Au cours de la semaine qui a suivi l’annonce de la démission surprise de son gérant « star » Francisco Garcia Paramés, Bestinver a subi 763 millions d’euros de retraits dans sa gamme de fonds espagnols et luxembourgeois, soit 10,1 % des 7,53 milliards d’euros d’actifs gérés par la société de gestion espagnole, rapporte Funds People. Dans le détail, les véhicules domiciliés au Luxembourg ont enregistré des rachats de l’ordre de 385 millions d’euros tandis que les fonds domiciliés en Espagne ont connu 378 millions d’euros de retraits.
« 2014 est une belle année pour le développement à l’international ». C’est le constate de départ de Pascal Koenig, associé responsable de l’asset management chez Deloitte et animateur de la table ronde « Distribution à l’international, mode d’emploi », qui s’est tenue dans le cadre de L’AGEFI AMtech day à Paris ce mardi. Avec une collecte de 252 milliards d’euros depuis le début de l’année, l’industrie européenne des fonds se porte bien. Seule la France fait figure de mauvaise élève et souffre d’un marché de souscriptions négatives, contrairement à l’Italie, l’Espagne ou le Royaume-Uni, qui peuvent se targuer d’attirer d’importants flux vers les fonds. Les sociétés de gestion françaises ont donc tout intérêt à se tourner vers de nouveaux marchés pour « élargir leur zone de chalandise », souligne Pascal Koenig. Les principaux enjeux dans cette internationalisation sont la conquête de nouveaux encours, la visibilité de la marque ainsi que la fidélisation de nouveaux clients. Lors d’une récente étude publiée par Deloitte (lire Newsmanagers du 25/09/2014), des sociétés de gestion ont indiqué leurs principales difficultés rencontrées lors de l’internationalisation. Pour 70 %, la difficulté réside en la maîtrise des spécificités locales, comme la règlementation. Alors que 80 % des sociétés de gestion visant l’international (selon l’étude Deloitte) ont décidé de procéder à l’enregistrement de fonds à l’étranger, cette tendance s’inverse aujourd’hui. « D’importants efforts ont été faits sur l’accessibilité des fonds français à l’étranger par exemple », souligne Isabelle Silve, responsable produit distribution à l’international chez BNP Paribas Securities Services. Il y a donc des sociétés qui font marche arrière. « Le désenregistrement des fonds se fait pour des raisons de coûts principalement mais il y a également un plus grand pragmatisme chez les candidats à l’enregistrement, qui ont une approche plus réfléchie qui consiste à calculer le coût d’un enregistrement avant de se lancer », ajoute-t-elle. Pour Philippe Lebeau, responsable des relations investisseurs de Comgest, de nombreuses sociétés de gestion font l’erreur de prospecter avant même de définir une stratégie commerciale. Un autre point évoqué par les panélistes est celui du produit proposé sur les marchés étrangers et son adaptabilité. Yves Choueifaty, président de Tobam insiste sur le fait que sa société « n’a pas adapté les produits proposés aux spécificités locales ». La société, qui n’a que 9 % de son chiffre d’affaire qui provient de France, a visé dans chaque pays les 5 plus gros clients et a proposé des mandats de gestion. Tobam a par ailleurs sous-traité toutes les relations avec les régulateurs pour se concentrer sur la commercialisation et la gestion. Pour Patrick Rivière, directeur général de La Française, les acteurs les plus percutants sur le marché européen des fonds sont les sociétés de gestion américaines, « qui n’ont pas de biais domestique, alors que les acteurs européens ont tendance à proposer des fonds dont ils estiment qu’ils marcheront bien sur leur marché d’origine ». Il est selon lui important de s’obliger à avoir « la même démarche produit pour l’ensemble des marchés sur lesquels on est présent ». La Française s’est donc détourné de l’approche qui consiste à vendre les « best of » français de la gamme pour pousser de nouveaux produits « sur lesquels on ne nous attendait pas forcément sur le marché domestique », ajoute Patrick Rivière. Dans un souci d’harmonisation et d’efficacité, et toujours pour éviter le biais domestique néfaste, les équipes commerciales françaises et étrangères de La Française travaillent sous la même direction et sur les mêmes produits.
Fort de sa position de leader européen en gestion d’actifs avec 1.100 milliards de dollars d’encours, soit quelque 820 milliards d’euros, Amundi poursuit le développement de son offre sur les classes d’actifs les plus recherchées, tant en gestion active que passive. Le groupe a souligné le 30 septembre, à l’occasion d’un point de presse, sa volonté de faire de son expertise ETF et Indicielle l’un des de ses axes stratégiques de développement. L’objectif affiché est de doubler les encours sous gestion à 100 milliards de dollars d’ici 2017. Dans le secteur de la gestion indicielle en devenant «LE» partenaire européen des institutionnels dans le monde; dans le secteur des ETF, en accélérant la croissance en Europe et en lançant l’activité en Asie dès 2015 à partir de Hong Kong.Une ligne-métier «ETF & Indiciel» a été mise en place fin 2013 afin d’aligner les forces d’Amundi en vue de répondre au mieux aux besoins des investisseurs mondiaux sur ce type de gestion, que ce soit en gestion fonds ouverts ou en madats dédiés. En effet, l’expertise ETF & Indiciel repose sur une équipe de gestion spécialisée et d’un dispositif commercial dédié. Cette ligne-métier s’appuie également sur les ressources importantes du groupe, à la fois en termes de recherche, d’analyse, d’exécution des ordres, de gestion des risques et de crédit, au bénéfice des investisseurs.Amundi dispose de deux atouts majeurs dans sa décision d’accélérer sa croissance. Tout d’abord, des prix très compétitifs avec une moyenne des TER pondérée par les encours de 24 points de base contre 34 points de base pour le marché ETF européen. Ensuite, Amundi va continuer de miser sur l’innovation, une innovation qui ne passe pas par la complexité mais par l’utilité à l’instant «T» d’un produit. Par exemple, l’ETF Lowest Rated qui rassemble les emprunts d’Etats des périphériques (Italie, Espagne, Irlande) et dont l’encours atteint 1,9 milliard de dollars ou encore l’ETF Topix Daily Hedged qui offre une couverture de change (960 millions de dollars d’encours). «Notre ambition est de doubler nos encours d’ici trois ans. Notre activité ETF et Indiciel fait preuve d’une croissance forte puisque nous avons attiré près de 6 milliards de dollars de collecte nette depuis le début de l’année. Nous cherchons désormais à en accélérer le rythme en tirant parti de nos deux points forts : notre exceptionnel «pricing power», et notre capacité à innover et à créer des solutions sur mesure telles que celles récemment proposées en gestion Smart Beta, eu encore ISR/à faible intensité carbone», a expliqué Valérie Baudson, responsable du métier ETF et Indiciel chez Amundi. Désormais un acteur de premier rang en Europe, les actifs sous gestion d’Amundi ETF s'élevaient à mi-septembre à 18 milliards de dollars contre seulement 7 milliards de dollars en 2010.Du côté de la gestion indicielle, les investisseurs sont toujours à la recherche de solutions sur mesure dans un environnement en évolution constante. «Amundi a pris part activement à cette tendance. Le développement de la gestion indicielle s’inscrit parfaitement dans la stratégie d’Amundi qui se doit d’offrir un large choix de solutions à ses investisseurs via le développement de plateformes d’investissement spécifiques», a indiqué Yves Perrier, directeur général d’Amundi. «En gestion indicielle, Amundi bénéficie d’une structure de coûts très avantageuse et est reconnue auprès des institutionnels internationaux pour sa capacité à créer des solutions sur mesure répondant aux contraintes et besoins spécifiques de ses clients», a-t-il ajouté.Pourquoi le marché américain ne fait-il pas encore partie des projets de développement Amundi dans le secteur des ETF et de l’indiciel ? «Le marché américain est beaucoup plus mature et beaucoup plus encombré. Nous disposons d’un potentiel de croissance suffisant en Europe et en Asie, avec un avantage concurrentiel», a estimé Yves Perrier. Selon Valérie Baudson, la part de marché des ETF sur le segment retail en Europe est de l’ordre de 5% à 10% contre autour de 50% aux Etats-Unis. Le potentiel est effectivement énorme…Même si les institutionnels restent au centre de la stratégie d’Amundi.
Le départ surprise de Bill Gross a produit des effets néfastes chez Pimco. Ainsi, l’ETF Pimco Total Return a accusé des rachats de 448 millions de dollars vendredi 26 septembre, soit le jour de l’annonce du départ de Bill Gross, suivi de 98 millions de dollars de sorties lundi 29 septembre, rapporte Reuters qui cite un porte-parole de Pimco. L’agence de presse précise que les rachats du vendredi constituent un record pour l’ETF.
M&G Investments vient d’enregistrer en France le fonds M&G Global Floating Rate High Yield, lancé au Royaume-Uni le 11 septembre dernier. Géré par James Tomlins, ce produit «permet aux investisseurs particuliers de protéger la valeur de leurs investissements obligataires contre les hausses de taux d’intérêt», selon la société de gestion britannique.Le fonds est principalement investi sur les marchés obligataires mondiaux high yield à taux variable, qui représentent 43,9 milliards de dollars. «Ces titres fournissent une couverture naturelle contre les hausses de taux d’intérêt en versant un revenu variable révisé tous les trois mois», explique M&G par voie de communiqué de presse."Pour la première fois, les investisseurs retail au Royaume-Uni et en Europe continentale auront accès au marché des obligations high yield à taux variable par le biais d’un fonds d’investissement», commente James Tomlins. «Ce fonds offre non seulement aux investisseurs obligataires préoccupés par le risque de hausse des taux un moyen de protéger leur placement, mais il leur permet également de tirer parti de l’augmentation des rendements», ajoute le gérant. A noter que le fonds est également enregistré en Italie, selon le site Internet Bluerating. Caractéristiques du M&G Global Floating Rate High Yield FundParts de capitalisation A-H en EURFrais de gestion annuels 1,25%Droits d’entrée 4,00%Souscription initiale minimum (SICAV) 1,000 €Souscriptions minimales suivantes (SICAV) 75 €Code ISIN GB00BMP3SF82
Nasdaq OMX a annoncé que Compass EMP allait coter un nouvel ETF, le Compass EMP Developed 500 Enhanced Volatility Weighted Index ETF (Symbol: CIZ). Le nouveau produit sera coté sur le Nasdaq à compter de ce 1er octobre.Cet ETF smart beta se concentre sur les 500 plus grosses capitalisations mondiales, et propose une performance améliorée par le biais de critères fondamentaux et la pondération de la volatilité des différents titres.L’ETF peut aussi liquider 75% des titres de l’indice en cas de baisse des marchés.
La Luxembourg Fund Labelling Agency (LuxFLAG) a attribué à trois fonds le label LuxFLAG ESG (Environnement, Social et Gouvernance). Il s’agit des trois premiers fonds européens à recevoir cette nouvelle distinction : Nordea 1, SICAV - Emerging Stars Equity Fund, OFI Multiselect - Europe SRI Fund et Sparinvest SICAV Ethical Global Value. Par ailleurs, le fonds Symbiotics (SICAV) SEB Microfinance Fund II a reçu le label LuxFLAG Microfinance.
Mercer, l’un des consultants les plus influents dans le monde des fonds de pension, a dégradé la note du fonds Total Return de Pimco (223 milliards de dollars) alors qu’il bénéficiait de la plus haute distinction, compliquant la tache de la société de gestion pour convaincre ses clients de rester, rapporte le Financial Times. Quatre autres fonds gérés par Bill Gross ont aussi subi une baisse de leur note.
De plus en plus présents dans le paysage, les réseaux sociaux ne se sont pas encore vraiment imposés dans le secteur de la gestion d’actifs. Des exceptions existent bien entendu, à l’instar de BNP Paribas IP ou d’Amundi qui ont développé une vraie stratégie sur ces nouveaux supports que sont LinkedIn, Facebook, Twitter et consorts. Dans leur ensemble, les sociétés de gestion s’intéressent de plus en plus aux réseaux sociaux mais elles ont aussi tendance à rester inactives. Ce qui peut surprendre."Je ne comprends pas les sociétés de gestion. Je ne trouve pas de grand patron de l’asset sur Twitter alors que je peux avoir accès à un responsable de l’assurance. Les gestionnaires d’actifs n’exploitent pas non plus LinkedIn où sont présentes pourtant toutes leurs catégories de clients», a lancé Alban Jarry, spécialiste des réseaux sociaux et l’auteur de plusieurs études sur le sujet(1), le 30 septembre à l’occasion d’une table ronde organisée dans le cadre de la cinquième édition de l’Amtech day de L’Agefi. Il est vrai aussi que la mise en place d’une stratégie de développement sur les réseaux sociaux nécessite quelques précautions. Les participants à la table ronde l’ont souligné, il est indispensable de se doter d’une cadre de compliance, d’un guide de bonnes pratiques et même parfois, comme chez Amundi, d’un process de gestion de crise. L’Association française de la gestion financière (AFG) a créé l’an dernier un groupe de travail sur les réseaux sociaux, pilotée par Dominique Pignot, par ailleurs responsable de la commission communication.Le déploiement d’une stratégie sur les réseaux sociaux exige donc une vigilance certaine, le retour sur investissement est à ce prix. «Je crois à la formation, je crois à la prévention. Il faut entraîner les collaborateurs qui pourront alors devenir les premiers ambassadeurs de votre marque», a lancé Charlotte Binche, responsable relations média et communication digitale chez Amundi.Pierre-Olivier Frainais, responsable web/multimédia chez OFI, a ainsi mis en place des comptes sur Twitter qui portent les points de vue des experts d’OFI. Une stratégie adaptée à la taille de l’entreprise qui permet à OFI d’accroître sa notoriété et son influence. A l’occasion de la semaine de l’ISR, OFI vient d’ailleurs d’ouvrir un nouveau compte expert dédié à l’ISR. (1) Alban Jarry est par ailleurs responsable du programme Solvency II à La Mutuelle Générale
Philip Cracco et les managers actionnaires s’associent à NAXICAP Partners pour poursuivre le développement de la société belge Trustteam. La société Gimv a annoncé le 1er octobre la cession de sa participation dans la société belge Trustteam (http://www.trustteam.be/) à NAXICAP Partners et Philip Cracco. Le management actuel reste en place et poursuit son engagement dans la société, en tant que dirigeants et actionnaires. En octobre 2011, Gimv a pris une participation majoritaire, aux côtés du management, dans la société Trustteam. La société a depuis réalisé une croissance solide à la fois en chiffre d’affaires et en marge opérationnelle en continuant à développer auprès de ses clients PME, ses offres de solutions informatiques et en poursuivant le déploiement de son logiciel health@work, outil de référence sur le marché belge. Philip Cracco, aux côtés de NAXICAP Partners, apportera à la société son expertise de développement commercial en Belgique et en France. Les managers de Trustteam sont heureux d’accueillir deux partenaires expérimentés pour soutenir l’ambitieux projet de croissance de la société. Les deux divisions, logiciel et solutions informatiques, se concentreront sur leur coeur de métier et sur la base du positionnement de la société : les engagements de qualité de service et de disponibilité pour ses clients.Sur la base du prix de l’opération et après déduction des provisions habituelles, la cession a un impact positif de 8,8 millions d’euros (0,35 euro par action) sur la dernière valeur des fonds propres de Gimv publiée le 30 juin 2014. Sur la période de l’investissement, cette participation a eu un rendement bien audessus de la moyenne historique de Gimv. Aucun autre détail financier ne sera communiqué à propos de cette opération.
La Banque Pasche à Genève, filiale de wealth management du groupe bancaire français CIC (Crédit industriel et commercial), a cédé le 30 septembre son entité Pasche Liechtenstein à la banque Havilland, basée à Luxembourg, rapporte L’Agefi suisse. Pasche Liechtenstein emploie 30 personnes et gère environ 2 milliards d’euros d’actifs avec une clientèle diversifiée sur le plan géographique. La banque Havilland est également implantée à Londres et Monaco. Ses axes de développement portent sur l’Europe, l’Europe de l’Est, l’Amérique latine et l’Afrique. L’établissement est issu de la filiale de la banque islandaise Kaupthing à Luxembourg suite à la crise bancaire de 2008. Il avait été repris à l’époque par David Rowland, fortune immobilière britannique qui cherchait à créer ou reprendre une petite banque de gestion pour la développer sur une base de family office.
Les Conseils d’Ethos et d’Ethos Services ont annoncé le 30 septembre la nomination de Vincent Kaufmann, actuel directeur adjoint, comme futur directeur à partir de la prochaine assemblée générale d’Ethos qui se tiendra le 4 juin 2015. Il y a quelques mois Kaspar Müller, président de la Fondation Ethos et de la société Ethos Services, a informé qu’il ne se représentera plus à réélection lors de l’assemblée générale en 2015. Le Conseil de fondation d’Ethos et le Conseil d’administration d’Ethos Services ont alors annoncé que c’est Dominique Biedermann, directeur actuel, qui sera proposé comme nouveau président. A cette date, ce dernier quittera son poste de directeur pour se concentrer sur ses nouvelles fonctions Vincent Kaufmann a rejoint Ethos en 2004 comme analyste en gouvernance d’entreprise. Par la suite, il a successivement été nommé Deputy Head of Corporate Governance, Head of Investment and Controlling, puis directeur adjoint depuis 2013. Il est titulaire d’un Master en gestion d’entreprise de l’Université de Genève et du diplôme fédéral d’expert en finance et controlling.
Alfredo Piacentini, co-fondateur de la banque Syz qu’il a quittée il y a quelques mois, se lance dans une nouvelle aventure avec la société de gestion genevoise Decalia Asset Management SA, créée en 2013 sous le nom de Dalia Capital, rapporte L’Agefi suisse. À travers la prise d’une participation majoritaire dans la société, Alfredo Piacentini s’associe à Isabella Pedrazzini et Gabriel Gumener. Isabella Pedrazzini a été gestionnaire de fortune auprès de Lombard Odier & Cie à partir de 1987, où elle a notamment été responsable de marché et membre du Comité de clientèle privée. Gabriel Gumener possède quant à lui plus de trente ans d’expérience dans la gestion de fortune privée, après avoir débuté sa carrière en 1980 auprès de la Trade Developement Bank à Genève, puis cofondé Atlas Capital (anciennement Soditic Asset Management) en 1984 avant de revendre sa participation en 2013.Compte tenu des montants déjà gérés au départ, les actifs gérés et conseillés par Decalia dépassent aujourd’hui 1 milliard de francs suisses. Pour accompagner cette croissance, la société a fortement renforcé ses effectifs, qui sont passés de 3 à 10 personnes, dont Yves Rochat, qui avait été le Chief Operating Officer de la Banque Syz & Co dès sa constitution en 1995 jusqu’à son départ en 2013. Alfredo Piacentini reste par ailleurs proche de la banque qu’il a cofondé, puisqu’il est le conseiller en investissement du fonds Oyster Italian Opportunities, qu’il a lancé en septembre 1996, et demeure président de Banca Albertini Syz & Co. à Milan.
Bellevue Group a finalisé l’acquisition d’Adamant Biomedical Investments, racheté début septembre à la Banque cantonale de Zurich (ZKB), rapporte L’Agefi suisse. Bellevue reprend ainsi 831 millions de francs suisses d’actifs sous gestion. Le rachat d’Adamant Biomedical, actif dans la gestion de fortune et spécialisé dans le domaine de la santé, est effectif à compter du 30 septembre, après l’approbation de la Finma. Avec cette acquisition, Bellevue gère désormais 3,9 milliards de francs suisses. Bellevue Asset Management et Adamant fusionneront le 1er janvier 2015.
Swiss Life a bouclé le rachat de l’allemand Corpus Sireo, un prestataire indépendant en gestion d’actifs immobiliers, selon un communiqué publié le 1er octobre. L’opération se monte à 210 millions d’euros. Le rachat a été finalisé après le feu vert des autorités de la concurrence et permet à Swiss Life d'étendre ses activités de gestionnaire immobilier à l’Allemagne, après la Suisse et la France, précise le groupe.Corpus Sireo, dont le siège est à Cologne, est cédée par ses trois propriétaires, les caisses d'épargnes Sparkasse KölnBonn, Stadtsparkasse Düsseldorf et la Frankfurter Sparkasse. Elle gère un portefeuille immobilier de 11 sites en Allemagne et au Luxembourg d’une valeur de près de 16 milliards d’euros.
Le gérant de fortune Gottex a annoncé le 30 septembre avoir finalisé sa fusion avec EIM, selon un communiqué du groupe. Les actionnaires d’EIM vont recevoir 14 millions de nouvelles actions Gottex. Ces titres ont été cotées en Bourse dès le 30 septembre. Gottex et EIM Group avaient annoncé leur fusion à mi-décembre 2013. L’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) avait donné son feu vert fin juillet.Les actifs sous gestion du nouveau groupe s'élèvent à environ 8,5 milliards de dollars.
Le groupe suisse Pictet propose une nouvelle stratégie, le fonds UCITS multistratégies Pictet Total Return-Diversified Alpha, qui a pour objectif d’apporter un rendement de 3 à 6 % supérieur à l’EONIA, avec une volatilité inférieure à 5%.Le fonds est investi dans plus de douze stratégies d’investissement sur les marchés obligataires et actions choisies parmi les expertises de Pictet Asset Management. Le fonds est market neutre.La gestion est assurée par un comité d’investissement qui réunit Philippe de Weck, responsable de la gestion total return equity, Renaud de Planta, associé responsable de Pictet Asset Management, et Olivier Ginguené, responsable de l’allocation d’actifs et de la gestion quantitative.
Lancé officiellement le 5 septembre (lire NewsManagers du 9 septembre 2014), le fonds iShares MSCI France Ucits ETF est désormais disponible à compter du 30 septembre sur Xetra, la plateforme de Deutsche Börse, a annoncé hier l’opérateur boursier allemand. Ce véhicule investit dans des entreprises de moyenne et grande capitalisation. Son indice de référence, le MSCI France, comprend 73 valeurs qui représentent environ 85 % de la capitalisation boursière française
Kames Capital a recruté Nadia Bucci afin de muscler ses forces commerciales sur les marchés espagnols et portugais, rapporte FundWeb. Comptant neuf ans d’expérience dans les services financiers, l’intéressée arrive en provenance d’Osmosis Investment Management où elle travaillait au développement de l’activité. Dans ses nouvelles fonctions, Nadia Bucci, qui sera basée à Londres, couvrira l’Espagne et le Portugal en qualité de «business development manager».
State Street Global Advisors (SSgA) a décidé d’apporter des changements majeurs dans sa gamme de produits SPDR ETF en Europe. Ainsi, la société de gestion américaine va fusionner ses 13 ETF domiciliés en France sur une plateforme unique centralisée en Irlande. Grâce à cette démarche, l’émission et le règlement seront effectués par le biais d’un dépositaire central international de titres (ICSD) avec Euroclear. «Les avantages anticipés de cette structure incluent une réduction des coûts et des risques opérationnels, une amélioration de la liquidité, une diminution des écarts entre cours acheteur et cours vendeur, et la création d’un processus plus simple et plus précis pour l’ensemble des parties», énumère la société de gestion dans un communiqué pour justifier sa décision.En parallèle, SSgA a décidé de réduire ses frais de gestion sur 15 de ses principaux ETF actions et obligations. Cette réduction des frais de gestion se traduira par une baisse moyenne de 20% sur les véhicules concernés. La baisse la plus importante concerne le fonds SPDR S&P 500 qui passe 15 à 9 points de base à partir du 1er octobre. Les produits SPDR Barclays Euro Aggregate Bond Ucits ETF et SPDR Barclays US Aggregate Bond Ucits ETF passent, quant à eux, de 20 à 17 points de base. Enfin, le SPDR MSCI Emerging Markets Ucits ETF passe de 65 à 42 points de base à compter du 1er octobre.
Pioneer Investments, filiale de gestion d’UniCredit qui pourrait être fusionnée avec Santander Asset Management, serait valorisée entre 2,7 milliards d’euros et 3 milliards d’euros, soit 10-11 % de l’Ebitda de la structure, selon Funds People Italia, dans un article sur les chiffres de l’opération. La fusion des activités de gestion d’actifs des groupes italien et espagnol donnerait naissance à un colosse de 350 milliards d’euros d’encours sous gestion, qui figurerait parmi les 15 premiers en Europe et les 25-30 principaux au monde, selon Federico Ghizzoni, l’administrateur délégué d’UniCredit. Ce dernier ajoute que la nouvelle entité bénéficiera d’un réseau de distribution de 20.000 agences en Europe et en Amérique du Sud. Il exclut des supressions de postes suite à la fusion.
Fidelity Worldwide Investments vient de lancer un fonds actions émergentes concentré qui sera géré par Alex Duffy, qui gère un fonds Amérique latine, est en mesure de révéler Citywire Global. Le fonds Fidelity Funds – Emerging Market Focus a été lancé le 29 septembre. Il sera géré selon une approche bottom-up et privilégiera les entreprises qui manifestent leur volonté ou leur capacité à partager leurs rendements avec les actionnaires minoritaires.
La société Hotchkis & Wiley, basée à Los Angeles, a lancé un fonds «value» grandes capitalisations à destination des investisseurs européens, rapporte Citywire. Le Alma Hotchkis & Wiley US Large Cap Value Equity Fund sera logé dans la Sicav luxembourgeoise Alma Capital Investment Funds. La stratégie, qui existe déjà aux Etats-Unis, est gérée par Patrick Meegan, Scott McBride, Judd Peters et George Davis.
Le gestionnaire d’actifs britannique Four Capital Partners, spécialisé dans les actions britanniques, et le groupe sud-africain Sanlam International Investments ont annoncé, ce 30 septembre, leur fusion pour donner naissance à une nouvelle entité, baptisée Sanlam Four Investments UK Limited. Dans le cadre de cette opération, Sanlam Group détiendra 89,7% du capital du nouveau groupe combiné mais les équipes d’investissements de Four conserveront 30 % des actions de leurs domaines d’activités spécifiques, précise un communiqué. Les deux compagnies se connaissent bien puisqu’elles ont noué un partenariat dès 2009, date à laquelle Sanlam avait notamment confié un mandat de gestion aux équipes de Four Capital Partners.Créé en 2006, Four Capital Partners affiche 2,4 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin août. Pour sa part, Sanlam International Investments, qui conseille les actifs des clients de Sanlam Life Insurance, Sanlam Life and Pensions et des clients tiers, affiche environ 7 milliards de dollars d’actifs conseillés.
Petit mois d’août pour l’industrie de la gestion d’actifs outre-Manche. Au cours du mois écoulé, la collecte nette est en effet ressortie à 245 millions de livres, selon des données publiées par l’association britannique des gestionnaires d’actifs (IMA). La dynamique est très contrastée selon les segments de clientèles. Ainsi, les souscriptions nettes auprès des clients «retail» ressortent à 695 millions de livres, soit le plus bas niveau depuis janvier 2013, tandis que les institutionnels accusent une décollecte de 449 millions de livres.Pour autant, les actifs sous gestion du secteur de la gestion d’actifs britannique ont connu une progression de 16 milliards de livres en août pour s’établir à 822,6 milliards de livres contre 806,6 milliards de livres en juillet.En termes de classes d’actifs, les fonds «UK Equity Income» continuent d’avoir les faveurs des clients «retail», avec une collecte nette de 376 millions d’euros. L’immobilier tire également son épingle du jeu, enregistrant 242 millions de souscriptions nettes sur le segment «retail».
Credit Suisse vient de nommer Philip Harris au poste de patron de la banque privée au Royaume-Uni. L’intéressé prendra ses fonctions au mois de décembre, indique Finews. Il rejoint le groupe suisse en provenance de Royal Bank of Canada, où il officiait depuis 2009 en tant que responsable de la gestion de fortune pour la Grande Bretagne.
Le gestionnaire d’actifs britannique Baillie Gifford a porté à 5,04 % sa participation au capital de Hargreaves Lansdown, une plateforme de distribution anglaise, selon un communiqué diffusé le 30 septembre au London Stock Exchange. En mai, Baillie Gifford ne détenait que 4,6 % du capital de la société, selon des données de S&P Capital IQ.
Le gestionnaire d’actifs britannique Chelverton Asset Management s’apprête à lancer un fonds «growth» concentré sur les petites et moyennes capitalisations britanniques, révèle FundWeb. Ce nouveau véhicule sera géré par James Baker, qui a rejoint la société de gestion en juin après un passage de 15 mois chez Rathbones Unit Trust Management. Au moins 80 % du portefeuille de ce nouveau produit sera investi dans des entreprises dites «core», correspondant au processus quantitatif et qualitatif de la société de gestion. Le fonds détiendra entre 50 et 60 valeurs et ses frais de gestion annuels sont de 75 points de base.
Le Forum pour l’investissement responsable allemand FNG a choisi Novethic pour mettre au point un label ISR (investissement socialement responsable) pour les fonds commercialisés en Allemagne. Ce partenariat devrait voir le jour en 2015.FNG est une association qui réunit plus de 160 membres institutionnels. Basée à Berlin, elle existe depuis 2001.
Le nombre de fondations d’utilité publique est en forte augmentation sur le marché suisse, mais nombre d’entre elles restent inactives et petites. C’est l’avis d’Avenir Suisse, le groupe de réflexion libéral qui recommande à l’Etat de favoriser leurs fusions et leur surveillance. Les plus inactives devraient se voir retirer leur caractère d’"utilité publique».Depuis l’an 2000, leur nombre a augmenté de 60%: il existe entre-temps 12.900 fondations d’utilité publique en Suisse, observe Avenir Suisse dans une étude publiée le 30 septembre. Quelque 400 institutions de ce type sont fondées chaque année. Leur patrimoine cumulé dépasse 70 milliards de francs et leur contribution annuelle à des projets d’utilité publique atteint entre 1,5 et 2 milliards.Le revers de la médaille de l’explosion du nombre de fondations d’utilité publique est lié à leur fragmentation et leur taille souvent trop petite pour être efficace, estime Avenir Suisse. Ainsi, 85% des fondations ont un patrimoine inférieur à 5 millions de francs et 80% n’emploient pas de personnel salarié. Dans ce contexte, l'étude dessine de nombreuses mesures favorables au développement du secteur, en s’inspirant souvent d’exemples étrangers: Des incitations à la consolidation: afin de corriger la fragmentation du secteur, les fondations devraient beaucoup mieux coopérer; les obstacles réglementaires à des fusions devraient être abolis. Une autre option serait que l’État impose un taux de distribution minimal – comme aux États-Unis, où les fondations d’utilité publique ont l’obligation de consacrer annuellement au minimum 5% de leur capital à la réalisation de leur but statutaire. Cela empêche le maintien de fondations inactives (qui s’administrent uniquement encore elles-mêmes). Encouragement à la transparence: l’Office fédéral de la statistique devrait recueillir des données complètes sur l’ensemble du secteur et créer un Registre national des fondations – une base de données en ligne sur les fondations d’utilité publique. Une obligation de publication de données élargie pour les fondations d’utilité publique devrait être examinée. Un droit des fondations plus efficace: afin de prévenir des abus, le droit des fondations devrait être complété par un article sur la «bonne gestion de la fondation», dans lequel seraient ancrés quelques principes importants, tels que l’extension du droit d’intervention de l’autorité de surveillance ou des mesures pour la prévention de conflits d’intérêts. Les fondations qui resteraient inactives durant de nombreuses années devraient se voir retirées leur caractère d’«utilité publique». Une surveillance des fondations plus incisive: les autorités cantonales de surveillances des fondations d’utilité publique devraient être séparées de celles pour les institutions de prévoyance professionnelle, et être rassemblées par régions (comme pour les institutions de prévoyance). Cela permettrait une spécialisation et une réunion des compétences – en fin de compte, une surveillance plus efficace.