Compte tenu d’un taux d’inflation qui s’est élevé en rythme annuel à 3,1% au mois de septembre, la banque centrale norvégienne a annoncé hier qu’elle maintenait son principal taux directeur inchangé à 0,75%. Si les effets de la baisse des prix et des investissements dans le pétrole se font sentir sur l’économie, l’institut d’émission relève que «le taux de change de la couronne a été plus faible qu’anticipé». Elle ajoute qu’une politique budgétaire plus expansionniste devrait contribuer à soutenir la demande intérieure.
Les Etats-Unis sont prêts à fournir une garantie pour un prêt de 1 milliard de dollars à l’Ukraine en fonction de progrès accomplis dans le domaine de la lutte contre l corruption et en matière de réforme fiscale, a annoncé hier la Maison blanche. Cette promesse a été faite par le vice-président Joe Biden lors d’une conversation téléphonique avec le président ukrainien Petro Porochenko. Les deux dirigeants ont également abordé la question de la mise en oeuvre des accords de paix de Minsk et des réformes économiques.
La Banque européenne de reconstruction et de développement (Berd) a annoncé hier soir avoir reçu une demande d’adhésion de la Chine, sur laquelle se prononceront ses actionnaires en décembre. Son conseil d’administration, dominé par les pays du G7, va vraisemblablement recommander la semaine prochaine aux actionnaires de se prononcer en faveur de cette entrée. En mai dernier, la Berd s’était dit disposée à coopérer sur des projets avec la Chine et sa nouvelle Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). Selon un responsable de la Berd, la Chine a sondé l’institution européenne en août et a déposé sa demande officielle d’adhésion après la récente visite du président Xi Jingping à Londres, où se trouve le siège de la banque. Pékin devrait en particulier s’intéresser aux activités de la Berd au Kazakhstan voisin, où la banque s’apprête à investir un milliard d’euros dans les prochaines années pour aider au projet de «route de la soie».
KiidLine est un prestataire de services spécialisé dans la distribution des publications de gestionnaires d'actifs en France. Grâce à sa présence à Paris, Fundinfo AG pourra ainsi couvrir le marché français.
Selon nos informations, Sandrine Toulouse et Gilbert Nguyen, respectivement directeur du développement et directeur de la distribution pour la France et l'étranger chez OFI AM, quittent la société. Un recrutement serait en cours.
Corrigé des variations saisonnières, le nombre des inscriptions au chômage aux Etats-Unis a augmenté de 16.000 à 276.000 sur la semaine au 31 octobre, a annoncé jeudi le département du Travail. Il s’agit de la plus forte hausse hebdomadaire depuis fin février. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient 262.000 inscriptions pour la semaine en question. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse la statistique hebdomadaire et donne ainsi une meilleure idée de la tendance, a augmenté de 3.500 à 262.750 la semaine dernière. Les chiffres de l’emploi pour octobre, très attendus, seront publiés vendredi.
La Banque d’Angleterre a déclaré jeudi s’attendre à une remontée lente de l’inflation, actuellement proche de zéro, même dans l’hypothèse du maintien des taux d’intérêt à leur plus bas niveau historique jusqu’à la fin de l’an prochain. «Les perspectives de croissance mondiales se sont détériorées depuis le rapport sur l’inflation d’août, déclare-t-elle dans ses prévisions trimestrielles. Des risques à la baisse continuent de peser sur ces perspectives, parmi lesquels celui d’un ralentissement plus brutal des économies émergentes.» Un seul des neuf membres du Comité de politique monétaire de la BoE, Ian McCafferty, s’est prononcé pour un relèvement de taux lors de la réunion qui s’est achevée ce jeudi.
L’Angola a placé un emprunt obligataire en dollar de 1,5 milliard à 10 ans qui marque le retour du pays sur le marché de l’eurobond depuis le début de la chute des cours du pétrole, sa principale ressource. Proposé autour de 10%, le rendement a été ramené à 9,5% grâce à un livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards de dollars. Deutsche Bank et Goldman Sachs, avec l’appui du chinois ICBC, ont dirigé le placement. L’Angola est noté Ba2/B+.
En préalable à son introduction en Bourse, Amundi a signé le 23 octobre un contrat de crédit revolving syndiqué multidevises d’un montant de 1,75 milliard d’euros avec un syndicat international de prêteurs, d’une maturité initiale de 5 ans, comme l’a révélé Bloomberg. «Ce contrat a pour objectif d’augmenter le profil de liquidité de la société dans l’ensemble des devises couvertes et d’en sécuriser l’accès», lit-on dans la note d’opération de la filiale de gestion du Crédit Agricole et de la Société Générale.
Deutsche AWM a nommé Blanca Koenig pour s’occuper du développement produits et de la stratégie dans l’obligataire, rapporte IPE.com. Elle est placée sous la direction de Manooj Mistry, responsable des ETP et de la gestion indicielle institutionnelle pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Blanca Koenig vient de BlackRock.
JP Morgan Asset Management a lancé un fonds actions long/short spécialisé sur le marché américain, a appris Citywire Global. Le fonds, appelé JP Morgan Funds – US Opportunistic Long-Short Equity fund, est géré par Rick I. Singh.
La preuve par l’exemple. Comment mieux légitimer une entreprise qu’en mettant en avant ses premières réalisations ? C’est ce qu’ont voulu faire Lyxor et l’Université Paris-Dauphine en présentant le 4 novembre à Londres leur nouvelle initiative, l’académie de recherche sur les ETF, et ses premiers travaux.L’idée de cette initiative remonte à environ dix-huit mois. «Il manquait quelque chose dans le secteur», a souligné en préambule Marlène Hassine, responsable de la recherche ETF & Indexing chez Lyxor et qui porte le projet d’académie pour Lyxor. «Depuis une vingtaine d’années, le secteur des ETF a enregistré une croissance exponentielle mais la recherche dédiée spécifiquement aux ETF reste très limitée alors que ces véhicules d’investissement sont plus complexes qu’il n’y paraît», a indiqué Marlène Hassine. D’où le projet de développer une recherche indépendante sur les ETF au sein d’une structure flexible avec des échéances annuelles et un double objectif : attirer des chercheurs du monde entier et créer un dialogue permanent avec les praticiens du secteur. Ce sera l’ETF Research Academy, créée l’an dernier, au sein de la toute nouvelle House of Finance de Paris-Dauphine. «Nous souhaitons avoir un retour régulier sur les travaux de recherche en cours afin d’identifier des voies d’amélioration et de nouveaux champs de recherche», a commenté Serge Darolles, professeur de finance à l’université Paris-Dauphine qui pilote le projet pour Dauphine. Dans cette perspective, un comité scientifique évalue et sélectionne les projets en fonction des sujets préalablement retenus tandis que le comité de pilotage, dirigé de concert par Lyxor et Paris-Dauphine, assure le suivi et la mise en place des travaux de recherche. L’appel d’offres de la première année d’exercice de l’académie a recueilli une trentaine de projets dont seulement cinq ont finalement été retenus. «Nous avons fondé notre sélection sur la qualité», a souligné Serge Darolles. Sur les cinq travaux retenus, trois tournent autour de la problématique de la liquidité. Avec deux grandes questions : quel est l’impact des ETF sur la liquidité des marchés dans lesquels ils investissent ? Est-ce que les ETF accroissent le niveau général de risque du marché financier ? Galib Sultan, chercheur à l’université de Washington, Seattle, s’est par exemple penché sur un sujet polémique non seulement chez les chercheurs, mais également du côté des investisseurs et des régulateurs : la liquidité des ETF dédiés aux obligations corporate, qui ont connu une forte croissance récemment et qui apportent une promesse de liquidité dans un univers obligataire traditionnellement moins liquide. En utilisant des mesures de la liquidité, courantes dans la recherche académique (Amihud, Roll), le chercheur a notamment établi que sur la période 2002-2014, les ETF spécialisés sur l’obligataire corporate, qui ne représentent pourtant que 1,5% du secteur des obligations corporate sur la période, ont un impact positif sur la liquidité des obligations, avec un impact positif encore plus marqué dans le cas des obligations high yield. Cette relation peut toutefois évoluer dans les périodes de stress. Une conclusion qui va à l’encontre de nombreux travaux universitaires qui suggèrent un impact négatif des ETF de ce type. Les débats ont démontré l’intérêt évident de confronter les résultats de ces travaux de recherche avec l’expérience des praticiens du marché des ETF qui proposent de nouveaux véhicules aux investisseurs ou qui assurent, à l’instar des market makers, le bon fonctionnement du marché. Et c’est aussi l’objectif de l’académie : créer une relation durable entre la communauté des chercheurs spécialisés sur le marché des ETF et l’ensemble des parties prenantes actives sur ce marché. Les cinq travaux de recherche retenus pour 2015 Understanding ETF Liquidity, Anna Calamia, PhD in Finance, the London School and Doctorate in Economics, University of Rome; Laurent Deville, Professor of Finance at Edhec Business School; Fabrice Riva, Professeur à l’IAE de Lille (Université Lille 1) How does ETF Trading Affect Local Markets ?, Ekkehart Boehmer, PhD, Professor of Finance Lee Kong Chian School of Business Singapore Management University; Xiaoyan Zhang, Duke Realty Chair Professor of Finance at the Krannert School of Management An Equilibrium Model for ETF Liquidity, Semyon Malamud, Professor of Finance, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne and Swiss Finance Institute ETFs and Corporate Bond Liquidity, Galib Sultan, researcher, University of Washington, Seattle The Role of ETFs in Intraday Price Discovery, Russ Wermers, Professor of Finance, Smith School of Business, University of Maryland; Jimmy Xue, PhD Student, Smith School of Business, University of Maryland
Dans le monde, les ETP ont enregistré en octobre des souscriptions nettes de 36,2 milliards de dollars, portant à 270,9 milliards de dollars les flux cumulés depuis le début d’année contre 239,4 miliards de dollars sur les dix premiers mois de 2014, selon des statistiques communiquées par BlackRock. «Les flux globaux sur les ETF ont été soutenus en octobre par la décision de la Fed de ne pas relever ses taux en septembre, ce qui a conduit à un retour du « risk-on » sur les marchés mondiaux. Le ton conciliant adopté par la Réserve Fédérale et les chiffres décevants sur l’emploi non-agricole américain ont finalement transformé ces mauvaises nouvelles en bonnes nouvelles pour le marché», analyse le gestionnaire.Le mois d’octobre a marqué un record pour les ETP obligataires. Pour la première fois, le montant des actifs sous gestion détenus par ces produits a dépassé la barre des 500 milliards de dollars dans le monde, soulignant leur usage accru par les investisseurs. La classe d’actifs a vécu un mois de nouveau marqué par de forts afflux, collectant 14,7 milliards de dollars au niveau global et augmentant les flux cumulés depuis le début de l’année de 88 milliards de dollars. En Europe, les flux des ETP ont également atteint un niveau inégalé depuis le début de l’année. Avec une collecte de 7,3 milliards de dollars en Octobre, les souscriptions depuis le début 2015 battent un record, avec 69 milliards de dollars de flux sur les dix premiers mois de l’année. Les actifs sous gestion des ETP européens ont désormais atteint un montant record de 516,3 milliards de dollars.
Nordea a nommé Snorre Storset en tant que responsable adjoint de la gestion de fortune. L’intéressé était depuis 2012 responsable de Nordea Life & Pensions. En plus de ses nouvelles fonctions, Snorre Storset dirigera un nouveau département de banque privée réunissant les activités de banque privée du Danemark, de Finlande, de Norvège, de Suède et de l’international. Il fera également partie du comité exécutif de la banque nordique (groupe executive management).
Columbia Threadneedle envisage de lancer des produits alternatifs liquides de type Ucits pour les investisseurs individuels en Asie Pacifique et en Europe, rapporte Asian Investor. Le gestionnaire américain cherche aussi à répondre à la demande grandissante des investisseurs institutionnels pour le beta alternatif.
La société de gestion italienne Arca Sgr aurait reçu une offre non contraignante de la part de la société d’investissement américaine Atlas Merchant Capital, fondée en 2013 par Bob Diamond, l’ancien directeur général de Barclays, selon les informations de Milano Finanza. L’offre de 1 milliard de dollars porterait sur 60 % du capital de la société de gestion détenue par les banques populaires. Aujourd’hui, les actionnaires d’Arca incluent plusieurs grandes banques populaires italienne : Popolare di Vicenza (19,9 %), Holding Banco Popolare (7,56 %), Banco Popolare (12,33 %), Bper (19,99%), Veneto Banca (19,99 %) et Popolare di Sondrio (12,9%).
Le conseil d’administration de Cordusio, la société du groupe UniCredit dédiée à la gestion de fortune, s’est réuni le 3 novembre, rapporte Bluerating. Massimo Vitta Zelman a été nommé président et Paolo Langè, administrateur délégué. Avec le directeur général, Frederik Geertman, ils seront chargés de finaliser le projet et de développer l’activité. Cordusio offrira des services de gestion et de conseil en investissement à une clientèle disposant d’un patrimoine supérieur à 5 millions d’euros. Environ 100 banquiers senior et 20 conseillers, identifiés au sein du groupe, rejoindront Cordusio. 30 banquiers privés seront également recrutés. La nouvelle structure vise à atteindre plus de 30 milliards d’euros d’encours gérés.
ETF Securities vient de lancer à la Bourse de Milan 20 ETP short et avec un effet de levier de 3, offrant un accès aux actions et aux matières premières chinoises aux investisseurs italiens, rapporte Funds People Italia. Parmi les nouveaux produits figurent l’ETFS 3x Daily Short FTSE China 50 et l’ETFS 3x Daily Long FTSE China 50, qui sont exposés aux principales sociétés cotées sur la Bourse de Hong Kong. Depuis le debut de l’année, ETF Securities a enregistré des souscriptions nettes de 123 millions de dollars en Italie.
L’italien Veneto Banca discute de la vente éventuelle de son pôle banque privée Banca Intermobiliare à la banque suisse, rapporte Reuters. Le groupe a indiqué mardi être entré le 23 octobre en négociations exclusives pendant trois semaines avec BSI. Le montant de l’opération est toujours en discussion.
Le fournisseur d’ETF et d’ETP WisdomTree vient de lancer de nouvelles classes de parts pour plusieurs de ses ETF couverts contre le risque de change. Elles concerneront les fonds WisdomTree Japan Equity UCITS ETF – USD Hedged (DXJ), WisdomTree Europe Equity UCITS ETF – USD Hedged (HEDJ) et WisdomTree German Equity UCITS ETF – GBP Hedged (DXGP) et seront accessibles sur le London Stock Exchange. En plus des classes de parts couvertes contre le risque de change, des parts non couvertes seront proposées.
Legal and General Investment Management (LGIM) a vu ses encours sous gestion augmenter de 8 % entre septembre 2014 et septembre 2015 à 717 milliards de livres. Sur ce total, les encours internationaux sont ressortis à 117,8 milliards de livres, ayant bondi de 63 % sur un an. Les souscriptions nettes externes se sont élevées à 13,1 milliards de livres au troisième trimestre, contre 10,1 milliards de livres sur la période correspondante de l’année précédente. La société de gestion a notamment obtenu des mandats aux Etats-Unis, en Chine, en Corée et à Taïwan.
Russell Investment annonce la nomination de Sarah Leslie au poste de responsable de la gestion fiduciaire pour le Royaume-Uni et l’Irlande. Cette activité, en forte croissance au Royaume-Uni particulièrement (+23 % sur un an), représente 70 milliards de dollars au sein du groupe, précise un communiqué de presse. Sarah Leslie a rejoint Russel investment en 2010 en provenance du groupe Aon. Elle était jusqu'à présent directrice associée.
Old Mutual Global Investors vient de recruter Simon Barrett en tant que responsable de la distribution au Moyen-Orient et dans les pays nordiques.L’intéressé, qui parle suédois, danois et norvégien, vient de Martin Currie Investment Management où il travaillait depuis 2004, dernièrement en tant que directeur du service clients et des ventes pour l’international. Avant cela, il était responsable commercial dans les pays nordiques chez Allianz Dresdner Asset Management.Chez OMGI, Simon Barrett sera basé à Edimbourg et travaillera sous la direction d’Allan MacLeod, responsable de la distribution internationale. Il sera chargé d’étendre la distribution de la société de gestion au Moyen-Orient et dans les régions du Nord de l’Europe.
Selon les informations du journal suisse «Finanz und Wirtschaft», Credit Suisse va perdre son directeur Private Banking et Wealth Management pour la Suisse. Christoph Brunner quitte la société pour laquelle il a travaillé pendant 18 ans. Un porte-parole de la banque a confirmé l’information au quotidien cité par Finews. L’intéressé conserve ses fonctions le temps que son successeur soit trouvé.
La Française, qui avait privilégié un dispositif délocalisé pour couvrir le marché suisse, a trouvé un partenaire local. Le groupe a annoncé mercredi 4 novembre la signature avec Gonet&Cie, Banquiers privés suisses, d’un partenariat dans le domaine de la distribution de fonds en Suisse. Cette alliance se concrétisera par la création d’une joint-venture sous réserve de l’agrément nécessaire. L’entité nouvellement créée proposera les solutions d’investissement de La Française et de ses affiliés. «Gonet&Cie bénéficiera du savoir-faire et de la notoriété du Groupe La Française pour diversifier ses relais de croissance, développer un métier complémentaire à son activité-cœur de gestion de fortune privée et asseoir sa présence auprès des intermédiaires financiers et des investisseurs institutionnels (caisses de pensions - le système de pension suisse figure parmi les trois plus importants d’Europe - family offices, gérants indépendants, banques, etc.)», indique un communiqué.En outre, les deux partenaires ont pour intention de développer également une offre spécifique et adaptée aux besoins des investisseurs institutionnels du Moyen-Orient, en s’appuyant notamment sur la présence de Gonet&Cie à Abu Dhabi. Enfin, en marge de cet accord de coopération, les deux sociétés étudient l’opportunité de créér un fonds investi en actions suisses - dont la gestion sera confiée à Gonet&Cie -, qui fera appel à l’expertise d’Inflection Point Capital Management UK Ltd., société londonienne de conseil en « Strategically Aware Investing » (SAI), une méthodologie d’analyse intégrant au-delà des critères ESG traditionnels la capacité d’innovation, l’adaptation et la réactivité des entreprises.
Créée en 1992, IWI (International Wealth Insurer), basée au Luxembourg, est spécialisée depuis 2012 dans l’assurance vie axée sur une clientèle internationale d’UHNWI (Ultra High Networth Individuals). Elle développe ses activités principalement dans cinq pays, sous le régime de la libre prestation de service (Luxembourg, Belgique, France, Italie et Royaume-Uni) et nouvellement à Genève avec sa succursale, dirigée par Mauro Guerrini, country manager, rapporte L’Agefi suisse. Agréé Finma pour la clientèle étrangère, IWI affiche des actifs sous gestion de 3,5 milliards d’euros. Son but est d’offrir des solutions aux UHNWI italiens, français, britanniques, belges ou luxembourgeois avec une présence patrimoniale en Suisse. Luc Rasschaert, CEO de IWI au Luxembourg, interrogé par L’Agefi suisse, a indiqué que son objectif de collecte pour 2015 était de 500 millions d’euros, après 370 millions réalisés en 2014. «Nous sommes très confiants pour la fin de cette année. Le premier semestre 2015 est en hausse de 40% en comparaison avec la même période en 2014", a souligné Luc Rasschaert.
La société de gestion suisse Unigestion a annoncé l’implémentation de la solution de SimCorp Dimension, pour ses activités front et middle office au niveau mondial. SimCorp fournit des solutions logicielles et des services d’expertise métier aux importants gestionnaires d’actifs.Le remplacement des systèmes existants d’Unigestion a pris une année, le projet couvrant plusieurs fonctions stratégiques clés, comme la gestion de portefeuilles, la compliance pre et post-trade, le middle office, et l’IBOR.
Le Danemark reprend la tête de classement semestriel de durabilité pour les 34 pays membres de l’OCDE proposé par Banque Degroof Petercam. Ce classement analyse le caractère durable des pays selon cinq critères (transparence et valeurs démocratiques, environnement, éducation, population, soins de santé et répartition des richesses et enfin économie). En prenant la tête du pilier « transparence et valeurs démocratiques », le Danemark se hisse sur la première marche du podium. A l’exception du pilier éducation, le numéro 1 se classe dans le top 3 des quatre autres piliers de durabilité et, par-là, montre l’interaction existante entre les piliers pour un engagement durable solide pour le futur.Le Danemark se distingue par sa volonté de promouvoir un climat de paix et d’entraide. Avec un taux de corruption le plus faible et un taux d’homicide parmi les plus bas, le pays s’engage également dans le développement durable à l’échelle globale en étant également un des gouvernements les plus généreux, consacrant 0,9% de son revenu national brut à l’aide au développement. Bénéficiant, entre autres, des meilleures conditions de logement, les Danois sont parmi les plus satisfaits de leur qualité de vie. Cependant, dans le domaine de l’éducation, le Danemark n’a pas encore atteint son niveau d’excellence. Le défi à relever concerne les différences économico-socio-culturelles entre les élèves de l’enseignement secondaire identifiées par les tests PISA de l’OCDE. Une situation étonnante pour un pays aussi engagé et exemplaire dans la réduction de la pauvreté et de l’inégalité sociale. La France n’arrive pas de son côté à se maintenir parmi les meilleurs élèves en matière de durabilité. La France se place au 23ème rang des 34 pays notés dans le cadre de ce classement. Malgré les améliorations notamment en matière d’énergie renouvelable, de chômage, de taux de dépendance vieillesse ou encore de diplômés de l’enseignement supérieur, la France perd 4 points et 6 places sur un an. Sur un nombre croissant d’indicateurs, la France obtient un score inférieur à la moyenne de ses pairs de l’OCDE. «Ce n’est qu’une demi surprise», explique Ophélie Mortier, coordinatrice de l’investissement responsable de Banque Degroof Petercam et en charge du modèle. «Depuis plusieurs semestres, nous voyons un recul progressif de l’Hexagone, et ce, dans les 5 piliers de durabilité». Précisément la France se classe à la 17ème place en matière de transparence et de valeurs démocratiques, à la 15ème place concernant la population, la santé et la répartition de la richesse, à la 21ème place sur le critère de l’éducation, à la 20ème place sur le critère de l’environnement et à la 28ème place sur le critère de l’économie. Enfin, alors que se profile le sommet mondial de l’environnement COP 21 dans la capitale française, les différents indicateurs environnementaux n’aident pas le pays à se distinguer de ses voisins. Si le taux d’utilisation de l’énergie renouvelable est en hausse, elle reste sous la barre des 5% de l’énergie produite. La qualité de l’air, mesurée par les particules dans l’air et les décès imputables à la pollution extérieure, est sous la moyenne. Enfin, l’indice de vulnérabilité au changement climatique de l’université américaine Notre Dame, classe la France en 21e position sur les 34 membres de l’OCDE en se basant sur les facteurs de l’eau, la nourriture, la santé, l’habitat humain, l’écosystème et les infrastructures (transport et énergie). Cependant, il faut reconnaître le dynamisme français, à même d’impliquer et responsabiliser les investisseurs dans leur rôle sur l’environnement. La transition énergétique vers une économie plus verte est un véritable débat dans le pays. De plus, l’article 173 de la loi relative à cette problématique engage les investisseurs institutionnels à réaliser des rapports sur leur prise en compte du risque carbone et les mesures qu’ils prennent en vue de bien appréhender la transition énergétique. Si les détails de la mise en œuvre de cette loi sont encore aujourd’hui inconnus, elle a le mérite d’exister. Expliciter dans un premier temps le risque encouru est une étape nécessaire pour ouvrir le dialogue et s’engager avec les pouvoirs publics sur ce sujet complexe. Le classement de durabilité se base sur une approche dite best-in-class, qui prend en compte la position d’un pays par rapport aux autres pays sur le même critère. Dès lors, le recul de la France est à interpréter en termes relatifs par rapport aux autres états membres ; il s’explique d’une part par une détérioration de sa situation dans certains domaines, mais d’autre part par certaines améliorations, qui restent insuffisantes par rapport à celles enregistrées par d’autres pays. Ainsi, la France ne se distingue dans aucun pilier de durabilité particulier alors que d’autres pays, tels que la Slovénie ou l’Estonie, se distinguent dans certaines dimensions de la durabilité, qui leur permettent d’améliorer leur score total.