Sur les douze fonds immobiliers qui ont suspendu les rachats fin octobre, seuls le DEGI International et le Focus Nordic Cities rouvrent le guichet. Les autres produits demeurent gelés et cela représente un encours total de 30 milliards d’euros, soit un tiers environ du marché total, constate la Börsen-Zeitung. Les sociétés de gestion affirment qu’elles ont l’intention de rouvrir leurs fonds le plus vite possible. Mais il est tout aussi possible que certains vont encore proroger l’arrêt des rachats pour un an supplémentaire jusqu'à octobre 2010.
A fin 2008, l’encours des plans d'épargne-retraite gérés par le BBVA ressortait à plus de 14,64 milliards d’euros, ce qui représente une part de 18,68 % d’un marché de 78,41 milliards d’euros, contre 17,90 % un an auparavant. La banque a gagné 0,95 point de part de marché pour les plans individuels avec 8,04 milliards d’euros, à 16,40 %, et 0,45 point à 23,11 % correspondant à 6,55 milliards pour les plans d’entreprise.Le Santander se classe deuxième et gagne 0,34 point à 15,69 % pour les plans individuels (à 7,7 milliards), mais il n’est que sixième pour les plans d’entreprise, avec 1,11 milliard ou 3,91 % de part de marché (contre 3,82 %). La Caixa, qui se classe troisième pour les plans individuels et deuxième pour les plans d’entreprise, arrive deuxième au palmarès général, avec 11,55 milliards et 14,73 % du marché contre 12,78 %.
Le fonds de hedge funds Consulnor Multigestión Alternativa est le dernier en date des fonds alternatifs espagnols à avoir annoncé qu’il ferme, rapporte Cinco Días. Le Santander, Bankinter, Barclays, UBS ou Próxima Alfa (BBVA) ont décidé de fermer leurs hedge funds ou fonds de hedge funds de droit espagnol. Depuis octobre, sept de ces produits ont été liquidés. A fin décembre, l’encours des hedge funds représentait 459,7 millions d’euros et celui des fonds de hedge funds 917,6 millions, soit ensemble 0,8 % de l’encours total des fonds distribués en Espagne. La baisse moyenne en 2008 a été de 11,9 % pour les premiers et de 15 % pour les seconds.Néanmoins, Valorica et Cygnus ont des fonds qui affichent des performances enviables : le Valorica Global a gagné 11,8 % en 2008 tandis que le Cygnus Long Short Utilities Paneuropeas gagnait 5,3 %. Il se crée aussi de nouveaux produits : Epsilon va prochainement lancer un fonds de hedge funds, Brightgate Capital.
Lors d"une conférence à Berlin, Henry Kravis, l"un des patrons les plus connus dans le domaine du private equity, a déclaré mardi que son secteur devait s"adapter ou qu’il risquait de disparaître dans le contexte de crise actuel, rapporte le Financial Times.
Selon le cabinet d’avocats espagnol Cremades & Calvo Sotelo, qui travaille déjà avec une trentaine de ses homologues de 25 pays sur l’affaire Madoff, il faut une réponse mondiale à la fraude. Il va ainsi organiser une réunion, le 17 février, à Madrid, avec une cinquantaine de firmes pour coordonner les actions. Selon les estimations du cabinet, «la fraude dépasse les 50 milliards de dollars et le nombre de personnes affectées avoisinera les 3 millions».
Alistair Darling a estimé qu"une ?bad bank? pourrait être nécessaire avec une ou deux institutions afin d"éliminer les anciens prêts à problèmes des bilans des banques, et stimuler les prêts.
SEB, la deuxième banque suédoise, envisage de procéder à une augmentation de capital afin de renforcer ses fonds propres alors que les pertes de ses activités baltes augmentent, rapporte le Financial Times. Le quotidien suédois Dagens Industri a affirmé mardi que la banque allait annoncer une émission allant jusqu"à 20 milliards de couronnes lors de la présentation de ses résultats du T4 la semaine prochaine.
«Une belle année 2008", selon le président du directoire du groupe Perial, Eric Cosserat. Et pour cause, tous les clignotants sont au vert. Les trois SCPI La Participation Foncière ont enregistré par rapport à 2007 un dividende en hausse ainsi qu"une valorisation du prix de leur part. Les performances 2008 des trois SCPI s"établissent ainsi à environ 13% pour PF1, 9% pour PF2 et plus de 10,5 % pour PF Opportunité.Par ailleurs, les résultats des valeurs d"expertise du patrimoine immobilier des trois SCPI à fin décembre font apparaître une quasi-stabilité par rapport à fin 2007 dans un marché où l"immobilier d"entreprise est très nettement orienté à la baisse. A périmètre égal, les valeurs d"expertise des actifs immobiliers s"inscrivaient à -1,54% pour PF1, -1,42% pour PF2 et -0,40% pour PFO. Dans ce contexte de conjoncture dégradée, où la collecte s"est nettement ralentie en fin d"année, Perial a décidé de prolonger la 14ème augmentation de capital de PFO jusqu"au 31 mai 2009 à un prix de part inchangé. Selon le groupe, l"année en cours devrait permettre à la SCPI FPO de réaliser de nouvelles acquisitions dans des conditions favorables.
Pour Didier Boroswki, économiste et stratégiste senior à la SGAM, le crédit aux entreprises est la classe d"actif qui offre actuellement le meilleur couple risque/rendement. Par ailleurs, le risque de défaillance de l"un des Etats de la zone euro est exclu à court terme.Newsmanagers : comment se profile 2009 en matière de gestion d"actifs et d"environnement financier ? Didier Borowski : Il est clair que 2009 sera l"année d"un retour à la réglementation financière. La crise de 2008 n"est pas simplement conjoncturelle mais elle est aussi structurelle. Les autorités ont pris conscience qu"elles étaient allées top loin en matière de déréglementation. Les demandes de re-réglementation arrivent de partout, y compris du congrès américain et du G 30. Une bonne nouvelle : les grandes nations ont compris qu"il faudrait procéder de façon concertée en la matière. NM : Le pire de la crise financière est-il passé ? DB : Il me semble que oui. La détente des conditions de liquidité interbancaire le laisse en tout cas penser. Ce qui ne signifie évidemment pas que la crise est finie. La montée généralisée du chômage est inéluctable en 2009. Nous sommes au stade où la détérioration de la conjoncture est telle que les risques de dépression sont jugés élevés par les investisseurs, ce qui rétroagit inévitablement sur leur allocation d"actifs, qui reste très prudente. NM : Craignez-vous une dépression économique mondiale ? DB : Nous sommes actuellement confrontés à la pire crise financière depuis les années 1930. Et la récession américaine - qui a débuté en décembre 2007 aux Etats-Unis - sera probablement la plus longue et la plus sévère de l"après-guerre. En effet, les deux plus longues récessions depuis 1945 avaient duré 16 mois : au milieu des années 1970 et au début des années 1980. Et je ne crois pas cette année à une sortie de récession aux Etats-Unis avant l"été. De plus, la crise économique est désormais mondiale, sans réel découplage des économies émergentes. Mais l"ensemble des plans de relance devraient permettre d"éviter à l"économie mondiale de tomber en déflation. Ceci dit, il ne faut pas s"attendre à une reprise économique forte. NM : Dans ce contexte quelle est la classe d"actif que les investisseurs devraient privilégier ? Les taux de défaut implicites aux spreads des obligations d"entreprise escomptent un scénario encore plus noir que celui que je viens d"évoquer ! Nous pensons que le crédit aux entreprises est la classe d"actif qui offre actuellement le meilleur couple risque/rendement. Ce qui retient aujourd"hui les investisseurs d"en profiter, ce sont les conditions de liquidité encore mauvaises. Mais je pense que ces dernières vont s"améliorer courant 2009. NM : y a-t-il, selon vous un risque de krach obligataire ? DB : A court terme, non ! La Fed souligne qu"elle peut à tout moment acheter des emprunts d"Etats ce qui limitera la hausse des taux. Mais une chose est sûre : il va falloir surveiller le marché de la dette d"Etat avec attention car son évolution est très rapide et, qu"une fois le sortie de crise en vue, les investisseurs vont vite commencer à vouloir faire payer aux Etats la dérive des finances publiques. Toutefois, un risque de défaillance de l"un des Etats de la zone euro est exclu à court terme. Et en cas de problème la solidarité entre Etats jouera. Une fois la crise passée, les spreads souverains vont redescendre vers des niveaux plus modérés. NM : L"inflation menace-t-elle ? DB : Non, pas à court terme. Bien au contraire la désinflation va s"accentuer en 2009 avec la montée du chômage. Les taux d"inflation peuvent même tomber en territoire négatif temporairement. Mais une fois, la crise terminée, l"inflation ne tardera à repartir (pas avant 2011-12). Du reste, j"observe que les taux à 10 ans se tendent déjà, plusieurs dizaines de points de base depuis décembre? L"évolution récente des cours des obligations indexées sur l"inflation est à ce titre très instructive. Les taux d"inflation anticipés à 5-10 ans remontent mais sont encore trop faibles, ce qui rend cette classe d"actif attractive.
L’indice Nikkei a fini en hausse de 2,73% points à 8.038,94 points, le mercredi 4 février, soutenu par l"espoir d"une reprise de l'économie chinoise plus rapide que prévue.
Selon une étude d’International Financial Services London (IFSL), l’encours estimé des fonds de pension ressortait en fin d’année dernière à environ 25 billions de dollars contre 30,4 billions douze mois plus tôt. L’exposition aux actions a contribué des performances négatives dans la plupart des pays. Il s’est avéré que diversification sur des classes d’actifs alternatifs produit une corrélation avec les actions beaucoup plus élevée que prévue dans un environnement de braderie (sell-off) sur les marchés. D’autre part, les encours dans les pays où les fonds sont obligés d’investir une grande proportion de leurs actifs en obligations d’Etat locales se sont révélés les mieux protégés.Dans pratiquement tous les pays les fonds ont accusé des pertes en nominal durant les dix premiers mois de 2008, une perte moyenne de 19 % pour l’ensemble de l’OCDE. Au Royaume-Uni, explique l’IFSL, la perte s’est limitée à 10 % à cause d’une réduction de l’exposition aux actions et à la dépréciation de la livre qui a augmenté la valeur du revenu des investissements effectués à l'étranger.
Tim Jaksland is joining Carmignac Gestion as manager of the Carmignac Innovation fund. Since 2003, he was director of the management team at Nordea dedicated to Danish equities, after serving as director of global health sector research. Carmignac Gestion states that Jaksland has developed several areas of thematic investment, particularly related to health and the environment. He also ?founded an approach based on the application of technologies that respond to consumers’ growing demand for sustainability in the agricultural and industrial sectors, as well as respect for the environment.?
Le Temps reports that slightly over one quarter of the 350 Geneva-based employees of the American asset management giant Capital Group will be affected by a restructuring plan which will also bring job losses in London. The cause of the restructuring is the falling value of capital managed by the affiliates in Geneva and London. At the end of last autumn, 30 people were laid off in Geneva.
The average multiple for shares of the S&P 500 index fell at the end of December to 17.6, from 25.4 at the end of September, so that a value manager of the likes of Russell Croft (Croft Value Fund) can now estimate that his investment universe has grown to 75% of shares on the market, rather than 50%, the Wall Street Journal observes. Now, value managers also regard shares such as Monsanto and Cisco as value shares, and John Buckingham, manager of the Al Frank Fund, recently took a position in the medical devices sector, which until recently was considered a growth sector, with companies that were trading at 25-30 times profits. Syneron Medical is now trading at the level of its liquidity.Ron Muhlenkamp, manager of the Muhlenkamp Fund, warns that the good times may soon be over. If the current phase of deleveraging comes to an end, the price of equities may return to more normal levels. The market is beginning to differentiate between companies that will come out of it well, and those which are doing less well.
Many investors who lost money due to Bernard Madoff are now seeking to recuperate their money from banks which played an administrative role in their investments, the Wall Street Journal reports. HSBC Holdings, UBS, and JP Morgan have been hit with lawsuits. Last week, JPMorgan and BNY Mellon agreed to transfer about USD535m from accounts in the name of Madoff’s brokerage firm to the trustee, Irving H. Picard (who himself is named in two lawsuits) who has been appointed by the courts to liquidate assets and distribute the proceeds to clients.
The Berenberg private bank posted assets under management as of the end of December up 5% on one year to EUR20.3bn. It had net inflows of EUR1.3bn to private banking and of EUR1bn to institutional management.Net profits contracted in 2008 to EUR47.1m, down from EUR61.1m, as 2007 was characterized by a profound release of provisions, but the cost-income ratio remains unchanged at 67.1%, and ROE remains high, at 37.5%.Staff numbers increased by 10% to 837 employees.
According to a survey by PricewaterhouseCoopers (PwC) and the Urban Land Institut (ULI) of 500 European real estate experts, Munich and Hamburg enjoy first and second place as investors’ favourite cities, with higher-than-average returns and low risk. Berlin holds onto ninth place in the rankings, where it stood in the previous survey, while Frankfurt falls from seventh to tenth place, Die Welt reports. The number three city in the rankings is Istanbul, while Zurich finishes fourth (it was 17th in the previous rankings), while London is fifth. Moscow, which was once in first place, falls back to sixth place, while Paris is in eighth place.The strong finish for German cities does not mean that the German real estate market will rebound, but it reflects the relatively moderate evolution of prices in the past three boom years, without exaggerations like those seen in the United Kingdom, France, or Spain.
Optimal, the fund of hedge fund management firm of the Santander group, announced on Monday that it will not be able to deliver redemptions immediately to subscribers to seven products which the firm has decided to liquidate due to an avalanche of redemption demands, Cinco Días reports. For five of these funds (Optimal European Opportunities, Optimal US Opportunities, Optimal Asian Opportunities, Optimal Global Opportunities, and Optimal Global Trading), the firm plans to reimburse 65% to 80% of investors’ money in June, while the rest will depend on how sales of assets go. For the Arbitrage and Multistrategy funds, the length of the delay has not been specified, but a first round of payments may come in May or June.
Clients of Santander who lost money in the Madoff fraud scandal have filed a class action lawsuit in Florida against the Spanish bank, to force the bank not to reimburse them in the form of preferential shares in the company, Cinco Días reports.
Thorsten Michalik, head of the db x-trackers operation at Deutsche Bank, has announced the launch of four ?conventional? ETF funds in early February, including one fund based on the Russell 2000, one on the MSCI AC Asia ex Japan, one on the MSCI Pacific ex Japan, and one on the Stoxx 600, Das Investment reports. In addition, db x-trackers plans to list an ETF based on an in-house hedge fund index.
The US management firm Vanguard is planning to launch an investment fund activity in the United Kingdom, led by Tom Rampulla, director of sales for Vanguard Financial Advisor Services, who will be transferred from the United States to London, Professional Pensions reports. He will report to James Norris, head of Vanguard International Investor Group. Vanguard will initially focus on advisory, with a commission-based system of advising IFAs, and plans to subsequently move into the pension fund market.
Henderson Global Unvestors (HGI) announces that on Friday it presented a takeover offer to New Star Asset Management, for a total of GBP115m. The transaction is set to be completed by 31 March 2009. The operation will create the fifth-largest retail asset management firm in the United Kingdom, with assets of about EUR15bn in the British market.
In the domain of socially responsible investment, 2008 was a landmark year in France, as it saw the arrival of SRI money market funds as a genuine presence. 13 SRI money market funds were on sale in France last year, compared with 5 in 2007, and they had average assets of nearly EUR500m per fund, Novethic observes in its most recent study of SRI. Of the eight new funds, however, six were created through reorientations of existing traditional money market funds. These creations or conversions nonetheless permitted assets in open-ended mutual funds on sale in France to remain at a level of EUR20bn between December 2007 and December 2008. This stability has mechanically increased the weight of this style of management as a proportion of overall assets in French funds - which have decreased - from 1.02% to 1.43%.The growth of SRI money market management has also transformed the rankings of management firms present in the French SRI market. Thanks to a money market fund with EUR1.5bn in assets, Allianz GI takes the lead in the rankings, dethroning Natixis AM, which is relegated to second place. SGAM, with a money market fund worth over EUR1bn, has multiplied its SRI assets elevenfold, and takes fifth place in the rankings, behind Dexia AM and BNP PAM, in third and fourth place. ?One of the big losers, aside from UBS, which drops out of the top 10, is Robeco SAM: due to the debacle with its environmental funds, its assets, which are mostly composed of thematic SRI funds, have been halved,? says Novethic.In total, 60 management firms had at least one SRI fund on sale in France as of 31 December; 15 new actors were registered in 2008.
BNP Paribas Securities Services Spain, acting as depositary for Próxima Alfa Investments (BBVA group), at the suggestion of Auriga Securities, which was contracted to manage the fund, on 30 January made the decision to liquidate one of the manager’s three hedge funds, entitled Sleipnir (the other two are Centauri, a fund of hedge funds, and Accurate Global Assets, a single hedge fund). In a notification to the CNMV, Próxima Alfa states that the quantitative long/short fund had undergone significant redemption demands, and experienced losses of 4% in the first months of 2008, after which the product was reoriented. In mid-December, the last straw was a redemption demand for EUR0.98m, nearly one quarter of its assets.
Le Comité européen des régulateurs de valeurs mobilières (CESR) lance une consultation sur les standards techniques de classification et d"identification qu"il convient de mettre en place pour les instruments dérivés de gré à gré afin de répondre aux obligations d"échange d"informations via le système informatisé TREM (Transaction Reporting Exchange Mechanism). Au terme de la directive MIF, le reporting des transactions sur des dérivés OTC n"est pas obligatoire mais certains Etats l"exigent lorsque le sous-jacent est un instrument admis à la négociation sur un marché réglementé de l"Espace économique européen (EEA), rappelle le communiqué du CESR. Il ne s"agit pas d"imposer ce reporting mais de le rendre possible via le système informatisé TREM, qui lui-même devra subir quelques modifications d"ici au troisième trimestre 2010.
Dans un entretien à L"Echo, François Parisis, directeur de la gestion patrimoniale chez Puilaetco dewaay, estime que la nouvelle proposition de la Commission européenne pour lutter contre la fraude ne va rien changer dans l"immédiat «mais à plus long terme, il est évident que cette directive, lorsqu’elle sera votée, sera une arme redoutable pour investiguer les patrimoines mobiliers et immobiliers en cas de soupçon de fraude d’un résident européen. Il suffira en effet qu’un euro d’intérêt soit perçu au Luxembourg pour que l’administration fiscale belge soit au courant. Mais on est loin du compte. Disons que c’est un pas de plus dans cette direction qui va être franchi».
Selon Les Echos, le commissaire européen à la Fiscalité, Lazlo Kovacs, a présenté hier deux propositions de directive adoptées par la Commission européenne en vue d’améliorer l’assistance mutuelle entre les autorités des pays de l’Union pour mieux lutter contre l'évasion fiscale. Il a proposé, selon le quotidien, d’en «éliminer l’usage abusif» en empêchant les Etats membres qui le pratiquent moyennant un système d’imposition à la source - l’Autriche, la Belgique et le Luxembourg - de l’invoquer pour refuser de fournir des informations concernant un contribuable à son pays de résidence si ce dernier en fait la demande. Ces projets de directive viennent compléter d’autres propositions formulées à l’automne par la Commission pour élargir à de nouveaux acteurs et produits financiers le champ d’application de la directive de 2005, dont les lacunes avaient été mises en évidence par la découverte d’une évasion fiscale massive au Liechtenstein début 2008.
Dans un entretien aux Echos, Vincent Baillot, président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, estime que la crise «n’empêche pas d’arrêter puis de certifier les comptes. En revanche, elle réduit de façon significative la visibilité sur l’exercice suivant. Nul ne connaît précisément l’avenir économique. D’ordinaire, au moment de l’arrêté des comptes, le commissaire aux comptes a une certaine visibilité sur l’exercice suivant. Ce n’est plus totalement vrai aujourd’hui». De son côté, Jean-Luc Decornoy, président du directoire de KPMG France, affirme, avec Vincent Baillot, qu"en matière de régulation financière, «une harmonisation s’imposerait, d’abord à l'échelle européenne, avant de voir plus large par la suite. Elle nous permettrait de faire contrepoids face aux Etats-Unis, pays d’où viennent - faut-il le rappeler - l’essentiel des problèmes actuels».
Selon Le Temps, Beatriz Sanchez, qui dirige depuis novembre dernier les activités du groupe américain en Suisse (105 collaborateurs dont 29 à Genève) en tant que CEO, se dit «très confiante sur l"avenir de la place financière helvétique». Elle vise un doublement des affaires de la banque en deux ans au sein d"une croissance qui peut être soit organique, soit par acquisitions. L"an dernier, malgré les turbulences, les revenus ont affiché une augmentation de 15%, selon la CEO, et «les actifs gérés n"ont pas décliné». Goldman Sachs, numéro un en Suisse dans les fusions et acquisitions, ne publie pas le total des actifs gérés par pays. Mais en Suisse, il s"agit d"un «montant en milliards et à deux chiffres, mais de justesse», a indiqué au quotidien Beatriz Sanchez.