG », a déclaré dans un communiqué Alessandra Simonelli, directrice du développement durable de la BIL.
Crux Asset Management, la société de gestion britannique fondée par Richard Pease, a recruté Ashley Dale en tant que directeur commercial en charge de l’international. Avant de rejoindre Crux, Ashley Dale était directeur général de Cadogan Capital. Il a aussi passé quatre ans chez Harvest Global Investments et sept ans chez Mirae asset Financial Group. Il a également été responsable commercial de CLSA UK et associé et gérant de GLS Capital Partner. «Maintenant que nous sommes une boutique de gestion bien établie, avec une gamme solide et des gérants très respectés, Crux cherche à élargir son empreinte en matière de distribution internationale», a commenté Karen Zachary, la directrice générale de Crux AM. La société a été créée en 2014 lorsque Richard Pease a quitté Henderson avec son fonds phare, le Henderson European Special Situations Fund, aujourd’hui dénommé TM Crux European Special Situations Fund. En France, Crux AM a travaillé quelques années avec le TPM Oui-Link Investment.
Indosuez vient d’annoncer trois nominations, dont deux recrutements, pour ses bureaux singapouriens. Shiladitya Choudhuri, qui travaille pour la filiale de gestion de fortune du Crédit Agricole depuis 2009, est promu «market head of external asset manager and multi-family office». Il demeure rattaché au responsable pays et directeur général Asie Omar Shokur. Les deux recrutements sont Jensen Wee, qui est nommée directrice des services clients, et Harpreet Singh, responsable clients. La première arrive de Julius Baer, où elle a travaillé pendant sept ans. La seconde était jusqu’ici banquière privée chez J. Safra Sarasin.
Le Sénat a entièrement réécrit l’article le plus controversé de la proposition de loi «sécurité globale» relative à la protection des forces de l’ordre qui avait provoqué des manifestations l’automne dernier pour la défense des libertés, de la presse notamment. Jugé liberticide par ses détracteurs, il a suscité les réserves d’instances telles que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). La nouvelle version ne fait plus référence à la loi sur la liberté de la presse de 1881 et crée un délit de «provocation à l’identification» puni par le Code pénal. Le Sénat, majoritairement à droite, doit examiner la proposition de loi en séance du 16 au 18 mars, puis en commission mixte paritaire sans doute début avril.
Jean Castex a dévoilé jeudi une nouvelle série de mesures destinées à freiner l'épidémie de coronavirus en France. Sur les 20 départements placés sous surveillance il y a une semaine, seul le Pas-de-Calais connaîtra un confinement le week-end dès ce samedi, comme c’est déjà le cas dans les métropoles de Dunkerque (Nord) et Nice (Alpes-Maritimes), en raison d’une flambée du variant anglais qui représente désormais 60% des cas en France, selon le premier ministre. L'Île-de-France et les autres départements à risques, portés au nombre de 23, pourraient interdire l’accès aux zones très fréquentées pour éviter des regroupements. En outre, les centres commerciaux non alimentaires de plus de 10.000 m², et plus seulement ceux de plus de 20.000 m² comme jusqu'à présent, seront fermés dans ces départements à risque à compter de vendredi soir.
Un dispositif de sécurité strict était en place jeudi au Capitole, à Washington, après que la police a prévenu qu’une milice pourrait s’attaquer au bâtiment pour marquer une date symbolique pour les nationalistes complotistes. Cinq personnes dont un officier de police avaient trouvé la mort le 6 janvier lors de l’attaque menée par des partisans de l’ancien président Donald Trump. Environ 5.200 membres de la Garde nationale sont actuellement mobilisés pour protéger le Capitole. Pour certains complotistes, le 4 mars est la date à laquelle le républicain Donald Trump, battu par le démocrate Joe Biden lors de l'élection présidentielle de novembre dernier, devait être investi d’un second mandat. Jusqu’en 1933, le 4 mars était la date traditionnelle de l’investiture.
L’Autorité de la concurrence a sanctionné à hauteur de 435.000 euros la société Santerne Nord Tertiaire, filiale du groupe Vinci, pour avoir échangé des informations avec une autre entreprise lors d’un appel d’offres organisé par la communauté urbaine de Lille, a-t-elle annoncé jeudi. L’Autorité de la concurrence a infligé «solidairement une sanction de 435.000 euros à la société Santerne Nord Tertiaire et à plusieurs sociétés du groupe Vinci pour avoir mis en oeuvre une pratique concertée ayant pour objet de fausser la concurrence», a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Les régulateurs de la concurrence de l’Union Européenne sont en train de boucler, selon Reuters, les charges retenues contre Apple, après le dépôt d’une plainte par le leader du streaming, Spotify. Selon une source proche du dossier, la marque à la pomme devrait être notifiée de ses infractions ou non avant l'été. Cette affaire est l’une des quatre ouvertes en juin dernier par la Commission européenne à l’encontre d’Apple. Si elles sont retenues, elles devraient forcer Apple à revoir son modèle économique. Selon Spotify, Apple abuse de sa position dominante pour favoriser son propre service de streaming musical (Apple Music), dénonçant également les frais de 30% prélevés par la plateforme Apple Store. L’annonce de cette nouvelle arrive à peine quelques heures après l’ouverture d’une enquête par la Competition and Markets Authority (CMA).
Le gouvernement italien a officialisé jeudi le report d'élections municipales et régionales prévues initialement à la fin du printemps à cause de la crise sanitaire du coronavirus, sur fond de résurgence de l'épidémie provoquée par des variants plus contagieux du virus. Les élections municipales programmées dans de nombreuses grandes villes, dont Rome, Milan, Turin et Naples, auront lieu entre le 15 septembre et le 15 octobre prochains, d’après un décret approuvé par le gouvernement. Elles devaient avoir lieu entre le 15 avril et le 15 juin. Une élection régionale en Calabre sera aussi reportée.
Encore une année faste pour Schroders. La société de gestion britannique cotée en Bourse a enregistré une collecte nette de 42,5 milliards de livres en 2020, après 43,4 milliards de livres en 2019. Les joint-ventures et sociétés liées à la société de gestion ont levé 12,4 milliards de livres, ce qui porte le total de la collecte à 54,9 milliards de livres, contre 52,8 milliards en 2019. Dans ce contexte porteur, les encours sous gestion de Schroders ont augmenté de 15 % pour atteindre un nouveau record de 574,4 milliards de livres. Cela correspond à une croissance annualisée de 13 % sur cinq ans. En incluant les encours des joint-ventures et sociétés associées, les actifs s’élèvent à 663 milliards de livres (contre 568,4 milliards en 2019). Schroders souligne que les encours de son activité aux Etats-Unis ont franchi la barre des 100 milliards de dollars (73,3 milliards de livres) pour la première fois, grâce à des souscriptions nettes de 11,2 milliards de livres. Ses encours en Asie ont atteint 102,5 milliards de livres. Parallèlement, les pôles Private Assets & Alternatives, Wealth Management et Solutions représentent 54 % des encours sous gestion et 43 % des revenus, en hausse de 3 % chacun sur 2019. Le bénéfice avant impôts et éléments exceptionnels a légèrement augmenté à 702,3 millions de livres, contre 701,2 millions en 2019.
Le Sénat a entièrement réécrit l’article le plus controversé de la proposition de loi «sécurité globale» relative à la protection des forces de l’ordre qui avait jeté des milliers de personnes dans la rue l’automne dernier pour la défense des libertés, de la presse notamment.
La Société Générale a annoncé avoir signé un partenariat avec Fidelity International et va proposer une offre autour de neuf fonds communs de placement en entreprise (FCPE) intitulée «Mon Epargne Entreprise Responsable . «Il s’agit d’une offre sur mesure pour Société Générale Assurances couvrant toutes les classes d’actifs et niveau de risques. Conçue par rapport à un environnement économique de croissance faible et taux bas, elle vise à offrir un rendement optimal via une gestion active et un large spectre de classes d’actifs adaptées à un investissement de long terme», explique Jean-Denis Bachot, directeur France de Fidelity, pour qui c’est «un moyen de long terme de faire partie du top 5 des sociétés de gestion d’épargne salariale en France».
Wei Li a été nommée responsable de la stratégie d’investissement de BlackRock selon Citiwyre USA. Elle remplace Mike Pyle qui est parti en janvier à la Maison-Blanche pour le poste de conseiller économique en chef de la vice-présidente américaine Kamala Harris. Wei Li était jusqu'à présent responsable de la stratégie d’investissement en ETF et en gestion indicielle pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique de BlackRock.
Le pari des hedge funds selon lequel le plan de relance de 1.900 milliard de dollars du président américain Joe Biden contribuera à la résurgence de l’inflation commence à porter ses fruits, rapporte le Financial Times. Plusieurs grands noms du secteur enregistrent des gains importants au début de 2021. Des sociétés comme Caxton Associates, Odey Asset Management et QMA Wadhwani engrangent des performances juteuses alors que les anticipations d’une hausse plus rapide des prix font chuter les cours des obligations d'État. «Les hedge funds préviennent depuis six mois que l’inflation pourrait être beaucoup plus élevée que prévu», déclare Andrew Beer, de Dynamic Beta Investments, dont la stratégie DBMF a gagné 4,4 % le mois dernier, grâce aux paris contre les obligations du Trésor américain à 30 ans. «Février a montré à quel point peu d’investisseurs sont préparés à une hausse rapide des taux d’intérêt», ajoute-t-il.
La boutique de gestion espagnole Gesconsult a créé une division de gestion alternative avec le lancement d’un fonds de fonds de private equity; indique Funds People.Álvaro González Ruiz-Jarabo, associé de Gesconsult, est le responsable de cette nouvelle unité de private equity. Le fonds de fonds Balian Private Equity sélectionnera des fonds de capital-risque européens (hors Espagne) et co-investira directement avec eux, tout en se laissant la possibilité de réaliser des opérations sur le marché secondaire. Le focus du fonds de fonds se portera sur les véhicules de petite et moyenne taille avec un style croissance et buy-out et des encours allant de 40 à 600 millions d’euros. Le produit vise un portefeuille de 14 à 16 fonds pour un total de 130 à 180 sociétés non-cotées couvertes et un investissement dans 14 pays d’Europe occidentale, répartis en quatre parties.
Les sociétés de gestion américaines font pression pour obtenir la suppression d’une règle de l’ère Trump qui rend difficile pour les régimes de retraite 401(k) d’investir dans des fonds ESG, rapporte le Wall Street Journal. La règle du Labor Department, annoncée en octobre, a imposé des restrictions sur ce qui peut être proposé ou non dans les fonds 401(k) des sociétés. L’un des résultats est que ces plans ne peuvent pas utiliser des fonds ayant des objectifs non financiers comme investissements par défaut pour les employés. Cela signifie que les superviseurs et les gestionnaires des régimes 401(k) doivent montrer que les stratégies environnementales, sociales et de gouvernance peuvent stimuler les rendements financiers - un défi pour l’industrie naissante.
Le groupe financier espagnol Alantra poursuit son expansion. Présent sur le segment de la gestion d’actifs à travers sa filiale Alantra AM (soutenue par l’assureur Mutua), Alantra est devenu, mercredi, partenaire de MCH Investment Strategies après l’acquisition d’une part de 40% dans le capital de la société de gestion alternative hispanique. MCH Investment Strategies sélectionne des gestionnaires d’actifs alternatifs internationaux et structure des produits sur les classes d’actifs alternatives(avec Eurazeo, JP Morgan, Alpinvest ou Apollo entres autres)pour les commercialiser ensuite en Espagne, au Portugal et en Italie. La boutique de gestioncompte plus de 3 milliards d’euros d’actifs sous gestion et administration. Cette opération voit les associés de MCH Private Equity sortir de l’actionnariat après 12 ans passés en tant qu’actionnaires minoritaires. Une fois le feu vert du régulateur local, CNMV, obtenu, MCH Investment Strategies changera de nom tandis que ses associés sur le plan exécutif, Alejandro Sarrate et Tasio delCastaño, conserveront le contrôle de la firme. Selon les deux associés, l’entrée d’Alantra au capital va permettre à MCH Investment Strategies d’avoir un soutien stratégique et institutionnel pour se développer à l’international et améliorer les services fournis aux investisseurs.