La TVA doit retrouver sa vocation d’impôt de rendement, ce qui passe par un réexamen de toutes les dérogations dont elle fait l’objet en termes d’assiette comme de taux réduits et un renforcement de la lutte contre la fraude, estime le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) dans un rapport publié hier. Il constate que la première source de revenus de l’Etat, dont elle représente un peu plus de la moitié des recettes fiscales, a vu son potentiel de rendement se dégrader sensiblement ces dernières années. D’un montant attendu à près de 156 milliards d’euros l’an prochain, la TVA ne représentait plus que l’équivalent de 6,9% du PIB de la France en 2014 contre 8,6% en 1970 bien que son montant ait plus que triplé entre-temps, la moyenne européenne se situant à 7,6% (en 2013). Les taux réduits de TVA sont souvent liés à des objectifs d’incitation économique ou de redistribution jugés dans l’ensemble peu efficaces par le CPO.
L’Ukraine «est prête à payer le prix» de son accord de libre-échange avec l’Union européenne qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016, a affirmé hier le président ukrainien Petro Porochenko, quelques heures après la décision de Moscou de suspendre pour une durée non précisée ses accords commerciaux préférentiels avec Kiev. Le décret présidentiel russe invoque «des circonstances exceptionnelles touchant les intérêts et la sécurité économique» de la Russie.
Jérémie Duhamel, avocat au barreau de Paris et cofondateur du cabinet Duhamel Blimbaum, interpelle les praticiens de l'asset management sur les impacts de l'extension du passeport AIFM aux gérants extra-européens et le risque d'absence de réciprocité de la part des marchés étrangers en terme de commercialisation de fonds.
Jean-Baptiste Bellon a été réélu la semaine dernière président du conseil d'administration de la Société Française des Analystes Financiers (SFAF), à l'issue de la séance du 7 décembre 2015.
Ancien directeur des investissements de l'activité France de Swiss Life AM, Thierry Van Rossum vient d'être nommé directeur général (CEO) des clients tiers pour la France, la Suisse et l'Allemagne.
Le 3 décembre dernier, la Journée Nationale des Investisseurs a été l'occasion d'inaugurer les « Face aux experts » (FAE). Le principe, un gérant répondait aux différentes questions de plusieurs investisseurs sur sa gestion . Le premier de ces FAE mettait aux prises, Jean Médecin portfolio advisor chez Carmignac Gestion, Armin Zinser, gérant actions chez Prévoir et Henri Jacks, Président de Prevaal Finance.
La Fondation Caritas France, 30 millions d’euros d’encours sous gestion, va redéfinir son allocation d’actifs à partir de début 2016. «Avec le comité financier, nous allons entamer en janvier des discussions afin de restructurer notre portefeuille, a indiqué François Micol, le trésorier, à la rédaction d’Instit Invest. Nous n’avons toutefois pas choisi de manière définitive les supports d’investissement dans lesquels nous allons nous tourner». A l’heure actuelle, les contrats de capitalisation représentent 52% de son portefeuille. L’institution pourrait diminuer fortement les investissements dans ces produits, qui n’offrent plus aujourd’hui de rendements satisfaisants. Pour rappel, la Fondation Caritas dispose de deux fonds, un fonds dit «prudent» et un fonds «rendement». Ce dernier est composé de 55% de produits de taux, 35% d’actions et 10% d’high yield.
Elle tourne la page de sa politique monétaire ultra-accommodante et enclenche un cycle de hausse des taux dont la progressivité sera scrutée par les marchés
L’instauration d’une taxe carbone aux frontières, que prônait Nicolas Sarkozy lorsqu’il était président de la République, a été soutenue mercredi par le Parlement européen, sur une proposition d’Edouard Martin, ancien syndicaliste CFDT d’ArcelorMittal devenu eurodéputé socialiste. Rebaptisée «ajustement aux frontières», cette contribution fondée sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2) aurait vocation à mettre sur un pied d’égalité les producteurs européens de métaux de base, contraints d’acheter des droits à polluer, et leurs concurrents étrangers, qui en sont dispensés. Le rapport d’Edouard Martin, qui défend ce mécanisme, a été adopté par 467 voix contre 118 et 116 abstentions.
Confindustria, la fédération patronale italienne, a annoncé mercredi avoir revu à la baisse ses projections de croissance pour 2015 et 2016, qualifiant de «mystère» l’augmentation moins rapide que prévu du produit intérieur brut (PIB). L’organisation table désormais sur des augmentations de PIB de respectivement 0,8% et 1,4% contre des prévisions précédentes de +0,9% et +1,5%. Le président du Conseil Matteo Renzi a également déclaré aujourd’hui qu’il anticipait pour cette année une croissance de 0,8%, alors que le gouvernement prévoit officiellement +0,9%.
Les mises en chantier en novembre ont rebondi aux Etats-Unis par rapport à leur plus bas de sept mois en octobre et les permis de construire ont atteint leur plus haut niveau en cinq mois, signe de dynamisme du marché immobilier qui pourrait conforter le projet de hausse des taux de la Réserve fédérale. Corrigé des variations saisonnières, le nombre des mises en chantier a augmenté de 10,5% au rythme annuel de 1,17 million d’unités, a annoncé mercredi le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un rythme annuel de mises en chantier de 1,135 million pour le mois dernier.
L’agence Fitch Ratings a abaissé mercredi la note de la dette souveraine du Brésil dans la catégorie spéculative, à BB+ avec perspective négative, en raison de son enlisement dans la récession et de la crise politique illustrée par la procédure de destitution ouverte contre la présidente Dilma Rousseff. Standard & Poor’s a été la première agence à prendre une telle décision en septembre, tandis que Moody’s a engagé la semaine dernière un examen de la situation du Brésil en vue d’une possible dégradation en catégorie spéculative. Le real a perdu près de 2% à la suite de la décision de Fitch.
La production industrielle américaine, en baisse pour le troisième mois consécutif, a reculé de 0,6% après un repli (révisé) de 0,4% en octobre, a annoncé mercredi la Réserve fédérale. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un repli limité à 0,1% le mois dernier. La baisse de novembre, la plus forte depuis mars 2012, s’explique principalement par un recul de 4,3% de l’indice des services aux collectivités, conséquence du temps inhabituellement doux qui permet aux ménages d’économiser sur leur facture de chauffage.
Investec Asset Management annonce avoir renforcé son équipe de Francfort, dédiée au marché allemand et autrichien par la nomination de Maik Fechner au poste de directeur commercial.Il s’adressera en priorité à la clientèle institutionnelle alors que la clientèle wholesale sera toujours accompagnée par Aymeric François, précise le communiqué. Maik Fechner rejoint Investec AM en provenance de Goldman Sachs, où il était responsable commercial institutionnel. Il a également travaillé pour JP Morgan à un poste similaire.
Duff & Phelps confirme la poursuite de la baisse des dépréciations du goodwill des entreprises européennes. Centrée sur l’analyse des bilans des entreprises du STOXX® Europe 600 relatifs à l’exercice 2014, la 3ème édition annuelle de son étude sur la dépréciation du goodwill des entreprises européennes, «2015 European Goodwill Impairment Study», valide la tendance à la baisse déjà constatée dans sa 2ème édition. Ainsi, les dépréciations du goodwill de ces sociétés – implantées dans dix-huit pays – ont atteint à l’échelle européenne la somme cumulée de 29,4 milliards d’euros contre 49,6 milliards en 2013, ce qui représente un repli d’environ 41 %. Dans cette étude, Duff & Phelps montre également que l’année 2014 représente le point bas des 4 derniers millésimes, au cours desquels les dépréciations du goodwill ont significativement décru en Europe. Et ce même si la région demeure globalement au-dessus du montant de 2010, au plus fort de la crise de la zone euro (soit 15 milliards d’euros). «Ces résultats sont parfaitement cohérents avec la tendance générale que l’on connaît dans les économies européennes, relève Yann Magnan, Managing Director de Duff & Phelps, responsable du bureau français et de l’activité évaluation en Europe. En 2014, nombre de pays de cette zone ont retrouvé une croissance économique qui, même si elle n’a été que limitée, a toutefois contrasté avec les deux années précédentes et la grande incertitude qui régnait. La baisse du prix du pétrole et le rebond des exportations, soutenu par un euro en repli, ont notamment participé à ce retournement de situation, qui s’est donc directement traduit dans les comptes des entreprises.» Bien que tenant la deuxième position parmi les 18 pays analysés par l’étude – notamment en raison de la présence de 80 sociétés françaises parmi les 600 que compte l’indice –, la France connaît également une embellie: les dépréciations du goodwill sont en repli de 69 % par rapport à 2013, pour s’établir à 3,7 milliards d’euros. Un montant qui se rapproche sensiblement de celui de 2010, le plus faible des cinq dernières années. «Cette analyse confirme les résultats de l’étude des sociétés du CAC 40, conduite en juin dernier, pointe Carine Tourneur, Managing Director de Duff & Phelps. Il est vrai que, dans l’échantillon des 80 entreprises françaises analysées ici, celles du CAC 40 influent grandement sur la tendance globale, puisqu’elles contribuent à hauteur de plus de 80 % au montant de dépréciations du goodwill enregistrées l’an passé. Il est également très intéressant de constater que près de 60 % des dépréciations des sociétés françaises sont liées à des investissements à l’étranger, dont les valeurs ont le plus souvent été affectées par des facteurs politico-économiques ou encore par les reliquats de la crise financière de 2008.»L’étude relève également que les dépréciations sont très concentrées sur un nombre limité de sociétés. Ainsi, à l’échelle européenne, seules 166 sociétés du STOXX® Europe 600 Index ont enregistré une dépréciation en 2014, avec trois sociétés contribuant à elles seules à 38 % du montant total. Tel est également le cas pour la France, où trois sociétés contribuent à 33 % du montant total des dépréciations. La concentration s’observe aussi à l’échelle sectorielle. Pour l’ensemble de l’échantillon européen analysé, les télécoms occupent la première place, avec 8,9 milliards d’euros de dépréciations enregistrées par 6 entreprises. Avec 6,7 milliards d’euros de dépréciation, répartis sur 48 sociétés, le secteur financier se hisse au deuxième rang. C’est d’ailleurs ce secteur qui s’affiche en tête du palmarès tricolore: il compte 10 établissements financiers totalisant 998 millions d’euros de dépréciations – soit près de 27 % du total de l’échantillon des sociétés françaises.
Mirabaud enregistre le départ de l’un de ses associés-gérants, Giles Morland, qui quittera ses fonctions à la fin de l’année en raison de divergences de «points de vue», a indiqué hier à AWP le groupe bancaire genevois, confirmant en grande partie des informations du bimensuel Bilan, rapporte L’Agefi suisse. Nicolas Tissot succèdera à Giles Morland à la tête des activités d’intermédiation de Mirabaud. Il rendra compte au collège des associés. Le départ de Giles Morland a été annoncé aux employés de Mirabaud le 5 octobre dernier. Le groupe bancaire explique cette décision par des «points de vue divergents» sur le développement de l’activité d’intermédiation.
Newton Investment Management a nommé Nick Clay en tant que nouveau responsable de son fonds Newton Global Income de 4,45 milliards de livres suite au départ de James Harries, rapporte Citywire Global. Nick Clay est déjà assistant sur le fonds et gérant principal du fonds BNY Mellon Global Equity Income. James Harries rejoindrait la boutique britannique Troy Asset Management début 2016.
Old Mutual Global Investors (OMGI) a annoncé, le 15 décembre, sa décision de reprendre en interne la gestion d’un fonds dédié aux dettes des marchés émergents, le Old Mutual Emerging Market Debt (168 millions de dollars d’encours). Dans ce cadre, John Peta, responsable de la dette des marchés émergents, va récupérer la gestion de ce fonds à compter du 21 janvier 2016, sous réserve du feu vert des autorités de régulation. Ce véhicule, qui est un compartiment de la sicav Old Mutual Global Investors Series domiciliée à Dublin, est actuellement sous-conseillé par Stone Harbor Investment Partners. John Peta a rejoint OMGI en mars 2015 et il assure la gestion du fonds Old Mutual Local Currency Emerging Market Debt (115 millions de dollars d’actifs) depuis avril 2015. L’intéressé a débuté sa carrière dans le marché obligataire en 1987 et il a passé 18 ans de sa carrière professionnelle à se spécialiser dans les dettes des marchés émergents.
Le gestionnaire d’actifs espagnol March Asset Management (March AM) vient de lancer sur le marché ibérique son premier fonds monétaire, baptisé March Monetario, rapporte le site spécialisé Funds People. L’objectif de ce nouveau véhicule d’investissement est de préserver le capital initial et de générer un rendement conforme aux titres du marché monétaire. Dans le cadre de la gestion de ce fonds, l’indice de référence est l’Euribor à un mois. Le fonds investira la totalité de ses encours dans des instruments du marché monétaire d’émetteurs de pays développés et dans des dépôts. La durée moyenne de son portefeuille sera égale ou inférieure à six mois.
Le groupe bancaire suisse Julius Baer va racheter Commerzbank International Luxembourg, qui gère des actifs sous gestion à hauteur de 3 milliards d’euros. L’opération renforcera la présence de l'établissement zurichois au Luxembourg et lui apportera davantage de flexibilité stratégique en Europe, indique Julius Baer dans un communiqué publié ce matin. Le montant de la transaction s'élève à environ 68 millions d’euros, pour des coûts de restructuration et d’intégration attendus à 20 millions d’euros. Sous réserve du feu vert des autorités de surveillance, la transaction devrait être finalisée d’ici à l'été 2016, ce qui permettra à Julius Baer de gérer 5 milliards de francs suisses au Luxembourg.L’utilisation de la plateforme Temenos T24 par Commerzbank International Luxembourg constitue un autre aspect important de cette reprise. L'établissement comptabilise les avoirs de ses clients sur cette plateforme et dispose d’une bonne expérience avec celle-ci, explique le communiqué. Julius Baer, pour sa part, a choisi Temenos comme partenaire pour le renouvellement de sa plateforme bancaire.
Le’ fonds souverain chinois, China Investment Corp (CIC), dont les actifs sous gestions 'élèvent à environ 747 milliards de dollars, envisage de déménager son quartier général nord-américain de Toronto à New York au début de l’année 2016, selon des sources proches du dossier contactées par l’agence Reuters. Le fonds souverain entend ainsi donner la priorité à des investissements aux Etats-Unis et à une réduction parallèle de son exposition canadienne, dans le rouge en raison de la chute des prix du pétrole et des matières premières qui plombent les résultats des sociétés minières et des énergéticiens. CIC s’est refusé à tout commentaire sur ses projets.
AG2R La Mondiale et CNP Assurances ont annoncé mardi 15 décembre avoir signé un contrat cadre de partenariat dans le domaine de l’épargne retraite, conformément aux conditions décrites le 1er octobre dernier par les deux groupes. Le projet se matérialise par une prise de participation à hauteur de 40% de CNP Assurances dans Arial Assurance, filiale d’ AG2R La Mondiale dédiée aux activités d'épargne retraite entreprise. Renommée Arial CNP Assurances, l’entité commune va regrouper les expertises, les outils et les portefeuilles d’activité d’ AG2R La Mondiale et de CNP Assurances dans ce domaine, pour devenir l’acteur de référence de l'épargne retraite entreprise et permettre l’optimisation des moyens par des économies d'échelle et la mise en commun des investissements. Sous réserve notamment de l’accord définitif des instances de gouvernance, de l’avis des instances sociales et des agréments et autorisations des autorités compétentes, Arial CNP Assurances sera opérationnelle au premier trimestre 2016 et représentera près de 12 milliards d’euros d’engagements de retraite supplémentaire.
Standard Chartered Bank vient de nommer Didier von Daeniken en tant que responsable mondial de la banque privée et de la gestion de fortune, un poste nouvellement créé. L’intéressé était précédemment responsable de l’activité banque privée de Barclays en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique. Il arrivera chez StanChart en mars 2016 et sera basé à Singapour. Placé sous la direction d’Anna Marrs, CEO, banque privée et commerciale, Didier von Daeniken sera chargé d’exécuter la nouvelle stratégie de la banque en faisant grandir les deux activités pour parvenir à une croissance des encours sous gestion de 25 milliards de dollars d’ici à 2018. Compte tenu de cette nomination, Michael Benz, qui était responsable mondial de la banque privée, quitte StanChart, son poste étant supprimé. Il partira le 18 décembre. Par ailleurs, d’ici à mars 2016, Anna Marrs sera temporairement responsable mondiale par intérim de la banque privée et Judy Hsu continuera à diriger la gestion de fortune à plein temps en tant que CEO de Singapour.
Suspendu de ses fonctions depuis juin dernier, Björn Robens, l’ancien patron de la banque privée BHF, a été licencié sans préavis par le conseil de surveillance de BHF, rapporte manager magazin dans sa prochaine livraison à paraître le 18 décembre. L’ex-CEO de BHF, qui dirigeait la banque privée depuis 2010, a finalement été remercié pour des manquements à ses obligations, notamment pour avoir fait prendre à la banque des risques inconsidérés. Un rapport de Freshfields confirmerait ces reproches.
Eternam, la filiale du groupe Cyrus et Paris Inn Group, l’expert en investissement et gestion d’actifs hôteliers, ont annoncé mardi 15 décembre la création d’un nouveau Club-Deal composé d’investisseurs privés. Dans le cadre de cette opération, Paris Inn Group et Eternam ont levé 8,2 millions d’euros auprès de cette catégorie d’investisseurs afin d’acquérir un actif hôtelier en pleine propriété - l’hôtel 4 étoiles Best Western Premier 61 Paris Nation Hôtel - détenu par Pramerica Real Estate et Paris Inn Group depuis 2011.
Tout change, rien ne change. La société de gestion d’actifs genevoise Argos Investment Managers, fondée en 2005 par Cristofer Gelli et Philip Best sous le nom d’Argos Investment Managers, et qui compte Thierry Callault comme responsable du développement et Jean Keller comme directeur général, a annoncé un changement de raison sociale et un nouveau nom Quaero Capital SA. Une nouvelle appellation qui se justifie par la volonté de la société de gestion «de se développer dans de nouveaux secteurs et d’assurer son développement futur grâce à une marque unique sur tous ses marchés», indique-t-elle dans un communiqué.L’ex Argos IM, qui gère 600 millions de francs suisses avec un effectif de 27 personnes dans 4 bureaux en Europe (Genève, Zurich, Paris et Londres), se positionne comme une boutique de gestion spécialisée, et concentrée sur une gamme de stratégies à fortes convictions, s’appuyant chacune sur «de la recherche fondamentale et une pensée originale dans le domaine du placement». Dédiée aux besoins des institutionnels européens qui cherchent une diversification et des nouvelles thématiques d’investissement, Quaero Capital offre aujourd’hui une palette de 12 stratégies, disponibles à travers des mandats ségrégués ou des fonds de placement. Les fonds sont incorporés dans deux SICAV ombrelles luxembourgeoises (une UCITS Partie I et une SIF).
Deka Immobilien a annoncé avoir vendu un immeuble de bureaux situé rue Cambon pour le compte du fonds immobilier ouvert Deka-ImmobilienEuropa. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué, non plus que l’identité de l’acheteur, selon un communiqué.
Sycomore Asset Management, qui présentait mardi 15 décembre ses perspectives en 2016 a, en marge de la réunion, indiqué que ses encours s'élevaient désormais à 3,3 milliards d’euros, compte tenu d’une collecte nette de 610 millions d’euros cette année. Avec l’effet marché, les actifs sous gestion ont progressé depuis janvier de 1,1 milliard d’euros. Dans le détail, l’encours est investi à 81 % en actions, 14 % dans des fonds équilibrés et 5% en obligations privées.Pour l’an prochain, Arnaud d’Aligny, portfolio manager au sein de la société de gestion, a passé un message prudemment optimiste, avec une zone euro qui devrait connaître une croissance faible mais en amélioration. Outre la politique monétaire accommodante de la BCE, l’affaiblissement de l’euro, les taux d’intérêt bas ou une inflation faible mais qui s’est infléchie, le gérant table sur des politiques fiscales qui s’assouplissent. Côté titres, la croissance des profits reste également un moteur de performance, et les actions européennes doivent profiter de flux et d’opérations de fusions-acquisitions. Enfin, la volatilité et la dispersion vont être des sources d’opportunités. «Il n’en reste pas moins que certains risques sont à bien appréhender, concernant la maturité du cycle aux Etats-Unis, les interrogations sur l’atterrissage en Chine ou les échéances politiques en Europe, voire les risques géopolitiques. Dans ce contexte, la société de gestion restera à l'écart en 2016 du secteur du pétrole et gaz, des utilities et des mines. Arnaud d’Aligny mise en revanche sur un bon comportement du secteur de la santé, et a insisté au cours de la conférence, sur le potentiel de titres comme Roche, Sanofi ou Bayer du côté des grandes capitalisations qui vont appeler à une certaine sélectivité. Sycomore AM entend aussi privilégier des titres comme Airbus ou SES Global. Le gérant est surtout optimiste sur le comportement des petites et moyennes capitalisations, et a cité des valeurs comme Elior, Faurecia, Brenntag ou Zodiac.