Les gestionnaires d’actifs américains BlackRock et Fidelity ont investi en série D dans MNTN, uneplateforme logicielle de marketing pour la publicité sur la télévision connectée, a annoncé MNTN ce mardi. Les deux sociétés de gestion ont investi un total de110 millions de dollars sur les 119millions levés par MNTN au quatrième trimestre 2021. MNTN permet de mesurer en temps réel l’audience des publicités des marques sur près de 150 réseaux de diffusion comme CNN, Discovery+ ou encore ESPN.
Neuberger Berman lance son deuxième Eltif de co-investissements en private equity (European Long-Term Investment Fund - ELTIF II). Un premier Eltif avait été lancé l’année dernière et avait levé 149,2 millions d’euros. Au 31 décembre, il avait déjà investi dans 12 entreprises. Le nouveau fonds investira sur un ensemble de stratégies de private equity, principalement dans des buyouts et, de manière opportuniste, dans des situations spéciales telles que le growth capital et le crédit. Les investissements directs dans les entreprises se feront principalement en Amérique du Nord et en Europe, ainsi qu’en Asie et en Amérique latine dans une moindre mesure. « Le NB Direct Private Equity Fund 2022 ELTIF investira dans diverses opérations, tant dans de nouveaux deals que dans des entreprises déjà présentes dans le portefeuille des principales sociétés de private equity. Le fonds ne sera pas limité en ce qui concerne les types d’industries, de secteurs, de sociétés, ou de régions géographiques dans lesquels il pourra investir », détaille José Luis González Pastor, managing director chez Neuberger Berman. L’Eltif s’appuiera sur l’expertise de l'équipe de private equity de Neuberger Berman, qui emploie plus de 245 professionnels des marchés privés sur neuf sites à travers le monde. La société gère des actifs non cotés depuis plus de 30 ans. Les fonds de private equity traditionnels disposent en général de seuils d’investissement minimums élevés, mais le fonds ELTIF II propose un investissement minimum de 25 000 euros pour les investisseurs européens. La période initiale prévue pour ce fonds est de 8 ans. Pour les investisseurs du premier closing, Neuberger Berman offre une réduction de 25% sur les frais de gestion lors de la première année.
Lonvia Capital, la société de gestion créée par des anciens de Groupama Asset Management et Amiral Gestion, va commercialiser ses trois fonds en Italie. Pour cela, elle vient de signer un partenariat avec MCH Investment Strategies, une société de tierce partie marketing. En vertu de cet accord, MCH IS aidera Lonvia à distribuer en Italie les fonds Avenir Mid-Cap Europe, Lonvia Avenir Mid-Cap Euro et Lonvia Avenir Small Cap Europe. Avec cette collaboration, Lonvia Capital compte toucher tous les segments de clientèle du marché italien: particuliers, wholesale et institutionnel. Fondée en 2008 en Espagne, MCH Investment Strategies aides les sociétés de gestion à distribuer leurs stratégies en Italie, en Espagne et au Portugal.
L’autorité américaine des marchés financiers, Securities and Exchange Commission (SEC), a déposé plainte pour fraude, le 26 janvier 2022, à l’encontre de David Bolton auprès d’un tribunal de l’Etat du Tennessee. David Bolton avait établi une start-up censée lancer des fonds indiciels cotés (ETF) appelée Millennia Shares entre août 2018 et mai 2019 et qui avait été soutenue par une dizaine d’investisseurs à hauteur de 800.000 dollars. Or, Millennia Shares n’a jamais lancé aucun ETF. Selon la SEC, l’individu aurait empoché plus du quart de cette somme pour lui-même (215.000 dollars) en plus d’un salaire mensuel estimé entre 7.000 et 10.000 dollars. Une partie de la somme a été utilisée par David Bolton pour acheter une bague de mariage d’après la plainte déposée par la SEC. Le régulateur américain explique aussi qu’un autre employé de Millennia Shares aurait perçu des paiements en guise de salaire alors qu’il ne travaillait plus dans la société. La SEC précise que fin 2019, Millennia Shares a cessé toute activité et que David Bolton a pris pour lui une bonne partie des fonds versés par les investisseurs dupés au moment de vider les comptes bancaires de la société. Avant de fonder Millennia Shares, David Bolton était directeur général de Spirited Funds qui avait créé l’indice répliqué par l’ETF Whiskey and Spirits distribué par Spirited Funds et fermé en 2018, indique Forbes.
Le managing directorde HSBC Asset Management pour la péninsule ibérique, Cyril Aubry, a quitté la firme après y avoir passé 27 ans, selon les informations du média Funds People. Matteo Pardi, actuellement directeur général et directeur de la clientèle wholesale de HSBC AM France, va reprendre les fonctions de Cyril Aubry en intérim jusqu'à ce qu’un successeur à Cyril Aubry soit nommé, indique Funds People. HSBC AM a récemment recruté Alex Merla pour superviser l’activité wholesale dans le sud de l’Europe dont l’Espagne et l’Italie.
Année 2021 en demi-teinte pour Comgest. La boutique de gestion fondée en 1985 a enregistré l’an dernier une décollecte nette de 1,3 milliard d’euros. C’est la première fois en huit ans qu’elle enregistre des flux sortants supérieurs aux flux entrants de la part de ses clients. Les fonds ouverts en ont été les premières victimes avec des sorties nettes de 2,3 milliards d’euros, tandis que les mandats de gestion ont engrangé 1 milliard d’euros de souscriptions nette. Comgest finit l’année sur un encours de 41,2 milliards d’euros, en hausse de 5% par rapport à 2020. Ce niveau lui fait toutefois perdre d’un fil sa place symbolique de première boutique indépendante française qu’elle avait gagnée fin 2020 au détriment de Carmignac. Cette dernière, en regain de forme, affichait au 31 décembre 41,7 milliards d’euros d’encours gérés. «Nous sommes clairement identifiés par nos clients comme une boutique de gestion actions avec un style croissance. Or certains investisseurs ont choisi durant l’année 2021 de s’alléger sur ce type de stratégie pour aller vers des gestions de style value ou blend», explique Sébastien de Frouville, responsable des relations investisseurs chez Comgest. Le mouvement s’est fait sentir essentiellement au premier trimestre avec une décollecte de 600 millions d’euros sur les stratégies européennes qui comprennent un de ses fonds phares, Renaissance Europe (plus de 4 milliards d’encours). Mal leur en a pris puisque Renaissance Europe a bouclé l’année sur une performance de + 34,7 %. Le début de l’année 2022 leur donne toutefois raison avec un retour de performance des actions «value». Orpea et l’Asie En outre, Comgest figure dans le top 3 des malheureux actionnaires du groupe de maisons de retraite et d’Ehpad Orpea, dont le titre a perdu environ 50% la semaine dernière suite à la sortie d’un livre polémique sur le traitement des résidents. « Nous avons activement évalué l'évolution de la situation et continuons à travailler dans le meilleur intérêt de nos clients», indique Comgest qui communiquera plus tard sur ses décisions d’investissement. Renaissance Europe recule d’environ 13% sur janvier. Toujours sur 2021, quelques fonds investis sur l’Asie, une autre des spécialités de Comgest, ont aussi souffert d’un mouvement de retrait des investisseurs de cette région. Enfin, la firme qui a doublé ses équipes dédiées à l’ESG ces deux dernières années et recruté très récemment Alix Faure, l’ancienne directrice de l’investissement responsable à l’Association française de la gestion financière (AFG), déclare que la quasi-totalité (97%) des actifs de ses fonds ouverts sont conformes à l’Article 8 du règlement SFDR sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers.
Après huit années de décollecte consécutives, Franklin Resources, qui opère dans la gestion d’actifs sous la marque Franklin Templeton, a des raisons d’espérer que 2022 sera l’année du retour de la collecte. Selon ses résultats publiés ce mardi, le gestionnaire américaina enregistré des entrées nettesd’un total de 24,1 milliards de dollars sur les stratégies de long-terme sur les trois derniers mois de 2021. Ce, après avoir bouclé le dernier exercice fiscal - le premier incluant l’intégration deLegg Mason - fin septembre 2021 par une décollectede plus de 40 milliards de dollars, dont 9,9 milliards pour le troisième trimestre 2021. Dans le détail, les fonds actions de Franklin Templeton ont collecté 12,7 milliards de dollars au quatrième trimestre 2021, les fonds obligataires 8,1 milliards, les fonds alternatifs 3 milliards et les fonds multi-actifs 0,3 milliard de dollars.La collecte nette sur les fonds monétaires s’est, elle, élevée à 5,8 milliards de dollars. Les encours sous gestion ont progressé de 3% (+48 milliards de dollars) sur le quatrième trimestre 2021 pour atteindre 1.578 milliards de dollars au 31 décembre 2021. Outre la collecte, cette hausse d’encours provient pour 10,4 milliards de dollars d’un effet de marché positif et pour 7,7 milliards de dollars d’acquisitions. Sur l’année 2021, les encours sous gestion ont crû de 5%. En outre, Franklin Templeton affichait un revenu net de 453,2 millions de dollars pour le quatrième trimestre 2021, en baisse de 32% par rapport au troisième trimestre 2021 mais en progression de 31% par rapport à fin décembre 2020. Sa marge opérationnelle est, elle, passée de 20,5% fin 2020 à 25,1% fin 2021. «Les résultats de notre premier trimestre fiscal reflètent les progrès continus que nous réalisons sur un certain nombre de fronts importants», estime Jenny Johnson, présidente et directrice générale de Franklin Resources dans un communiqué. «Nous continuons à diversifier nos activités à travers les produits, les géographies, les véhicules et les classes d’actifs afin de créer des sources plus larges de revenus et de potentiel de croissance. Toutes les classes d’actifs ont connu une amélioration des entrées nettes sur les stratégies delong terme pour le trimestre et les fonds alternatifs de long-termeont affiché un 10ème trimestre consécutif de collecte nette», se félicite-t-elle. Au cours du quatrième trimestre 2021, le groupe a annoncé les acquisitionsd’O’Shaughnessy Asset Managementet deLexington. Julian Ide, responsable de la distribution pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), assurait en décembre dernier à NewsManagers que d’autres opérations d’acquisitions pourraient suivre, entre autres des expertises ESG en Europe.
La Commission européenne a identifié trente «matières premières critiques», à la fois clés sur le plan économique et présentant un risque élevé de pénurie d’approvisionnement.
Fin du télétravail obligatoire, levée des dernières restrictions sur la vente d’alcool, de la limite de 10 personnes pour les rassemblements privés.… Le gouvernement norvégien a annoncé mardi la fin de la plupart de ses mesures anti-Covid, estimant que la société pouvait et devait « vivre avec le virus ». La Norvège était entrée en décembre en confinement partiel afin d’enrayer la propagation du variant Omicron du coronavirus.
Le régulateur ne pourra plus infliger d'amende pour refus de donner accès à un document, de communiquer des informations, de répondre à une convocation ou de donner accès à des locaux professionnels.
Nelson Peltz et Edward Garden, respectivement directeur général et directeur des investissements du fonds activiste américain Trian Fund Management, ont fait leur entrée au conseil du gestionnaire d’actifs Janus Henderson, selon un communiqué de l’asset manager. En parallèle, ils ont démissionné mardi du conseil d’administration de la société de gestion Invesco, selon un document transmis au régulateur américain Securities and Exchange Commission. Entré au conseil d’administration d’Invesco en novembre 2020, le duo a démissionné après avoir obtenu les deux sièges qu’il briguait chez Janus Henderson, que Trian Fund Management veut voir fusionner avec Invesco. Trian détient 16,7% de Janus Henderson, qui recherche actuellement un nouveau directeur général.
Le fournisseur européen d’ETF Tabula Investment Management Limited a lancé le premier ETF d’obligations à haut rendement en euros répondant aux critères de l’UE pour un indice de référence aligné sur les Accords de Paris. Le Tabula EUR HY Bond Paris-Aligned Climate UCITS ETF (THEP GY) vise à fournir une exposition avec un profil d'émissions de gaz à effet de serre nettement inférieur à celui des fonds traditionnels du marché européen à haut rendement, combiné à d’autres caractéristiques ESG. L’ETF de Tabula applique des exclusions supplémentaires telles que l'énergie nucléaire, les jeux d’argent, l’alcool et les armes à feu civiles. Il surpondère également les émetteurs dont la notation ESG est forte ou en amélioration, et vice versa. Le fonds est classé Article 9 dans le cadre du règlement de l’UE sur les informations financières durables. Il sera lancé le 2 février sur la Bourse allemande.
Nelson Peltz et Edward Garden, respectivement directeur général et directeur des investissements du fonds activiste américain Trian Fund Management, ont démissionné mardi 1er février du conseil d’administration de la société de gestion Invesco, selon un document transmis au régulateur américain Securities and Exchange Commission. Entré au conseil d’administration d’Invesco en novembre 2020, le duo a démissionné après avoir été nommé au conseil d’administration de Janus Henderson, autre grande société de gestion américaine que Trian Fund Management veut voirfusionner avec Invesco.Trian détient en effet 16,7% de Janus Henderson, qui recherche actuellement un nouveau directeur général puisque l’actuel, Dick Well, doit quitter le groupe fin mars. Son départ était d’ailleurs l’une des revendications de Trian. Le document transmis à la SEC relate que Nelson Peltz et Edward Garden ont toujours confiance dans la stratégie de long-terme d’Invesco, sa dynamique d’activité et son leadership d’Invesco. Trian Fund Management reste le second plus gros actionnaire (45.457.427 actions soit 9,86% du capital à fin septembre 2021).
La société de gestion indépendante Optigestion a indiqué ce mardi dans un communiqué qu’elle avait décidé d'étendre sa stratégie de développement vers les professionnels de la gestion de patrimoine. La firme estime que ses trois fonds (Optigest Monde, Optigest Europe et Optigest Patrimoine)ont atteint «une maturité suffisante»et assure qu’ils suscitent un intérêt de la part des conseillers de gestion en patrimoine. «Historiquement concentrée sur la gestion sous mandat d’une clientèle privée, Optigestion ouvre aujourd’hui ses OPC à la distribution externe. Dans cet objectif elle va chercher à nouer des partenariats avec des acteurs clés de cet univers», explique le gestionnaire d’actifs, qui revendique 496 millions d’euros d’encours sous gestion fin décembre 2021.
Amundi vient de nommer Catherine Leroy directrice du métier épargne salariale et retraite, avec effet immédiat. L’intéressée travaillait précédemment au sein de Société Générale Gestion. Elle y était directrice marketing et communication et directrice commerciale et marketing. Catherine Leroy débute sa carrière en 1989 à la Société Générale où elle occupe différents postes commerciaux et marketing au sein du Réseau ou de Directions centrales avant de rejoindre Crédit Agricole S.A. puis Indocam en 1999. Elle y prend dans un premier temps la responsabilité des équipes marketing en charge de la relation avec le réseau des Caisses Régionales de Crédit Agricole puis élargit son périmètre d’intervention au réseau LCL. En 2010, lors de la création d’Amundi, elle œuvre à la mise en place du partenariat avec la Société Générale et à la création de Société Générale Gestion.
Schroders Capital a bouclé l’acquisition de Cairn Real Estate, une société de gestion immobilière basée aux Pays-Bas gérant 1,3 milliard d’euros d’encours. L’opération avait été annoncée en novembre. Cairn est spécialisé dans une série de secteurs, notamment la logistique, les bureaux et les soins de santé. L'équipe gère des actifs pour le compte d’investisseurs institutionnels, de family offices et d’investisseurs en private equity. Son siège social se trouve à Amsterdam, avec un bureau satellite à Haarlem.
Davide Serra quitte ses fonctions de directeur de la gestion d’Algebris pour se concentrer sur ses responsabilités de directeur général de la société qu’il a fondée. Il confie la direction de la gestion à Sebastiano Pirro, qui travaille au sein de la boutique depuis 2012. Ce dernier était jusqu’ici gérant du fonds Algebris Financial Credit et Algebris IG Financial Credit, des fonctions qu’il conserve. A son nouveau poste, Sebastiano Pirro dirigera l’équipe de gestion et se concentrera sur l’évolution du processus d’investissement de la société sur les stratégies liquides. Il continuera d’être rattaché à Davide Serra. Créée il y a quinze ans, Algebris gère 21,5 milliards de dollars d’actifs.
Nelson Peltz et Edward Garden, respectivement directeur général et directeur des investissements du fonds activiste américain Trian Fund Management, ont fait leur entrée au conseil du gestionnaire d’actifs Janus Henderson, selon un communiqué de l’asset manager. En parallèle, ils ont démissionné mardi 1er février du conseil d’administration de la société de gestion Invesco, selon un document transmis au régulateur américain Securities and Exchange Commission.
Le régulateur ne pourra plus infliger d'amende pour refus de donner accès à un document, de communiquer des informations, de répondre à une convocation ou de donner accès à des locaux professionnels.
UBS a collecté près de 107 milliards de dollars en 2021 dans son activité de gestion de fortune (Global wealth management) a annoncé la banque suisse à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. La collecte a été positive dans toutes les régions du monde, indique-t-elle. L’activité a généré des revenus d’exploitation de 14,6 milliards. Le résultat avant impôt est de 4,8 milliards de dollars. Sa division Asset Management a enregistré de son côté une collecte nette de 80 milliards de dollars. Hors produits monétaires, cette collecte s'établit à 87,5 milliards de dollars. Les actions sont les principales contributrices avec une collecte de plus de 65 milliards de dollars. Au niveau du groupe, le résultat net s’est élevé à 7,457 milliards de dollars sur l’année, en hausse de 14% par rapport à 2020. «Nous maintenons notre discipline en matière de risques et de coûts à l'échelle de l’entreprise afin de porter nos plans de croissance. Nous voulons rationaliser l’organisation, optimiser notre présence et nous retirer de certains marchés, travailler de manière plus simple et agile pour réaliser des économies de coûts brutes d’environ 1 milliard de dollars d’ici 2023, et financer ainsi nos projets de croissance. Nous sommes sur la bonne voie, avec des économies de coûts de 0,2 milliard de dollars déjà réalisées en 2021", commente UBS dans un communiqué. Elle indique également vouloir maintenir ses dépenses technologiques aux alentours de 10% des revenus tout en augmentant les investissements stratégiques dans l’informatique. UBS a annoncé récemment le rachat de Wealthfront aux Etats-Unis pour 1,4 milliard de dollars.
Credit Suisse vient de promouvoir Christian Huber au poste de directeur des opérations pour la gestion de fortune, à partir du premier mars prochain. Ce vétéran de la firme zurichoise, qui y travaille depuis plus de dix-huit ans, occupe un poste équivalent pour la banque privé suisse depuis 2019.
Les filiales de gestion des banques ont surpassé les boutiques en termes de collecte durant l’exercice 2021, selon une étude de Morningstar relayée par Les Echos. BNP Paribas AM monte sur la première marche du podium avec 15 milliards d’euros de flux nets, et entre dans le top 10 européen. La société est suivie de près par Amundi (CPR AM inclus), qui ne prend que la deuxième place malgré sa collecte de 17 milliards d’euros sur le marché des fonds indiciels, ce qui la place parmi les tout premiers fournisseurs européens dans ce domaine, juste derrière BlackRock et Vanguard. La troisième place française revient à AXA IM, avec +5,5 milliards d’euros. Dans la suite du classement, on notera notamment les 8 milliards d’euros collectés par Lyxor, ainsi que les 3,7 milliards par Carmignac, et les 2,5 milliards de Groupama AM. A l’inverse, Comgest a rendu 2,3 milliards d’euros.
Le britannique NextEnergy Capital (NEC) a annoncé la clôture finale de NextPower III ESG (NPIII ESG), portant le capital total levé à 896 millions de dollars. En incluant les co-investissements, le total des capitaux réunis pour sa stratégie d’investissement dépasse les 905 millions de dollars. Le capital levé est largement supérieur à l’objectif de 750 millions de dollars, assure NEC, et fait de ce fonds le plus important fonds privé de NEC à ce jour. NPIII ESG se concentre sur le secteur international des infrastructures solaires, ciblant principalement des projets dans des pays de l’OCDE, notamment les États-Unis, le Portugal, l’Espagne, le Chili et la Pologne. NEC assure qu’il s’agit du plus grand fonds d’infrastructure solaire axé sur les pays de l’OCDE au niveau mondial. Ses investisseurs viennent de neuf pays différents.
La Française Real Estate Managers (REM), spécialisée dans l’investissement immobilier, a annoncé que sa Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) thématique LF Avenir Santé avait obtenu le Label ISR (Investissement Socialement Responsable) en parallèle de la finalisation de sa première acquisition. LF Avenir Santé, classifiée Article 8 selon le règlement Disclosure, investit dans des actifs immobiliers médico-sociaux «en adéquation avec les nouveaux besoins générationnels, de la médecine de ville aux logements alternatifs», explique La Française REM. Sa première acquisition s’est portée sur l’immeuble Le Rockefeller à Lyon, livré en 2019 et qui doit permettre de regrouper une centaine de cabinets de consultation médicaux et paramédicaux pluridisciplinaires, allant de la médecine générale à la psychologie en passant par la radiologie et l’oncologie ou bien encore la diététique. L’immeuble accueille également un centre de balnéothérapie, une crèche, des espaces de recherche et un restaurant. Il compte également plus de 160 places de parking. Le Rockefeller est entièrement loué dans le cadre d’un bail ferme de 12 ans à Medicina, qui créé et gère des pôles de santé.
Lorsque le coronavirus est apparu, Bill Ackman a gagné des milliards en pariant que le marché se trompait sur les conséquences économiques du virus, écrit le Wall Street Journal. Puis il a recommencé un an plus tard. Grâce à deux investissements complexes dans de la dette - l’un présageant l’arrêt rapide de l'économie et l’autre sa réouverture fiévreuse - Bill Ackman a réalisé près de 4 milliards de dollars de bénéfices pour une dépense d’environ 200 millions de dollars, selon des documents du fonds et des sources proches du dossier. C’est un nouvel épisode de la saga de l’ascension, de la chute et de la renaissance du gérant de hedge funds, qui a révélé la semaine dernière détenir une participation importante dans Netflix. Bill Ackman s’est fait connaître en tant qu’agitateur d’entreprises, faisant de sa société, Pershing Square Capital Management, l’un des plus grands fonds activistes au monde. Il a ensuite fait des paris désastreux sur le fabricant de médicaments Valeant et le distributeur de compléments alimentaires Herbalife Nutrition et a connu quatre années consécutives de pertes. Au moment où la pandémie a commencé, les actifs de Pershing Square étaient revenus de 20 milliards de dollars à moins de 7 milliards de dollars. Aujourd’hui, Pershing Square a renoué avec sa taille maximale. Son fonds coté en Bourse a gagné 70 % en 2020 et 27 % l’année dernière.
Newton Investment Management, affilié de BNY Mellon Investment Management, a recruté trois professionnels de l’investissement, indique un communiqué de la firme. Début mars, David Cumming, ancien responsable des actions d’Aviva Investors et de Standard Life Investments, va prendre les rênes de la stratégie UK Equity Income de Newton ainsi que le fonds UK Income de BNY Mellon. Il sera rattaché à John Porter, directeur des investissements actions de Newton. Georgina Cooper, ex-gérante de fonds actions britanniques chez abrdn,rejoindra aussi l'équipe actions britanniques de Newton IM en tant que gérante sur les fondsBNY Mellon UK Equity et BNY Mellon Sustainable UK Opportunities. Mitesh Sheth deviendra, lui, responsable des investissements multi-actifs de Newton IM à compter du 1er mars après avoir été directeur général de Redington ces cinq dernières années. Il évoluera sous les ordres du directeur général de la firme Euan Munro et supervisera quelque 51,7milliards de livres sterling gérés par les équipes multi-actifs et obligataires de Londres et celle des solutions multi-actifs quantitatives basée à San Francisco.
La société de gestion américaine Ark Invest, connue pour ses paris sur la technologie, a publié la semaine dernière son rapport de recherche annuel, Big Ideas 2022. Elle évoque dans ce rapport 14 technologies dites disruptives dont elle évalue la capitalisation boursière totale à 14.000 milliards de dollars (12.515 milliards d’euros)pour 2020 et estime qu’elle devrait atteindre 210.000 milliards de dollars (187.692 milliards d’euros) en 2030. Parmi ces technologies, cinq devraient générer des rendements importants sur le marché des actions sur le long terme, à savoir l’intelligence artificielle, les technologies de batteries, la blockchain, la robotique et le séquençage de gênes. Ark prédit aussi que les crypto-actifs et portefeuilles digitaux devraient peser quelque 50.000 milliards de dollars en capitalisation boursière d’ici 2030 via les segments de blockchain et les portefeuilles digitaux. « Nous pensons que des milliards de milliards de dollars de transactions en cash seront digitalisées, ce qui représentera une opportunité de monétisation de la data à peu près équivalente à celle de Google Search. Les portefeuilles digitaux pourraient devenir le point de contact pour une variété de services digitaux. Les institutions financières traditionnelles pourraient être en danger», note le rapport d’Ark. L’essor du bitcoin à venir A propos du bitcoin, l’analyste d’Ark, Yassine Elmandjra, estime que la capitalisation boursière du crypto-actif pourrait être multiplié par 25,9 pour atteindre 28.500 milliards de dollars en 2030 contre 1.100 milliards de dollars en 2021, qui était déjà un record de valorisation. Yassine Elmandjra prédit qu’un bitcoin vaudra 1,36 million de dollars en 2030. Pour l’heure, au 31 janvier 2022, le prix du crypto-actif oscille dans la fourchette des37.000-38.000dollars après avoir atteint les 64.000 dollars en novembre dernier. Ark détaille les possibles cas d’utilisation du bitcoin en 2030. A horizon 2030, la société de gestion pronostique que le bitcoin représentera 50% de la capitalisation totale de l’or, 5% du cash des sociétés de l’indice actions américaines S&P 500 ou encore 2,55% des actifs des institutionnels. Aussi le bitcoin devrait-il former 1% des réserves de trésorerie des nations. Concernant l’aspect non-durable du bitcoin, décrié pour la grande quantité d’énergie nécessaire au minage du crypto-actif, Ark pense que les mineurs de bitcoin pourraient faire le jeu des nouvelles technologies générant de l’énergie renouvelable. Ainsi, les sources d’énergie non-carbonées comme l’éolien et le solaire «pourraient répondre à un pourcentage plus important de la demande du réseau si le minage de bitcoins a un impact sur le réseau électrique». Les propriétaires d’actifs énergétiques pourraient aussi devenir des mineurs de bitcoins, prédit encore la société dirigée par Cathie Wood.
Vanguard a ajouté Ariel Investments à la liste des sociétés qui gèrent le fonds Vanguard Explorer Value Fund. La boutique rejoint Cardinal Capital Management et Frontier Capital Management. La société se verra confier 10 % du fonds. Le reste des actifs se partagera entre les deux autres gestionnaires. Ariel Investments a été fondée en 1983 en tant que société de gestion sur les valeurs moyennes avec un style value. C’était aussi la première société de gestion de fonds détenue par des noirs aux Etats-Unis. La boutique est devenue une société internationale offrant toute une palette de stratégies d’investissement. La gestion cherche à détecter des entreprises qui ne sont pas correctement valorisées et dont la valeur doit se déployer avec le temps.
La fintech Moneyfarm, dans laquelle M&G a récemment pris une participation minoritaire, lance sa première gamme de portefeuilles d’investissements socialement responsables. Il s’agit de sept portefeuilles en ETF, diversifiés et conçus pour satisfaire différents profils d’investisseurs en termes de propension au risque et horizon temporel. Des frais de gestion annuels compris entre 0,4 % et 1 % sont appliqués en fonction des capitaux investis. Cinq critères ont été identifiés pour choisir les ETF : réduction des risques, attention aux aspects sociaux, priorité aux aspects climatiques, exposition active et activisme de l’émetteur.