La société a réalisé une collecte nette de 1,1 milliard d'euros sur l'immobilier qui a largement compensé la décollecte sur les valeurs mobilières en 2011
S’il est évident que la zone euro s’engage à grand pas dans une décennie perdue, elle n’emprunte pas pour autant le même chemin que le Japon. La forte appréciation du yen (+75% de 1991 à 1995 en termes effectifs) avait bloqué un relais de croissance par la demande étrangère. La monnaie commune échappe à cette fatalité. L’euro a perdu 10% en termes effectifs et nominaux ces six derniers mois.
La dernière enquête trimestrielle de la BCE témoigne d’un nouveau durcissement des critères d’octroi de crédits aux entreprises et aux particuliers. La demande recule également. Compte tenu des nouvelles réglementations bancaires, le crédit restera restreint sur l’ensemble de 2012.
Au quatrième trimestre 2011, les établissements européens ont continué de durcir leurs conditions d’octroi de crédit, aux entreprises et aux particuliers, d’après l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne auprès des banques. Après l'étude d’octobre qui avait déjà montré un resserrement des conditions, la publication de la BCE était très attendue, les économistes espérant que l’injection à trois ans de la banque centrale du 21 décembre produise déjà des effets positifs. Mais rien de tel n’est visible dans l'étude. En net, la part des banques ayant durci les conditions d’octroi de crédit aux entreprises est passée de 16 % au troisième trimestre à 35 % au quatrième trimestre. Parallèlement, la demande baisse. Au premier trimestre, les banques anticipent une poursuite de ces deux tendances.
La Commission européenne a confirmé bloquer le projet de fusion entre Deutsche Börse et Nyse Euronext, qui aurait donné naissance au plus grand opérateur boursier mondial. L’exécutif communautaire a expliqué que le projet « aurait entraîné la création d’un quasi-monopole pour les transactions en Bourse, à l'échelon international, sur produits financiers dérivés européens ». « Ces marchés sont au coeur du système financier et il est essentiel qu’ils restent concurrentiels dans l’intérêt de l’ensemble de l'économie européenne », a déclaré le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, dans un communiqué. Deutsche Börse et Nyse Euronext ont indiqué être en discussions pour mettre un terme au projet de fusion. Nyse Euronext a dit qu’il prévoyait de reprendre un programme de rachat d’actions pour un montant de 550 millions de dollars après la publication de ses résultats du quatrième trimestre, le 10 février.
Le montant des actifs gérés par les sociétés de gestion de patrimoine sur le marché français ont diminué de 4,1% pour atteindre 2.636 milliards d’euros, annonce l’Association française de gestion financière (AFG). Dans ce contexte, les OPCVM de droit français ont subi l’essentiel de la désaffection des investisseurs, puisque leur montant sous gestion a reculé de 10,4% (à 1.206 milliards), alors que les actifs gérés sous mandat, y compris les fonds de droit étranger ont légèrement progressé (+1,9% à 1.430 milliards). L’AFG pointe la «très mauvaise tenue des marchés», mais également «une très vive concurrence des placements bancaires» et «l’alourdissement et l’instabilité de la fiscalité de l'épargne».
L’Allemagne a pu placer 4,093 milliards d’euros de papier obligataire à 10 ans, coupon de 2,0%, moyennant un rendement en baisse à 1,82% contre 1,93% lors de la précédente opération de ce type, a annoncé mercredi la la Bundesbank. Le ratio de couverture a légèrement progressé à 1,4 contre 1,3 dégagé lors de l’adjudication du 4 janvier 2012. Le montant total des offres était de 5,683 milliards d’euros.
La Chine continuera d’imposer un ratio de réserves obligatoires plus bas pour les petites banques qui prêtent aux PME, a annoncé mercredi le Conseil d’Etat chinois. Pékin rendra également plus facile pour les investisseurs privés et étrangers de placer leur argent dans de petits établissements de crédit orientés vers une clientèle de PME locales.
Le taux d’inflation annuel est resté stable en janvier dans la zone euro, demeurant pour le deuxième mois d’affilée à 2,7%, ce qui est conforme au consensus La hausse du chômage a provoqué une réduction des dépenses des ménages, poussant les entreprises à ne pas augmenter leurs prix, voire à les réduire.
L’indice des prix de détail harmonisé s’est replié plus que prévu en Allemagne en janvier, de -0,5%, donnant une variation annuelle de +2,3%, a annoncé l’Office fédéral de la statistique mercredi. Le consensus donnait une contraction mensuelle de 0,4% et une hausse annuelle de 2,3%.
L’activité manufacturière s’est contractée en janvier, pour le sixième mois consécutif, le sursaut affiché par l’Allemagne n’ayant pas suffi à éviter que la déprime se prolonge. La production industrielle a certes progressé, pour la première fois depuis juillet, mais l’enquête réalisée par Markit auprès des directeurs d’achat. Dans sa version définitive, l’indice est ressorti à 48,8, légèrement mieux que dans sa version flash (48,7) et qu’en décembre (46,9).
Le Portugal a émis pour 1,5 milliard d’euros de bons, répartis également entre échéances à trois et six mois, et bénéficié d’une baisse des rendements. Le trois mois a produit un taux de rendement moyen de 4,068% contre 4,346% lors de l’adjudication précédente voici deux semaines, tandis que l'émission à six mois a dégagé un taux de rendement moyen de 4,463% contre 4,740%.
Deutsche Börse et Nyse Euronext ne fusionneront pas. La Commission européenne a confirmé son opposition au projet de rapprochement des deux Bourses. Deutsche Börse a annoncé mercredi que la proposition de fusion avec Nyse Euronext a été bloquée par l’Union européenne. Le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, détaillera en fin de matin les motivations de ce rejet. L’une des principales craintes était de voir le nouvel ensemble contrôler plus de 90% du marché des produits dérivés cotés en Europe.
Le gestionnaire helvétique responsAbility (1 milliard de dollars d’encours) annonce avoir lancé ce qu’il pense être le premier fonds au monde à se spécialiser sur les petits exploitants agricoles dans les pays en développement et sur le commerce équitable, le responsAbility Fair Trade Fund. Ce produit de droit suisse a été lancé le 21 décembre 2011 en coopération avec Credit Suisse Funds et qui a obtenu l’agrément de commercialisation du régulateur suisse, la Finma.Le fonds mettra du capital d’exploitation à disposition de producteurs et des organismes de commercialisation (des coopératives, le plus souvent) pour le financement des récoltes, des exportations ou de l’achat d'équipements. Pour l’essentiel, le responsAbility Fair Trade Fund investit dans des obligations à taux fixe d’une échéance inférieure ou égale à un an.Le fonds est disponible en parts retail libellées en francs suisses, en euros et en dollars, tandis que les parts institutionnelles n’existent qu’en francs suises et en euros. L’objectif est une performance nette de 3 à 5 % sur une période de 5 ans.
Les actifs sous gestion de la Banque cantonale de Lucerne s’inscrivaient fin décembre à 25,1 milliards de francs suisses, en recul de 0,4% par rapport à décembre 2010. L’effet marché négatif n’a été qu’en partie compensé par une collecte nette de 382 millions de francs, a précisé la banque dans un communiqué.Le bénéfice après impôts a progressé de 2,5% à 173,6 millions de francs suisses. La banque se dit confiante pour 2012 et prévoit un résultat du même ordre de grandeur que celui de 2011.
Enakshi Roy, associate director, global emerging markets, chez Hermes Fund Managers, rejoint Baring Asset Management comme investment manager, Latin America, sous les ordres de Mike Simspon, head of Latin American equities. Elle avait auparavant travaillé chez Pinebridge Investments Europe à Londres et chez William Blair & Co à Chicago.
Les actifs sous gestion de F&C Asset Management s’inscrivaient fin décembre 2011 à 100,1 milliards de livres contre 103,2 milliards de livres trois mois plus tôt, a indiqué la société le 31 janvier.L’impact positif de la performance a représenté un montant de 2,5 milliards de livres, effacé par un effet devises négatif de 1,6 milliard de livres et une décollecte de 3,9 milliards de livres. F&C AM indique dans son communiqué que 2012 sera encore marqué par une décollecte significative, cette fois de Friends Life qui souhaite retirer 2,3 milliards de livres d’actifs d’ici à la fin de l’année.
Le gérant Patrick Harrington, chez Jupiter depuis mars 2009, a quitté la société avec effet immédiat, rapporte Money Marketing.Patrick Harrington pilotait le fonds des actifs sous-évalués (91 millions de livres), le fonds des trusts d’investissement de 100 millions de livres et co-gérait le fonds de revenus de 66 millions de livres.Depuis sa prise en charge en mars 2009, Patrick Harrington n’a jamais réussi à faire décoller les performances du fonds des actifs sous-évalués, qui sera désormais géré par Steve Davies, membre de l'équipe actions britanniques de Jupiter.
Le britannique M&G Investments a annoncé le 31 janvier la nomination d’Alex Jeffrey en qualité de directeur général de Prupim, le pôle de gestion de fonds immobiliers de la société.Alex Jeffrey travaillait précédemment chez MGPA, le cabinet de conseil indépendant spécialisé dans l’immobilier, où il était récemment chief investment officer. Il devrait prendre ses fonctions en juillet 2012 et sera rattaché au directeur général de M&G, Michael McLintock.Les actifs sous gestion de Prupim s'élèvent à environ 15 milliards de livres.
ACM Bernstein a précisé le 31 janvier que le portefeuille de son nouveau fonds luxembourgeois AB Select US Equity Portfolio*, spécialiste des grandes et moyennes capitalisations (lire Newsmanagers du 27 janvier), comportera entre 25 et 75 lignes et que la commission de gestion sera de 1,80 % pour les parts A.(*) LU0683600562
La société de gestion A Plus Finance, spécialisée dans le capital investissement, a annoncé la nomination de Fabrice Imbault au poste de directeur général adjoint. Il sera désormais en charge du développement, du commercial et du marketing de la société. Jusqu’ici directeur associé au sein d’A Plus Finance, «il appuiera désormais Frédéric Bayol et Niels Court-Payen au sein de la direction générale d’A Plus Finance, notamment pour coordonner l’action de l’ensemble des métiers», précise un communiqué. Par ailleurs, l’équipe commerciale est renforcée avec l’arrivée de Barbara Belvisi, nommée chargée de relations investisseurs. Au sein de l’équipe de Guillaume de Trogoff, directeur commercial, elle aura plus particulièrement en charge la relation avec les conseillers en gestion de patrimoine indépendants.Avant A Plus Finance, Fabrice Imbault a été directeur du marketing et communication chez Oddo AM. De son côté, Barbara Belvisi était précédemment chez Neo Capital Ltd. à Londres. A Plus Finance dispose de 400 millions d’euros sous gestion. L’objectif de la société de gestion est d’accompagner le développement institutionnel à travers les OPCI et les FCPR.
La Banque Postale AM a annoncé mardi 31 janvier la fusion/absorption du FCP LBPAM Responsable Tréso 2 (ex-LBP Responsable Garantie Novembre 2011) par la part E de LBPAM Responsable Tréso.
Le spécialiste américain des ETF WisdomTree a publié au titre du quatrième trimestre 2011 un bénéfice net de 0,9 million de dollars, contre 0,6 million au quatrième trimestre 2010 et 1,4 million de dollars au trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2011, le bénéfice net s'élève à 3,1 millions de dollars, comparé à une perte de 7,5 millions en 2010. La société a publié des souscriptions nettes 756 millions de dollars pour 2011. A la fin de l’année, les encours sous gestion s'établissaient à 12,2 milliards de dollars.
Natixis a annoncé la nomination de Philippe Jeanne à la fonction de responsable de la direction de la Gestion Financière (ALM). Il rapporte à Luc-Emmanuel Auberger, directeur Finances et Risques, membre du comité de direction générale de Natixis.Agé de 48 ans, Philippe Jeanne qui a rejoint la banque Calyon à Londres en 2003 en tant que responsable mondial du trading de marchés émergents est arrivé chez Natixis en 2005, où il occupait jusqu’ici le poste de responsable des activités de change, indique un communiqué.
A fin 2011, le bureau Muzinich de Paris gérait 1,8 milliard de dollars et a collecté 250 millions depuis le début de cette année. Selon Eric Pictet, le directeur général pour les pays francophones, les souscriptions nettes de l’an dernier ont dépassé les 900 millions de dollars, dont la moitié en provenance de France, le restant se répartissant sur le Luxembourg, la Belgique, Genève et Monaco.De plus, ajoute le manager «35 clients nouveaux sont venus nous rejoindre en 2011, des banques privées, des family offices et des assureurs, et nous servons ainsi plus de 80 clients». L’augmentation des actifs gérés et du nombre de clients n’est pas sans incidence sur l’effectif : «Nous sommes sur le point d’embaucher un commercial senior, qui sera entre autres chargé de Monaco et nous n’excluons pas de recruter un «support» avant la fin de l’année. Actuellement, nous sommes déjà trois personnes», indique Eric Pictet. Le bureau de Paris va déménager fin février, quittant le business center actuel pour s’installer sur 130 mètres carrés avenue de Wagram. Il y aura de la place, en cas de besoin, pour accueillir de nouveaux collaborateurs.Sur le plan des produits, Muzinich songe au lancement à la rentrée (septembre-octobre) d’un fonds qui viendrait compléter la gamme des fonds investis en obligations d’entreprises offerte aux investisseurs. Ce serait un fonds donnant une très large liberté aux gérants d’investir dans toutes les signatures et de pouvoir se couvrir, «mais nous sommes pour l’instant dans une phase d'étude», précise le patron de Paris.Ce dernier indique que l’expansion de Muzinich s’est construite sur l’analyse crédit et la prudence, ce sur quoi est venu se greffer avec le temps l’effet de gamme : «il n’est pas rare que nos clients aient trois produits de notre marque dans leur portefeuille. Bien entendu, nous avons deux atouts supplémentaires : notre taille est idéale, sans contraintes immédiates de capacités, et nous espérons que notre service se révèle un solide argument de vente», ajoute Eric Pictet.Une offre large et clairement segmentéeConcernant la gamme de produits, le manager souligne qu’elle est assez complète : «nous avons du long high yield mondial avec le Transatlanticyield (260 millions de dollars plus 50-60 millions en cours d’arrivée), qui va devenir «global» avec la possibilité à la marge de rajouter des titres émergents, Europeyield, un fonds high yield européen (175 millions d’euros), un fonds principalement euro " le Enhanced (900 millions d’euros) dont la notation moyenne est «investment grade» et la duration modifiée (duration to worst ou DTW) inférieure à 2 ans».L’offre comporte aussi un pur US B/BB, le haut du high yield, America Yield (2,3 milliards de dollars) et enfin le petit dernier, le Short Duration High Yield, lancé en octobre 2010, qui affiche déjà 2,7 milliards de dollars.A l'échelon du groupe Muzinich, l’encours des fonds a gonflé de manière spectaculaire ces dernières années, passant de 471 millions de dollars fin 2008 à 6,4 milliards fin 2011 (contre 3,02 milliards douze mois plus tôt) pendant que les actifs totaux fusaient, atteignant 13,77 milliards en fin d’année dernière contre 9,94 milliards fin 2010, 6,32 milliards fin 2009 et 3,14 milliards fin 2008. En d’autres termes, les fonds représentent environ 50 % de l’encours total, le reste se répartissant entre mandats et produits blancs (sub-advisory).Bien que Muzinich soit une société américaine, 90 % de ses encours proviennent d’Europe. «Cela posé, nous envisageons de lancer notre premier mutual fund aux Etats-Unis en mars. Ce sera un quasi-reflet du fonds coordonné Short Duration, avec 10 à 20 % de «loans». Nous avons au reste recruté deux personnes chez Seix, Michael Eachern, qui se chargera du nouveau produit et Sam Zona, le directeur du marketing de Seix, qui sera chargé du développement du marché américain», conclut Eric Pictet.