Les banques suisses présentes à Singapour sont continuellement à la recherche de talents dans la gestion privée. Une quête qui alimente la volatilité des rémunérations sur le marché du travail à Singapour, rapporte L’Agefi suisse. Le type de gérant recherché est généralement local, avec cinq ans d’expérience, un portefeuille de clients issus d'économies à forte croissance, avoisinant 200 millions de francs. Selon certains professionnels du recrutement, présents en Europe comme en Asie, la fidélité de ces clients relationship managers plutôt juniors se joue souvent à 100.000 francs près. Les coûts générés par cette situation s’ajoutent à ceux venant des mesures de régularisation fiscale toujours plus strictes à Singapour.
Co-fondateur du hedge fund Ikos (3 milliards de dollars), Martin Coward se prépare à lancer un hedge fund concurrent, ce qui risque d’aggraver encore les tensions avec le CEO Elena Ambrosiadou, l'épouse dont il est en train de se séparer, rapporte le Financial Times. Le nouveau fonds utilisera comme Ikos des programmes informatiques extrêmement complexes pour opérer sur les marchés du monde entier, programmes qui ont été conçus par Martin Coward.
Et c'est fort de ce constat que l'AFG œuvre pour lui donner la place qu'elle mérite en Europe, chiffres à l'appui, comme le rappelle Pierre Bollon, délégué général de l'association. Dans ce cadre, l'association professionnelle était récemment à Londres. Elle ne compte pas en rester là. Un récent recrutement à Paris d'une personne dédiée à l'international, la prochaine naissance d'un site internet, d'autres manifestations en France et à l'étranger font également partie de la stratégie de l'association pour promouvoir la gestion française.
En août dernier, Ignis Asset Management, filiale de l’assureur britannique Phoenix, annonçait la réduction de sa participation de 50 % à 40 % dans sa coentreprise avec la société de gestion Argonaut. En 2010, rappelle La Tribune, Ignis AM réduisait sa participation dans Hexam à 35 % et se lançait dans une joint-venture avec Castle Hill Asset Management (49 %-51 %). Aujourd’hui, Ignis souhaite donner la priorité au lancement de nouveaux produits. Côté distribution externe, la société de gestion compte se renforcer au Luxembourg et en Italie, où un bureau vient d'être ouvert. L’ouverture d’un bureau à Paris n’est pas à l’ordre du jour.
GLG s’intéresse à un type de profil de salles de marchés, le teneur de marché, indique dans un entretien aux Echos son directeur général, Pierre Lagrange, également membre du comité exécutif de Man Group. «En général, il ne perd pas d’argent, il est très discipliné, méthodique, et travaille sur des marges faibles. C’est sa compétence sur la gestion des flux à court terme qui nous intéresse», explique Pierre Lagrange.En revanche, GLG recrute très peu de traders pour compte propre des banques «car il est très difficile de savoir à priori ce qui relève de leur talent propre et de leur environnement».
Le mardi 1er novembre, la banque privée Coutts va tenter de se relancer. A cette occasion, afin de revitaliser son image, elle abandonne le nom de Royal Bank of Scotland qu’elle utilisait hors du Royaume-Uni (Suisse, Moyen-Orient, Singapour, Hong-Kong et Inde) depuis 2008, indique le Financial Times. Elle fonctionnera désormais sous une marque unique partout dans le monde : Coutts. L’idée est de moderniser l’institution, créée en 1692, et de donner une image plus dynamique de la gestion des investissements.
Henderson Global Investors s’est associé à José Mourinho, l’entraîneur de l’équipe de football du Real Madrid, pour une nouvelle campagne de publicité diffusée au Royaume-Uni, en Europe continentale et en Asie à partir du 31 octobre. La campagne, qui établit un parallèle entre le football et la gestion d’actifs, apparaîtra dans les quotidiens nationaux, la presse spécialisée, sur Internet, en extérieur et dans le «hors média».
Le britannique Henderson a annoncé la fermeture de ses stratégies quantitatives sur les devises, à savoir le fonds Henderson Horizon Global Currency, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 36,7 millions de livres, et le fonds Ucits III Henderson Global Currency (10 millions de livres), selon Fund Web.Conséquence de cette décision, les cinq membres de l'équipe qui gérait ces stratégies sont toutes sur le départ. Les deux fonds seront liquidés et les capitaux rendus aux actionnaires.
Pierre André Shaffter est administrateur de la Caisse de pensions de la Collectivité ecclésiastique cantonale de Jura pastorale (26 millions de francs suisses). Il a répondu aux questions d’Instit Invest au sujet de la politique d’investissement de Jura pastoral. Comment se structure votre allocation stratégique et tactique d’actifs financiers ? De la Suisse, je ne ressens pas la même perception que les personnes domiciliées dans les pays en euros. Nous construisons donc notre stratégie d’allocation avec une grande part d’obligations en francs suisses (40%) et en monnaies étrangères (15%). Nous souhaitons aussi investir 15% en actions étrangères tout en gardant la majorité de notre portefeuille en Suisse, en actions pour 15%, dans l’immobilier pour 12%. Enfin, nous ciblons 3% de placements alternatifs en matières premières et pas du tout de liquidité. En ce qui concerne l’allocation tactique, nous avons 53% d’obligations, dont 18% à l'étranger, 13% d’actions suisses et 13 % d’actions étrangères, 14% d’immobilier, 5% de liquidités et 2% de placements alternatifs. Nous faisons entre autre appel à Swisscanto pour l’allocation obligataire, mais également pour une partie de notre portefeuille d’actions. Pour l’immobilier, nos actifs sont répartis entre USB Sima, La Foncière, le fonds immobiliers romand FIR, Immofonds et Swisscanto pour l’immobilier international. Quelles sont vos attentes en termes de rendement du portefeuille d’actifs ? Aucune attente particulière. Les rendements ne proviennent plus, comme auparavant, des résultats des sociétés mais sont influencés par des facteurs extérieurs qui n’ont rien à voir avec l'économie. Le taux de couverture de la caisse de pensions est très proche de 100% et cela me convient tout à fait. Quelle politique adoptez-vous pour limiter l’impact de la crise qui touche actuellement l’Europe ? Nous avons changé très peu de choses, je me contente d’une très grande prudence et l’accumulation de cashflow ces dernières semaines. Je gère directement notre portefeuille en me basant sur les décisions prises par le comité de placement, mais la situation change tellement vite qu’une politique adoptée il y a 10 jours n’est déjà plus valable aujourd’hui. La gestion d’une caisse de pensions n’est pas axée sur du court terme, donc nous n’avons pas modifié nos politiques au regard des événements récents. J’ai toutefois réduit notre exposition aux actifs japonais début juillet, en raison de la catastrophe de Fukushima.
Le tribunal de commerce de Beauvais a confié au fonds la reprise d’Anovo, en redressement judiciaire depuis le mois de juillet dernier. Le projet avait déjà obtenu la préférence des salariés en étant le mieux-disant socialement parmi les prétendants.
TMX Group, opérateur de la Bourse de Toronto, a indiqué cette nuit que son conseil avait approuvé à l’unanimité l’offre de 3,8 milliards de dollars canadiens (2,7 milliards d’euros) formulée par Maple Group, un consortium d’établissements financiers et fonds de pension canadiens. Les actionnaires de TMX sont invités à accepter la proposition, dont la validité a été prolongée jusqu’au 31 janvier prochain.
Le fonds anglo-saxon Trilantic Capital Partners et le fonds franco-canadien Sagard sont dans la course pour reprendre Eurodough, la filiale française de pâtes prêtes à cuire du groupe agroalimentaire américain Sara Lee, ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier. Eurodough serait valorisée entre 100 et 150 millions d’euros.
L’actuel président de la BCE a indiqué à Reuters que les propos de Mario Draghi, qui devrait prendre sa succession demain, concernant les rachats de dettes souveraines italienne et espagnole sur le marché ont été «sur-interprétés». Selon lui, la BCE n’a pas vocation à «se substituer aux gouvernements» et «ne s’y substituera pas» pour adresser une réponse à la crise de la dette souveraine en zone euro. Mario Draghi avait ravivé les espoirs d’une intervention conjointe de l’EFSF et de la BCE en indiquant que la banque était prête à continuer ses rachats non-conventionnels pour garantir la fluidité des marchés La BCE a réduit la taille de ses rachats d’obligations souveraines lors de la semaine au 28 octobre à 4 milliards d’euros, contre 4,49 milliards la semaine précédente. La BCE procédera aujourd’hui, et non demain, à un appel d’offres pour des dépôts à une semaine pour neutraliser ses achats.
De sources concordantes, le conseil d’administration de MF Global Holdings s’est réuni ce week-end pour discuter des options possibles, dont une cession du courtier ou une mise en faillite, pour laquelle des conseillers ont été recrutés. Le New York Times avançait hier soir que seul Interactive Brokers restait en lice pour une reprise. Le titre de MF Global a chuté la semaine dernière sous le coup de mauvais résultats et de l’abaissement de sa note par Moody’s.
Le groupe de capital-investissement a émis une offre de rachat d’environ 4 milliards de livres (4,55 milliards d’euros) sur la branche assurance de Royal Bank of Scotland, selon le journal britannique. Sauvée de la faillite en 2008, RBS, détenue désormais à 83% par l’Etat, cherche à céder RBS Insurance, valorisé dans ses comptes à 4,3 milliards de livres. Le journal précise que l’offre a été formulée lors des dernières semaines et que, selon une source proche de RBS, d’autres groupes ont manifesté leur intérêt pour cette activité au cours des derniers mois.
Le quotidien croit savoir que le favori à la reprise d’actifs de l’éditeur musical britannique, Warner Music Group, détenu par le milliardaire Len Blavatnik, a renoncé à prendre part aux enchères. Le prétendant semblait bien parti pour empocher la vente par Citigroup de plusieurs labels dont Capitol et Virgin pour 1,5 milliard de dollars.
Dans un entretien accordé au journal, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schaeuble, indique que l’Europe devrait prendre l’initiative de l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, même si elle ne bénéficie pas du soutien du soutien du Royaume-Uni, opposé au projet. «Si nous n’arrivons pas à un accord avec les 27, alors nous devrions envisager de l’introduire à 17 en premier lieu» précise-t-il.
Le quotidien britannique assure qu’Arle Capital Partners, l’ancienne division de Candover Investments scindée en avril dernier,a remis à l’ordre du jour les discussions pour la cession de Capital Safety Group. Ce dernier serait valorisée jusqu’à un milliard de livres, dette comprise. Des négociations informelles seraient engagées avec notamment Cinven et Warburg Pincus.