L’américain Neuberger Berman (183 milliards de dollars d’encours au 30 septembre) a annoncé avoir levé 720 millions de dollars pour son nouveau fonds de fonds de private equity, le NB Crossroads 2010 Fund. Ce portefeuille sera investi en fonds de private equity de la meilleure qualité (premier private equity funds) ou co-investi avec de tels fonds.Au 31 octobre, il était investi dans 19 fonds et dans 7 co-investissements ainsi que dans 15 placements secondaires de fonds de private equity.Depuis janvier 2010, Neuberger Berman a levé 1,5 milliard de dollars pour sa plate-forme de fonds de fonds de private equity. Au total, le groupe gère des engagements supérieurs à 12 milliards de dollars dans le private equity et 17 milliards dans l’alternatif (au 30 septembre). L'équipe dédiée au private equity est composée de 175 personnes basées à New York, Dallas, Londres et Hong-Kong.
Selon Les Echos, qui se fonde sur un document publié par la Securities and Exchange Commission, l’un des plus grands fonds activistes britanniques, The Children’s Investment Fund, est entré au capital de News Corp en achetant 53,8 millions de titres au cours du troisième trimestre pour une valeur de 833 millions de dollars. Cette offensive a été menée en parallèle avec d’autres fonds spéculatifs entrés au capital de ce géant des médias pesant plus de 43 milliards de dollars en Bourse (Eton Park Capital Management, Paulson & Co., Elliott Management) tandis que Lone Pine Capital et Maverick Capital Management ont chacun augmenté leurs participations. Ces fonds entendent tirer parti des difficultés de l’entreprise, minée par le scandale des écoutes téléphoniques pirates qui ont abouti à la fermeture du tabloïd «News of the World».
L’Australien Greg Coffey, qui a été pris à contre-pied par la volatilité qu’a provoquée la crise de la zone euro, démissionne de son poste de gérant du Moore Emerging Markets Fund, qui affiche des performances décevantes (- 7 % sur les dix derniers mois) et subit des rachats (il est tombé à quelques centaines de millions contre 1,5 milliard de dollars en début d’année. Le Financial Times rapporte que le fonds sera maintenant géré par le milliardaire américain Louis Bacon, fondateur de Moore Capital. De son côté, Greg Coffey a pris la gestion du GC Moore Macro Fund, qui affiche une performance de 5 % ce mois-ci, et affiche déjà 750 millions de dollars d’encours.
Non seulement Threadneedle a pris récemment en charge pour 8 milliards de livres de fonds retail de LV= Asset Management, mais le gestionnaire britannique a recruté Julian Thomas, head of product développement de son partenaire, comme director of product development au sein de l’équipe produits dirigée par Nick Ring «global head of product».L’impétrant remplace Damian Barry, qui fait partie des gérants de Threadneedle auxquels sont confiés des fonds LVAM. Ce dernier est désormais gérant de fonds multigérés ; il est précisément co-gérant de six de ces fonds (lire Newsmanagers du 2 novembre).
Vanguard Asset Management vient de recruter Joy Yang en tant que responsable de l’équipe actions à Londres. Elle a plus de 20 ans d’expérience et a travaillé chez Scudder, BGI, Axa Rosenberg et Scottish Widows.La société de gestion a également embauché Nick Pierce en tant que responsable des activités «fixed income». Il était précédemment chez BGI et Gartmore.
Pour le semestre au 30 septembre, Liontrust Asset Management affiche un bénéfice avant impôt de 1,7 million de livres contre une perte de 3,9 millions pour la période correspondante de 2010-2011 (initialement, la perte avait été chiffrée à 1,6 million de livres). Le gestionnaire britannique avait accusé une perte de 1,7 million pour l’ensemble de l’exercice au 31 mars dernier (lire Newsmanagers du 16 juin).L’encours à fin septembre s’inscrivait à 1.192 millions de livres contre 1.118 millions douze mois plutôt. Au 10 novembre, les actifs gérés se situaient à 1.354 millions de livres. Par rapport à fin mars 2011 (1.256 millions), la baisse se situe à 5,10 %, essentiellement à cause de l’effet de marché.Durant les six mois à fin septembre, les souscriptions nettes ont porté sur 59 millions de livres, auxquels se sont ajoutés 12 millions de livres depuis le 1er octobre. La collecte nette avait été affichée à 6,3 millions de livres pour la période correspondante de 2010.Les recettes de commissions de performance ont triplé durant le premier semestre de l’exercice au 31 mars pour ressortir à 0,6 million de livres.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP a commenté les récents changements au sein de son allocation d’actifs: Notre allocation d’actifs est celle d’un investisseur de moyen terme. Il faut également souligner que sur les 20 prochaines années, nous allons avoir un cash-flow net positif de 1.5 milliard d’euros, donc nous n’avons pas besoin de vendre le moindre actif pour payer les prestations que nous devons verser. Jusqu’au 1er janvier 2011, nous étions obligés d’investir, du fait de la réglementation, à hauteur de 75% dans des actifs obligataires. Depuis, nous avons obtenu de baisser notre allocation obligataire à 65% et nous avons donc la possibilité d’investir dans les prochaines années jusqu'à 10% de l’actif dans l’immobilier. Historiquement, nous sommes très investis en obligations souveraines, mais nous avons commencé à nous diversifier en obligations d’entreprise. Nous n’avons par contre pas pu bénéficier de la baisse des marchés compte tenu d’une allocation qui reste définie en flux par rapport au cash-flow net positif de l’année. Il est difficile même pour un investisseur de long terme comme le RAFP de surmonter les réticences culturelles qui s’opposent à l’adoption d’une vraie stratégie contrariante. La gouvernance de nos institutions, comme chacun d’entre nous, a du mal à surmonter la pression de l’immédiat. Mes administrateurs souhaitent une gestion active benchmarkée, ce qui est déjà une sorte d’oxymore. Il faut ainsi souligner le rôle réducteur de notre gestion par benchmark. Quand le gestionnaire s'écarte à la hausse, alors là il n’y a pas de problème, mais quand c’est à la baisse, il ne faut pas plus de 6 mois pour que l’on nous demande d’en changer. Face à ce phénomène, nos gérants sont donc tentés de suivre les benchmarks que nous leur donnons. En mars 2009, nous avions 12.5% d’actions dans le portefeuille alors que nous avions la possibilité dans notre allocation stratégique d’en posséder jusqu'à 25%. Alors que c'était le bon moment pour nous renforcer, le conseil d’administration nous poussait à vendre pour suivre les tendances du marché.
Lors d’une table ronde organisée par Option Finance, Etienne Stofer, directeur de la Caisse de Retraite du Personnel Naviguant professionnel de l’aéronautique civil (CRPN) s’est exprimé sur les récents changements au sein de la gestion financière: De début 2009 à début 2010, nous avons en effet choisi d’arbitrer intégralement notre portefeuille obligataire de titres souverains avec une maturité inférieure à six ans, vers des obligations d’entreprises. Les titres d’Etats étaient devenus moins attrayants, par le niveau des taux, les spreads et leur volatilité. notre portefeuille crédit (corporate et financière), qui représente 55% de nos encours obligataires, affiche une duration moyenne de trois ans. Nous nous fixons comme contrainte de ne pas prendre de risque unitaire par émetteur supérieur à 0.4% de nos réserves. Malgré la hausse colossale des spreads ces derniers mois, cette stratégie a été très profitable en 2009 et 2010 et au premier semestre 2011. Jusqu'à présent, nous n’avons pas eu de défaillance, même si nous sommes inquiets actuellement sur une ligne d’une subordonnée bancaire. Concernant les titres souverains de maturité longue, ces derniers mois, nous avons vendu nos titres italiens et espagnols. Et nous n’avions plus de positions sur l’Irlande, la Grèce, ni le Portugal depuis longtemps. Aujourd’hui, nous ne possédons que des emprunts des pays notés AAA, en particulier la France, l’Allemagne, l’Union européenne, l’Autriche et les Pays-Bas. En parallèle, nous avons arrêté nos investissements sur les produits structurés, qui représentaient déjà une part très modeste au sein du portefeuille. Nous avons par contre, maintenu notre poche actions. Début 2011, nous avons pris quelques bénéfices sur notre portefeuille actions, qui était surpondéré en 2010 par rapport à notre allocation stratégique. Notre allocation s'élève aujourd’hui à 30% de la totalité des réserves et à 37,5% sur les seules réserves mobilières, ce qui est en ligne avec l’allocation stratégique. Nous sommes sortis des fonds de fonds alternatifs progressivement entre fin 2008 et fin septembre dernier. Nos instances ont décidé de quitter cette classe d’actifs, même pour les fonds qui n’ont pas démérité sur cette période, à cause de leur manque de transparence. Nous sommes modestement investis sur quelques fonds de long short equity européen, sur lesquels nous avons un niveau de transparence acceptable, c’est à dire dont nous connaissons les positions acheteuses un mois après et vendeuses deux mois après. Le degré de satisfaction que nous avons de nos gérants varie d’une année à l’autre et d’un type d’actif à l’autre. Depuis un certain temps, nous sommes plutôt satisfaits des gérants d’actions européennes mais pas du tout des gérants d’actions américaines.
La crise de la dette pourrait permettre à la finance islamique de quasiment doubler ses actifs à 1.800 milliards de dollars d’ici 2016, selon une étude de Deutsche Bank,la stagnation du crédit corporate poussant les émetteurs à chercher des solutions de financement alternatives. L’industrie des obligations islamiques (sukuk), chiffrée à 50 milliards de dollars, qui représente actuellement 1% de l’émission totale de dette, attire un nombre croissant d’émetteurs et fournit des perspectives de croissance importante des revenus de commission pour les institutions financières islamiques. La liquidité du marché a éveillé l’intérêt d’acteurs de premier plan, à l’image de Goldman Sachs qui vient de créer un programme sukuk de 2 milliards de dollars. Deutsche Bank souligne par ailleurs que le pipeline d’émissions de sukuk pourrait être alimenté par le fait que de nombreux émetteurs européens sont détenus en partie par des fonds souverains du Golfe.
Le 21st Century Business Herald, citant des sources proches du régulateur, indique que la Commission bancaire chinoise a interdit aux banques de distribuer des produits de gestion de fortune dont la maturité est inférieure ou égale à un mois. Avec pour objectif d’atténuer la volatilité.
Le président du Conseil italien, qui s’est aussi réservé les Finances dans le gouvernement de techniciens formé hier, doit présenter son programme économique aujourd’hui.
Le chef de file des conservateurs grecs, Antonis Samaras, a annoncé qu’il votera cet après-midi la confiance au nouveau gouvernement d’unité afin de permettre le déblocage de la sixième tranche d’aide au pays, même s’il a refusé de signer l’engagement écrit de respecter les modalités du dernier plan de sauvetage de la Grèce. «Y a-t-il plus grand engagement que de voter la confiance au gouvernement qui a été formé pour cette raison ?», a-t-il déclaré au parlement. Le cabinet de Lucas Papadémos devrait remporter confortablement la confiance du parlement.
L’inflation est ressortie en hausse de 3,0% d’un an sur l’autre au mois d’octobre, a annoncé l’agence Eurostat. D’un mois sur l’autre, la hausse des prix s’est inscrite à 0,3%. Dans les deux cas, ces progressions sont conformes aux attentes. Le mois précédent, l’inflation avait déjà atteint 3,0% en rythme annuel.
Les fonds actions en Europe ont enregistré une décollecte nette de 17 milliards d’euros en septembre contre 26 milliards au mois d’août, a indiqué l’Efama, l’association européenne de gestion. En revanche, sur l’ensemble des fonds Ucits, la décollecte s’est fortement accélérée pour atteindre 49 milliards, soit plus du double des 20 milliards de sorties du mois précédent. Quant aux non-Ucits, les entrées ont été limitées à 4,9 milliards contre 8,1 milliards en août. L’ensemble des actifs gérés par l’industrie a baissé de près de 500 milliards depuis le début de l’année, à 7.478 milliards d’euros.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a transmis mercredi à la Commission européenne ses propositions pour l’application de la directive AIFM sur les gestionnaires de fonds alternatifs (hedge funds, fonds immobilier, private equity). Cet épais document précise les modalités de mise en oeuvre de la directive en matière de calcul du levier dans les fonds, de responsabilité des dépositaires, et d’application des règles aux acteurs non européens. Il reviendra à Bruxelles de les reprendre à son compte, dans le courant de l’année prochaine.
La légère accalmie de ce matin aura été de courte durée. A la mi-journée, l'écart de taux entre la France et l’Allemagne est remonté à un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro. Sur le 10 ans, il atteint 195 points de base. De même, les taux italiens sont repartis à la hausse, à 7,189% pour le 10 ans, contre 6,839% hier, grâce aux achats d’obligations italiennes par la Banque centrale européenne.
Après une entrevue en fin de matinée avec le président de la République italienne, Mario Monti a dévoilé la liste de son gouvernement. En plus de son poste de président du Conseil, l’ancien commissaire européen cumulera la fonction de ministre de l’Economie et des Finances. Il a nommé Corrado Passera, l’actuel PDG de la banque Intesa Sanpaolo, au ministère de l’Industrie, des Infrasctructures et des Transports. Enzo Moavero, un proche de Mario Monti lors de son passage à Bruxelles, sera en charge des affaires européennes.
“Frontier markets” refers to all those fast-growing countries that remain largely ignored by most investors. Naturally, these markets are a subject of many kinds of fear for investors, though they present real potential for returns, not unlike the traditional emerging markets at their beginnings. Sven Richter, head of frontier markets at Renaissance Asset Managers, tells Newsmanagers about the added value to be found in these markets, which he says have their own rightful place in an asset allocation.
For multiple services to its international funds in Spain and Mexico (EUR23bn), BBVA Asset Management has selected the Derivatives360 offering from BNY Mellon.The solution offers the Spanish group a variety of custom middle office services, including over-the-counter (OTC) transaction notification and confirmation, independent third-party valuation, portfolio reconciliation, collateral management, and custody.
Global investors are seeking respite from troubles in the eurozone by turning to U.S. and emerging market equities, according to the BofA Merrill Lynch Survey of Fund Managers for November to which an overall total 258 panelists with USD665 billion of assets under management participated. Globally, investors have slightly increased their exposure to equities since October’s survey. A net 5 percent of the panel is underweight equities, down from a net 7 percent a month ago. The proportion of investors overweight U.S. equities rose sharply to a net 20 percent from a net 6 percent in October. A net 27 percent of investors are overweight emerging markets, up from a net 9 percent last month. The eurozone remains the least popular region, but the proportion of investors underweight eurozone equities ticked down just one percentage point to a net 30 percent. That may appear surprising, insofar as gloom within the eurozone has intensified. A net 72 percent of European respondents to the regional survey believe Europe will experience recession in the coming 12 months, up from a net 37 percent in October. Fears of a global recession have eased. A net 31 percent of investors expect the world economy to avoid a recession, up from a net 25 percent last month. Behind the increased exposure to emerging market equities is increased faith in the resilience of China’s economy, says BofA Merrill Lynch. More than three-quarters of the panel (78 percent) expect a soft landing, with China delivering better than 7 percent growth during the year. The proportion of regional investors believing that China’s economy will weaken in the coming year has fallen to a net 25 percent from a net 47 percent in October. For the first time since March 2009, investors predict that short-term rates will fall in the next 12 months. A net 5 percent of the panel say rates will be lower a year from now, compared with a net 9 percent predicting higher rates last month – a potential signal that as concerns about inflation in emerging markets erode, the question of deflation could be on investors’ minds.